Catastrophe écologique et agricole du Dust Bowl – Docu Arte

Dust Bowl – Documentaire Arte

Dust Bowl est un excellent documentaire diffusé sur la chaîne TV Arte en quatre épisodes sous le titre « De la poussière et des hommes » : 1- Le grand labour, 2- Mordre la poussière, 3- La moisson du vent, 4- Les increvables.

Le documentaire est très bien et si je ne devais dire qu’une chose, ce serait : regardez-le !

Je ne pouvais m’empêcher d’en faire un billet, vous expliquer ce qu’est le Dust Bowl avec des infos de mon modeste cru, d’autres piochées dans le docu et ailleurs.

Dust Bowl que l’on peut traduire par « bassin de poussière » ou « désert de poussière » signifie également « tempête de poussière » est l’une des plus grandes catastrophes écologiques créée par l’homme aux États-Unis.

Cette émission m’a bouleversée et fait écho à l’une de mes dernières lectures « Chaudun, la montagne blessée » de Luc Bronner.
Chaudun c’est fin des années mille huit cents dans une commune dont des dizaines d’hectares impactés, Dust Bowl début 1930… Plusieurs États et des milliers d’hectares impactés.

La richesse des grandes plaines d’Amérique du Nord.

Ces plaines s’étendent du Canada à la frontière du Mexique (Great Plains), c’est aussi là, entre autres, où avant l’arrivée des Européens, des bisons par milliers migraient entre Nord et Sud en fonction des saisons.

Mon côté bota :
Ces plaines étaient recouvertes en partie d’une herbe appelée « Bouteloua dactyloides ». Il s’agit d’une graminée, résistante à la sécheresse, avec des racines traçantes comme le chiendent et d’autres pouvant descendre à plus d’un mètre de profondeur. En plus de son effet régulateur sur le climat… Froid et neige en hiver, pluies printanières et automnales et résistante aux grandes chaleurs l’été, la végétation est là, adaptée, et régulateur d’un climat continental, la terre est riche avec une humidité maintenue grâce à son système racinaire et sa couverture des sols.

Carte satellite de l'Amérique du Nord mettant en évidence la région des Grandes Plaines (Great Plains), vaste zone semi-aride s'étendant du Canada au Texas entre les Rocheuses et le Mississippi, avec les frontières des États américains et canadiens.
Les Great Plains (Grandes Plaines), délimitées en blanc sur cette image satellite, s’étendent sur près de 3 200 km du nord au sud, couvrant parties du Canada, du Montana, des Dakotas, du Nebraska, du Kansas, de l’Oklahoma et du Texas. C’est au cœur de cette région que se produisit le Dust Bowl (1930–1936), catastrophe écologique et agricole majeure du XXᵉ siècle.

Hé Sima, mais ça se passe où exactement, parce que c’est grand Great Plains ?
J’y viens !

Où se situe le plus gros de la catastrophe ?

Dans le sud des Grandes plaines… Dans le Sud-Est du Colorado, le Sud Ouest Kansas, l’Est du Nouveau-Mexique, Nord du Texas, l’Ouest d’Oklahoma. On considère que le cœur du phénomène  se situe aux alentours de Boise City (qui vient du français cité de bois ? Étonnant, non ? Y avait-il une forêt, un bosquet?) au Nord-Ouest du Oklahoma.

Carte routière OpenStreetMap du Panhandle de l'Oklahoma et du nord du Texas, montrant les villes de Boise City, Guymon, Dalhart, Perryton et la région de la Rita Blanca National Grassland, cœur historique du Dust Bowl.
Carte de l’épicentre du Dust Bowl : le Panhandle de l’Oklahoma (avec Boise City et Guymon), le nord du Texas (Dalhart, Dumas, Perryton) et le sud du Kansas (Liberal). On y distingue également la Rita Blanca National Grassland, créée précisément après la catastrophe pour restaurer les terres dévastées par l’érosion éolienne.

Donc une catastrophe bien étendue… Il faut savoir que les plaines plus au nord souffrent aussi de sécheresse sans le Dust Bowl, les tempête de sables.

Carte thématique par comtés des États du Colorado, Kansas, Oklahoma, Texas et Nouveau-Mexique, représentant les zones d'érosion éolienne sévère et très sévère durant le Dust Bowl entre 1935 et 1938, avec deux ellipses rouges délimitant les épicentres.
Source : U.S. Dept. of Agriculture – Soil Conservation Service, carte n°2579 (mars 1954), rééditée par le Natural Resources Conservation Service (NRCS, janvier 2012). Les teintes brun-rouge indiquent l’intensité croissante de l’érosion, du rose pâle (érosion sévère 1935-36) au brun foncé (érosion la plus sévère 1935-38). Les deux cercles pointillés et pleins matérialisent les zones d’érosion maximale en 1935-36 et 1938.

Se faire du blé, quoi qu’il en coûte !

C’est la période faste, les migrants arrivent, pas les plus riches, les terres sont à s’approprier, à travailler… Le blé y pousse bien et lors de la première guerre mondiale le prix de blé monte, un début de prospérité, d’autres migrants arrivent. Ils font des crédits pour acheter des machines agricoles plus performantes. L’agriculture intensifie dans les années 20, des « cols-blancs » y prospèrent, achètent et y placent des métayers. Le prix du blé monte !

Lors du Krach d’octobre 1929 le pris du blé est même au plus haut et c’est l’année la plus faste !
1930, La Grande Dépression touche aussi les agriculteurs des grandes plaines. Le prix du blé chute. Pour gagner au moins autant il faut cultiver plus de terre et quand le prix montera, ce sera le Jack-pot !

1930, le début de la cata !

Le prix du blé qui était à 65 $ la tonne en 1929 chute aux alentours de 25 $ la tonne en 1930 (descendra aux alentours de 9 $ la tonne dans la période la plus critique de la Grande Dépression), mais il reste des terrains à cultiver.
Sauf qu’en 1930 arrive une grande sécheresse (50 mm d’eau sur l’année) et les tempêtes de sables vont se multiplier. Tempêtes dues aux cultures intensives, l’assèchement et l’érosion des terres…

Cela va durer des années ! Poussant certains à migrer principalement vers la Californie où ils seront mal accueillis (Les noirs et okies [c’est comme ça qu’on appelle ces migrants] au balcon, dans les cinémas), (Okies, rentrez chez-vous!). D’autres s’accrocheront à leur lopin de terre dans une misère aussi noire que les nuages de poussières, se disant que ce sera mieux l’an prochain.
Les tempêtes de sable se multiplient, plusieurs par mois, il peut faire nuit à midi. Cela entraîne des maladies pulmonaires tuant les plus âgés et les enfants.

Comme une catastrophe ne vient jamais seul, il y a aussi les invasions de lièvres qui mangent ce qu’il reste (il faut rappeler que les agrigulteurs avaient exterminer les coyotes, prédateur naturel). Qui dit très chaud, très sec… dit également invasion de criquets.

Une catastrophe !

L’effet Chaudun.

L’État américain, sous Franklin Delano Roosevelt, impose des nouveaux modes de cultures, rachète de nombreuses terres pour en faire une zone naturelle protéger. La pluie et la neige revient, les terres sont de nouveau fertiles… Les tempêtes de sable n’ont pas disparu mais sont plus espacées.

Ouf Sima, tu nous rassures, alors c’est sauvé ?
Bah non ! J’aurais aimé terminer par une touche optimiste…

Des terres de nouveau fertiles, mais…

Oui les terres sont fertiles et en plus du blé on y produit aussi énormément de maïs à fourrage plus gourmand en eau.
Le maïs à fourrage ne sert pas à l’alimentation humaine mais à l’élevage intensif, essentiellement les bovins que l’ont nourri comme des poules, aux grains, de quoi se poser la question sur notre propre consommation de viande, son élevage, sa provenance…

Bref, ces terres rapportent !

Sima, il s’agit donc le produit d’un écosystème recouvré ?
Non !

Une telle production est du fait que les agriculteurs ont appris que sous terre, sous ces plaines se trouve la plus grande nappe phréatique de l’Amérique du Nord et qui date de l’ère glaciaire.
Ils y puisent tous, tout de go ! Du fric, tant qu’on peut en avoir, tout de suite ! Et demain ?
Certains disent que dans moins de vingt ans la nappe sera épuisée.

Et demain ?

Photographie en sépia d'un gigantesque mur de poussière (black blizzard) s'abattant sur un hameau de maisons blanches en bois dans les Grandes Plaines américaines, vers 1935. Une silhouette humaine se distingue à droite, devant une ferme.
Stratford, Texas, 18 avril 1935. Un immense nuage de poussière, haut de plusieurs centaines de mètres, déferle sur ce village du Panhandle texan. Cette photographie, l’une des plus emblématiques du Dust Bowl, est conservée par la NOAA et versée dans le domaine public. Source : Wikimedia Commons.
Photographie en noir et blanc d'un immense nuage de poussière obscurcissant le ciel au-dessus d'une route de terre rectiligne des Grandes Plaines, avec une automobile tentant de fuir la tempête, années 1930.
Grandes Plaines américaines, années 1930. Une automobile solitaire tente d’échapper à un black blizzard sur une route de terre bordée de clôtures en fil barbelé. L’obscurité quasi totale engendrée par le nuage de poussière transformait le jour en nuit en quelques minutes. Source : Wikimedia Commons, domaine public.
Photographie en noir et blanc d'une ferme abandonnée des Grandes Plaines, avec du matériel agricole — charrues, roues de chariots — à moitié enfoui sous des dunes de poussière et de sable, une grange en arrière-plan, sous un ciel menaçant, années 1930.
Dakota du Sud, 1936. Une exploitation agricole désertée, ses outils et machines ensevelis sous les dépôts de poussière accumulés par les tempêtes répétées. Photo attribuée au Farm Security Administration (FSA). Source : Wikimedia Commons, domaine public.
Photographie en sépia d'un homme courbé contre le vent et deux enfants se réfugiant contre une cabane en bois délabrée, battue par une tempête de poussière dans un paysage totalement désertique, Oklahoma, 1936.
Cimarron County, Oklahoma, 1936. Un agriculteur et ses deux fils luttent contre une tempête de poussière pour rejoindre l’abri précaire de leur cabane en planches. Photographie d’Arthur Rothstein pour la Farm Security Administration (FSA). Source : Wikimedia Commons, domaine public.

Toutes les images sont issues de wikipédia et wikimédia sauf l’image « Boise City » qui est une prise d’écran de « OpenStreetMap« .

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Blog – Nouvelle catégorie

Blog – Nouvelle catégorie.

Quoi Sima ? Encore une nouvelle catégorie ?

Une catégorie Rando pour randonnée.

Pourquoi cette nouvelle rubrique ? Il y a une perpétuelle remise en cause de l’orientation du blog. La modification d’orientation a déjà commencé depuis environ un an. En effet si au tout début il était principalement dédié au logiciel libre, je constate qu’avec le temps je teste de moins en moins d’applications, distributions, j’en ai moins envi, moins le temps.

Je reste fidèle aux logiciels libres, et je continuerais d’en parler au fil de mes activités.

Ce billet fait en quelque sorte écho à celui de Chez-Iceman intitulé « Blog – Changement ». C’est je pense le lot des blogueurs. Il y a ceux qui arrêtent et se consacrent aux réseaux sociaux, ceux qui arrêtent leur blog puis reprennent sous une autre forme (je pense entre autres à Cyrille Borne), ceux qui font de longues pauses (j’ai eu un premier blog de 2006 à 2011 sur une autre adresse et nom de domaine, puis repris ici en 2015), ceux qui souhaitent rester très spécialisés, ceux bien organisés, ceux très impersonnel, ceux plus personnel, ceux avec un mix d’un peu tout cela…

Je souhaite que mon blog me ressemble, donc un peu fouillis, je vous l’accorde.

De quoi va-t-elle traiter ? Sa régularité ?

Et cette nouvelle catégorie, de quoi va-t-elle traiter ? Sa régularité ?
De randonnée mais dans un premier temps certaines expériences, je suis dans une période de remise en forme et si je n’accède pas à la condition requise, cette rubrique s’arrêtera de fait. De matériel aussi, j’espère y faire un retour d’expérience, j’ai moi-même beaucoup profité lors de mes randonnées passées du retour d’expérience des autres. C’est également une immense source de motivation pour retrouver une condition physique suffisante. Vous remarquerez que je n’utilise pas le verbe recouvrer, lorsque les années passent il ne faut pas espérer recouvrer la condition de nos vingt ans.
Sa régularité : Tempori servire et sine die (s’adapter aux circonstances et sans date précise).

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Blog – le retour de sima78

Le retour de Sima78

Ok, je ne suis jamais vraiment parti mais il y a eu des changements et d’autres à venir.

Un serveur avec YunoHost, et le blog est dessus. Alors, oui, il reste du travail à faire.

Premier changement, j’ai créé un sous domaine pour le blog, même si j’ai créé une redirection, le mieux pour ceux qui suivent le blog est de reprendre la nouvelle URL.
Donc sous Yunohost, mais reste du taf !

Le blog

  • Reprendre tous mes billets car les images ne s’affichent plus, ce n’est pas lié à YunoHost mais au fait d’avoir créé un sous domaine, en effet les images pointent sur « sima78/public/etc » alors qu’elles sont dans « public/etc ». Donc reprendre tous mes billets car si pour certains les images ont peu d’importance ce n’est pas le cas des tutoriels. Heureusement contrairement à Iceman qui a dû revoir plus de mille billets, j’ai l’avantage du paresseux qui publie peu.
  • En profiter pour refaire les catégories car je trouve que c’est un peu le bordel, le fouillis.
  • Revoir le thème.
  • Apparament la mise-à-jour de Dotclear ne se fait pas directement depuis l’interface admin du blog… ça ne fonctionne pas. Je pense que cela dois ce faire depuis YunoHost.

Nextcloud

  • Voir d’où vient le problème de synchronisation ! Pour l’instant je n’ai essayé que la synchronisation des contacts et de l’agenda avec mon ordiphone et ça ne fonctionne pas alors que je mets la bonne url, le bon « user » et bon mot de passe. Je n’ai pas encore essayé la synchronisation de « Carnet » ni des dossiers du cloud.
  • Après quelques tests et essais, toutes les synchronisations fonctionnent (contacts, agenda, carnet, et dossiers)

Grande interrogation ?

Geneweb !

J’utilise Geneweb 6.x, mais je teste depuis un certains temps Geneweb 7.x en localhost.

  • Dois-je installer Geneweb7.x à la main avec un « demons » qui se lance automatiquement à chaque redémarrage su serveur ?
  • Dois-je travailler sur un app Geneweb7.x pour YunoHost ? D’autres ont essayé avec la version 6.x, ce qui n’est pas une bonne idée, autant partir sur la version 7 qui est « responsive » à souhait et je pense plus facile à installer…

Les soucis :

  • je ne me vois pas ouvrir un GitHub, ni créer une machine virtuelle de test, donc déjà c’est mal parti, j’inspire de plus en plus au moindre effort, je veux bien contribuer aux scripts Yunohost, avec mes modestes connaissances.
  • Je pense qu’il faut revoir certaines parties de Geneweb pour une réelle convivialité administrative car s’il existe deux niveaux (ami pour consulter l’arbre généalogique et magicien pour pouvoir le modifier), le vrai administrateur est celui qui à la main sur le serveur pour ajouter (des amis avec mot de passe ou magiciens et autre configurations qui se font à la « mano ») et pour améliorer cela il faut voir avec ceux qui sont capable de développer/améliorer Geneweb.

En cours :

J’ai apporté pas mal de modification concernant les DNS chez Gandi, il m’en reste encore quelques-autres à faire. En fait j’ai encore pas mal de choses à voir comme installer d’autres blogs etc.

Voilà où j’en suis actuellement.

Les 20 ans de Root66.Net

Hier on fêtait les 20 ans de Root66.Net.

C’était le 9 novembre 2019.

Superbe ambiance et très bonne organisation.
Quiz, présentation de vieux ordinateurs, d’anciens jeux vidéos… Un membre de root66 nous a fait un petit concert privatif sur des chansons à la demande.
En plus des membres de root66 et leurs amis il y avait des invités, certains ayants faits des présentations pour Root66 et aussi les initiateurs, du moins trois qui ont pu se déplacer. Ils avaient la vingtaine il y a 20 ans !

Bref, on a passé une excellente soirée entre rires et émotions… Une soirée mémorable !

Photo d'un gâteau d'anniversaire décoré avec le logo Root 66 et l'inscription "20 ans de logiciel libre". En arrière-plan, on aperçoit des des décorations festives (photo/image @Sima78, licensed under CC BY-NC-SA).
Ce gâteau célèbre les 20 ans du logiciel libre, représenté par le logo Root 66. Les décorations incluent des éléments festifs, avec une mention claire de l’événement. (photo/image @Sima78, licensed under CC BY-NC-SA)
Photo d'un gâteau d'anniversaire décoré avec le logo Root 66 et l'inscription "20 ans de logiciel libre". En arrière-plan, on aperçoit des décorations festives. (photo/image @Sima78, licensed under CC BY-NC-SA)
Ce gâteau célèbre les 20 ans de Root66.Net, représenté par le logo Root 66. Les décorations avec des éléments festifs, avec une mention claire de l’événement. (photo/image @Sima78, licensed under CC BY-NC-SA)

Ghidra – La NSA libère son outil de rétro-ingénierie

De temps en temps, quand ils s’ennuient à espionner, l’« intelligence agency » les agences de renseignements des États-Unis nous permettent de jeter un œil à certains de leurs jouets. Par exemple, le logiciel Ghidra, qui peut intéresser des experts en « reverse engineering » Rétro-Ingénierie et sécurité informatique.

Serpent rouge sur fond noir qui se mort la queue et forme un huit horizontal.
Logo de Ghildra

Écrit en langage de programmation Java, il est distribué, sous forme incomplète mais sous licence libre Apache 2.0. De plus il est gratuit, ce qui en fait une alternative intéressante à IDA Pro, un programme fermé et pas vraiment bon marché.

Développée de manière réservée depuis de nombreuses années, il a été montré au public pour la première fois lors de la conférence RSA qui s’est tenue à San Francisco.

Un logiciel capable d’analyser des fichiers binaires (par exemple des logiciels malveillants) inversant le processus de compilation, vers pseudo-code C, permettant aux analystes de comprendre la fonctionnalité de celui-ci.

Il est multi-plateforme (Linux, MacOos, Windows), et compatible avec des logiciels destinés à tous les types de processeurs et de multiples architectures (environ une douzaine). Également extensible dans ses fonctions à base de plugins, à la fois Python et Java, que l’utilisateur peut créer lui-même.

Il se caractérise par ses nombreuses possibilités : effectuer un travail collaboratif, assembleur/dés-assembleur, mode interactif ou automatique, graphiques et diagrammes de flux, raccourcis clavier avancés, possibilité d’annuler les changements. Plus d’une centaine de fonctions différentes et beaucoup à explorer dans cet outil.

Comme toujours, il est conseillé un minimum de précaution dans l’exécution du code de la NSA. Bien qu’ils jurent  qu’il n’y a pas de backdoor (porte dérobée) dans The Register, ils ont déjà fait écho à un bug qui, en mode débogueur, permet à Ghidra de se connecter à d’autres systèmes de son réseau et d’exécuter du code.

Site Ghidra pour le téléchargement.

Voyez les photos d’écran plus bas…
Pour l’exécuter, il faut avoir Java runtime.
Une fois Ghidra installé, pour le lancer :

./ghidra_run
Capture d’écran de l’accord utilisateur de Ghidra, un framework de reverse engineering développé par la NSA, affichant les termes de la licence Apache 2.0, incluant une clause de responsabilité utilisateur.
Ghidra, l’outil de reverse engineering de la NSA, présente son accord utilisateur sous licence Apache 2.0, insistant sur la responsabilité de l’utilisateur dans l’usage légal du logiciel.
Capture d’écran de la page d’introduction du guide utilisateur de Ghidra, montrant une vue d’ensemble de l’outil de reverse engineering, incluant les sections 'Introduction', 'Public cible', 'Portée du document' et 'Avertissement'.
La page d’accueil du guide utilisateur de Ghidra présente les bases de l’outil, son public cible et les limites de la documentation fournie, soulignant son extensibilité via des plugins.
Capture d’écran de l’interface principale de Ghidra, montrant l’état "NO ACTIVE PROJECT" dans la section "Active Project", avec des options pour créer ou charger un projet, ainsi qu’une liste vide dans l’onglet "Tool Chest".
L’interface de Ghidra s’ouvre sur une page indiquant qu’aucun projet n’est actif, avec des outils de gestion de projet désactivés et une liste vide d’outils disponibles.
Capture d’écran de l’interface de Ghidra montrant un projet en cours d’analyse, avec les panneaux "Program Trees", "Symbol Tree" et "Data Type Manager", une vue hexadécimale du code, ainsi qu’un résumé des résultats d’import dans le navigateur de code.
Ghidra, l’outil de reverse engineering de la NSA, affiche un projet en cours : ELBA, avec ses structures de programme, ses symboles et ses types de données, ainsi qu’une vue détaillée du code et un résumé des résultats d’import.

Source: une traduction d’un article du site « La Mirada Del Replicante » – La NSA libera su herramienta de ingeniería inversa Ghidra

Bien choisir son suffixe au nom de domaine

Toute notre attention sur le suffixe du nom de domaine.

Le suffixe du nom de domaine ne se choisi pas à la légère et ne sert pas qu’à faire joli, rigolo ou original.
Vous savez c’est le fameux « .truc » qui termine le nom de domaine, les .fr, .com, .net, .radio, bref, vous m’avez compris et je ne peux les lister ici tant il en existe.

Je ne vais pas non plus rentrer dans le détail de la façon dont est construit un nom de domaine, mais juste quelques précision sur le TLD le « .truc » qui termine un nom de domaine.

Le choix a toute son importance et je pense qu’il ne faut pas se focaliser sur la prétendue signification, si elle a son importance, elle ne se suffit pas à elle seule.

On lit sur de nombreux site que .org = organisation, .biz=Business, .com=commerce, etc., ceci-dit il faut être bien plus attentif à cette petite terminaison de nom de domaine car elle implique bien plus qu’on ne le pense.

Si j’écris ce billet c’est qu’avant avoir participé à la présentation de Stéphane Bortzmeyer, je ne m’étais jamais interrogé sur l’importance du TLD, pour le coup j’écris ce billet sans prétention mais qui j’espère sera utile à certains.

Pour faire court il y a les TLD Country-code spécifiques aux pays correspondants (.fr), les TLD génériques pour déterminer plutôt un champ thématique (.com), les TLD sponsorisés pour lesquels il faut remplir les conditions d’une charte établie par le sponsor (entreprise, organisme, etc.).
Et tous ces TLD dépendent de registres de noms de domaine « TLD Manager » dépendants de différentes juridictions en fonction de leur pays d’implantation.

Et, en prime, les TLD ICANN comme .pizza dépendent de l’ICANN et du contrat états-unien passé avec elle. Cela peut faire des conflits comme le .amsterdam qui a annoncé que, questions données personnelles, il respecterait la loi néerlandaise, et pas son contrat ICANN.

Citation que j’ai entièrement pompé sur une indication d’un certain S. B. 😉

Le TLD détermine la loi nationale applicable en cas de conflit.

Je m’explique: imaginons que mon blog est celui d’une organisation d’échange de matériel divers et pour signifier que je suis une organisation je mets à la suite de sima78 le .org

Voilà, je suis une organisation d’échange matériel, reste plus qu’à mettre du contenu pour montrer mes échanges… Mais imaginons que je propose un objet prohibé par la loi Étasunienne je peux me voir intenté un procès par ce dernier. En effet si le TLD manager de .org est chez Public Interest Registry, association sans but lucratif elle est domiciliée aux USA… Je peux même obtenir le pactole en proposant un objet répréhensible également par la loi Française et Étasunienne, deux procès puisque je suis auto-hébergé en France…

L’extension du nom de domaine ne se choisi pas à la légère et ne sert pas qu’à faire joli, rigolo ou original.

Il faut bien le penser!

Vous voulez en savoir plus sur comment bien nommer les différentes parties d’un nom de domaine c’est chez le spécialiste Bortzmeyer.

A lire également, l’excellent rapport EFF par Jeremy Malcolm.
Encore merci à Stéphane Bortzmeyer.

Voir aussi la « Root Zone Database » sur Iana

La face cachée d’Internet de Rayna Stamboliyska

Un peu de pub !

Rencontre avec Rayna Stamboliyska autour de son livre « La face cachée d’Internet« 

Date : 27/01/1028 de 15 à 17h
Lieu : Librairie JMS
1 Avenue Henri Poincaré
78330 – Fontenay-le-Fleury Île-de-France
La Librairie JMS est une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) relevant de l’économie sociale et solidaire (ESS).

Rayna Stamboliyska la face cachée d'internet

Résolution 2018 – sima78

Et oui, après le bilan vient le moment fatidique des résolutions. Deux choix s’offrent à moi :

1 – en avoir peu et donc les tenir, mais au moindre manquement de l’une d’entre elles, je risque de culpabiliser.
2 – En avoir beaucoup, comme l’on sait par avance qu’on ne pourra pas toutes les tenir cela me permet d’échapper au sentiment de culpabilité.

Résolution 2018 – sima78

Le Blog

– un billet par semaine, tu feras
– aux commentaires, tu répondras rapidement
– les mises à jour, tu maintiendras
– à l’écriture, tu t’appliqueras
– un système pour voir les statistiques (autre que piwik) tu installeras

Bon, là on est déjà pas mal pour le blog.

Sur le web

Je vais continuer de suivre les blogs via mes fils RSS, je vais supprimer certains sites et blogs de mes fils et en rajouter d’autres que je suis, mais qui n’y sont pas. Ceux que je supprime sont ceux où je vais jamais, je les avais mis pensant que leur thématique m’intéresserait, mais finalement, non !
Il en va de même pour les listes de diffusion sur lesquelles je suis inscrit, certaines ne m’intéressent pas.
Il m’arrive souvent de lire des billets que j’aimerai commenter, et je l’avoue, par paresse je ne le fais pas. Je vais faire un effort là-dessus. Contribuer un peu plus dans les forums sur lesquels je suis inscrit et qui m’intéressent.

Le libre et autres

Geneweb, je vais continuer l’arbre généalogique, mais là j’en suis à un stade où je bloque, je dois faire des déplacements, prendre de nouveaux contacts (téléphoniques, mails, in-visu et in-situ) pour avancer.
Je vais continuer à m’investir dans le LUG Root66.net pour la promotion des logiciels et systèmes d’exploitation libre, et aussi continuer de participer aux Cafés Vie Privée, mais dans mon département, pas sur Paris (je n’ai pas de carte de transport et pas envie de prendre mon véhicule).
Partager peut-être plus souvent mes expériences (LUG et Café Vie Privée) sur mon blog.
2018 sera l’année où je vais entièrement refaire mon serveur, je n’hébergerai toujours pas ma messagerie.
GTD, faire un point détaillé (sur mon blog) sur la façon dont je me suis approprié la méthode GTD (depuis 2006), les applications que j’ai testé, les points forts de la méthode, mais aussi les points faibles ou dont je n’ai pas trouvé de solution satisfaisante. Essayer d’avoir des contacts avec ceux qui utilisent cette méthode pour échanger nos expériences.
Et puis la vie de tous les jours, la lecture dont je ne peux pas me passer, le potager bio et le sport. J’ajouterai bien les échecs, mais je suis conscient que pour recouvrir le niveau que j’avais plus jeune, nécessite l’inscription dans un club et faire et revoir de nombreuses parties, de nombreuses ouvertures, c’est beaucoup de temps que je ne prendrai pas cette année.
Ha, j’allais oublier, continuer l’écriture de mon livre sur la méditation, mais il s’agit d’un projet très personnel sans prétention à la publication, juste pour mes proches et à leur demande.

Bilan 2017 du Blog, mon smartphone, GAFAM

Avant tout, bonne année 2018!

Sima78. Bilan 2017 du Blog, mon smartphone, GAFAM

Le bilan fait partie des mœurs du blogueur, je vais donc refaire le bilan en me basant sur la structure de celui de l’an passé.
Bien entendu il manque de nombreuses données, car comme je l’ai dit dans le billet « Piwik or not Piwik » je n’ai pas de statistique de fréquentation de mon blog.
Bref, cet état des lieux me permettra d’établir un début liste des résolutions pour un billet à venir.

Le blog Sima78

L’an passé je disais déjà « Je dois trouver la solution pour me dégager du temps et écrire au moins une fois par semaine. Comparer à certains qui publient un, voire plus, au quotidien, 1 article par semaine parait peu, mais c’est énorme pour moi. »
J’ai publié seulement 29 articles en 2017, à peine plus de deux par mois, soit une moyenne d’un billet tous les quinze jours…
C’est tout de même un peu plus du double qu’en 2016 (14 articles).
Donc, un peu plus d’articles c’est également un peu plus de commentaires… 48 commentaires contre 12 pour 2016. C’est pas grand chose, mais bon.
L’an passé je disais que lors d’une réunion publique, j’avais rencontré une personne qui m’a dit suivre mon blog. La touche positive c’est que j’en ai rencontré d’autres cette année, bon je vous l’accorde, pas des foules et ça se compte sur les doigts d’une main, mais ça fait toujours plaisir.

Mes PC

Ils sont tous sous linux (Ubuntu, xubuntu, Debian), sauf un sous qui est sous Windows et oui j’ai un farfadet gamer. Au boulot, j’ai la chance de pouvoir travailler sur le système de mon choix, donc sous linux.

Mon smartphone

Ctrl+C / Ctrl+V de l’an passé
Il est sous androïd, il n’y a pas de système d’exploitation libre pour ce modèle et tant qu’il fonctionnera, je n’en changerai pas. J’ai installé f-Droïd, et je ne télécharge que des applications libres. Mon smartphone me sert essentiellement à téléphoner, envoyer des sms, synchroniser (contacts et agenda) avec mon nextcloud.
Je n’ai aucune notification sur mon smartphone.

G.A.F.A.M. et moi

Mes habitudes et G.A.F.A.M. (Google Apple Facebook Amazon Microsoft) ? rien n’a vraiment changé par rapport à l’an passé, si ce n’est que j’ai supprimé mon compte facebook, il m’en reste un pour gèrer la page de mon boulot mais est sous speudo et non à mon nom.
Je suis sur Mastodon et framasphère mais très peu actif, je n’ai d’ailleurs aucune notification que se soit sur mon smartphone ou mes PC.
J’utilise très peu Tor, il faut dire que j’ai une connexion déplorable… Mes moteurs de prédilection sont toujours SearX.me et Qwant.

Les Mémorables de l’Open Source réunis sur un projet photographique.

Faces of Open Source est un projet photographique qui nous permet de mettre un visage sur certaines des personnes qui ont eu le plus d’impact dans le développement de l’Open Source.

Mosaïque de portraits en noir et blanc de nombreuses personnes, hommes et femmes, liées au monde de l'open source.
Les figures humaines derrière le logiciel libre : une galerie de portraits de contributeurs et personnalités de l’open source.

Linus Torvalds, Ken Thompson, Larry Wall, Doug McIlroy, Guido Van Rossum, Karen Sandler, Dan Geer, Limor Fried… Sont des figures de l’Open Source, des personnages qui ont contribué au développement du logiciel libre à différentes périodes, ce qui nous permet de profiter de la technologie actuelle et de servir d’inspiration aux autres développeurs.

Impossible de ne pas se souvenir du regretté Dennis Ritchie (créateur du langage de programmation C avec K. Thompson d’Unix), qui d’une certaine manière devait aussi être présent dans ce travail. Voici ses frères tenant une photo de lui:

Portrait en noir et blanc de Ken Thompson et Brian Kernighan tenant une photo encadrée de Dennis Ritchie, série Faces of Open Source.
Les co-créateurs d’Unix, Ken Thompson et Brian Kernighan, rendent hommage à Dennis Ritchie, père du langage C, disparu en 2011.

Peter Adams est l’auteur de ce projet documentaire qui a débuté en 2014. Un photographe qui avait déjà de l’expérience avec BSD dans les années 90 (plus tard avec Linux) en plus de ces connaissances en programmation qui lui a permis de travailler sur la conception des premiers sites corporatifs

D’excellentes photographies en noir et blanc, accompagnées d’un bref profil du personnage en question et des détails techniques sur la prise de l’instantané (certaines depuis son studio de la Silicon Valley, d’autres à travers les États-Unis) composent la série. Toujours sur le site de l’auteur, vous les trouverez classés par sections: UNIX, BSD, Linux, langages de programmation, X Windows.

Dans une interview intéressante sur PILXS.US, Adams explique son choix du noir et blanc pour ses portraits:

N&B sur un fond blanc était un choix conscient dès le début. Connaissant le groupe, j’ai senti que ça allait être la meilleure façon d’explorer les gens et les visages. Chacun de ces visages a, je pense, une histoire très intéressante. J’essaie d’apporter la personnalité de chacun à la photo et le N&B a toujours été ma façon préférée de le faire. Le fond blanc met le juste accent sur la personne.

Celle-ci de David Korn, créateur de Korh Shell (Ksh), est l’une de mes préférées (son tee-shirt est cool!).

Portrait en noir et blanc de David Korn en t-shirt noir portant l'inscription humoristique « Go away or I will replace you with a very small shell script. »
David Korn, New York City, 2015. Le créateur du Korn shell (ksh) laisse parler son t-shirt.

Les images sont distribuées sous licence Creative Commons (CC BY-NC-SA) pour un usage non-commercial (pour une autre utilisation, il suffit de contacter l’auteur).

Parmi les projets de Korn il y a la réalisation d’un livre qui contribuera à laisser une trace de cet héritage. Pour cela il étudie plusieurs options de financement telles que Kickstarter et d’autres types de parrainages.

Mais ce sera quand la série sera terminée, il y a encore une douzaine de personnes à photographier.

Un qui manque… c’est Richard Stallman. Je ne connais pas la raison de son absence, mais peut-être que si le projet s’appelait Faces of Free Software …

Traduit du site La Mirada Del Replicante

Source : Los históricos del Open Source reunidos en un proyecto fotográfico