À la recherche du triton perdu

Aventure de Sima78 – À la recherche du triton perdu

J’aurai pu mettre ce billet dans la catégorie « Rando » puisque c’est lors de mes randonnées, mais je l’a met dans la catégorie « Humeur » puisqu’il s’agit de choses qui m’ont perturbée.

Bah Sima, alors pourquoi dans cette catégorie ?
J’y réponds…

Sur le réseau Fediverse l’une des personnes que je suis et qui semble avoir eu une enfance similaire à la mienne, en contact avec la nature me dit : on a vécu un morceau de vie assez proche… En revanche si tu me dis que tu trouves encore des tritons, je fais ma valise et je reviens au bled !

Dans sa banlieue sud (si je ne me trompe pas) moi banlieue Ouest… Dans tous les cas il y avait des tritons ! Sont-ils toujours là ? Je vais régulièrement marcher dans cette forêt et je l’ai pris comme un défi, donc une aventure… Bon ok, pas à l’Indiana Jones, mais aventure quand même.

Les tritons.

Il y avait trois lieux (sites) où il avait des tritons, plein de tritons très diverses, des tritons crêtés (Triturus cristatus), des tritons ponctués (Lissotriton vulgaris) et le plus courant, celui que je préférais par son ventre orangé et sa queue très colorée, le triton alpestre (Ichthyosaura alpestris).

Petit Flash-Back

Enfant j’étais tellement fan de ces amphibiens que j’en avais ramené un bocal plein (femelles et mâles) que j’ai déversé dans la baignoire à moitié pleine.

Ma mère qui rentre du travail : Mais c’est quoi ça ? Comment on se lave ?
Moi : T’inquiète pas, c’est juste pour ce soir, demain un copain me donne un aquarium ils iront dedans.
Mon père qui oscille la tête de droite à gauche : Pourquoi tu ne les as pas laissés là où ils vivent ? Qu’est que tu comptes faire avec eux ?
Moi : Je vais faire un élevage et quand il y aura des petits je les relâcherai dans des mares…

Le lendemain la baignoire était vide, les tritons ont comme des ventouses sous les pattes qui leur permettent de grimper des parois lisses. On les a retrouvés peu à peu éparpillés dans la maison, ils étaient morts et secs. Je m’en suis voulu, je ne leur voulais aucun mal.

Mon père : Les animaux, il faut prendre plaisir à les regarder là où ils vivent naturellement, ne pas les enfermer.

J’ai continué à prendre plaisir à les attraper, les tenir quelque instant dans ma main puis les relâcher pour les regarder s’enfouir sous la vase pour que je ne les rattrape pas, pas tout de suite.

Bon d’accord Sima, c’est bien beau de ragoter… Et ton défi triton ?
J’y viens !

Étape 1

Allée forestière large et dégagée tapissée de feuilles mortes brunes et dorées, bordée de grands feuillus aux troncs élancés dans une forêt des Yvelines en automne
Une allée forestière des Yvelines en automne, où le tapis de feuilles mortes et la lumière douce filtrant entre les cimes invitent à la promenade et à la contemplation.

La direction est plein Est. Si j’avais pris à gauche à environ 200 m en amont de cette photo, traversé une clairière, franchi un barbelé… Je me serais retrouvé sur un terrain militaire, un immense espace d’essais pour chars. Gamins on y allait et il y avait plain de mares avec des tritons et des grenouilles. Si quand j’étais gamin j’aimais braver les interdits, j’ai passé l’âge ! Je me suis imaginé entourer de deux gendarmes : Alors comme ça monsieur, vous avez pénétré sur un terrain militaire juste pour voir s’il y a des tritons… Bien-sur…
C’est pas très crédible hein? J’ai zappé cette étape.

Étape 2

Petit lac enclavé dans un sous-bois de chênes des Yvelines en automne, avec un tapis de feuilles mortes beiges au premier plan et le reflet des arbres sur une eau sombre et calme
Un lac discret niché au cœur de la forêt yvelinoise, dont l’eau sombre et tranquille reflète fidèlement la voûte des chênes en ce début d’automne.
Vue en contre-plongée à travers des branches de châtaignier aux feuilles jaune-vert sur un petit lac forestier des Yvelines parsemé de feuilles tombées, sous un ciel diffus
Le même lac forestier des Yvelines, vu à travers un voile de branches aux feuilles tournantes, entre deux eaux et deux saisons.

Là c’est notre écrin de nature, notre aire de jeux, si aujourd’hui il y a des chemins qui y mènent, dans notre enfance il s’agissait d’une sente, on y croisait jamais personne (sauf une fois, un détraqué, ce sera l’occasion d’un billet). Cette étendue d’eau est toujours restée un mystère pour nous, elle se situe à environ 35 m plus haut que tous les autres étangs de la forêt. Aucun ru n’y arrive ou en sort et pourtant le niveau de l’eau est constant été comme hiver. Sauf là, je l’ai trouvé baissé d’environ 50 cm par rapport à l’automne dernier. L’eau est teintée de rouge légèrement pourpré dû à la décomposition des feuilles qui tombent chaque année de ce fait l’eau est clair jusqu’à pas plus d’un mètre. Souvent les eaux de cette couleur sont plutôt acides et pas alcalines.

Bon ok ,et les tritons Sima ?
Oui je m’égare…

Dans cette étendue je n’ai jamais vu de triton, mais il y a des poissons, des grenouilles, des couleuvres qui la traverse.

À gauche de la photo on perçoit des buttes, elles recouvrent des abris militaires qui datent de la dernière guerre, il y en a 6 ou 7, le deuxième était le nôtre, et face à ces abris il y a une multitude de trous de bombes, ils étaient tous remplis d’eau été comme en hiver, et là il y avait plein de tritons et grenouilles.
Aujourd’hui ils sont tous asséchés et la végétation y pousse. Il n’y a donc plus de triton !

Étape 3

Vue en plongée sur un lac bleu-gris encaissé dans une vallée boisée des Yvelines, aperçu à travers un rideau d'arbustes aux feuilles virant au jaune et au brun en automne
Un second lac se dévoile furtivement entre les arbustes dans la forêt des Yvelines, encerclé de collines boisées aux premières teintes automnales.
Vue panoramique sur un lac forestier aux eaux légèrement ridées, entièrement cerné de feuillus aux teintes automnales jaune, vert et roux, sous un ciel blanc et uniforme dans les Yvelines
Le lac forestier des Yvelines dévoilé dans toute son étendue, cerné d’une ceinture de feuillus qui commencent tout juste à se parer des couleurs de l’automne.

S’agissant tout de même d’une randonnée je décide de faire un détour par les étangs en contre-bas pour prendre un autre chemin qui me mènera au prochain point où il y avait des tritons.
Ce qui me marque dans cette forêt que je connais depuis mon enfance, ce sont les innombrables traces de sangliers. Dans mon enfance c’était rare d’en voir, il y a eu une énorme prolifération des sangliers. Depuis mon enfance, et certainement avant, la chasse a toujours été interdite dans cette forêt domaniale.

Étape 4

Stèle funéraire surmontée d'une croix blanche en forêt des Yvelines, portant une plaque en mémoire de Jean Lanot (22 ans) et Jean Roger Allviger (25 ans), engagés FFI fusillés le 23 août 1944
Au cœur de cette forêt, une stèle rappelle le sacrifice de deux jeunes résistants des FFI, Jean Lanot et Jean Roger Allviger, fusillés en pleine mission le 23 août 1944, à quelques jours de la Libération.

Là on repart plein Ouest pour dépasser mon point de départ et petit écart de sujet.

Au bout d’un certain temps le chemin se rétrécit et longe un petit ru. Je me dis : tiens, je vais en profiter pour faire un détour pour voir la tombe des deux fusillés.
Et quelle surprise de voir sur la droite, entre en bordure du sentier et proche du ru, une croix rénovée avec un petit terre-plein et clos d’une grille forgée avec une petite porte d’accès ?!
Ils ont déplacé la sépulture ! Du coup l’inscription « Ici ont été fusillés » est fausse, ils ont été fusillés à gauche du sentier à une centaine de mettre juste en lisière de forêt entre deux gros arbres, un hêtre et un chêne.

Une idée des élus, paraît-il, ce serait plus pratique de regrouper des gens sur le bord de ce chemin pour les commémorations ?! Et surtout serrer des mains.

Je me souviens qu’en CM2 notre vieux professeur (il prendra sa retraite l’année suivante) nous y emmenait, il avait connu les familles et nous avait raconté que c’était elles qui avaient eu la volonté d’enterrer et faire la sépulture sur le lieu même où ils furent fusillés. Or là les élus par pure démagogie modifient la mémoire.

Étape 5

Sous-bois dense de grands chênes aux troncs moussus et d'arbustes verdoyants dans la forêt des Yvelines, sur l'emplacement d'une vaste mare naturelle aujourd'hui asséchée et comblée par la végétation
Rien ne trahit aujourd’hui ce que fut autrefois ce lieu : une immense mare naturelle grouillante de vie, désormais silencieusement effacée sous le couvert des chênes et des arbustes.

Je me déplace vers un lieu que je sais déjà qu’il n’y aura pas de triton. En effet il s’agissait d’une mare de plus de trois-cents mètre de long et une trentaine de mètres de large avec une profondeur de plus de trois mètres par endroits. Dans les parties moins profondes, environ cinquante centimètres on y voyait des tritons mais difficile à attraper ici.

Il y a une vingtaine d’années, je ne sais pour quelle raison l’ONF avait fait des brèches pour faire évacuer l’eau retenue. Plus de tritons, de grenouilles, de dytiques, libellules, etc. Je souhaitais y passer voir comment cela avait évolué. On ne peut plus imaginer qu’avant il avait une mare, c’est devenu un bosquet au milieu de la forêt et même pas marécageux.

Conclusion.

Réchauffement climatique, interventions humaines in-situ, les tritons ont disparu de la forêt de mon enfance.

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Geneweb – Raspberry – https – YunoHost

Tuto – Geneweb – Raspberry – https – YunoHost

Sur ce Tuto je vais tenter de vous expliquer comment avoir un accès https sur Geneweb en mode pur service et non en page web sur « /var/www » et sans script cgi-bin.

Je vais également vous expliquer les raisons de mes choix, le matériel utilisé, les problèmes rencontrés et solutions trouvées.

Alors pas un tuto traditionnel, linéaire où l’on y fait des copiés/collés sans réfléchir, mais mon objectif et mes doutes, interrogations avant de trouver la solution. Démontrer que tout n’est pas toujours limpide même si la solution est finalement plus simple mais autrement que nous l’avions pensé. Et que si ce tuto ne fonctionne pas in-texto pour vous, la solution existe certainement.

Du coup Sima tu ne fais pas vraiment pro !
Je ne suis pas pro mais éternel amateur dont je revendique le statut. Comme aux jeux d’échecs, on apprend beaucoup plus en analysant nos déboires que nos victoires !
Ouah sima en plus t’es philosophe !
Ouais !

  1. Matériels
  2. Explication de mes choix
  3. Rapsberry
  4. Geneweb
  5. Défi https et problème rencontrée.
  6. Appel à un ami !
  7. La solution via Yunohost
  8. Pour conclure

1 Matériels

Rapsberry pi3 avec sd noobs et disque dur externe ssd pour les sauvegardes.
– Serveur avec couche YunoHost

2 Explication de mes choix

Je souhaitais que Geneweb soit séparé pour plusieurs raisons.

  • a – Des craintes dont certaines pas forcément fondées puisque pas testées mais je ne souhaitais pas prendre le risque. Mettre Geneweb sur le serveur sous Yunohost en mode service avec stunnel4 pour le https, seule solution que j’avais trouvé à une époque. Pas envie non plus de le mettre dans « /var/www/ » avec un cgi-bin qui m’aurait obligé à apporter des modifications que peut-être Yunohost aurait viré lors des mises à jours et aussi pour ne pas perturber la cohérence du serveur sous Yunohost.
  • b – Laisser la possibilité de donner la main en mode administrateur à ceux qui souhaiteraient parmi les membres de cette généalogie… Aller au-delà de compléter les informations généalogiques et pourquoi pas gérer la totalité en mode admin. On se doute que je ne souhaite pas donner des droits administrateurs sur mon serveur perso sous Yunohost. D’où l’idée de le séparer.
  • c – Je n’avais pas envie de gérer un ième serveur web avec Apache ou Nginx et le tutti-conti. Quelque chose qui soit le plus simple possible allant à l’essentiel.

3 Rapsberry

Un Rapsberry oppérationel, je ne vais pas faire un tuto sur le sujet pour peu que vous ayez une carte sd Noobs, vous avez juste à vous laisser guider, il existe plein de tutos sur le web.

Penser à changer le mot de passe par défaut, activer SSH, changer le numéro de port, mettre une IP fixe (moi je l’ai fait depuis ma freebox où j’attribue une ip au Raspberry). Pas d’Apache ou Nginx, ni base de données, on reste minimaliste.

4 Geneweb

Installer en mode service avec un simple apt. Du coup ce sera la version des dépôts, la version Geneweb 6.08 même s’il existe la version 7 sur un GitHub.

On peut juste faire :

apt install geneweb

et configurer certains fichiers à la main.

Le plus simple est de tout installer, ça reste très léger :

apt install geneweb geneweb-gui gwsetup gwtp

En allant sur localhost:2317 vous accédez à geneweb (vide).
En allant sur localhost:2316 vous accédez à gwsetup qui vous permettra de créer une base généalogique ou d’en charger une existante (ce que j’ai fait).

Vous retrouverez tout (l’essentiel) dans « /var/lib/geneweb/ »

J’ai modifié à la main le fichier ma_base.gwf car j’utilise des fonctions pas prévues dans l’outil gwsetup.

gwsetup vous propose de mettre un « Ami » (accès à tout l’arbre généalogique sans droit de modification) et un « Magicien » (droit de modification de l’arbre généalogique.
Or moi j’ai un fichier (file-friends.auth) où se trouvent tous les « Amis » et un autre (file-wizards.auth) où se trouvent tous les « Magiciens ». Ces fichiers se créent à la main, au fil du temps où vous ajoutez ou supprimez des « Amis » et/ou « Magiciens » et vous nommez vos fichiers comme vous voulez et les mettre dans « /var/lib/geneweb/ »

Il suffit dans « /var/lib/geneweb/ma_base.gwf » de mettre en commentaire deux lignes et en rajouter deux autres :

# friend_passwd=
# wizard_passwd=
friend_passwd_file=file-friends.auth
wizard_passwd_file=file-wizards.auth

Tout fonctionne bien en localhost:2317 et depuis un pc du réseau http://IpduRapsberry:2317 soit du genre : http://192.168.xx.xx:2317

Faire une redirection sur la freebox pour que tout ce qui vient sur le port 2317 arrive bien sur le Rapsberry et non sur l’autre serveur.

Test extérieur ça fonctionne mais en http et pas en https

Défi : que ça passe en https. Problème, difficulté rencontrée.

5 Défi https et problème rencontrée.

Donc dans mon idée il y avait

Sauf qu’à l’étape « a » ça se passe mal. « certbot » (qui permet de générer des certificats LetsEncrypt) me crie dessus me disant qu’il ne s’agit pas d’un serveur web qu’il n’y a ni Apache ou Nginx ou autre et que j’aille me faire foutre voir ailleurs, je n’aurais pas de certificats LetsEncrypt.

Là je reste interdit, que faire ? Des certificats auto-signés qui afficheraient des messages d’alerte sur les navigateurs ? Pas top…

Un petit tour chez mon fournisseur de nom de domaine (Gandi) et une solution possible… Je peux générer mes propres certificats et les soumettre à leur signature, solution possible, payante, sans certitude absolue mais une bonne piste…

Que faire ? Appel à un ami ?

6 Appel à un ami !

Quand on est confronté à un problème, on en fait parfois une fixette comme une poule ou un coq qui découvre un cure-dents.

Gros plan sur la tête d'une poule aux plumes brun-noir et à la crête rouge vif, l'œil jaune cerclé d'or fixant l'objectif avec curiosité
L’œil rond et pénétrant de cette poule brune capté à la faveur d’un portrait serré, quelque part entre curiosité et étonnement.

Appeler un ami c’est l’espoir d’avoir une solution, ou des pistes et au pire ça fait du bien de chialer sur l’épaule d’un autre.

La victime fût Benzo, Le pauvre… Pourquoi lui ? Déjà on s’entend bien, c’est un pro, et je sais qu’il connaît bien Yunohost et qu’il a des services en parallèle…

Il ne connaît pas Geneweb mais à bien identifié mon problème, pas de solution immédiate, mais plein d’échanges d’idées : (…) si tu crées un domaine sur yunohost et fait un script pour renvoyer les certificats, écrire une redirection (…).

Ça part dans tous les sens, ça fuse sans solution concrète… Mais, mais, mais ça fait du bien et de ma vision d’une poule face au cure-dents, j’ai une vision bien plus panoramique.

Dès qu’on raccroche, j’ai le déclic… domaine Yunohost, redirection !

7 La solution via Yunohost

Le domaine (sous domaine) YunoHost, j’en ai un inutilisé genre mon-arbre.MonNomDeDomaine.fr avec les certificats LestEncrypt générés et renouvelé automatiquement.

Si je ne l’avais pas ça se crée au simple clique sous Yunohost. Plus qu’à compléter deux lignes chez le fournisseur de nom de domaine, si vous ne savez pas quoi mettre, YunoHost vous le dit !

Bref, nom de domaine fait !

Je me souviens qu’il existe une app sous Yunohost pour les redirections.
J’installe sous Yunohost « Redirect » et le configure comme suit :

Capture d'écran du formulaire de paramètres d'installation d'une application Redirect sur YunoHost, avec les champs libellé, domaine, chemin URL, emplacement de destination et type de redirection en proxy NGINX
Configuration d’une redirection proxy sous YunoHost, permettant d’exposer une application locale (ici un Raspberry Pi) via un domaine public avec certificat SSL.

* Après vérification, c’est juste le / avec rien derrière.

Si vous mettez « /votre_base »    « votre base » étant une base généalogique existante ça fonctionne et vous arrivez directement sur la base. Le souci est que si vous avez plusieurs bases, ou souhaitez en créer d’autre, vous n’arriverez que sur la base que vous aurez mise derrière le « / ».

Il n’est pas possible de vérifier la configuration après installation de Redirect, ni la modifier, il faut faire « Supprimer » et installer de nouveau, comme je l’ai dit, ça prend moins d’une minute.

Lors de vos tests geneweb depuis le navigateur, pensez à bien vider votre cache avant chaque tentative, pas un simple rafraîchissement de la fenêtre, j’ai galéré un moment à cause de cela.

Dans « Emplacement de destination » mettez l’IP interne d’accès à votre geneweb, donc sur le port 2317 et en http, soit http://192.168.xx.xx:2317

Dans « Type de redirection » 4 choix : choisissez Proxy, invisible accessible à tout le monde comme sur l’image.
Bref vous arriverez directement sur la page d’accueil en tapant sur votre navigateur :
https://nomsousdomaine.nomdomaine.fr

Le mieux est d’arriver sur la page d’accueil et taper le nom de la base généalogique sur laquelle on souhaite aller:

Capture d'écran de l'interface d'accueil du logiciel GeneWeb version 6.08, accessible via le navigateur Firefox à l'adresse genea.chispa.fr, avec un champ de saisie pour ouvrir une base généalogique
L’interface web de GeneWeb 6.08, hébergée à l’adresse genea.chispa.fr, permet d’accéder à une base généalogique personnelle en saisissant son nom.

page accueil des bases geneweb

8 Pour conclure

Un Raspberry avec Raspbian sur lequel on installe Geneweb et rien de plus.

Sur le serveur YunoHost créer un domaine et générer les certificats LetsEncrypt (chez votre fournisseur de nom de domaine apporter les précisions « AAAA » et « CNAME » à votre nouvelle création (si vous ne savez pas quoi mettre, suivez les conseils YunoHost, vous aurez juste à faire des copiés/collés). Installer l’application « Redirect », la configurer… Et c’est terminé.

Un Grand merci et bravo aux développeurs et contributeurs de Yunohost et de ses applications.

Je pense donc qu’il est possible d’installer geneweb avec simple « apt » sur un serveur Yunohost avec la redirection qui va bien… Mais ça je n’ai pas testé.

Les utilisateurs pourrons se connecter en https sur le domaine que vous aurez créé genre : hppts://geneweb.nom_domane.fr

Sur votre Yunohost, ne vous connectez pas directement en cliquant sur la brique, vous ne pourrez pas vous connecter en  « Ami » ou « Magicien » car je pensez qu’il est attendu un identifiant enregistré sous Yunohost.

Hein sima, tout ce baratin pour une si courte conclusion !
Hé oui, c’est plus un retour d’expérience qu’un tutoriel !

J’envisage écrire un autre tutoriel, plus technique, factuel, sans y raconter ma vie pour le site officiel Geneweb

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S’adapter de Clara Dupond-Monod

Littérature – S’adapter de Clara Dupont-Monod (2021)

EAN : 9782234089549
200 pages
Édition Stock

Couverture du roman S'adapter de Clara Dupont-Monod, éditions Stock, avec une photographie de pierres d'un vieux mur recouvert de mousse et de plantes vertes
S’adapter, roman de Clara Dupont-Monod publié aux éditions Stock, dont la couverture illustre avec sobriété la force du vivant et la résilience.

Un petit livre mais d’une grande force.

Quand un enfant « inadapté » arrive dans une famille c’est un équilibre qui est perturbé. On pense toujours aux parents, et la fratrie, qu’en est-il ? L’écrivaine ne l’oublie pas.

Un sujet abordé avec tendresse, pudeur… Relation entre les êtres et la nature aussi…

Dans une maison familiale cévenole naît un enfant « inadapté », aux yeux noirs qui ne fixe rien et ne verront jamais, au palais creux, il ne parlera pas non plus, un corps mou, une tête qui ne tient pas des membres qui ne sauront ni saisir ni marcher… un corps allongé, un éternel bébé aux joues douces et rebondies mais qui reste sensible aux sons. Ce lourd handicap qui trace une frontière entre lui et les autres.

Pauvres parents qui nous inspirent de l’empathie et c’est toujours de ce point de vue, les parents, que les compassions se dessinent. Et la fratrie ? N’est-elle pas impactée, elle aussi, par un tel bouleversement ?

Qui en parle ?

Clara Dupont-Monod laisse la parole aux pierres, oui, aux pierres de cette maison au milieu des montagnes protectrices et d’une nature puissante. Les pierres, témoins habituellement silencieuses de toutes les vies d’une maisonnée, nous content en toute sincérité et sans jugement l’histoire de cette fratrie en trois chapitres.

Elles nous livrent le vécu de l’aîné puis de la cadette et en enfin du dernier, celui arrivé après la mort de l’enfant « inadapté » et héritier malgré lui du drame familiale.

Pour conclure

Une thématique pas facile à aborder et encore moins sous l’angle choisi, celui de la fratrie et pourtant Clara le fait avec brio d’une plume précise et juste. Tous les sentiments y passent et y alternent, de l’amour au retranchement, du bonheur au chagrin… Donner la parole aux pierres exemptes de jugement confère au texte toute sa puissance, sa sincérité et aussi sa pudeur et sa poésie. Un livre émouvant que j’ai adoré.

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Musique – EP éphémère – Gaël Faye, Grand Corps Malade et Ben Mazué

Musique – EP éphémère –  Gaël Faye, Grand Corps Malade et Ben Mazué (2022)

Un EP (Extented Play) dont le titre est « Éphémère » signé Gaël Faye, Grand Corps Malade et Ben Mazué.

L’idée de cet EP est de l’initiative de Fabien (Grand Corps Malade), suite à une discussion avec son producteur Jean-Rachid : Faire un EP avec  Gaël Faye et Ben Mazué.

Quelques échanges de messages et ils tombent d’accord pour un rendez-vous le 17 avril au Studio de la Fabrique, dans le sud de la France à Saint-Rémi-de-Provence.
Le défi : 6 jours pour écrire des chansons ! Finalement il y aura 7 chansons.

Quand on connaît le succès qu’ils ont individuellement ces derniers temps on se doute qu’il ne s’agit d’un ultime CD pour se relancer, ils n’ont pas besoin de cela. Se retrouver six jours, pas un de plus pour faire des chansons, arriver les mains dans les poches et repartir avec des émotions.

Pari tenu

À l’écoute de la première chanson je fus conquis et j’ai adoré le reste. La poésie domine sur des thématiques variées plus ou moins engagées mais aussi de l’humour sur le titre « Qui a kidnappé Benjamin Biolay ? ». Habituellement, j’ai tendance sur un CD d’écouter certaines chansons et en délaisser d’autres. Ce n’est pas le cas ici, non, non ! Lorsque je mets le CD je l’écoute de la première à la dernière piste tant je les aime toutes.

Et ce n’est pas tout !

Le CD n’est pas fourni dans une vulgaire boite en plastique, il se range dans une BD (20,5 cm X 20,5 cm) de Frédéric Perrot (auteur) et Charlotte Mo (illustratrice) qui raconte cette aventure.
Bref ! Une œuvre aboutie de bout en bout du contenu au contenant.

Les titres :

  1. On a pris le temps.
  2. Tailler la route.
  3. Sous mes paupières.
  4. Qui a kidnappé Benjamin Biolay ?
  5. La cause.
  6. Besoin de rien.
  7. Éphémère.

Quelques images

Pochette de l'album Éphémère, collaboration entre Gaël Faye, Grand Corps Malade et Ben Mazué, illustration en noir et blanc représentant les trois artistes flottant au centre d'un tourbillon d'objets du quotidien
Éphémère, l’album collaboratif de Gaël Faye, Grand Corps Malade et Ben Mazué, dont la pochette en noir et blanc illustre à merveille l’univers poétique et intimiste du slam et de la chanson française.
Double page intérieure de l'album Éphémère, illustrée en bande dessinée noir et blanc, montrant Gaël Faye, Grand Corps Malade et Ben Mazué avec l'ingénieur du son et les compositeurs lors du premier jour en studio
Le livret d’Éphémère raconte en bande dessinée la genèse de l’album : ici, le premier jour en studio, à 10h30, dans le silence recueilli qui précède la création.

Mon scaner n’est pas assez grand pour la double page, désolé.

Dos de la pochette de l'album Éphémère de Gaël Faye, Grand Corps Malade et Ben Mazué, avec la tracklist des 7 titres, la mention du carnet de bord illustré et les informations de production Anouche Records et Sony Music, 2022
Le dos de la pochette d’Éphémère dévoile les 7 titres de l’album ainsi que la présence d’un carnet de bord illustré, réalisé par Frédéric Perrot et Charlotte Mo lors de la semaine d’enregistrement en studio.

Je termine avec un lien sur le premier titre de l’EP « On a pris le temps »

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S22E02 – Rando – Bras de forêt

S22E02 – Rando – Bras de forêt Yvelinoise

Même si je n’en parle pas, depuis septembre j’ai fait des randonnées de quelques heures et là, j’avais envie de vous parler d’un bras de forêt que j’ai fait le 17 octobre.

Il s’agit d’un bras de forêt coincé au Nord par une voie ferrée et au Sud par une nationale, la largeur oscille entre 510 m et 200 m, la longueur d’Est en Ouest est de presque 5 000 m.
Ce bras de forêt est juste à l’un des bouts de la rue (à l’Est) où j’ai vécu mon enfance. Ce n’est pas là où nous jouions avec mes amis, celle de nos escapades est à 600 m au sud, bien plus étendue, immense, avec étangs, dénivelés, mares…

Alors pourquoi parler de ce bras de forêt ?

Parce qu’elle est méconnue, à un côté un peu sauvage et le restera car le lieu est mal déservie.

La particularité de ce bras de forêt.

Elle a un aspect assez sauvage, on y croise personne (pas de joggeurs, cyclistes, promeneurs…). Ou c’est très exceptionnel. À la limite, sur la partie Ouest (donc à l’Est de ma rue d’enfance), quelques personnes de la rue où j’habitais et qui viennent y promener leur chien, mais ne s’enfonce pas bien loin dans cette forêt. On peut y croiser un ou deux cueilleurs de champignons (il y en a plein, des champignons, pas des cueilleurs, hein !). Mon père y allait au moins une fois par jour (il faut dire que c’était à soixante-dix mètres de chez-nous), promener notre chien et y ramasser des champignons, des noisettes, des châtaignes…

C’est dans ce bras de forêt que j’ai vu pour la première fois des chevreuils et sangliers.

Pourquoi personne y va ?

La partie Ouest de cette forêt est longé par un mur historique et classé sauf une brèche au bout de la rue où j’ai vécu. Cette brèche c’est transformé en ouverture officielle de 1,50 m de large. Donc en dehors de ceux du quartier proche, personne ne connaît cette entrée et pas de place pour garer des véhicules à proximité.

Au Sud-Ouest de ce bras de forêt, lorsque l’on quitte la nationale pour rentrer dans notre ville la bretelle passe devant un accès forestier assez large, encore faut-il le voir, y stationner son véhicule, on peut y mettre deux à trois véhicules et c’est mal agencé. Donc personne ne s’y arrête et certainement ne le voit.

Donc comme au Nord il y a les voies ferrées et au Sud la route nationale reste l’extrême Est, à plus de 5 km, un tronçon de départementale à la sortie de la ville voisine. Là il y a un accotement qui permet de garer une dizaine de véhicules… Mais pourquoi se garer là alors qu’en faisant 3 km de plus vous trouverez plein de stationnement mieux organisés pour vous promener dans une forêt bien plus étendue avec des chemins et parcours tracés, des étangs, aires de pique-niques, etc. ? Les piétons de la ville Est ont peu de distance pour s’y rendre, mais n’y vont pas. Il faut dire que la ville est riche en parcs.

Dans cette partie Est il y a de nombreux jardins ouvriers historiques avec des cabanes fabriquées de récupérations (tôles, plastiques, cartons, etc). Et si, il y a quelques années ces cabanes de jardins étaient de vraies cabanes de jardin, aujourd’hui nombre d’entre elles sont de devenues des logis de fortunes pour des personnes n’aillant pas trouvé d’autres solutions. Et ça, ça fait peur au promeneur lambda. Allez savoir pourquoi !

Passage forestier étroi, encadré par une végétation dense et touffue dans un sous-bois des Yvelines en automne
Une laie à peine praticable dans la forêt yvelinoise, où la végétation reprend peu à peu son droits sur le passage.

Un tronçon de forêt sauvage.

Non, pas si sauvage que ça, il est géré par l’ONF et je trouve que c’est même très bien géré. Les coupes sont faites sur de petites parcelles et aussitôt replantées. Je trouve que c’est assez bien fait ! Dans les replantages on y trouve les espèces attendues (chênes, châtaigniers, hêtres, etc.) mais aussi des espèces pionnières (bouleaux, noisetiers, etc.). Bref, une gestion intelligente qui se confond dans le biotope au bout de peu années.

Clairière issue d'une coupe forestière dans les Yvelines, avec des jeunes arbres replantés protégés par des manchons tuteurs de l'ONF, en lisière d'un massif de feuillus en automne
Une parcelle en cours de régénération dans la forêt des Yvelines : l’ONF y a procédé à une coupe sélective et replanté de jeunes arbres protégés par des manchons individuels.

Pas si sauvage

On y trouve quelques axes larges pour les véhicules de l’ONF, pour le reste c’est très étroit.
On y trouve des vies aussi…
On y croise rarement quelqu’un pourtant lors de ma randonnée, au centre de cette forêt, en dehors de tout sentier, je suis passé à une trentaine de mètres d’un campement. Quelques tentes, toutes fermées, les gens sont partis taffer ou se chercher de quoi subsister (il faut vraiment quitter les sentiers pour tomber dessus). Soit une marginalisation choisie et c’est tant mieux, soit imposée et c’est dramatique (en ville il y a des gens qui ont un travail qui pourtant n’ont d’autre choix que vivre dans leur voiture). Dans l’image ci-dessous on y aperçoit l’une des tentes

Sous-bois de bouleaux, chataigniers et fougères dans une forêt des Yvelines, avec le toit d'une tente de fortune à peine visible entre les troncs, abritant un sans-domicile
Entre les bouleaux, châtaigniers et les fougères de la forêt yvelinoise, une tente se dissimule dans la végétation, témoignant d’une présence humaine précaire au cœur des bois.

Forêt fermée mais avec quelques perspectives.

Vue dégagée sur une vallée boisée des Yvelines, encadrée par un grand chêne majestueux et des châtaigniers, sous un ciel nuageux d'automne
Entre châtaigniers et chênes de la forêt yvelinoise, une échappée sur le massif boisé environnant sous un ciel de saison automnal.

En dehors des quelques chemins ONF qui ont une largeur d’environ 2,50m les autres sont de petites sentes étroites. Où se fixe votre regard, il est immédiatement coupé par une végétation dense.

Sentier de terre jonché de feuilles mortes jaunes et brunes s'enfonçant dans une forêt dense et verdoyante des Yvelines en automne
Un sentier forestier des Yvelines à l’orée de l’automne, où les premières feuilles tombées contrastent avec la végétation encore bien verte.
Sentier forestier étroit et envahi par les herbes et les ronces, parsemé de feuilles mortes orangées, dans un sous-bois des Yvelines en début d'automne
Un sentier discret se faufile entre herbes hautes et feuillus dans la forêt yvelinoise, à la lisière de l’automne.
Chemin de terre humide bordé de feuilles mortes dorées au pied d'un grand hêtre moussu, dans une forêt des Yvelines au début des couleurs automnales
Le tournant d’un chemin forestier des Yvelines, cadré par une végétation annonçant l’automne.

Mais au bout de quelques kilomètres vous pouvez bénéficier de quelques rares vues panoramiques intéressantes, elles passent au-dessus des voies ferrées en contre-bas.

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L’homme peuplé de Franck Bouysse

Littérature – L’homme peuplé de Franck Bouysse (2022).

EAN : 9782226465733
320 pages
Éditions Albin Michel

Couverture du roman L'Homme peuplé de Franck Bouysse, éditions Albin Michel, avec une silhouette solitaire sous des arbres givrés dans un paysage hivernal
L’Homme peuplé, roman de Franck Bouysse publié aux éditions Albin Michel, dont la couverture illustre une atmosphère hivernale et mélancolique.

Quand on aime les histoires aux atmosphères où le froid, l’ambiance rude de la ruralité presque hostile, des personnages forts et entiers se conjuguent, on aime Franck Bouysse.

Il n’a pas son pareil pour décrire cet environnement parfois anxiogène.

Et quand on aime Franck Bouysse, on en attend forcément beaucoup.

Histoire
Un écrivain en manque d’inspiration s’installe dans une maison isolée dans la campagne près d’une ferme. Il se sent épié depuis cette ferme, parfois jusqu’à chez-lui. Qui vit dans cette ferme? Quelle histoire a-t-elle ? Lorsqu’il descend au village se ravitailler et profiter lors de rencontres pour en savoir plus il est confronté à des taiseux ou des réponses évasives voire mystérieuses.
Il va soulever de vieilles histoires nauséabondes.

Mon avis
J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, je ne saurais pas expliquer pourquoi, peut-être que je n’étais pas au plus haut de ma forme au début du livre, j’avais des maux de dos lorsque je l’ai ouvert. Toujours est-il qu’au bout de quelques pages il a su me happer et me garder jusqu’au bout mais cette histoire où le passé et le présent se confondent m’a perdu un peu sur la fin. Un changement de prénom m’a particulièrement perturbé, y a-t-il une subtilité qui m’aurait échappée, que je n’aurais pas compris ? Je suis resté sur un sentiment partagé, j’ai aimé le fond de l’histoire, le style Bouysse, mais aussi un sentiment d’inachevé, au-delà du dénouement des intrigues, j’aurai aimé en savoir plus sur cet écrivain qui pour le coup apparaît un peu comme prétexte d’entrée en matière.

Je l’ai noté 3 étoiles sur cinq sur ma liseuse.

Je vous invite à le lire tout de même, car la critique étant de fait subjective, ce pourrait être votre coup cœur, il bénéficie d’une critique assez élogieuse par ailleurs.

J’ai préféré « Glaise », tiens, je n’ai rien écrit sur ce livre… J’aurai dû.

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Blog – Le doute

Blog – Le doute

Un billet que j’aurai plutôt écrit en janvier pour clore l’année 2022, avec ce coup d’avance il ne me restera plus qu’à écrire les résolutions de début d’année.

La rédaction de ce billet me vient suite à la lecture de celui de Chez Iceman, « Blog – Le Doute de la rentrée« . Je ne savais pas quoi lui écrire comme commentaire alors que ce billet m’interpelle. Ce n’est pas nouveau de voir des blogueurs s’interroger, douter…

Ce billet fera office de commentaire mais aussi mon propre questionnement.

Je vais scinder en deux ma lecture du billet :

  • Une partie sur le doute « technique » (OS [système d’exploitation] et distribution), navigateur.
  • L’autre doute sur le blog, son contenu et le blogueur derrière tout ça.

Sur le premier point, je ne sais pas quoi dire… J’utilise plusieurs distributions, je réajuste voire change quand l’une me plaît plus que l’autre… en fait, je ne m’interroge pas trop sur cette thématique.

Le deuxième point sont des doutes assez récurrents chez les blogueurs, certains abandonnent puis reviennent, ou le font de façon définitive, d’autres changent du tout au tout, d’autres réajustent.

Les blogueurs

Il faut dire qu’avec l’expansion et la multiplicité des réseaux sociaux, le tout, tout de suite, la grande réactivité sur des contenus moindres (quelques lignes) certains blogueurs se sont tournés vers ces options, d’autres en reviennent, c’est le point positif.
Revenons à nos moutons.

Iceman et son blog, ce que j’en pense !
Des publications régulières (plusieurs par semaine) sur diverses catégories, tout cela est bien organisé, propre et sobre. Et parmi les doutes, il y a ces deux qui en quelque sorte regroupent les autres :
(…) j’ai un doute sur l’intérêt de toutes ces rubriques, ces lignes et sous-rubriques dans un monde qui passe plus de temps à se regarder le nombril. (…)
(…) Il y a des sujets complexes, long à mettre en place, pour un résultat qui n’amènera sans doute pas trop de remarques alors qu’ils le devraient. Et puis justement, les commentaires s’amenuisent, le sentiment d’être moins bon dans les articles augmente aussi. (…)

Je les ai mis volontairement dans l’ordre inverse.

Les gens s’abandonnent à cette facilité des réseaux sociaux et tant-pis si l’on ne choisit pas vraiment ce que l’on veut lire, ce que l’on nous propose… Combien font des « likes » sur un lien posté par un autre et qu’ils n’ont pas lu ? Et puis il y a un côté vraiment addict aux réseaux sociaux.

Combien savent aujourd’hui ce qu’est un agrégateur, un flux RSS ? Combien ont un agrégateur pour suivre les sites qui les intéresse ? D’ailleurs nombreux sites et blogueurs n’affichent plus l’icône RSS et proposent de s’inscrire à leur « news-letter »… Qui accepte ? Celui qui affectionne les réseaux sociaux se fichent du mail et les autres n’ont généralement pas envie d’être sur une liste supplémentaire. Difficile de captiver sur des articles les addicts aux réseaux sociaux.

Alors naturellement le doute s’installe.

En fait il est constant pour les blogueurs, le temps passé, la vie de tous les jours et leurs aléas.
Iceman ne publie déjà plus de Haïku et autres poésies que j’aimais bien, mais je peux comprendre ce choix. Il souhaite, semble-t-il alléger le nombre de catégories. Si c’est pour s’accorder plus de temps à autre chose, pourquoi-pas ? Si c’est parce qu’il pense que certaines catégories n’ont pas d’intérêt… Je le dis tout de Go : Iceman tu te trompes ! Comme je l’ai dit, son blog est comme une revue, donc forcément, chacun a les catégories qu’il affectionne plus que d’autres mais c’est un ensemble que j’aime.

Bah et toi Sima ! T’as jamais douté ?
Houla, moi… Bah comme chaque blogueur, c’est différent !

Faisons un historique

J’ai commencé à bloguer en 2006 sur deux blogs en simultanés. L’un dédié logiciel libre qui s’appelait déjà Sima78 et l’autre sur les événementiels, expositions, mes lectures, etc. et qui s’appelait Leurre-Blog… Du jour au lendemain j’ai tout arrêté pour des raisons qui n’ont rien à voir avec la condition de blogueur et que je n’ai pas envie d’étendre ici.

Image ci-dessous de mes deux blogs :

Capture d'écran du blog Sima78, interface rouge et noire avec articles sur Linux et l'Open Source, novembre 2006
Le blog Sima78 en novembre 2006, affichant un article sur le salon Solutions Linux Pour Tous prévu à La Défense début 2007.
Capture d'écran du blog Leurre-Blog sous Dotclear, design graphique noir et orange, article sur les soirées jazz dans l'ouest parisien, novembre 2006
Le Leurre-Blog en novembre 2006, avec un article de sima78 recensant les concerts de jazz à Versailles et dans l’ouest parisien pour la semaine du 27 novembre.

Puis en 2015, j’ai décidé de recréer un blog, toujours Sima78. Le premier but était qu’il soit dédié logiciels libres… Mais constat que je teste de moins en moins de distributions et logiciels libres, donc aussi de moins en moins de tutoriels, les catégories se sont multipliées, il est devenu plus personnel sans pour autant être intime, j’essaie de publier une fois par semaine mais de façon non-structuré. C’est au fil de mes envies et je ne sais pas ce que cela vaut. Ce qui compte, c’est que pour l’instant j’y prends plaisir. J’ai plus de retour via mails ou messages privés (sur Mastodon), ce n’est pas énorme non-plus…

Mais bon, je me fais plaisir et c’est ce qui compte pour l’instant !

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Initiation au Bash

Humeur – Initiation au Bash

Cela fait deux années de suite que je me propose pour donner des cours d’initiation à la ligne de commande. Elle se déroulait par visioconférence.

La prochaine commence demain et pour la première fois en présentiel.

Cela avait commencé lors du confinement, une idée pour que l’association garde une activité et des échanges entre adhérents malgré la pandémie. D’autres adhérents ont, pendant toute la pandémie proposés quelques conférences, Nous avions également organisé un Apéroot via visio où l’on pouvait parler de tout et de rien et cela depuis le serveur personnel d’un des adhérents.

Bref nous avons tous essayé tant bien que mal à maintenir une activité.

Donc l’initiation en présentiel commence demain !

Je m’interroge !

Sauf que je m’interroge, car si j’ai eu du monde sur les deux présentations précédentes, là ce n’est pas le cas… Un inscrit, et encore, pas certain qu’il puisse venir aux six séances. D’autres m’ont fait savoir qu’ils viendraient, peut-être ?…

Comme je l’ai dit, même s’il y a une personne je viens ! Ça fera un cours particulier, ça ne me dérange pas.

La difficulté en visio est de savoir où en est chacun : est-ce que tout le monde suit ?

Il y a ceux qui n’hésitent pas à poser des questions, il y a ceux qui par leurs silences, je ne sais pas s’ils suivent réellement ou s’ils n’osent pas poser de questions pour ne pas « ralentir » le cours.

Il y a ceux qui tapent la commande demandée et que me disent qu’elle ne fonctionne pas ! Faire de multiple partages d’écran est pénible, je dois donc deviner ce qui se passe sur son écran avec ce qu’il me dit pour trouver l’erreur commise.

Bref, même si ce n’était pas simple, j’ai vraiment apprécié faire ça et les bons retours m’ont fait plaisir. Ce qui n’empêche que je me pose la question sur les réels acquis. N’y en a-t-il pas qui n’ont pas osé s’exprimer et qui peut-être, largués, j’aurai dégoûté de la ligne de commande, ce qui serait le résultat inverse à celui souhaité ?

Pourtant ce nouveau format d’initiation me paraît bien plus efficace !

En effet, en présentiel plusieurs adhérents qui connaissent très bien la ligne de commande se sont proposés pour m’assister. Pendant que je fais la présentation ils pourront tourner pour voir, aider, répondre à des questions… Ce qui permettrait a chacun de mieux s’approprier la ligne de commande.

Oui mais Sima, tu as fait un peu de promo auprès des adhérents ?
J’ai essayé de vendre au mieux sur notre liste interne. Mais bon… exemple envoyé sur mes mails

(…)
Vous avez Linux que vous utilisez et aimez et vous avez entendu parler de « lignes de commande », de « terminal » qu’on appelle aussi « Shell », cet écran noir qui peut paraître austère.
Ça peut paraître compliqué, ça ne l’est pas… L’initiation est justement là pour vous familiariser avec le côté obscur de votre écran.
Vous apprendrez à mieux connaître l’arborescence de votre Linux, faire des recherches plus pointues qu’avec le mode graphique, et d’autres choses… Il n’y aura plus ou presque de secret ou mystère pour vous !
Sima78… Qui vous offre un voyage au C-Shell

(…)
Bonne soirée et désolé pour ce langage barbare… Mais avec l’initiation au bash, tout cela devient un peu plus clair 🙂
Inscrivez-vous, niveau totalement novice… lien en dessous.
Découvrez et avancez pas-à-pas avec les lignes de commandes… Vous serez comme Oscar Diggs, le magicien d’OZ, heu pardon, le magicien de votre OS (votre Linux).
Sima78… Dicton du moment : Avec Root66 devenez le magicien d’OS.

Alors pourquoi si peu d’inscrits ?

Le créneau horaire, le seul que nous ayons eu (18 à 19h30), n’est pas simple pour ceux qui rentrent du travail et doivent ensuite se rendre à la formation, pas assez de temps, et ceux qui habitent vraiment loin, pas évident de prendre (train, plus bus), plus de temps passé dans les transports qu’à la formation).

Conclusion

Je peux avoir une bonne surprise et qu’il y ait plein de monde malgré les inscriptions « informelles », mais je n’y crois pas. Il y aura peu de gens, voire personne. S’il y en a peu, même qu’une seule personne je donnerai le cours.

Par contre il faudra une réflexion et faire un sondage pour voir si une deuxième session cet hiver en faisant un mixe présentiel et visio… Bref, discussion en interne pour savoir comment continuer ou pas… Les décisions sont collectives.

L’annonce est là : Initiation à la ligne de commande

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Pas de nouvelle bonne nouvelle

Blog – Pas de nouvelle, bonne nouvelle

Pas toujours… J’ai quelques billets mais la semaine dernière fût compliquée, je n’ai pas eu le temps d’écrire ou même lire… et depuis ce début de semaine je suis bloqué du dos et passer plus de quinze minutes devant mon pc est une véritable torture, juste le temps de vous écrire ces quelques lignes.

Bref, je n’ai rien finalisé !

J’espère que les jours suivant seront mieux et que j’aurai plus de temps pour un vrai billet.

L’art d’écrire un billet pour dire qu’il n’y en a pas.

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Les Chutneys de Sima78

Recettes de Sima78 – les Chutneys

Bon ok, les couleurs ne sont pas fun, d’un autre côté les ingrédients sont compotés, difficile d’avoir des teintes artistiques.
Les recettes arrivent plus bas, je divise par 2 la quantité de sel prescrite.
Recette pour trois conserves de 0,5 L.

Je rajoute une demi-bouteille d’un bon Petit Chablis, c’est ce que je bois le temps de la conception.

Le temps de cuisson est indicatif, il faut que ça épaississe et plus vous avancez dans le temps plus vous devrez remuer pour que ça n’accroche pas au fond. Il ne faut surtout pas que ça crame !

Le Chutney sera bon dans 1 mois, il gagnera à vieillir un peu. Durée de conservation : 1 an.

À défaut de bassine à confiture on peut utiliser un récipient inoxydable (cocotte sans couvercle). Accompagne très bien un cari, des côtelettes d’agneau, du veau, des viandes froides ou chaudes, légumes, œufs, poissons, riz.

Les chutneys se conservent très bien et se bonifient avec le temps.

Dernière chose : je ne mets jamais de menthe quand je fais le chutney, si j’ai envie de menthe j’en mets de la fraîche le jour J dans le plat… Mais jamais dans la conserve, c’est valable pour toutes les herbes fraîches que l’on souhaite.

Chutney à l’aubergine et à l’ail

Ingrédients

  • 1 kg d’aubergine
  • 2 Cs sel
  • 3 Cs huile d’olive
  • 1 Cs graines de nigelle
  • 3 Cs graines de sésame
  • 4 ails
  • 250 g échalotes
  • 1 piment rouge frais
  • 750 ml vinaigre de cidre
  • 3 Cc paprika
  • 150 g cassonade
  • 1 bouquet de menthe (optionnel)

Instructions

  • Couper les aubergines en morceaux de 1,5 cm
  • Couper les 4 têtes d’ail épluchés ainsi que les échalotes en 4 ou 8 mais trop finement.
  • Coupez en deux dans le sens de la longueur le piment rouge enlevez les nervures et les graines (sauf si vous souhaitez très fort, mais c’est moins agréable en bouche les graines) hachez-le finement.
  • Dans une passoire saupoudrez les cubes d’aubergines de la moitié du sel et laissez dégorger 1 heure.
  • Rincez rapidement et séchez à l’aide de torchon ou papier absorbant.
  • Faites chauffer l’huile dans une bassine à confiture et faites-y cuire 1 à 2 minutes la nigelle et le sésame… Le temps que les graines de sésame commencent à sauter.
  • Ajouter les aubergines, l’ail, les échalotes et le piment, et laissez cuire environ 5 minutes en remuant.
  • Ajoutez le vinaigre, portez à ébullition, puis réduire le feu et laisser cuire environ 15 minutes le temps que les aubergines se ramollissent.
  • Incorporez le reste de sel, le paprika et la cassonade en remuant.
  • Augmentez un peu le feu et laissez cuire entre 45 minutes et 1 heure. Il faut que la préparation épaississe.
  • Si vous avez opté pour la menthe, ajoutez-la environ 5 minutes avant la fin de cuisson.
  • Remplissez les bocaux, fermez…

Chutney de gingembre

Ingrédients

  • 300 g gingembre
  • 300 g poivron rouge
  • 250 g concombre
  • 250 g raisins secs
  • 4 citrons
  • 1 l vinaigre de cidre
  • 500 g cassonade
  • 2 Cc sel

Instructions

  • Râpez le gingembre bien frais, coupez le poivron en carré d’un 1 cm, coupez le concombre en rondelles redécoupées en 4, coupez les citrons en fines rondelles redécoupées en 2.
  • Mettez tous les ingrédients à l’exception du sucre et du sel, dans une bassine à confiture. Portez à ébullition, puis réduire le feu pour cuire à feu doux pendant 30 minutes, le temps que les fruits et légumes s’amollissent.
  • Incorporez le sel et le sucre tout en remuant jusqu’à ce que le sucre soit bien dissous. Laissez cuire entre 45 minutes et 1 heure 15 minutes ; il faut que le liquide s’évapore et le chutney épaississe.
  • Remplissez à la louche les bocaux puis fermez.
Quatre bocaux à joint orange en verre type Le Parfait, remplis d'un chutney ambré aux reflets brun-orangé, posés sur une planche à découper en bois, couvercles encore embués après stérilisation.
Chutney maison en cours de refroidissement dans ses bocaux à fermeture hermétique. La condensation visible sous les couvercles témoigne d’une mise en pot encore chaude.

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