Ma boîte à outils cartographique – avant pendant et après la rando

Cartographie – Ce que j’utilise, pourquoi je les choisis et ce que j’en pense !

Celui qui n’est pas randonneur, ou qui souhaite se lancer dans l’aventure me questionne souvent sur ce sujet.
Entre randonneurs, c’est un sujet de conversation courant où l’on échange nos retours d’expériences. Chacun a ses habitudes, ses outils préférés et ses petites astuces.
Dans cet article, je vous partage la liste complète de ce que j’utilise pour préparer, suivre et analyser mes randonnées : à quel moment, dans quelles situations, et ce que j’en pense (avantages et inconvénients).
Bien sûr, tout cela reste subjectif, il ne s’agit pas d’une liste idéale ou universelle, mais simplement de celle qui me convient. Peut-être y trouveras-tu quelques idées à tester lors de vos prochaines sorties.

Ne demande jamais ton chemin à quelqu’un qui le connaît, car tu ne pourrais pas t’égarer !

Le choix de la randonnée

Trouver l’inspiration et adapter l’itinéraire

Pour cela, je n’utilise pas d’outils particuliers. L’idée peut surgir de n’importe où, discussions avec d’autres randonneurs, exploration du site MonGR, recherches sur le web, blogs de randonneurs, revues de randonnée…
Une fois l’itinéraire en tête, je dois l’adapter à ma pratique, même si j’ai pu télécharger une trace GPX. Je privilégie le bivouac, les gîtes non gardés et les campings municipaux plutôt que les hébergements proposés souvent plus chers. J’ajuste également le parcours au nombre de jours disponibles. C’est à ce moment-là que je commence à utiliser des outils.

Préparation de la randonnée

Traçage et planification des étapes

J’ouvre mon navigateur (Firefox) puis OpenRunner, site que j’utilise depuis longtemps et qui me convient. D’autres plateformes existent, mais j’y ai mes habitudes. En parallèle, j’ouvre un onglet OpenStreetMap pour repérer les points d’eau, de ravitaillements et d’hébergements, ainsi qu’un bloc-notes pour centraliser les informations utiles.
Je trace une étape par fichier, contrairement à d’autres qui préfèrent une trace unique du parcours. Sur le terrain, il arrive que la fin d’étape prévus ne soit pas adapté au bivouac, rien de grave, j’ouvre alors la trace suivante et poursuis jusqu’à trouver un emplacement où passer ma nuit.

Depuis peu, j’utilise aussi QMapShack, une application libre pour PC. Pout l’instant j’en suis au niveau de la découverte. Elle me paraît puissante pour le traçage, mais je manque de recul pour un avis définitif. Je compte l’adopter progressivement.

Une précision : même si vous utilisez ensuite des cartes IGN papier, le traçage GPX permet de mieux visualiser les dénivelés. Sur carte papier, un curvimètre rendra le même service mais c’est beuacoup moins pratique.

– C’est bon Sima ! J’ai ma rando, mon tracé… On fait quoi maintenant ?
– Que va-t-on faire ? Plusieurs choix s’offrent à nous.

S’orienter sur le terrain

Cartes papiers

L’intemporel.

J’utilise rarement les cartes IGN papier, mais j’apprécie de les avoir pour les randonnées à la journée ou en mi-journée. Il m’arrive de les combiner avec mon smartphone, comme je l’ai fait dans le Val d’Allier ou à la Pointe du Crozon.
Le choix des cartes IGN demande un petit apprentissage (j’ai d’ailleurs consacré trois articles au sujet). Concernant la boussole, elle est inutile si vous restez sur les sentiers balisés ou si vous êtes vraiment perdu pour bien orienter votre carte, mais bon.

Avantages : autonomie totale, aucune source électrique ni connexion nécessaire, reste intemporel.
Inconvénients : poids dès qu’on accumule plusieurs cartes, coût élevé, protection indispensable en cas de pluie (ou achat de versions plastifiées encore plus chères).
Astuce : certains randonneurs impriment des captures d’écran de leur parcours au format A4, plus léger et économique.

– C’est vachement compliqué Sima !
– Tu as bien appris à te servir de ton smartphone… c’est pourtant plus complexe.

Le smartphone

Un outil polyvalent avec cartes embarquées

Je recommande une application qui permet d’embarquer les cartes pour naviguer sans connexion de données, ni reseau internet, voire en mode avion pour économiser la batterie. Parmi les nombreuses applications existantes, j’ai choisi dès le départ OsmAnd (site en anglais mais application en français) qui s’appuie sur OpenStreetMap.
J’apprécie son caractère collaboratif et évolutif, on y trouve des informations absentes ailleurs (toilettes et douches publiques, horaires d’épiceries, numéros d’hébergements…). Avec un compte OpenStreetMap, l’on peut contribuer à l’enrichir, j’ai moi-même ajouté des tables de pique-nique manquantes et autres.

Avantages : polyvalence (GPS, appareil photo, téléphone), poids raisonnable.
Inconvénients : Pour les randonnées de plus d’une journée autonomie limitée nécessitant une batterie externe ou des points de recharge, protection indispensable contre la pluie, altimètre et GPS moins précis qu’un appareil dédié.

Le GPS

Précision et plus d’autonomie

Je teste depuis peu un GPS Garmin eTrex 30x.
Avantages : précision supérieure au smartphone, tracé enregistré plus lissé, meilleure réception satellite en déplacement. Possibilité de tarer l’altimètre et actualisable régulièrement. Excellente autonomie (6 jours avec 2 piles LR6 AA lithium). Bonne étanchéité.
Inconvénients : fait doublon avec le smartphone, donc poids supplémentaire (appareil + piles de rechange selon la durée). Écran moins lisible qu’un smartphone. Moins d’informations terrain (refuges, points d’eau, etc.) que sur OsmAnd

De retour à la maison

Archiver et analyser ses parcours

J’enregistre toutes mes randonnées étape par étape, même les sorties à la mi-journée. De retour chez moi, je les stocke dans MyTourBook (site en anglais mais application en français).
Cela me permet de conserver un historique complet avec durée, distance et dénivelés de chaque étape. Je peux consulter mes kilomètres parcourus par jour, semaine, mois ou année, ainsi que différents totaux. MyTourBook peut faire beaucoup plus de choses, je l’utilise à minima.

Conclusion

Ces outils évoluent avec ma pratique et mes besoins. L’essentiel reste de trouver ce qui convient à chacun, certains préféreront la simplicité du tout-numérique, d’autres le contact avec la carte papier. L’important est de partir serein, bien préparé, et de profiter pleinement du chemin.

Et toi, qu’utilises-tu comme applications, et matériels ?

Le billet « Ma boîte à outils cartographique – avant pendant et après la rando » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Rando – Comment trouver les refuges et gîtes

Bien préparer une randonnée en itinérance, c’est savoir où s’abriter, repérer les refuges, gîtes et abris avant de partir.

Cet article est finalement une suite logique de « Comment trouver des toilettes ?« .
Lorsque l’on prépare une randonnée en itinérance il est important de repérer préalablement les spots de bivouacs possibles, les points d’eau, parfois des douches (souvent en zone portuaire), toilettes en zone urbaine, les gîtes et cabanes.

Sur cet article je vais donc donner quelques pistes pour repérer préalablement les refuges (gîtes et cabane).

Une fois les refuges de votre parcours repérer, les précautions à prendre.

Sur cet article :

  • IGN
  • OpenStreetMap
  • OsmAnd
  • Topoguides
  • refuges.info
  • Conclusion
  • Précision

Où et comment trouver les refuges, gîtes et abris

IGN

Sur les cartes IGN, il suffit de lire la légende qui est très riche dont je vous mets un extrait sur le sujet qui nous concerne.

Extrait de carte IGN, oct. 2024
Extrait de carte IGN

Sur les cartes IGN en ligne il faut parfois zoomer pour mieux voir les détails, vous pouvez y accèder sur Géoportail.

Carte IGN en ligne, oct. 2024
Carte IGN en ligne
Carte IGN en ligne zoomée, oct. 2024
Carte IGN en ligne zoomée

 

OSM – OpenStreetMap

Sur OSM (OpenStreetMap) il y a aussi des pictogrammes qui permet d’identifer les différent types de refuges. Les cryptogrammes ainsi qu’une partie des descriptifs sont tout simplement copiés depuis leur site (wiki OSM)

Abri de campagne/montagne

 

Le refuge de bivouac ou le refuge non gardé est un bâtiment éloigné de toute agglomération. Cet abri est généralement doté d’une cheminée, destiné à fournir un abri temporaire et un endroit pour dormir (sans service d’entretien, sans personnel).

 

Un refuge de montagne est un bâtiment d’altitude isolé qui offre le gîte et le couvert. Il est gardé pendant la période d’ouverture. En règle générale, les refuges de montagne appartiennent et sont gérés par un club alpin ou un organisme similaire. Il existe aussi des refuges privés, communaux…

 

Chambres d’hôte. Logement sans licence hôtelière qui est souvent géré par le propriétaire. Fournit en général une chambre et le petit déjeuner. Avec un « personnel » pas présent 24/24h ni 7 jours sur 7. S’étend de chambres d’hôtes construites pour proposer, ou pas, le Breakfast familial.

 

Chalet. Attention il s’agit d’une traduction anglophone. En France, ce qui s’en rapproche le plus comme traduction est un meublé de tourisme mais qui n’est pas dans un immeuble. Il est défini comme un hébergement que l’on peut louer, qui est indépendant de l’habitation du tenancier dans lequel on trouve cuisine, toilettes et salle de bain autonomes et privatives et qui est installé au sein d’un bâtiment exclusivement réservé pour le groupe/famille qui le loue. Dans les précisions, il peut y avoir le label s’il existe (ex. Gîtes de France).

 

gîtes d’étape où il est possible de louer une chambre ou un lit dans un dortoir pour une seule nuit et où les toilettes, cuisines et salles de bains sont communes (ex. auberges de jeunesse).

 

Hotel

 

Camping (ils sont également indiqués sur les cartes IGN sur pictogramme rouge)

 

Sur application smartphone

Comme je l’ai dit lors de l’article « Comment trouver des toilettes » je vous parle de ce que je connais et utilise, il ne s’agit pas d’un comparatif d’applications.

OsmAnd

On retrouve les mêmes pictogrammes que sur OpenStreetMap mais aussi d’autres qui donnent plus de précision (désolé, par contre leur signification est en anglais… Cela-dit sur l’application smarpgone les détails sont en Français). Lien des pictogrammes et des légendes OsmAnd~

Liste de pictogrammes, oct. 2024
Liste de pictogrammes

Si l’on met le doigt sur le pictogrammes on accède à plus d’information et de détails
Voire les images ci-dessous.

Exemple gîte B and B 001, oct. 2024
Exemple gîte B and B 001
Exemple gîte B and B 002, oct. 2024
Exemple gîte B and B 002
Exemple camping 001, oct. 2024
Exemple camping 001
Exemple camping 002, oct. 2024
Exemple camping 002

L’importance des détails directement sur votre application de randonnée.

Normalement vous avez préparé votre randonnée avec vos hébergements d’étapes… Mais au bout de 2h de marche vous êtes surpris par un orage… En regardant les hébergements les plus proches vous avez dans les précisions les informations de contact… C’est très pratique !

Dans les topoguides

Que ce soit ceux de la FFRandonnée (je vous mets le lien mais je ne gagne rien, je ne suis pas sponsorisé), ou d’autre topoguides d’associations, de certains Offices de Tourisme qui en publient, venant aussi de sites web regroupant des propositions de randonnées… Généralement vous avez toutes les informations pour les hébergements, pas toujours sur tous ceux au long du parcours, mais ceux proposés en fin d’étapes.

Un site qui centralise les refuges

Mais pas que… il y a aussi les points d’eau, sommets etc.

Refuges.info

Si certaines données peuvent provenir de openStreetMap, il y a une grosse contribution directe des utilisateurs sur le site-même.

  • Avantage : descriptions détaillées, des avis, des photos, ou des commentaires sur l’état actuel du refuge…
  • Inconvénient : Pas de synchronisation avec OSM, il arrive qu’un refuge n’existe plus et qu’il soit malgré tout sur le site[1].

Cela-dit, je pense qu’il s’agit d’un incontournable pour préparer vos randonnées !

Conclusion

Quelle que soit votre façon de repérer les refuges, gîtes, abris et autres hébergement lors de la préparation de vos randonnées, le plus important est de toujours vérifier par vous-même à la source, en téléphonant, ou envoyant un mail. Il n’est jamais impossible qu’un refuge n’existe plus, ou soit fermé pour cause de travaux ou autres… Faites toujours vos propres vérifications.

Précisions

Si j’utilise OsmAnd et OpenStreetMap, j’aime aussi les cartes papier 25 000e de l’IGN et l’orientation, il ne s’agit surtout pas d’un comparatif, les cartes IGN sont des références et permettent de faire de l’azimut puisqu’il y a les déclinaisons entre-autres. J’ai écris des articles sur le sujet :

Le billet « Rando – Comment trouver les refuges et gîtes » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ Expérience l’année dernière où dans le Jura, lors d’une préparation, un gîte sur la carte IGN et sur refuges.info, pas sur OSM… après renseignements j’ai su qu’il n’existait plus qu’il était en ruine.

Rando – Comment trouver des toilettes

Il ne s’agit pas d’un comparatif d’applications, il y en a tant, et chacune avec ses avantages et inconvénients. Je vais donc vous parler de celle que j’utilise tout en partageant quelques astuces pour bien préparer une randonnée. Cela inclut comment repérer les toilettes publiques en ligne, notamment pour les applications qui ne les signalent pas.

En voilà une drôle de question Sima ? En randonnée la nature t’est offerte à tes besoins !

Soit ! J’avais d’ailleurs écrit lors d’un billet « Comportement respectueux de la nature en 8 points« , sur le point 5 comment faire ses besoins dans la nature sans laisser de trace. Mais !… Il peut arriver que l’on passe par des zones urbaines, voire faire une randonnée urbaine, il y en a de magnifiques et que vous ayez une urgence. Pour un pipi, il y a une inégalité homme / femme… L’homme pourra se contenter d’un arbuste ou derrière un arbre.

Cela-dit, si vous faites vos besoins sur un espace public, vous pouvez être verbalisé, et oui, même pour un pipi. Et il n’y a pas toujours un bar ouvert où prendre un café pour utiliser les toilettes et dans ce genre de situation homme / femme, se retrouvent égaux face à cette nécessité vitale.

Cette idée d’article fait suite à une conversation avec une randonneuse qui me disait que sur l’application qu’elle utilisait les toilettes publiques n’étaient pas indiquées… Moi-même, je ne m’étais pas penché sur celle que j’utilisais pour savoir si elle les répertoriait. Entre-temps, c’est chose faite !

L’application que j’utilise

OsmAnd Vous pouvez l’obtenir sur le GooglePlayStore ou AppStore, cela-dit la version gratuite est limité à un certains de cartes embarquée, la payante est illimitée.
Si vous êtes sous Android en installant F-Droid[1] vous pouvez avoir la version illimitée gratuitement et en toute légalité, donc avec les mises-à-jour.
OsmAnd est basé sur OpenStreetMap, c’est-à-dire une carte collaborative (fonctionnement équivalent à Wikipédia) ce qui signifie qu’elle est sans cesse enrichie.

Sur OsmAnd, où sont les toilettes ?

Je commence par faire une recherche sur ma propre ville, et là, surprise, il y a deux lieux où se trouvent des toilettes (j’y reviendrai plus bas). Alors je regarde sur une ville plus petite que j’ai traversé lors du Tour de la Chaîne des Puys d’AuvergneOlby, je sais qu’il y a des toilettes pour les avoir utilisés.

Et là sur la première photo ils sont signalés.

Toilettes à Olby 01, oct. 2024
Toilettes à Olby 01

En zoomant un peu plus on les voit mieux

Toilettes à Olby 02, oct. 2024
Toilettes à Olby 02

En appuyant dessus on a les informations et on peut même avoir plus de détails (accès libre, gratuit, payant, etc.)

Toilettes à Olby 03, oct. 2024
Toilettes à Olby 03

Les détails

C’est à ce niveau que ça peut coincer un peut… Revenons à ma ville (j’en parlais plus haut, si vous avez suivi), l’un des lieux se situe dans la plaine de jeux, ils sont signalés en accès libre. Soit, mais la plaine de jeux n’est pas ouverte tous les jours, et lorsqu’elle est ouverte, il y a des horaires. Le deuxième lieu est la gare. Personnellement je n’avais pas remarqué qu’il y a des toilettes dans notre gare et la gare est fermé la nuit… Alors que les toilettes d’Olby sont ouverts 24h/24h. Si vous souhaitez contribuer à OpenStreetMap vous pourrez certainement améliorer les précisions.

Je n’ai pas OsmAnd, comment je fais ?

Alors oui, c’est bien dommage 😉 Mais pas impossible, pour préparer votre randonnée et repérer préalablement les toilettes il y a des possibilités.
Aller directement sur OpenStreetMap, puisque c’est la base, exemple sur la prise d’écran ci-dessous.

Olby-sur-OSM, oct. 2024
Olby-sur-OSM

Lien de prise d’écran.

Ou aller sur Toilettespubliques.com C’est un site qui regroupe les toilettes publiques par ville. On vous explique également comment en ajouter.

Il est facile d’y faire des recherches, toujours l’exemple avec Olby.

Vous l’aurez compris, ToilettesPubliques.com centralise les toilettes qu’il y a sur OpenStreetMap.

Pour aller plus loin avec OsmAnd

Personnellement, je l’utilise de façon très basique alors qu’il s’agit d’une application très complète, qui peut le plus peut le moins.

  • J’y mets les cartes dont j’ai besoin pour pouvoir cheminer sans connexion en mode avion et économiser de la batterie.
  • J’y mets les traces GPX que je souhaite suivre, bref, mes randonnées.
  • J’enregistre tous mes parcours pour garder la mémoire de mes marches.

Mais vous pouvez faire beaucoup plus, il suffit de suivre le tutoriel de Marie Coviaux.

Conclusion

J’espère que ce billet vous aura aidé à satisfaire vos besoins.
Ho Sima78, jeu de mots facile…
Loin de moi l’idée, juste aider à satisfaire les préparations des parcours en prenant tout en compte, dont les toilettes. Peut-être que d’autres applications les répertorient aussi, comme je l’ai dit en introduction, il ne s’agit pas d’un comparatif entre les applications mais mon humble expérience avec ce que j’utilise. J’en profite pour remercier la randonneuse dont la discussion m’a inspiré ce billet.

Vos avis comptent ! Critiques bonnes ou mauvaise aussi ! D’autres suggestions ?… N’hésitez pas à vous exprimer, les commentaires sont là pour ça !

Le billet « Rando – Comment trouver des toilettes » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ Si vous installez F-Droid votre smartphone risque de vous crier dessus « attention, risque de virus, et patati et patata »… Google a horreur que l’on passe outre son monopole, mais sous F-Droid les applications sont libres, open-source et respectueuses de vos données… Je n’utilise aucune application de GooglePlayStore.

Rando – Orientation (03) – les dénivelés

Rando – Orientation (03) – les dénivelés

Lors du billet Rando – Orientation (02 – s’orienter avec sa carte j’ai omis de vous parler des dénivelés.

C’est pourtant une donnée importante lorsque vous préparez votre parcours, je parlerai aussi donc du calcul de déplacement en prenant en compte les dénivelés.

Donc deux sujets pour le prix d’un.

Les dénivelés sur la carte

Elles sont représentées par des courbes de niveau.
Pour bien lire et interpréter les dénivelés sur une carte IGN, il est important de s’habituer à l’équidistance spécifique de cette carte, à la direction dans laquelle les chiffres des altitudes sont lus (ce qui peut indiquer une montée ou une descente).

Comme un beau dessin vaut mieux qu’un long discours…

Croquis des courbes de niveaux.


Voilà à quoi ressemble les courbes de niveau sur une carte et une visualisation imaginée.


Une visualisation plus graphique donne une idée plus précise.

Quelques points clés

  • Courbes de niveau : Ce sont des lignes continues sur la carte qui relient des points de même altitude. Cela signifie que si vous marchez le long d’une courbe de niveau, vous resterez à la même altitude.
  • Espacement des courbes : L’espacement entre deux courbes de niveau adjacentes est appelé « équidistance ». Cela représente une certaine différence d’altitude (par exemple, 10 mètres ou 20 mètres, voir la légende de la carte). Plus les courbes sont rapprochées, plus le terrain est raide. Si les courbes sont éloignées les unes des autres, cela indique un terrain plus plat.
  • Lignes maîtresses : Sur de nombreuses cartes IGN, toutes les Xe courbes de niveau sont généralement plus épaisses, en plus gras. Ces lignes sont appelées lignes maîtresses et aident à identifier rapidement les dénivelés sur la carte.
  • Chiffres sur les courbes : Les courbes de niveau portent généralement des chiffres indiquant l’altitude en mètres par rapport au niveau de la mer. Ces chiffres aident à déterminer la hauteur d’une zone particulière.

Calculer sa distance de parcours avec les dénivelés

Pour évaluer une distance de marche nous allons utiliser la notion de km-effort.
C’est une approximation pour exprimer en un seul chiffre à la fois la distance et la montée (ou descente) pour refléter la « difficulté réelle » ou l’effort ressenti lors de la réalisation d’une randonnée.

La formule de base est celle-ci :

Km-effort = distance horizontale (en km) + dénivelé positif (en km)

L’idée derrière cette formule est qu’un certain nombre de mètres de montée et un certain nombre de mètres de descente peuvent être considérés, en termes d’effort, comme 1 km sur du plat.

Heu Sima, c’est pas très clair tes explications…
Bon, je vais essayer de clarifier…

Admettons que 100 mètre en monté est considéré (en termes d’effort) comme 1 km sur du plat (certains prennent 125 m).
Admettons que 200 mètres en descente est considéré (en termes d’effort) comme 1 km sur du plat (certains prennent 400 m)
Votre trajet est 15 km avec un cumul de 900 m de dénivelés aussi bien en montée qu’en descente.

Le calcul va être le suivant :

15 km + (900 m/100) + (900 m/200) = 28,5 km

Personnellement j’utilise 125 m en montée et 300 en descente.
Maintenant vous savez calculer une distance en km-effort.

Vous l’aurez noté, cette donnée n’est pas absolue mais élastique.

Conclusion :

Avec de la pratique, vous pouvez développer la capacité de « voir » les collines, les vallées, les crêtes et d’autres caractéristiques du terrain simplement en regardant les courbes de niveau sur la carte.

Le km-effort est une approximation, car l’effort ressenti peut varier selon de nombreux facteurs comme le type de terrain, l’altitude, la condition physique de la personne, le poids du sac à dos, etc. Cela-dit, le km-effort offre une mesure utile pour évaluer et comparer la difficulté de différents parcours.

J’aime calculer large, ainsi j’ai toujours l’heureux sentiment d’avoir marché plus vite que prévu et d’arriver, de fait, plus tôt que prévu à la fin de mon étape.

Le billet Rando – Orientation (03) – les dénivelés est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Rando – Orientation (02) – s’orienter avec sa carte

Rando – Orientation (02) – s’orienter avec sa carte

Ce billet fait suite au précédant « Rando – Orientation (01) – Boussole – Curvimètre« .

De tout temps il y a toujours eu une proportion de personnes n’étant pas à l’aise face à une carte et à l’ère numérique j’ai le sentiment que cette proportion a augmenté. Est-ce un simple reflet d’une évolution de notre façon d’interagir avec le monde qui nous entoure?

L’omniprésence des smartphones et des systèmes de navigation GPS a changé la donne. Pourquoi prendre le temps d’étudier une carte papier lorsque l’on peut simplement entrer une destination dans un appareil et se laisser guider pas à pas? Pour beaucoup, la technologie a rendu obsolète la nécessité de savoir lire une carte traditionnelle.

Cette dépendance peut avoir des conséquences dans des situations où la technologie échoue ou est inaccessible. Une panne de batterie, un signal GPS perdu ou un appareil défectueux, et l’individu peut se retrouver désemparé.

Que signifie « savoir lire une carte » ?

Cela va bien au-delà de la simple identification de lieux ou de repères. C’est la capacité de comprendre la topographie, de déduire les distances, d’interpréter les symboles, et de visualiser tridimensionnellement le paysage à partir d’une représentation bidimensionnelle. C’est une compétence qui exige à la fois de la logique et de l’intuition.

– Sima, ça m’a l’air déjà compliqué ton truc… Déjà que j’y comprends rien aux cartes…
– Je te rassure, sur ce billet l’on va aller au plus simple. Et sans le savoir tu as certainement des notions de topographie, si je dois venir chez-toi, tu sauras me gribouiller un plan de ton quartier pour que j’arrive à destination et tu sauras même y mettre des précisions (au carrefour, il y a une boulangerie à l’angle, tu prends à droite, au prochain rond-point à gauche, etc.).

Que trouve-t-on sur une carte ?

Je pars sur la base d’une carte IGN 1/25 000ᵉ.
L’échelle, ici 1/25 000ᵉ ce qui signifie que 1 cm sur la carte = 25 000 cm sur le terrain, soit 250 m.
Une légende nous expliquant tous les symboles, tracés, repères, etc. que l’on peut trouver sur le plan de la carte.
La déclinaison et la date de publication de la carte (même si je fais un point sur le sujet, nous n’en tiendrons pas compte dans le reste du billet, j’expliquerai pourquoi).
Le plan avec de nombreux détails.

Point sur la déclinaison.

Ensuite on en parlera plus sur ce billet, c’est important de savoir de quoi il s’agit dans des circonstances particulières.
La déclinaison est l’écart angulaire entre le nord géographique (indiqué sur la carte) et le nord magnétique. Cet écart est dû à l’orientation du champ magnétique terrestre qui ne coïncide pas exactement avec l’axe de rotation de la Terre.
Lorsque vous utilisez une boussole, elle pointe vers le nord magnétique et non le nord géographique. Il est important de noter que la déclinaison varie en fonction de l’endroit où vous vous trouvez sur Terre et qu’elle change également avec le temps, car le champ magnétique terrestre n’est pas statique. Dans certaines régions, la déclinaison peut être négligeable, tandis que dans d’autres, elle peut être assez significative. On considère que la déclinaison indiquée sur une carte est valable 5 ans.

Pourquoi je ne tiens pas compte de la déclinaison.
Si l’on regarde l’image la déclinaison est de 0°37’ au 1er janvier 2019, la déclinaison annuelle est de 8.1’, nous sommes en 2023 il faudrait reporter 1°9.4, on pourrait faire un calcul encore plus précis en tenant compte de la date publication de ce billet. Pour reporter de façon précise il vous faudrait un système de visée bien plus précis qu’une boussole à main et pour le reporter de façon précise au moins un rapporteur.
Donc je n’en tiendrais pas compte dans ce billet mais vous savez maintenant ce qu’est la déclinaison.

Savoir orienter sa carte.

Le plus simple, puisque nous ne parlons pas ici d’orientation à l’azimut, c’est de prendre sa carte dans le sens de notre marche… C’est le plus simple.
Mais nous allons tout de même voir ici comment orienter sa carte au nord magnétique.
Vous avez vu que sur une carte il y a une légende, la déclinaison…
Pour bien orienter sa carte nous allons utiliser les lignes des méridiens.
Les lignes méridiennes sont les lignes noires elles sont espacées de 0°05’… Les lignes bleues sont les lignes UTM[1] (Universal Transverse Mercator) et forment des carrés de 1 km de côté et sont utiles pour un report sur GPS, ce qui n’est pas le sujet de ce billet… Nous n’en tiendrons donc pas compte.
Donc nous allons utiliser une ligne noire, celle d’un méridien.

Orienter la carte.

Prenez votre boussole et mettez le nord du cadran pivotant en face du nord du cadran fixe. Positionnez votre boussole sur votre carte en mettant la flèche de visée parfaitement alignée sur la ligne du méridien de votre carte. Ensuite pivotez l’ensemble, dans un sens ou l’autre, jusqu’à ce que l’aiguille aimantée soit elle aussi alignée au nord… en faisant attention que la flèche de visée reste bien alignée au-dessus du méridien.

Et voilà, vous savez orienter votre carte au nord magnétique de votre carte, soit, sans tenir compte de la déclinaison, mais franchement vous êtes déjà bien !
Vous pouvez faire l’expérience tranquillement dans votre salon en posant au sol une carte et votre boussole et orienter vos cartes au nord. Dehors, quand il y a du vent ce peut être un peu plus chiant.

Cela vous sera surtout utile lors de prochains billets où l’on parlera de faire le point avec deux visées, s’orienter à l’azimut…

La marche d’après la carte.

Dans la plupart des cas on peut très bien se diriger sans boussole, uniquement d’après la carte.

Étudier le parcours à la maison avant l’excursion et éventuellement le tracer sur la carte. Essayez de vous représenter le paysage et le cheminement. Notez d’avance les points caractéristiques, quelques noms de lieux, les points de pauses, d’étapes, etc. Tout ce qui vous semble utile. In-situ, vous vous arrêterez peut-être avant ou après des points prévus, parce que vous êtes fatigué, ou pas ou le lieu ne vous convient pas… C’est la réalité du terrain, mais ce n’est pas grave, vous avez une trame.

Donc c’est simple, il suffit de prendre la carte dans le sens de votre marche vous saurez ainsi quand vous devrez tourner sur votre droit ou votre gauche, etc. Bref, suivre l’itinéraire sur la carte de manière à toujours savoir où l’on se trouve.

Dans l’image ci-dessus c’est simple, on a pivoté la carte vers la droite pour qu’elle soit dans le sens de la marche et on a repéré quelques points sur le chemin.

Transposer ce que l’on voit sur la carte.

En tout cas la carte permet de contrôler qu’on suit bien le parcours que l’on s’est fixé. À nous de comparer ce que l’on voit sur la carte avec la réalité et inversement. Cela impose d’être attentif aux paysages, bien entendu mais aussi à ce qu’il y a sur notre parcours le long de notre cheminement.
Si l’on reprend l’exemple de l’image plus haut…
J’ai marché, l’ai traversé une voie ferrée, une départementale, je suis passé dessous une autoroute, puis traversé une autre route… Je marche et je n’ai pas fait attention aux chemins à ma droite ou ma gauche tant j’étais absorbé par le paysage… Où suis-je ?

Je suis donc quelque part par là.

Que y a-t-il devant ou autour de moi ? Sur la carte, ce que je vois que je dois transposer.
J’ai traversé une grande plaine sans rien de particulier mais il y a tout de même quelque chose d’intéressant devant moi.
Je vois le chemin qui tourne légèrement sur la droite.
Sur le côté gauche j’aperçois un petit bras de forêt ou plutôt de bosquet.
Je le vois aussi sur la carte où plus loin l’on passe au-dessus d’un ru… Si je continue d’avancer, je devrais le voir.


En transposant ce qui m’entoure sur la carte et inversement l’on arrive à voir où l’on est.

Conclusion.

Généralement, tant que vous randonnez sur des sentiers, vous n’aurez pas besoin de boussole, mais si cela peut vous rassurer… Personnellement, depuis que j’ai repris la randonnée, je ne l’ai pas utilisée. Cela-dit, si je dois partir en montagne je la prendrais certainement.
Anticipez : Préparez soigneusement votre parcours à la maison avant de partir, et chaque soir, lors du bivouac, imprégnez-vous du parcours que vous devrez faire le lendemain.
Soyez attentif : Profitez du paysage mais soyez attentif à votre environnement et en cas de doute, arrêtez-vous et transposez ce que vous voyez sur votre carte.
Soyez curieux : N’hésitez pas à regarder les légende de votre carte pour comprendre ce qui vous entoure.

Les prochains billets sur le sujet traiteront plus particulièrement de l’utilisation de la boussole in-situ.

Le billet Rando – Orientation (02) – s’orienter avec sa carte est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ Système de projection qui donne une position (en kilomètres) par rapport à l’équateur et par rapport au méridien de Greenwitch.

Rando – Orientation (01) – Boussole – Curvimètre

Préambule :

Une idée d’une série d’articles concernant l’orientation ils ne seront pas publiés à la suite chaque mercredi, peut-être y aura-t-il d’autres billets dans des catégories différentes entre-temps. Le but à terme est tout de même d’essayer de faire le tour de tout ce que englobe « l’orientation ».

Ils parleront aussi bien des matériels que de leurs usages pratiques. Le découpage en plusieurs articles facilite, à mon avis, la compréhension, permet de se consacrer à un aspect spécifique à chaque billet laissant ainsi le temps à chacun de bien s’approprier le contenu.

Pourquoi une série sur l’orientation ?

Dans notre monde numérique, il est facile de devenir dépendant de la technologie pour trouver son chemin. Pourtant, comprendre les nuances de l’orientation est une compétence qui stimule le cerveau, renforce la connexion avec l’environnement et, surtout, peut s’avérer cruciale dans des situations imprévues. Cette série est conçue pour tous – du citadin curieux au randonneur en herbe ou même ceux qui souhaiteraient se lancer dans la course d’orientation…

J’espère que cette série vous orientera dans la bonne direction.

Rando – Orientation (01) – Boussole – Curvimètre

Dans ce premier billet de la série nous allons voir deux types de boussoles et le curvimètre. Pas dans leurs usages pratiques mais bien comprendre comment est constitué une boussole, les différentes parties de la boussole, bien les connaître facilitera son usage en pratique.
Voici trois sortes de boussoles, deux à miroir et une plus classique. Personnellement j’utilise la plus classique car aussi la plus légère et amplement suffisante pour mes randonnées. Et pour être franc, depuis que j’ai repris mes randonnées depuis plus d’un an, je n’ai pas eu besoin de boussole j’étais sur des sentiers relativement bien identifiables et les rares fois où j’ai eu des hésitions j’ai utilisé mon smartphone sur lequel il y a OsmAnd. Par contre, plus jeune, en montagne la boussole m’a été souvent d’un grand secours (faire le point sur ma position, rejoindre un point à l’azimut, etc.).


En partant de gauche à droite :

  • La première boussole est une « H. Morin Secretan », Plutôt dédié topographie c’est plus un objet de collection aujourd’hui il suffit de regarder sur internet « Boussoles H. Morin ».
  • La seconde est une boussole militaire de l’armée Chinoise (m’a-t-on dit lorsque l’on me l’a donné, je ne lis pas les écritures chinoise, mais pas besoin pour l’utiliser). Il y en a plein de similaires dans toutes les armées.
  • La troisième, plus basique mais pas moins efficace (peu importe la marque) il y a en plein de similaires dans tous les magasins de sport.

Les boussoles

Voyons les informations que nous apportent chacune d’entre elles.

Sima, tu nous prends pour des c…, heu des « tebê », elles indiquent toutes le nord magnétique !
Je ne prends personne pour des, comme tu dis, des « tebê », et oui, c’est le propre d’une boussole que d’indiquer le nord magnétique, mais elles ont des particularités.

La boussole H. Morin Secretan. boussole à miroir

Il s’agit d’une boussole à miroir qui incliné à environ 45° permet de voir la boussole. Une ligne de mire pour la visée. Un bouton bloquant la boussole permet une fois à plat de garder les coordonnées de visée pour les reporter. Un balancier permet également de mesurer l’angle d’un point haut ou bas, c’est-à-dire que lorsque l’on connaît l’angle et la distance d’un point on peut calculer la hauteur ou la profondeur, si l’on sait à quelle altitude l’on est on peut donc en connaître l’altitude du point visé.
Il s’agit plutôt d’une boussole pour la topographie, reporter et vérifier sur un plan ou carte (il existe aujourd’hui des outils de topographie plus précis), pas adaptée, pas pratique, pour l’orientation, ni la randonnée, que ce soit dans son usage, son volume et son poids.

Boussole à miroir d’orientation.

Ce modèle de boussole à miroir possède aussi un décimètre sur le côté. Elle est pliable et une fois pliée elle fait 6X6X2 cm, très robuste et pèse 130 gr, elle intègre également un curvimètre. Elle est dans un alliage assez léger. Donc une boussole très précise et même si les écritures de celle-ci sont en chinois pas besoin de savoir lire le Chinois pour s’en servir. Il en existe plein de modèles similaires. Personnellement je la trouve un peu lourde pour la randonnée.

Boussole d’orientation « style plaquette »

C’est une boussole assez complète, légère (45 gr avec le cordon), c’est à mon avis la plus utilisée en randonnée et course d’orientation. J’ai laissé la marque, je vous assure je ne suis sponsorisé, et quelle que soit la marque que vous choisirez, elles sont toutes très similaires. C’est le genre de boussole que j’utilise et dans les billets où l’on parlera pratique, les exemples se feront avec celle-ci. Elle ne possède pas de balancier pour calculer les points hauts ou bas, mais sincèrement, ça ne m’a jamais manqué.

Curvimètre à molette

Un curvimètre est un outil souvent utilisé pour mesurer les distances sur des cartes. Si j’ai beaucoup utilisé un curvimètre pour préparer mes parcours et étapes dans ma jeunesse (il n’y avait pas grand-chose niveau cartographie en logiciel ni sur le web)… Aujourd’hui je fais la préparation de mes parcours en amont depuis mon pc. Mais vous savez que si vous êtes dans un lieu sans pc, sans connexion internet avec juste un curvimètre et une carte cous pouvez organiser votre parcours.

Conclusion :

Ça peut paraître compliqué pour celles et ceux qui découvrent la boussole, mais je vous rassure, l’utilisation de votre smartphone est bien plus complexe que l’usage d’une boussole et l’on verra tout cela dans des billets à venir. Faire un billet sur ce que contient une boussole, comment orienter une carte, comment utiliser la boussole pour s’orienter, faire le point, etc. Me semble trop lours en un seul billet, je préfère procéder par étapes, même si je sais que vous restez sur votre soif d’apprendre, si toutefois je apprends quelque chose.

J’espère que je ne vous ai pas fait perdre le nord à la lecture de ce billet, que je ne vous ai pas perdu.

Le billet Rando – Orientation (01) – Boussole – Curvimètre est apparu en premier sur le blog de Sima78.

App – MyTourBook 21.6.1

MyTourBook logo sima78, août 2021
MyTourBook logo sima78

MyTourBook : Gestionnaire d’entraînement sportif version 21.6.1 – linux-64

J’ai un projet de randonnée en solitaire, fin mai début juin et voilà que je découvre une application qui me sera bien utile pour retracer mon parcours à mon retour. Il me manque un GPS/Altimètre pour bien tester cette application, j’en parle en fin de billet.

Les applications destinées aux sportifs ne sont pas très courantes parmi les applications libres et je suis heureux de découvrir MyTourBook qui n’en est pas à sa première version.
Il ne s’agit pas là de rentrer dans le détail du fonctionnement de l’application car je l’avoue, pour l’instant je l’ai installé mais comme j’ai en projet quelques activités sportives, je testerai donc l’application et referai un billet plus approfondi. Nous allons donc juste faire le tour de ce qu’est MyTourBook.

MyTourBook est un gestionnaire d’entraînement utile, gratuit et libre qui vous permet de visualiser et d’analyser les parcours enregistrés par un appareil GPS, un vélo, un ergomètre et certains autres appareils de sport enregistrant les données sous format numérique.

mytourbook-001.jpg, août 2021

Il permet d’importer, d’extraire, de modifier, de visualiser et d’exporter des itinéraires enregistrés avec un appareil GPS, qu’il s’agisse de votre téléphone portable, d’un appareil de course à pied ou de vélo, d’un GPS traditionnel, etc. L’objectif principal de ce programme est de gérer votre entraînement sportif. Il peut également être utilisé pour éditer les fichiers générés par le GPS de votre voiture, mais il est plus orienté pour pouvoir suivre vos entraînements et en résumant les résultats dans différents graphiques.

Caractéristiques

Il permet :

  • d’importer, recevoir, exporter, modifier et afficher des itinéraires.
  • d’ajouter et affichez des photos.
  • d’analyser le rythme cardiaque,
  • de comparer automatiquement les trajets.
  • de segmenter automatiquement un trajet.
  • d’effectuer une analyse statistique des données enregistrées.
  • de gérer les déplacements de différentes personnes.

Il est basé sur Eclipse (Java) et dispose d’un support multilingue et est multi-plateforme, c’est-à-dire qu’il fonctionne sur différentes plateformes telles que : Linux, Windows et MacOS. Il est en développement continu et complet, de sorte qu’il pourra certainement faire beaucoup plus à l’avenir, bref, une application prometteuse.

Téléchargement, installation, utilisation et captures d’écran

Rien de plus facile. Il suffit d’aller sur le site officiel, sur lequel vous pouvez obtenir plus d’information et le téléchargement se fera depuis le SourceForge

Une fois téléchargé et décompressé dans le répertoire de votre choix, il suffit d’aller dans le dossier créé appelé « mytourbook » et de lancer le fichier exécutable qui porte le même nom, soit par terminal soit en mode graphique. Java 11 qui est la version minimale nécessaire pour son fonctionnement.

À son premier lancement il vous affichera une série de fenêtre pour faire une première configuration.

mytourbook-002, août 2021
mytourbook-002

 

mytourbook-003, août 2021
mytourbook-003

 

mytourbook-004, août 2021
mytourbook-004

Pour arriver à la fenêtre d’accueil.

mytourbook-005, août 2021
mytourbook-005

À partir de là, il ne reste plus qu’à utiliser l’application, importer, explorer des données, etc.
N’ayant pas de GPS je n’ai pour l’instant pas pu pousser plus loin mes tests, mais ça viendra.

Pour mieux tester l’application Je suis à la recherche d’un GPS OpenSource (si ça existe) voire le plus libre possible. pas une application smartphone.

J’ai posé la question sur Mastodon et l’on m’a déjà donné quelques pistes à suivre. Je vous les mets ci-dessous.

Un peu lourd pour de la randonnée, mais je testerai ça un jour par curiosité.

  • Amazfit + app: Une montre connectée (amazfit bip, avec connexion GPS et glonass), sans l’application dédiée, histoire de ne pas voir fuiter les données, uniquement l’application open-source gadgetbrige (dispo sur F-Droid), parfaitement compatible, et qui permet de récupérer les trajets effectués avec toutes les infos qui vont bien (altitude, vitesse + cardio, distance, etc.). Par contre, attention au choix : amazfit (xiaomi) propose quantité de modèles différents, avec des subtilités en matière de fonction. Vérifier avant, en particulier pour la fonction GPS, ainsi que (et surtout) la compatibilité avec gadgetbrige.

Ça tombe bien j’ai une montre Amazfit que je n’utilise pas et semble compatible Gadgetbrige, à tester rapidement.

  • Garmin edge 305: Un « vieux » appareil GPS pour randonneurs de carto OSM, un garmin gps edge 305 par exemple peut être trouvable sur le marché d’occasion.

Autre piste intéressante.

Je suis preneur de toute expérience concernant cette application et si vous connaissez un GPS/Altimètre.