Rando – Comment trouver les refuges et gîtes

Bien préparer une randonnée en itinérance, c’est savoir où s’abriter, repérer les refuges, gîtes et abris avant de partir.

Cet article est finalement une suite logique de « Comment trouver des toilettes ?« .
Lorsque l’on prépare une randonnée en itinérance il est important de repérer préalablement les spots de bivouacs possibles, les points d’eau, parfois des douches (souvent en zone portuaire), toilettes en zone urbaine, les gîtes et cabanes.

Sur cet article je vais donc donner quelques pistes pour repérer préalablement les refuges (gîtes et cabane).

Une fois les refuges de votre parcours repérer, les précautions à prendre.

Sur cet article :

  • IGN
  • OpenStreetMap
  • OsmAnd
  • Topoguides
  • refuges.info
  • Conclusion
  • Précision

Où et comment trouver les refuges, gîtes et abris

IGN

Sur les cartes IGN, il suffit de lire la légende qui est très riche dont je vous mets un extrait sur le sujet qui nous concerne.

Extrait de carte IGN, oct. 2024
Extrait de carte IGN

Sur les cartes IGN en ligne il faut parfois zoomer pour mieux voir les détails, vous pouvez y accèder sur Géoportail.

Carte IGN en ligne, oct. 2024
Carte IGN en ligne
Carte IGN en ligne zoomée, oct. 2024
Carte IGN en ligne zoomée

 

OSM – OpenStreetMap

Sur OSM (OpenStreetMap) il y a aussi des pictogrammes qui permet d’identifer les différent types de refuges. Les cryptogrammes ainsi qu’une partie des descriptifs sont tout simplement copiés depuis leur site (wiki OSM)

Abri de campagne/montagne

 

Le refuge de bivouac ou le refuge non gardé est un bâtiment éloigné de toute agglomération. Cet abri est généralement doté d’une cheminée, destiné à fournir un abri temporaire et un endroit pour dormir (sans service d’entretien, sans personnel).

 

Un refuge de montagne est un bâtiment d’altitude isolé qui offre le gîte et le couvert. Il est gardé pendant la période d’ouverture. En règle générale, les refuges de montagne appartiennent et sont gérés par un club alpin ou un organisme similaire. Il existe aussi des refuges privés, communaux…

 

Chambres d’hôte. Logement sans licence hôtelière qui est souvent géré par le propriétaire. Fournit en général une chambre et le petit déjeuner. Avec un « personnel » pas présent 24/24h ni 7 jours sur 7. S’étend de chambres d’hôtes construites pour proposer, ou pas, le Breakfast familial.

 

Chalet. Attention il s’agit d’une traduction anglophone. En France, ce qui s’en rapproche le plus comme traduction est un meublé de tourisme mais qui n’est pas dans un immeuble. Il est défini comme un hébergement que l’on peut louer, qui est indépendant de l’habitation du tenancier dans lequel on trouve cuisine, toilettes et salle de bain autonomes et privatives et qui est installé au sein d’un bâtiment exclusivement réservé pour le groupe/famille qui le loue. Dans les précisions, il peut y avoir le label s’il existe (ex. Gîtes de France).

 

gîtes d’étape où il est possible de louer une chambre ou un lit dans un dortoir pour une seule nuit et où les toilettes, cuisines et salles de bains sont communes (ex. auberges de jeunesse).

 

Hotel

 

Camping (ils sont également indiqués sur les cartes IGN sur pictogramme rouge)

 

Sur application smartphone

Comme je l’ai dit lors de l’article « Comment trouver des toilettes » je vous parle de ce que je connais et utilise, il ne s’agit pas d’un comparatif d’applications.

OsmAnd

On retrouve les mêmes pictogrammes que sur OpenStreetMap mais aussi d’autres qui donnent plus de précision (désolé, par contre leur signification est en anglais… Cela-dit sur l’application smarpgone les détails sont en Français). Lien des pictogrammes et des légendes OsmAnd~

Liste de pictogrammes, oct. 2024
Liste de pictogrammes

Si l’on met le doigt sur le pictogrammes on accède à plus d’information et de détails
Voire les images ci-dessous.

Exemple gîte B and B 001, oct. 2024
Exemple gîte B and B 001
Exemple gîte B and B 002, oct. 2024
Exemple gîte B and B 002
Exemple camping 001, oct. 2024
Exemple camping 001
Exemple camping 002, oct. 2024
Exemple camping 002

L’importance des détails directement sur votre application de randonnée.

Normalement vous avez préparé votre randonnée avec vos hébergements d’étapes… Mais au bout de 2h de marche vous êtes surpris par un orage… En regardant les hébergements les plus proches vous avez dans les précisions les informations de contact… C’est très pratique !

Dans les topoguides

Que ce soit ceux de la FFRandonnée (je vous mets le lien mais je ne gagne rien, je ne suis pas sponsorisé), ou d’autre topoguides d’associations, de certains Offices de Tourisme qui en publient, venant aussi de sites web regroupant des propositions de randonnées… Généralement vous avez toutes les informations pour les hébergements, pas toujours sur tous ceux au long du parcours, mais ceux proposés en fin d’étapes.

Un site qui centralise les refuges

Mais pas que… il y a aussi les points d’eau, sommets etc.

Refuges.info

Si certaines données peuvent provenir de openStreetMap, il y a une grosse contribution directe des utilisateurs sur le site-même.

  • Avantage : descriptions détaillées, des avis, des photos, ou des commentaires sur l’état actuel du refuge…
  • Inconvénient : Pas de synchronisation avec OSM, il arrive qu’un refuge n’existe plus et qu’il soit malgré tout sur le site[1].

Cela-dit, je pense qu’il s’agit d’un incontournable pour préparer vos randonnées !

Conclusion

Quelle que soit votre façon de repérer les refuges, gîtes, abris et autres hébergement lors de la préparation de vos randonnées, le plus important est de toujours vérifier par vous-même à la source, en téléphonant, ou envoyant un mail. Il n’est jamais impossible qu’un refuge n’existe plus, ou soit fermé pour cause de travaux ou autres… Faites toujours vos propres vérifications.

Précisions

Si j’utilise OsmAnd et OpenStreetMap, j’aime aussi les cartes papier 25 000e de l’IGN et l’orientation, il ne s’agit surtout pas d’un comparatif, les cartes IGN sont des références et permettent de faire de l’azimut puisqu’il y a les déclinaisons entre-autres. J’ai écris des articles sur le sujet :

Le billet « Rando – Comment trouver les refuges et gîtes » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ Expérience l’année dernière où dans le Jura, lors d’une préparation, un gîte sur la carte IGN et sur refuges.info, pas sur OSM… après renseignements j’ai su qu’il n’existait plus qu’il était en ruine.

Rando – Comment trouver des toilettes

Il ne s’agit pas d’un comparatif d’applications, il y en a tant, et chacune avec ses avantages et inconvénients. Je vais donc vous parler de celle que j’utilise tout en partageant quelques astuces pour bien préparer une randonnée. Cela inclut comment repérer les toilettes publiques en ligne, notamment pour les applications qui ne les signalent pas.

En voilà une drôle de question Sima ? En randonnée la nature t’est offerte à tes besoins !

Soit ! J’avais d’ailleurs écrit lors d’un billet « Comportement respectueux de la nature en 8 points« , sur le point 5 comment faire ses besoins dans la nature sans laisser de trace. Mais !… Il peut arriver que l’on passe par des zones urbaines, voire faire une randonnée urbaine, il y en a de magnifiques et que vous ayez une urgence. Pour un pipi, il y a une inégalité homme / femme… L’homme pourra se contenter d’un arbuste ou derrière un arbre.

Cela-dit, si vous faites vos besoins sur un espace public, vous pouvez être verbalisé, et oui, même pour un pipi. Et il n’y a pas toujours un bar ouvert où prendre un café pour utiliser les toilettes et dans ce genre de situation homme / femme, se retrouvent égaux face à cette nécessité vitale.

Cette idée d’article fait suite à une conversation avec une randonneuse qui me disait que sur l’application qu’elle utilisait les toilettes publiques n’étaient pas indiquées… Moi-même, je ne m’étais pas penché sur celle que j’utilisais pour savoir si elle les répertoriait. Entre-temps, c’est chose faite !

L’application que j’utilise

OsmAnd Vous pouvez l’obtenir sur le GooglePlayStore ou AppStore, cela-dit la version gratuite est limité à un certains de cartes embarquée, la payante est illimitée.
Si vous êtes sous Android en installant F-Droid[1] vous pouvez avoir la version illimitée gratuitement et en toute légalité, donc avec les mises-à-jour.
OsmAnd est basé sur OpenStreetMap, c’est-à-dire une carte collaborative (fonctionnement équivalent à Wikipédia) ce qui signifie qu’elle est sans cesse enrichie.

Sur OsmAnd, où sont les toilettes ?

Je commence par faire une recherche sur ma propre ville, et là, surprise, il y a deux lieux où se trouvent des toilettes (j’y reviendrai plus bas). Alors je regarde sur une ville plus petite que j’ai traversé lors du Tour de la Chaîne des Puys d’AuvergneOlby, je sais qu’il y a des toilettes pour les avoir utilisés.

Et là sur la première photo ils sont signalés.

Toilettes à Olby 01, oct. 2024
Toilettes à Olby 01

En zoomant un peu plus on les voit mieux

Toilettes à Olby 02, oct. 2024
Toilettes à Olby 02

En appuyant dessus on a les informations et on peut même avoir plus de détails (accès libre, gratuit, payant, etc.)

Toilettes à Olby 03, oct. 2024
Toilettes à Olby 03

Les détails

C’est à ce niveau que ça peut coincer un peut… Revenons à ma ville (j’en parlais plus haut, si vous avez suivi), l’un des lieux se situe dans la plaine de jeux, ils sont signalés en accès libre. Soit, mais la plaine de jeux n’est pas ouverte tous les jours, et lorsqu’elle est ouverte, il y a des horaires. Le deuxième lieu est la gare. Personnellement je n’avais pas remarqué qu’il y a des toilettes dans notre gare et la gare est fermé la nuit… Alors que les toilettes d’Olby sont ouverts 24h/24h. Si vous souhaitez contribuer à OpenStreetMap vous pourrez certainement améliorer les précisions.

Je n’ai pas OsmAnd, comment je fais ?

Alors oui, c’est bien dommage 😉 Mais pas impossible, pour préparer votre randonnée et repérer préalablement les toilettes il y a des possibilités.
Aller directement sur OpenStreetMap, puisque c’est la base, exemple sur la prise d’écran ci-dessous.

Olby-sur-OSM, oct. 2024
Olby-sur-OSM

Lien de prise d’écran.

Ou aller sur Toilettespubliques.com C’est un site qui regroupe les toilettes publiques par ville. On vous explique également comment en ajouter.

Il est facile d’y faire des recherches, toujours l’exemple avec Olby.

Vous l’aurez compris, ToilettesPubliques.com centralise les toilettes qu’il y a sur OpenStreetMap.

Pour aller plus loin avec OsmAnd

Personnellement, je l’utilise de façon très basique alors qu’il s’agit d’une application très complète, qui peut le plus peut le moins.

  • J’y mets les cartes dont j’ai besoin pour pouvoir cheminer sans connexion en mode avion et économiser de la batterie.
  • J’y mets les traces GPX que je souhaite suivre, bref, mes randonnées.
  • J’enregistre tous mes parcours pour garder la mémoire de mes marches.

Mais vous pouvez faire beaucoup plus, il suffit de suivre le tutoriel de Marie Coviaux.

Conclusion

J’espère que ce billet vous aura aidé à satisfaire vos besoins.
Ho Sima78, jeu de mots facile…
Loin de moi l’idée, juste aider à satisfaire les préparations des parcours en prenant tout en compte, dont les toilettes. Peut-être que d’autres applications les répertorient aussi, comme je l’ai dit en introduction, il ne s’agit pas d’un comparatif entre les applications mais mon humble expérience avec ce que j’utilise. J’en profite pour remercier la randonneuse dont la discussion m’a inspiré ce billet.

Vos avis comptent ! Critiques bonnes ou mauvaise aussi ! D’autres suggestions ?… N’hésitez pas à vous exprimer, les commentaires sont là pour ça !

Le billet « Rando – Comment trouver des toilettes » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ Si vous installez F-Droid votre smartphone risque de vous crier dessus « attention, risque de virus, et patati et patata »… Google a horreur que l’on passe outre son monopole, mais sous F-Droid les applications sont libres, open-source et respectueuses de vos données… Je n’utilise aucune application de GooglePlayStore.

Littérature – Eldorado de Laurent Gaudé

eldorado.jpg, sept. 2024

Eldorado : l’exil, la quête de survie, et le désir d’une vie meilleure.

ISBN : 978-2-7427-6261-3
224 pages
Édition : Actes Sud

Le livre est sorti en 2006 aux éditions Actes Sud. C’est la réédition que mon libraire m’a fait découvrir. Achetez vos livres en librairie plutôt que sur le web, ils sont au même prix et vous bénéficiez de bons conseils.

Laurent Gaudé, avec Eldorado, parvient à tisser un récit d’une humanité profonde et émouvante, touchant à des questions aussi universelles qu’actuelles : l’exil, la quête de survie, et le désir d’une vie meilleure. À travers les histoires croisées de migrants en quête d’une vie meilleure et d’un capitaine de la marine italienne en pleine crise existentielle, Laurent Gaudé explore des problématiques actuelles tout en mettant en lumière la complexité des émotions liées à l’exil.

Ce roman est à la fois une réflexion sociale et un voyage intime, marqué par une écriture à la fois sobre et poétique.

Un regard touchant sur la migration.

Gaudé nous plonge dans l’expérience des migrants, ces femmes et ces hommes prêts à tout pour fuir la misère, la guerre ou la répression. Il met en scène deux histoires parallèles : celle de Soleiman, un jeune homme qui quitte son village pour traverser le désert et la mer Méditerranée, et celle du capitaine Salvatore Piracci, chargé d’intercepter les embarcations clandestines qui tentent de rejoindre les côtes Italiennes et donc l’europe.

Soleiman incarne cette quête d’un Eldorado lointain, symbolisant le rêve d’une vie meilleure. À travers ses yeux, on découvre les épreuves terrifiantes auxquelles sont confrontés les migrants : la chaleur écrasante du désert, l’angoisse de la mer, et la cruauté des passeurs. L’histoire de Soleiman est une succession de désillusions et de sacrifices, mais aussi de moments de solidarité et d’espoir. Gaudé nous montre la résilience des migrants sans jamais tomber dans le pathos, ce qui rend leur combat encore plus poignant.
D’un autre côté, le capitaine Piracci est un homme hanté par ses missions de patrouille en Méditerranée, où il doit empêcher les migrants d’accéder à l’Europe. Sa rencontre avec une réfugiée qui refuse de se soumettre à sa condition bouleverse son quotidien et déclenche en lui une profonde remise en question. Ce personnage, initialement figure d’autorité, devient le miroir d’un dilemme moral : comment concilier la loi avec l’humanité ?

Les thèmes de l’exil et la migration

Contrairement à d’autres récits qui traitent de l’immigration de manière plus journalistique ou manipulatrice, Gaudé adopte une approche subtile et nuancée. Eldorado n’est ni un pamphlet ni un manifeste. C’est un roman qui touche à l’intime tout en éclairant les réalités globales des migrations. Laurent G. évite de sombrer dans le pathos facile, préférant explorer la diversité des motivations, des souffrances, mais aussi des forces des migrants. Il montre la complexité des choix auxquels ils sont confrontés sans pour autant juger ou prendre parti.

Conclusion

Eldorado nous éclaire sur la complexité du phénomène migratoire tout en plaçant l’humain au cœur de son récit. Gaudé choisit de raconter l’histoire (loin des discours politiques ou polémiques) d’individus, qu’ils soient migrants ou gardiens des frontières, sont tous pris dans une quête existentielle. Il nous invite à voir au-delà des chiffres et des statistiques pour comprendre la réalité intime de ces parcours de vie.

Eldorado raconte le drame de l’exil, mais aussi la beauté des rêves et de l’espoir. C’est un livre sur la problématique contemporaine qui touche à l’universel, un livre que j’ai adoré.

Pour mieux comprendre les tragédies qui se déroulent en mer Méditerranée, vous pouvez consulter cet article Wikipédia sur le naufrage survenu le 3 octobre 2013 au large de Lampedusa.

Les commentaires sont là pour vous exprimer !

Le billet « Littérature – Eldorado de Laurent Gaudé » est apparu en premier sur le Blog de Sima78.

Rando – Ne publiez pas vos spots de bivouacs

Ne publiez pas vos spots de bivouacs sur les réseaux sociaux.

Je le sais que trop bien, publier nos spots de bivouac sur les réseaux sociaux permet de partager des lieux incroyables avec la communauté, d’inspirer d’autres personnes et de favoriser l’échange de bons plans. Cela aide aussi à documenter nos voyages, à garder des souvenirs et à susciter l’engagement en partageant des expériences uniques.

Et pourtant, ce n’est pas une bonne idée !

Je vous avais évoqué l’écriture de ce billet dans l’article intitulé Le tour des Puys d’Auvergne.
L’idée m’est venue lors d’une conversation avec le jeune berger rencontré au cours de la troisième journée.
Je vous partage ici, de mémoire et de manière approximative, les grandes lignes de ces propos.

Dans un espace où il fait une pause avec ses moutons :
Vous voyez ici, si un camping-car vient passer la nuit, bon l’accès n’est pas facile, mais imaginons, la petite famille va passer une bonne soirée, une bonne nuit et un réveil dans un coin magnifique et ça ne gêne pas vraiment. Mais il suffit qu’ils publient sur Strava, Instagram, Facebook et ici on se retrouve avec plein de camping-cars et ce n’est plus gérable. Pareil pour vous, si vous mettez sur les réseaux sociaux vos spots de bivouac, les gens qui vous suivent vont bivouaquer aux mêmes endroits alors que si vous ne dites rien les gens qui vont faire ce GR vont bivouaquer un peu plus en amont ou en aval et ça devient moins gênant…

Partager les spots de bivouac n’est pas une bonne idée

Même si cela peut sembler anodin, publier nos spots de bivouac sur les réseaux sociaux peut entraîner plusieurs problèmes. Cela peut provoquer un afflux de visiteurs, dégradant des lieux souvent fragiles et non adaptés à un tourisme de masse. L’impact environnemental augmente, avec des risques de pollution, de déchets et de détérioration de la nature. De plus, cela peut perturber la faune et la flore locales. Enfin, certains sites peuvent être privés ou protégés, et la surfréquentation peut mener à des restrictions ou à l’interdiction de bivouac.

Les conséquences de tels partages

Partager sur les réseaux sociaux cause des conséquences néfaste pour l’environnement et les communautés locales. En cherchant sur le web vous trouverez de nombreux exemples :

  • Certains GR où vous devez garder les embouts caoutchoucs sur les bâtons pour ne pas détériorer les chemins (des tronçons du GR34, GR340 et certainement d’autres)
  • Les montagnes du Lac des Vaches en France ont vu leur popularité exploser après avoir été partagés sur Instagram. Le résultat a été une dégradation des sentiers, une accumulation de déchets et une érosion du sol.
  • Des sites comme les Calanques et l’île de Porquerolles en France ont dû limiter leur accès après avoir été submergés par trop de visiteurs, entraînant une érosion des sols et la dégradation de la faune et de la flore locales.
  • Les autorités locales comme à l’Étretat, ont même mis en place des stratégies de « démarketing » pour freiner cette surfréquentation, en limitant la promotion touristique des lieux.

J’ai écrit un article sur les sentiers fermés en Auvergne suite à un article publié sur le journal « La Montagne » « Rando – Des sentiers fermés à cause d’incivilités« 

Les coupables

Est-ce les sites où ceux qui y publient ? Si vous le faites, il est important de le faire de manière responsable pour préserver les lieux et éviter le sur-tourisme ou la dégradation de l’environnement.

Une liste non exhaustive :

  • Strava
  • Instagram : Bien que principalement axé sur les photos les hashtags comme #bivouac ou #wildcamping sont populaires.
  • Facebook : De nombreux groupes spécialisés dans le bivouac, la randonnée ou l’aventure existent sur Facebook, où les membres échangent des expériences, des photos, des recommandations et des traces GPS.
  • Visorando
  • VisuGPX
  • Komoot
  • OpenRunner
  • AllTrails
  • Wikiloc
  • Outdooractive
  • ViewRanger (désormais intégré à Outdooractive)
  • Gaia GPS
  • CampToCamp
  • TrekAddict

Changeons nos comportements

Je ne prétends pas changer le monde, et je suis loin d’être parfait ou un influenceur. Cependant, chaque réflexion avant de publier peut apporter sa petite contribution. De la même manière que les randonneurs, souvent sensibles au respect de la nature et de l’environnement, connaissent généralement les bons comportements à adopter, ils oublient parfois que partager des spots de bivouac peut avoir un impact négatif sur l’environnement.

Conclusion

Partager ses spots de bivouac sur les réseaux sociaux, bien que tentant pour inspirer et échanger avec la communauté, peut avoir des conséquences néfastes sur l’environnement. La surfréquentation, la dégradation des sites naturels, et l’impact sur la faune et la flore locales sont des risques majeurs. Il est donc essentiel de repenser nos comportements en ligne et de privilégier la protection de ces espaces précieux pour préserver leur beauté et leur tranquillité.

N’hésitez pas à partager vos réflexions et vos expériences en commentaire, car ensemble, nous pouvons trouver des solutions pour préserver nos lieux de bivouac tout en profitant pleinement de la nature !

Le billet « Rando – Ne publiez pas vos spots de bivouacs » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Rando – Le tour des Puys d’Auvergne GR441

Une magnifique boucle sur le tour des volcans d’Auvergne.

GR® 441, boucle de Volvic – Tour de la Chaîne des Puys

113 km de difficulté → difficile.

Ce circuit est prévu sur 5 jours, une durée raisonnable si vous choisissez de dormir en gîte. Avec le petit-déjeuner et le dîner disponibles sur place, vous pourrez voyager léger, sans avoir à transporter tente, matelas, etc., emportant uniquement un pique-nique et de l’eau.

Si vous optez pour le bivouac et l’autonomie alimentaire, vous devrez non seulement porter une charge plus lourde, mais aussi partir plus tard le matin en raison du démontage du camp (sécher la tente, plier, ranger…). Dans ce cas, prévoir 6 ou 7 jours est plus adapté, à moins d’être un performeur.

Rando en binôme

Nous sommes partis à deux. Nous avions déjà randonné dans les Pyrénées quand nous étions jeunes, beaux et c… à la fois. C’était donc le ’come-back’ ! Je n’avais pas d’appréhension particulière, étant assez confiant dans mon binôme, comme lors de ma randonnée dans le Pays de Caux avec Tom23. En réalité, la seule source d’inquiétude, c’était moi-même : Dans les deux cas, je venais de me remettre d’une lombalgie. Mon pied droit tiendra-t-il jusqu’au bout ? Et là, une fatigue chronique inexplicable me pèse depuis plus d’un mois…

Avertissement

Je ne mets pas les traces GPS (téléchargeables) pour ne pas dévoiler nos spots de bivouacs. C’est volontaire et j’ai toute une argumentation sur le sujet qui sera traité lors d’un billet à venir.
Les images de traces sur l’article ont été créées après notre retour car je n’ai pas enregistré mes traces, j’ai souvent marché smartphone éteint pour économiser de la batterie.
Mon binôme, pour ne pas le nommer il faut que je lui trouve un pseudo… Jubéa, c’est pas mal ça ! Je pense qu’il comprendra et j’espère que ce pseudo lui plaira ! Il lui reste les commentaires pour s’exprimer.

Jour 1

tour-des-puys-J1.png, sept. 2024

Volvic – Lieu de bivouac
10,686 km

Nous arrivons à Volvic un peu avant 14h, nous comptions passer une nuit au camping pour commencer le lendemain. L’accueil du camping est fermé et ouvre à 15h30, nous attendons un peu… Puis nous décidons de garer la voiture en centre-ville et démarrer la randonnée il est un peu plus tard que 14h30. Les 2 ou 3 premiers kilomètres nous croisons des points d’eau, j’en ai 1,5L et Jubéa à peu près autant. Les dénivelés montants, descendants sévères s’enchaînent, il fait aux alentours des 30°C, nous devons trouver un coin de bivouac et nous n’avons plus beaucoup d’eau.

Sur l’un des sommets au magnifique panorama il y a juste derrière une toute petite clairière où nos deux tentes y tiendraient à l’étroit, l’herbe y est écrasée signe que quelqu’un y a bivouaqué avant nous malgré l’interdiction mais nous devons nous poser, nous reposer. Je décide de ne pas manger ce soir là, juste une barre de céréale, je veux garder un peu d’eau pour le lendemain. On a passé une belle journée, dure en dénivelés mais avec de magnifiques paysages.

J1-001.JPG, sept. 2024

J1-002.jpg, sept. 2024
J1-003.JPG, sept. 2024

Jour 2

tour-des-puys-J2.png, sept. 2024

Lieu de bivouac – Lieu de bivouac après Laschamps
19,385 km

Après avoir profité du panorama matinal, nous reprenons notre chemin. Les dénivelés continuent de se succéder, offrant toujours des paysages grandioses. Toutefois, notre principale préoccupation demeure l’eau : nous n’en avons pas assez.
Nous croisons plusieurs petites retenues d’eau (flaques et petites mares) que les sangliers ont utilisés pour créer leurs bauges. L’idée de remplir nos gourdes, même filtrantes, à ces endroits est peu engageant. Pour la pause déjeuner, nous découvrons une magnifique clairière. À sa sortie, deux abreuvoirs à bétail partiellement remplis par les pluies nous offrent une solution. Nous choisissons celui dont l’eau semble la moins croupie pour remplir nos gourdes, nous désaltérer et emporter une réserve suffisante pour la suite du parcours.

L’ascension du Puy de Dôme est sans doute la partie la plus éprouvante, mais elle nous récompense par des vues à couper le souffle. La seule ombre au tableau se trouve au sommet, lorsque nous décidons de nous rafraîchir au bar. À notre surprise, les commandes se font via des bornes électroniques, comme dans un fast-food. Pendant notre pause, nous observons plusieurs familles et groupes, visiblement agacés par ce système, qui quittent les lieux sans rien consommer. Dans un tel cadre, on s’attend à une ambiance plus accueillante et chaleureuse, que les technologies modernes n’offrent pas. Un service traditionnel, avec des serveurs prenant les commandes à table, aurait été bien plus approprié et apprécié.

À Laschamps nous faisons une halte au cimetière, pour faire nos toilettes, une peu de lessive et remplir nos gourdes avant d’aller à la recherche d’un spot de bivouac que nous trouverons sous des épicéas, un bon spot au sol bien moelleux. Les sardines s’enfoncent au pouce, sans effort mais ressortiront le lendemain collant de résine, on ne peut pas tout avoir.

J2-001.jpg, sept. 2024
J2-002.JPG, sept. 2024
J2-003.jpg, sept. 2024
J2-004.jpg, sept. 2024

Jour 3

tour-des-puys-J3.png, sept. 2024

Lieu de bivouac après Laschamps – Pessade
22,505 km

Les dénivelés sont moins difficiles mais toujours existant, comme aurait dit un berger rencontré dans notre jeunesse dans les Pyrénées : Ho, c’est tout plat par là !  Jubéa se rappellera certainement de cette anecdote. Nous traversons de beaux paysages, moins boisés, ce qui nous pèse c’est de marcher souvent en plein cagnard. Depuis le début nous marchons sous une chaleur caniculaire par contre le ravitaillement en eau est moins problématique.

En quête d’un peu plus de confort pour la nuit à venir, nous réservons au gîte « Le Bercail Montagne » à Pessade. Malheureusement, le gîte est complet, mais le propriétaire, dans un geste très sympathique, nous propose de nous loger dans une annexe qu’il possède. Nous apprenons par la suite que cette annexe est habituellement fermée, car elle est en vente. Ce geste attentionné nous a véritablement dépannés.

Une fois installés dans ce gîte spacieux de six couchages, tout propre et confortable, c’est un véritable luxe après nos nuits en bivouac. Nous découvrons avec surprise qu’il y a même un petit bar dans ce village d’environ soixante habitants. Nous nous y rendons pour boire un rafraîchissement, et sommes immédiatement charmés par l’ambiance chaleureuse et la convivialité de ce lieu, véritablement unique.

J3-001.JPG, sept. 2024
J3-002.JPG, sept. 2024
J3-003.jpg, sept. 2024

Jour 4

tour-des-puys-J4.png, sept. 2024

Pessade – Olby
22,787 km

Si le parcours commence très vite par une partie boisée nous faisant passer par le Lac de Servière, l’on se retrouve très vite de nouveau sous la chaleur caniculaire inattendue en cette période.
À Orcival l’on décide de faire un tout petit détour par le centre village pour m’acheter un casse-croûte pour le midi car je n’ai plus de repas pour les midis. Magnifique village et sa Basilique Notre-Dame d’Orcival, un joyau d’art roman auvergnat construit par les moines de la Chaise-Dieu au XIIᵉ siècle. Nous remontons jusqu’à la Chapelle Notre-Dame pour pique-niquer.
Peu de temps après nous ratons une marque cachée par une remorque et faisons quelques kilomètres pour rien. Des dénivelés plus faciles mais toujours cette chaleur caniculaire. De magnifiques panoramas sur notre droite nous voyons au loin les puys que nous avons passé les premiers jours.

À Olby nous nous renseignons s’il y a de bons coins de bivouacs proches et nous obtenons une autorisation pour bivouaquer sur le jardin du presbytère.
Ne vous avisez pas à y bivouaquer sans autorisation, et même avec autorisation je vous déconseille ce spot.

Avantage : vous êtes prêt d’une épicerie, boulangerie, point d’eau.
Inconvénients : Vous êtes au centre du village, pas d’intimité possible, les cloches sonnent toutes les heures (même la nuit), puis une minute après au cas ou vous n’auriez pas entendu, plus le gong de la demi-heure et vous êtes juste en dessous des cloches… Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Les clochent n’ont apparemment pas perturbées le sommeil de Jubéa qui à plus été déranger par les quelques voitures et motos de la D2089 qui passe à plus d’un kilomètre au sud.

Mon conseil : ravitaillez-vous à Olby et sortez de la ville pour vous trouver un spot de bivouac plus isolé et plus tranquille.

Je ne regrette pas non-plus car une randonnée est une petite aventure et les bivouacs, bons et moins bons, en font partie.

J4-001.jpg, sept. 2024
J4-002.JPG, sept. 2024
J4-003.jpg, sept. 2024
J4-004.JPG, sept. 2024
J4-005.jpg, sept. 2024

Jour 5

tour-des-puys-J5.png, sept. 2024

Olby – Camping Bel-air (à côté de St-Ours)
18,533 km

Des dénivelés plus marqués que les jours 3 et 4, toujours la canicule, je suis plus en forme que les jours précédents. Lors de ce parcours l’on passe de la chaleur aux alentours de 30°C à la fraîcheur du Cheire de Côme… Un lieu magique où il y fait très bon marcher où certains passages ou les courants d’air y sont très frais comme le passage devant un congélateur où la porte serait restée ouverte. Une très belle expérience dans un environnement à la beauté féerique.

Résumer de ce phénomène :
La coulée de lave du Cheire de Côme, issue d’une éruption il y a 30 000 ans, a formé un paysage de blocs volcaniques poreux propices au phénomène de froid. L’air froid s’infiltre dans les cavités des blocs de lave poreux et y reste piégé en raison de sa densité. Même lorsque l’air se réchauffe en surface, l’air froid reste emprisonné au sol, créant une sensation de froid persistant.

Le phénomène est très bien expliqué dans ce lien pdf.
Une très belle étape !

J5-001.jpg, sept. 2024
J5-002.JPG, sept. 2024
J5-003.jpg, sept. 2024

Jour 6

tour-des-puys-J6.png, sept. 2024

Camping Bel-air – Volvic
16,265 km

Nous replions nos tentes alors que quelques gouttes commencent à tomber. Nous couvrons nos sacs avec leurs housses de protection, mais la pluie est si fine qu’il n’est pas nécessaire de nous couvrir davantage, et nous restons en manches courtes. Cela change agréablement de la chaleur écrasante des jours précédents, et rend la marche plus plaisante. Toutefois, le ciel s’assombrit et devient menaçant. Après avoir dépassé le Puy de l’Espinasse, nous décidons de bifurquer légèrement vers le nord-est, écourtant notre parcours d’environ 5 km. Finalement, quitter les sentiers balisés pour emprunter, comme le dirait Sylvain Tesson, « les chemins noirs » a son charme.

Cette dernière étape, rafraîchissante et agréable, marque une belle conclusion à notre aventure.
Arrivés au camping de Volvic, nous avons opté pour une nuit en cabane, prêts à reprendre la route le lendemain.

J6-001.JPG, sept. 2024
J6-002.jpg, sept. 2024
J6-003.jpg, sept. 2024

Budget

Je passerai sur les détails, mais les tarifs des gîtes et campings sont très raisonnables. Je vais me pencher plus attentivement sur les prix des transports en commun, qui auraient probablement été moins coûteux que le trajet en voiture. Cela dit, le covoiturage devient vraiment avantageux à partir de trois personnes pour ce type de trajet.

Les belles rencontres

  • Le jeune berger, très sympathique, que nous avons rencontré le troisième jour, nous avons marché ensemble tout en conduisant son troupeau vers une prairie. Nous avons échangé des discussions passionnantes.
  • Le propriétaire du gîte très sympathique aussi et très accueillant, nous avons parlé de son travail d’agriculteur, de son fils qui fait de l’élevage de la race Aubrac et fait de la vente en directe de viande bio maturé. Parler d’autres choses, d’anecdotes, de la région…
  • Le cycliste randonneur rencontré à Volvic à la fin de notre parcours. Entre randonneurs, nous parlons forcément matériel, trucs et astuces[1], l’une des siennes s’est d’ailleurs révélée meilleure que la mienne, et je compte bien l’adopter lors de ma prochaine sortie en itinérance. Il a une tente assez similaire à la mienne, la même que celle du cycliste croisé lors de mon tour des 7 cascades et des 7 lacs dans le Jura.

Les difficultés

  • J’ai trouvé la portion Volvic – Laschamps particulièrement éprouvante, d’autant plus que je n’étais pas en grande forme physique.
  • Pour celles et ceux qui préfèrent éviter le bivouac, il faut noter qu’il n’y a pas d’hébergement entre Volvic et Laschamps, ce qui ne nous a pas posé de problème.
  • Le manque d’eau potable sur cette section est un vrai défi : mis à part des points d’eau juste après le départ de Volvic, quand nos réserves sont encore pleines, il n’y a rien jusqu’au sommet du Puy de Dôme, où des toilettes publiques sont disponibles (mais que nous n’avons pas utilisées), puis plus rien jusqu’à Laschamps. Même avec des gourdes filtrantes, en période de canicule, cette étape reste compliquée.

Les principales difficultés de cette randonnée se concentrent donc sur ce tronçon mais rien de dramatique.

Petite Vidéo

Conclusion

J’ai de nouveau adoré randonner en duo.
Ce Tour de la Chaîne des Puys d’Auvergne, avec ses paysages majestueux et ses défis physiques, fut une belle aventure. Chaque étape, qu’elle soit marquée par la chaleur écrasante ou la fraîcheur du Cheire de Côme, nous a offert son lot de découvertes et de rencontres enrichissantes. La diversité des terrains, les rencontres humaines authentiques et la beauté des lieux ont fait de cette randonnée un voyage à la fois physique » et gratifiant. Une expérience où nature, partage et dépassement de soi se mêlent pour créer des souvenirs impérissables.

Commentez :

N’hésitez pas à partager vos impressions ou à poser vos questions sur ce récit ! Votre expérience personnelle, vos astuces ou même vos doutes concernant ce magnifique Tour de la Chaîne des Puys d’Auvergne sont les bienvenus. Que vous soyez un passionné de randonnée ou en quête d’inspiration pour votre prochaine aventure, vos commentaires enrichiront la discussion !

Le billet « Rando – Le tour des volcans d’Auvergne GR441 » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

PS : La photo du logo, en haut à gauche, je l’ai prise depuis une affiche, il s’agit certainnement d’une vue prise depuis une montgolfière ou un drome.

Note(s)

  1. ^ Je compte faire un article sur tous mes trucs et astuces, dans un ou deux mois.

Rando – A-t-on le droit de faire du feu en randonnée

Lors de bivouacs a-t-on le droit en France de faire du feu ?

La réglementation concernant les feux de camp lors de bivouacs en France varie en fonction des régions et des périodes de l’année.

Avant d’aborder les aspects législatifs, je vais d’abord partager mon avis sur le sujet, expliquer ce qu’est un feu, les risques qu’il présente, et fournir quelques exemples.

Dans le billet précédent « Rando – Peut-on faire feu de tout bois ?« , j’ai abordé les risques d’intoxication et les risques d’incendie dus à la production variable d’escarbilles et de flammèches par différents végétaux. Les risques ne se limitent pas à ces facteurs !

Mon avis sur le sujet

Depuis que j’ai repris la randonnée, je n’ai jamais fait de feu. Quand j’étais plus jeune et que je randonnais fréquemment, il était très rare que je fasse un feu. La dernière fois, c’était un mois d’avril très humide dans les Pyrénées, uniquement pour sécher mon linge.

Je déconseille de faire du feu. Utilisez plutôt un réchaud à gaz ou à alcool, qui est généralement suffisant pour cuisiner. Dans les zones à haut risque d’incendie, il vaut mieux manger des repas froids et s’abstenir de fumer sa clope.

Pour bien connaître les risque il faut savoir ce qu’est un feu !

Le triangle et le tétraèdre du feu
Pour bien comprendre les risques, il est utile de revoir le classicque triangle du feu, qui nécessite trois éléments pour qu’un feu se déclare : le combustible, le comburant et la chaleur. Le tétraèdre du feu ajoute un quatrième élément : la réaction chimique en chaîne. Lorsque vous faites un feu, vous initiez une réaction en chaîne en allumant de l’amadou, puis en ajoutant des brindilles, des petites branches et enfin des bûches.

Le triangle du feu nous aprend que tout combustible s’auto-enflamme à une certaine température (chaleur), à condition qu’il y ait un comburant (comme l’oxygène).
Par exemple, une rondelle de chêne de 10 cm de diamètre et 2 cm d’épaisseur ne s’allumera pas avec un simple briquet, mais placée dans un micro-ondes à pleine puissance, elle s’auto-enflammera et détruire votre micro-onde par la même occasion.

Cela explique combien il est importantde comprendre les conditions dans lesquelles un feu peut se déclencher.

En passant par une pinède ou une garrigue en pleine chaleur, vous êtes entouré de parfums provenant des essences évaporées des végétaux. La vaporisation maximale de ces essences se produit entre 30 °C et 40 °C, et elles peuvent s’auto-enflammer à des températures comprises entre 200 °C et 350 °C. Pour référence, la flamme d’un briquet atteint environ 2 000 °C et le bout incandescent d’une cigarette environ 800 °C.

On comprend mieux pourquoi les feux sont interdits ainsi que fumer une cigarette sont des risques dans certaines zones à haut risque d’incendie.

Triangle du feu, juil. 2024
Triangle du feu

– Sima, moi, j’ai été scout, j’ai fait l’armée et je sais faire un feu…
– Je n’en doute pas, mais laisse-moi te raconter une anecdote.

Un jour, au travail, un jardinier très professionnel et extrêmement précautionneux brûlait des branchages. Aujourd’hui, c’est interdit ; on les passe au broyeur puis au compost. La seule chose à proximité était une haie de bambous à environ 5 mètres de distance. Malgré toutes ses précautions, peut-être à cause d’une flammèche, la haie a pris feu. Incapable de l’éteindre seul, il a couru prévenir les agents de sécurité situés à environ 200 mètres. Pendant qu’un agent alertait les pompiers, les autres ont utilisé des tuyaux d’arrosage pour essayer de contenir l’incendie. Mais ce n’était pas suffisant, et seuls les pompiers, arrivés rapidement, ont pu maîtriser le feu. Environ 10 mètres de haie ont brûlé malgré une intervention rapide.

Cela illustre bien qu’en pleine nature, loin des secours, même avec toutes les précautions, si un début d’incendie se déclare, ce n’est pas avec ta gourde que tu pourras l’éteindre. La situation peut vite devenir catastrophique.

Législation sur les Feux en Plein Air en France

Je tiens à préciser que les informations ci-dessous sont vérifiées à la date de rédaction, soit quelques semaines avant la publication. Les lois, décrets et autres réglementations peuvent évoluer rapidement, et ce qui suit pourrait devenir obsolète. Il s’agit d’un instantané visant à vous aider dans vos recherches et vérifications.

Réglementation Générale

Nouveau Code forestier 01/07/2024 mis en vigueur le 28/07/2024.
TITRE III : DÉFENSE ET LUTTE CONTRE LES INCENDIES DE FORÊT (Articles L131-1 à L136-1)

https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000025244092/LEGISCTA000025245861/#LEGISCTA000025248666
Article L131-1
Il est défendu à toute personne autre que le propriétaire de terrains, boisés ou non, ou autre que les occupants de ces terrains du chef de leur propriétaire, de porter ou d’allumer du feu sur ces terrains et jusqu’à une distance de 200 mètres des bois et forêts ainsi que des terrains assimilés soumis aux dispositions de l’article L. 131-4.
Article L131-1-1
Il est interdit de fumer dans les bois et forêts et jusqu’à une distance de 200 mètres de ceux-ci pendant la
période à risque d’incendie définie par arrêté du représentant de l’État dans le département.
[…]

Arrêtés préfectoraux : Les préfets peuvent prendre des arrêtés spécifiques pour interdire les feux en plein air en fonction des conditions locales. Ces arrêtés sont souvent publiés sur les sites web des préfectures ou des mairies.

Réglementation des parcs naturels : Les parcs naturels régionaux et nationaux peuvent avoir des règlements spécifiques concernant l’usage du feu. Les informations sont disponibles sur les sites web des parcs.
https://www.parcs-naturels-regionaux.fr/les-parcs/decouvrir-les-58-parcs

Office National des Forêts (ONF) : L’ONF fournit des conseils et des informations sur les risques d’incendie et les mesures de prévention.
https://www.onf.fr/vivre-la-foret/raconte-moi-la-foret/comprendre-la-foret/foret-et-incendies/+/1650::feux-de-foret-lonf-met-en-garde-contre-un-risque-accru-partout-en-france.html

Renseignez-vous également auprès des municipalités.

En respectant ces règles, vous contribuez à la protection de l’environnement et à la prévention des incendies en France.

Conclusion

Faire un feu lors de randonnées ou bivouacs en France est strictement encadré par la législation pour prévenir les risques d’incendie. Il est crucial de comprendre et de respecter les règles en vigueur, de bien connaître les risques liés au feu, et de privilégier des alternatives sûres comme les réchauds à gaz ou à alcool voire manger froid dans les lieux à grand risque d’incendie. La vigilance est essentielle pour la protection de l’environnement et de la sécurité de tous.

Votre avis et vos expériences sur ce sujet ? Quelles précautions prenez-vous pour minimiser les risques d’incendie ? Partagez vos commentaires et vos idées ci-dessous !

Le billet « Rando – A-t-on le droit de faire du feu en randonnée en France » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Image logo : Image by Gerd Altmann from Pixabay
Image triangle : Source wikimedia.org – CC BY-SA 3.0

Rando – Peut-on faire feu de tout bois ?

Peut-on faire feu de tout bois ?

L’expression signifie : Employer tous les moyens pour parvenir à quelque chose.

Ici, nous allons la prendre au pied de la lettre, c’est-à-dire : peut-on fabriquer un feu avec n’importe quelle plante ?

Avant tout sachez qu’en France, la législation concernant le droit de faire un feu dans la nature est assez stricte en raison des risques d’incendie et de protection de l’environnement. Ce sera le sujet d’un autre billet.

Bien entendu, pour vos barbecues, poêlés et autres feux évitez de le faire du bois de palette ou de cagettes qui contiennent insecticides, fongicides et tout un tas de produits chimiques.

Pour faire écho à l’article précédent « Plantes Dangereuses à Éviter : Guide pour les Randonneurs et Promeneurs« , il est important de noter qu’il existe plusieurs plantes dangereuses qu’il ne faut pas brûler en raison des substances toxiques qu’elles contiennent. Ces substances peuvent se volatiliser dans l’air lors de la combustion, représentant un risque pour la santé.

Voici quelques exemples de plantes à ne pas brûler :

L’If (Taxus baccata)
Raison : La combustion de l’if libère des toxines (taxines) potentiellement mortelles. Inhaler la fumée ou entrer en contact avec les cendres peut causer des troubles respiratoires et cardiaques.

L’Oleander (Nerium oleander) ou Laurier-rose
Raison : La combustion du laurier-rose libère des toxines puissantes (oléandrine et nérine). La fumée inhalée peut provoquer des symptômes graves tels que des troubles cardiaques, des nausées et des vomissements.

Le Rhododendron (Rhododendron et spp.)
Raison : Contient des grayanotoxines. Brûler le rhododendron libère des toxines dans l’air, provoquant des troubles respiratoires et des irritations.

Le Poison Oak (Toxicodendron diversilobum) et le Poison Sumac (Toxicodendron vernix)
Raison : Ces plantes contiennent de l’urushiol, une résine toxique. La combustion libère l’urushiol dans l’air, provoquant des réactions allergiques sévères, des irritations des voies respiratoires et des troubles respiratoires.

Le Ricin (Ricinus communis)
Raison : Contient de la ricine, une toxine très puissante. La combustion peut libérer cette toxine dans l’air, provoquant des symptômes graves voire mortels en cas d’inhalation.
Il est essentiel de manipuler ces plantes avec précaution et de les éliminer selon des méthodes appropriées, souvent par des services spécialisés, pour éviter tout risque pour la santé. Brûler des plantes toxiques peut transformer des composés dangereux en gaz volatils qui, lorsqu’ils sont inhalés, peuvent causer des blessures graves ou des maladies.

Le Sumac vénéneux ou Poison Ivy (Toxicodendron radicans), le Poison Oak (Toxicodendron diversilobum) et le Poison Sumac (Toxicodendron vernix)
Raison : Ces plantes contiennent de l’urushiol, une résine toxique. La combustion libère l’urushiol dans l’air, provoquant des réactions allergiques sévères, des irritations des voies respiratoires et des troubles respiratoires.
Effets :

  • Dermatite de contact : Le contact avec l’urushiol peut provoquer une éruption cutanée qui démange, des rougeurs, des cloques, et un gonflement. La réaction peut apparaître entre 12 à 72 heures après le contact.
  • Réactions respiratoires : Inhaler de la fumée de sumac vénéneux brûlé peut causer des irritations sévères des voies respiratoires, entraînant des difficultés respiratoires, une toux, et un gonflement de la gorge.
  • Irritation des yeux : Si l’urushiol entre en contact avec les yeux, cela peut causer des douleurs, des rougeurs et des gonflements.

Précautions :

  • Identification : Apprenez à identifier le sumac vénéneux pour éviter tout contact accidentel. Il a généralement des feuilles en groupes de trois, avec des bords lisses ou légèrement dentelés.
  • Éviter le contact : Portez des vêtements longs, des gants, et des chaussures fermées lorsque vous êtes dans des zones où le sumac vénéneux peut pousser.
  • Nettoyage immédiat : Si vous entrez en contact avec la plante, lavez immédiatement la zone affectée avec de l’eau savonneuse pour éliminer l’urushiol. Le lavage doit être fait dans les 10 à 15 minutes pour être efficace.
  • Nettoyage des objets : Les outils, vêtements, et autres objets qui ont touché la plante doivent être nettoyés soigneusement pour éviter une contamination secondaire.
  • Ne pas brûler : Ne brûlez jamais le sumac vénéneux. Les fumées dégagées peuvent contenir de l’urushiol volatilisé, qui est dangereux à inhaler.
  • Traitement des éruptions : Si vous développez une éruption cutanée, utilisez des crèmes apaisantes, des antihistaminiques, et des bains à l’avoine pour réduire les démangeaisons. Consultez un médecin si les symptômes sont sévères ou persistent.

Le danger ne vient pas que du côté toxique des feux

Au-delà du risque toxique, il existe d’autres dangers. Certains bois produisent plus d’escarbilles ou de flammèches (généralement les conifères) que d’autres, ce qui peut provoquer des débuts d’incendie ou, à tout le moins, endommager vos vêtements ou votre tente. Les tentes et les vêtements de randonnée sont souvent fabriqués dans des textiles très sensibles au feu.

En conclusion sur les feux.

Il est donc crucial de connaître la législation des lieu et les caractéristiques des plantes que l’on utilise pour faire un feu.

En règle générale, il est conseillé d’éviter de brûler des plantes toxiques, des résineux qui produisent beaucoup de fumée et de créosote, et des bois traités chimiquement. Privilégiez plutôt les bois durs comme le chêne, le hêtre, et le frêne, qui brûlent lentement et produisent une chaleur constante sans émettre de substances nocives.
Ainsi, bien que l’expression « faire feu de tout bois » évoque l’idée d’utiliser tous les moyens à sa disposition, en pratique, il est important de faire preuve de discernement et de prudence dans le choix des matériaux que l’on brûle pour préserver sa santé et celle de son entourage.

Cet article vous a plu ? Donnez-nous votre avis et vos conseils sur le sujet en commentaire !

Le billet « Rando – Peut-on faire feu de tout bois ? » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Rando – Plantes à éviter

Plantes Dangereuses à Éviter : Guide pour les Randonneurs et Promeneurs

Lorsque l’on est randonneur ou simple promeneur, on aime la nature et ses plantes. Pourtant, certaines plantes peuvent représenter un danger et doivent être évitées, non seulement pour la sécurité des individus mais aussi, lorsqu’elle est invasive, pour la préservation des écosystèmes locaux. Il ne faut pas toucher, consommer, ou manipuler certaines d’entre elles, et certaines espèces invasives doivent même être signalées aux autorités locales pour leur destruction.

Voici une liste de ces plantes dangereuses dont certaines invasives que l’on trouve en France, avec leurs effets potentiels. Vous trouverez également des liens vers Wikipédia pour plus d’informations détaillées.

Liste des plantes dangereuses.

La Belladone (Atropa belladonna)
Effets : Contient de l’atropine, une substance très toxique qui peut provoquer des hallucinations, des convulsions et être mortelle en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas consommer les baies ou les feuilles.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Belladone

La Grande Cigüe (Conium maculatum)
Effets : Contient des alcaloïdes toxiques qui peuvent provoquer des paralysies et être fatals en cas d’ingestion. Des cas de phytophotodermatoses ont été répertoriés : après un contact cutané avec les feuilles ou le suc de la plante suivi d’une exposition au soleil, des lésions cutanées d’intensité variable apparaissent.
Précautions : Ne pas ingérer. Éviter tout contact avec la peau.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_Cigu%C3%AB

Petite ciguë (Aethusa cynapium)
Effets : Contient des alcaloïdes toxiques dont la conine qui peuvent provoquer des paralysies et être fatals en cas d’ingestion. Des cas de phytophotodermatoses ont été répertoriés : après un contact cutané avec les feuilles ou le suc de la plante suivi d’une exposition au soleil, des lésions cutanées d’intensité variable apparaissent.
Précautions : Ne pas ingérer. Éviter tout contact avec la peau.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Petite_cigu%C3%AB

La Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum)
Effets : Sève phototoxique causant des brûlures cutanées très graves au contact de la peau exposée à la lumière.
Précautions : Éviter tout contact avec la plante. Porter des vêtements couvrants et des gants. En cas de contact, laver immédiatement la peau et éviter l’exposition au soleil.
Plante invasive, signaler sa présence aux autorités locales.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Berce_du_Caucase

Le Datura (Datura stramonium)
Effets : Contient des alcaloïdes toxiques pouvant causer des hallucinations, une confusion mentale et être mortels en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer. Éviter de toucher les fleurs et les graines. lors de la manipulation.
Plante invasive, signaler sa présence aux autorités locales.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Datura_stramonium

Le Laurier-rose (Nerium oleander)
Effets : Contient des glycosides cardiaques qui peuvent provoquer des troubles cardiaques graves, des nausées, des vomissements et être mortels en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer. Porter des gants lors de la taille ou de la manipulation.
Pourtour méditerranéen
https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurier-rose

Le Muguet (Convallaria majalis)
Effets : Contient des glycosides cardiaques qui peuvent causer des troubles cardiaques, des vomissements, des diarrhées et être fatals en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer. Éviter de laisser les enfants jouer avec les fleurs.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Muguet_de_mai

Le Ricin (Ricinus communis)
Effets : Les graines contiennent de la ricine, une toxine très puissante qui peut causer des nausées, des vomissements, des diarrhées sévères et être mortelle en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer les graines. Éviter de manipuler la plante sans précaution.
Plante exotique, non considérée comme invasive, se trouve sur pourtour méditerranéen
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ricin_commun

La Digitale pourprée (Digitalis purpurea)
Effets : Contient des glycosides cardiaques qui peuvent provoquer des troubles cardiaques graves, des nausées, des vomissements et être mortels en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer. Porter des gants lors de la manipulation.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Digitalis_purpurea

L’Aconit napel (Aconitum napellus)
Effets : Contient de l’aconitine, une neurotoxine puissante qui peut causer des paralysies, des troubles cardiaques et être fatale en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer. Porter des gants et se laver les mains après manipulation.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Aconitum_napellus

L’If (Taxus baccata)
Effets : Contient des alcaloïdes toxiques (taxines) qui peuvent provoquer des troubles cardiaques graves et être mortels en cas d’ingestion.
Précautions : Toutes les parties de l’arbre, sauf l’arille rouge entourant la graine sont toxiques. Ne pas ingérer.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/If_commun

L’Ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia)
Effets : Le pollen est très allergisant et peut provoquer des allergies sévères et de l’asthme.
Précautions : Éviter les zones infestées durant la période de pollinisation. Porter un masque si nécessaire.
Plante invasive, signaler sa présence aux autorités locales.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ambrosia_artemisiifolia

L’Herbe de la Pampa (Cortaderia selloana)
Effets : Les feuilles sont coupantes et peuvent causer des coupures profondes.
Précautions : Ne pas toucher les feuilles. Porter des vêtements de protection en cas de nécessité de manipulation.
Plante invasive, signaler sa présence aux autorités locales.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbe_de_la_pampa

L’Ailante glanduleux (Ailanthus altissima)
Effets : Peut causer des réactions allergiques et des irritations cutanées.
Précautions : Éviter tout contact en cas l’allergie.
Plante invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ailanthus_altissima

Le Raisin d’Amérique (Phytolacca americana)
Effets : Les baies, feuilles et les racines sont toxiques et peuvent causer des troubles gastro-intestinaux en cas d’ingestion.
Plante invasive, signaler sa présence aux autorités locales.
Précautions : Ne pas ingérer.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Phytolacca_americana

Sumac Grimpant (Toxicodendron radicans)
Bien que rare en France, on peut tout de même croiser le sumac vénéneux. Cette plante est extrêmement dangereuse et doit être évitée à tout prix, tout comme la berce du Caucase.
Le sumac vénéneux, ou Toxicodendron radicans, est une plante qui peut provoquer des réactions allergiques sévères en raison de la présence d’urushiol, une huile toxique.
Effets :

  • Dermatite de contact : Le contact avec l’urushiol peut provoquer une éruption cutanée qui démange, des rougeurs, des cloques, et un gonflement. La réaction peut apparaître entre 12 à 72 heures après le contact.
  • Réactions respiratoires : Inhaler de la fumée de sumac vénéneux brûlé peut causer des irritations sévères des voies respiratoires, entraînant des difficultés respiratoires, une toux, et un gonflement de la gorge.
  • Irritation des yeux : Si l’urushiol entre en contact avec les yeux, cela peut causer des douleurs, des rougeurs et des gonflements.

Précautions :

  • Identification : Apprenez à identifier le sumac vénéneux pour éviter tout contact accidentel. Il a généralement des feuilles en groupes de trois, avec des bords lisses ou légèrement dentelés.
  • Éviter le contact : Portez des vêtements longs, des gants, et des chaussures fermées lorsque vous êtes dans des zones où le sumac vénéneux peut pousser.
  • Nettoyage immédiat : Si vous entrez en contact avec la plante, lavez immédiatement la zone affectée avec de l’eau savonneuse pour éliminer l’urushiol. Le lavage doit être fait dans les 10 à 15 minutes pour être efficace.
  • Nettoyage des objets : Les outils, vêtements, et autres objets qui ont touché la plante doivent être nettoyés soigneusement pour éviter une contamination secondaire.
  • Ne pas brûler : Ne brûlez jamais le sumac vénéneux. Les fumées dégagées peuvent contenir de l’urushiol volatilisé, qui est dangereux à inhaler.
  • Traitement des éruptions : Si vous développez une éruption cutanée, utilisez des crèmes apaisantes, des antihistaminiques, et des bains à l’avoine pour réduire les démangeaisons. Consultez un médecin si les symptômes sont sévères ou persistent.

Plante éxotique, signaler sa présence aux autorités locales et à l’INPN.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sumac_grimpant
Répartition : https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/126914/tab/carte

Sureau noir (Sambucus nigra)
On utilise les fruits et fleurs du sureau noir pour confectionner des confiture, vins, vinaigre limonades et autres, je vais donc apporter un attention particulière à cette plante.
Les fruits et les fleurs du sureau noir sont comestibles après cuisson. Le reste de la plante est toxique.
Il existe plusieurs espèces, sous-espèces et variétés de sureaux dont certaines très toxiques.
Effets :
Baies Non Cuites : Les baies de sureau noir (Sambucus nigra) contiennent de petites quantités de cyanure, qui peuvent être toxiques si elles sont consommées crues en grande quantité.
Les symptômes d’intoxication peuvent inclure des nausées, des vomissements, des diarrhées et des douleurs abdominales.
Feuilles, Écorce, et Racines : Ces parties de la plante contiennent des glycosides cyanogènes, qui libèrent du cyanure lorsqu’elles sont ingérées.
La consommation de ces parties peut entraîner des symptômes graves comme des vertiges, des maux de tête, des palpitations cardiaques, des difficultés respiratoires, et dans des cas extrêmes, la mort.
Précautions : Sachez identifier le sureau noir parmi les autres. Ne pas consommer les fleurs et fruits Non Cuites. Ne pas consommer les feuilles, l’écorce et les racines.

Fleurs et Baies Cuites du sureau noir : Les fleurs et les baies cuites sont généralement sans danger et sont couramment utilisées dans des recettes telles que les confitures, les sirops et les infusions.
La cuisson détruit les glycosides cyanogènes, rendant ces parties de la plante sûres à consommer.
Plante indigène.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sambucus_nigra
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sureau

Voici la fin de cette liste qui n’est pas exhaustive.

  • Intéressez-vous aux plantes que vous croisez.
  • On ne touche pas, on ne mange pas tant que l’on a pas la certitude que c’est sans danger.
  • Dans le doute, on s’abstient.

Si vous vous intéressez à la flore l’article « Littérature – Identifier la flore«  peut également vous intéresser.

Conclusion

En tant que randonneur ou promeneur, il est important de rester vigilant face aux plantes que vous rencontrez dans la nature. Certaines peuvent être dangereuses et doivent être évitées pour votre sécurité et pour protéger les écosystèmes locaux. Ne touchez, ne consommez, et ne manipulez aucune plante à moins d’être certain qu’elle est sans danger. En cas de doute, il vaut mieux s’abstenir. Rappelez-vous que certaines de ces plantes, bien qu’utilisées en pharmacopée, ou l’on été, ou en cours d’étude pour leur potentiel phytopharmacologique, sont avérées toxiques. Ne vous improvisez pas pharmacien.
De nombreuses plantes sont également protégées ; profitez de la beauté de la nature sans perturber les écosystèmes que vous traversez.

J’espère que ce guide vous a été utile. Avez-vous déjà rencontré des plantes dangereuses lors de vos promenades ou randonnées ? Partagez vos expériences et vos conseils dans les commentaires ci-dessous !

Le billet « Rando – Plantes à éviter » est apparue en premier sur le blog de Sima78.

Rando – Chevreuse – demi-journée

Randonnée en Ile de France à la demi-journée – Chevreuse dans les Yvelines (78)

Parfois nous n’avons pas le temps de faire de l’itinérance reste l’option de la randonnée à la demi-journée, voire à la journée, prenez le temps qu’il faut.

Arriver à Chevreuse par les transports en commun depuis Paris :
1 → Prendre le Transilien N jusqu’à « La Verrière » puis le bus 3917 jusqu’à Chevreuse.
2 → Prendre le RER B jusqu’à Saint-Rémy-Lès-Chevreuse puis le bus 3917 jusqu’à Chevreuse.
Ps : Le bus 3917 fait des allées et retours St-Rémy-lès-Chevreuse – La Verrière.
Dans les deux cas descendez à Mairie de Chevreuse

Si vous venez en voiture il y a plusieurs parkings gratuits dans la ville, ma randonnée part du « Parking des Petits Ponts« , nous y sommes allés en covoiturage.

Boucle de Chevreuse, demi-journée ou à la journée,

c’est selon vos souhaits si vous souhaitez flâner… Il y a de quoi flâner.

Plan rando de Chevreuse, juil. 2024
Plan rando de Chevreuse

Distance : 11,7 km
D+ : 254 m
Niveau : Facile
Trace GPX

Depuis le parking il n’y a qu’à suivre la trace. Si vous arrivez en transport en commun, depuis la Mairie suivez la fin de la trace jusqu’à l’Yvette, la longer pour récupérer la trace à ces début lorsque qu’elle vous oriente vers le Nord, le parking n’a pas d’intérêt.

Le long de l’Yvette vous pouvez y errer quitte à rebrousser chemins, de nombreux petits pont, anciens lavoirs, accès, et anciennes tanneries.
Images ponts

Pont sur l'Yvette à chevreuse, juil. 2024
Pont sur l’Yvette à chevreuse

En remontant vers le nord vous allez vite arriver à l’église paroissiale Saint-Martin, certaines parties datent du XI e d’autres du XVI et XVIIe, le clocher du XIXe, l’entrée est de style gothique. Face à la façade sud de l’église se trouve l’Office du Tourisme, bon à savoir.
Ensuite la trace rejoint « Le Chemin de Jean Racine » : il retrace l’itinéraire qu’empruntait le célèbre dramaturge Jean Racine (1639-1699) lors de ses séjours à Chevreuse visite assez souvent à ses amis et parents de Port-Royal-des-Champs, sa sœur et sa tante sont religieuses à l’abbaye de Port-Royal des Champs. À lire : Le Chemin de Jean Racine sur Yvelines .org

Borne du Chemin de Jean Racine, juil. 2024
Borne du Chemin de Jean Racine

Juste avant d’arriver à St-Lambert on quitte le Chemin de Racine par un petit escalier en direction Est Sud-Est, une marche entre forêts et plaine où le retour se fait en traversant Milon-la-Chapelle.

Escalier montant dans la forêt de Chevreuse, juil. 2024
Escalier montant dans la forêt de Chevreuse
Traversée du village de Milon-la-Chapelle, juil. 2024
Traversée du village de Milon-la-Chapelle

Le retour à Chevreuse se fait par les Hauts de Chevreuse, puis Hautvilliers et l’on arrive par le Château de la Madeleine qui domine la Ville de Chevreuse et sa vallée, construit au XIe siècle et fortifié au XIIe.

Château de la Madeleine à Chevreuse, juil. 2024
Château de la Madeleine à Chevreuse
Panorama depuis le château de la Madeleine, juil. 2024
Panorama depuis le château de la Madeleine

Et l’on redescend sur la ville de Chevreuse où il y fait bon s’y perdre. Si vous êtes arrivé par les transports la boucle s’arrête à la Mairie, sinon rejoignez le parking en longeant l’Yvette.

Sentier dans le haut de ville de Chevreuse, juil. 2024
Sentier dans le haut de ville de Chevreuse
Passage avec escalier dans la ville de Chevreuse, juil. 2024
Passage avec escalier dans la ville de Chevreuse

Dans la ville de Chevreuse vous y trouverez tous les commerces, épiceries, boulangerie, bars, restaurants, etc.

l'Yvette et ses petits ponts à Chevreuse, juil. 2024
l’Yvette et ses petits ponts à Chevreuse
Vue du Château de la Madeleine depuis le parking, juil. 2024
Vue du Château de la Madeleine depuis le parking

Petite vidéo pour conclure

Que pensez-vous de cette randonnée à Chevreuse ? Partagez vos impressions et vos conseils en commentaires !

Le billet « Rando – Chevreuse – demi-journée » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Un septuagénaire engagé part en randonnée pour sensibiliser à des causes majeures

Hubert Constancias, juil. 2024
Portrait de Hubert Constancias

Un projet audacieux initié par Hubert Constancias

À 70 ans, Hubert Constancias, un homme passionné et engagé, a entrepris une randonnée traversant trois pays européens pour sensibiliser à des questions cruciales : la migration et le changement climatique. Son périple a commencé le 9 juillet à Saint-Victor-Montvianeix, en France, avec pour objectif de rejoindre La Haye aux Pays-Bas après environ 800 kilomètres de marche.

La Marche des Lumières

C’est le nom qu’il a choisi pour cette marche !

Une aventure inspirée par des convictions profondes

Hubert Constancias a conçu ce projet pour éveiller les consciences. Il a soigneusement choisi un itinéraire symbolique, traversant des régions historiques et diversifiées, pour maximiser l’impact de son message.

Sensibiliser à des enjeux contemporains

La crise migratoire : Les drames humains de la crise migratoire en partageant des faits et des données alarmantes. Il milite pour une politique d’accueil et d’intégration respectueuse, soulignant l’interconnexion entre les migrations et d’autres problématiques globales.
Le changement climatique : Conscient des impacts dévastateurs des perturbations climatiques, Constancias utilise son voyage pour appeler à l’action en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, du soutien aux initiatives écologiques et de la transition vers une énergie renouvelable.

Un impact collectif et des perspectives d’avenir

Hubert Constancias espère que sa « Marche des Lumières » mobilisera les gens autour de valeurs partagées et inspirera des actions citoyennes. Chaque rencontre et discours durant son voyage vise à renforcer la prise de conscience collective.

Un exemple de changement possible

Hubert Constancias incarne la conviction qu’un individu peut faire une différence significative. Par sa randonnée, il rappelle que les petites actions cumulées peuvent conduire à des changements profonds et durables, que ce soit en matière de migration ou de climat. Son voyage invite chacun à réfléchir et à agir pour un avenir meilleur et plus équitable.

Suivre cette marche : « La Marche des lumières » de Hubert Constancias

Le parallèle

Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec « Le Droit du sol » de Étienne Davodeau. Dans cette bande dessinée, l’auteur raconte sa marche 800 km de Pech Merle à Bure, site controversé de stockage de déchets nucléaires. Davodeau y explore notre rapport à la nature, l’héritage culturel et l’engagement écologique, tout en réfléchissant sur les valeurs et choix qui façonnent nos vies. Ce récit mêle aventure personnelle et réflexion politique, nous invitant à réfléchir sur notre lien à la terre et nos responsabilités. ISBN : 9782754829212 – 06/10/2021.

La « Marche des Lumières » vous interpelle-t-elle ? Partagez vos pensées et idées dans les commentaires.

Hubert Constancias-002, juil. 2024
Images du site http://www.marche-des-lumieres.fr/

Le billet « Un septuagénaire engagé part en randonnée pour sensibiliser à des causes majeures » est apparu en premier sur le blog de sima78.