Littérature – Le démon de la colline aux loups de Dimitri Rouchon-Borie (2022).
EAN : 9782370553287
237 pages
Èditions Le Tripode
Et ça commence comme ça :
« Mon père disait ça se passe toujours comme ça à la Colline aux Loups et ça s’était passé comme ça pour lui et pour nous aussi. Maintenant je sais que ça s’est arrêté pour de bon. La Colline aux Loups c’est là que j’ai grandi et c’est ça que je vais vous raconter. Même si c’est pas une belle histoire c’est la mienne c’est comme ça.
(…) »
Et accrochez-vous, ça va être effroyable !
L’histoire d’un garçon qui ne connaît rien de la vie hors de la Colline aux loups, pas même son prénom. Il l’apprendra lorsqu’il sera scolarisé sous la pression des services sociaux, Duck. Il sera placé avec toute la fratrie en famille d’accueil pour les protéger des parents maltraitants et toxiques à l’extrême, séparé de ses frères et sœurs, ils sont arrachés de ce qu’il appelle « le nid ». Le nid n’est autre que l’obscurité de cave qui pue l’excrément c’est là où il a vécu avec ses frères et sœurs pourtant refuge d’une relative douceur…
Comment se construire lorsque l’on a déjà été détruit dès son plus jeune âge ? Il ne connaît que la violence en réponse à l’adversité et n’est pas pour autant démunie de sensibilité, sa sœur qu’il aime tant, le petit dernier, qu’il appelle « la boule » et qu’il aimait blottir contre son ventre pour se tenir chaud mutuellement lorsqu’ils étaient dans « le nid ». Il tombera aussi amoureux…
Mais sa vie est très loin d’être un long fleuve tranquille.
« La Colline aux Loups c’était déjà une prison bien pire que tout imaginez-vous sous l’eau depuis le jour de votre naissance à retenir votre respiration en attendant une bouffée d’air qui ne vient pas ma vie c’est ça. »
Duck écrit sa vie depuis la prison, tout, absolument tout, depuis son enfance. Il écrit avec les mots qu’il connaît, son vocabulaire, une ponctuation hasardeuse, son « parlement » comme il dit et qui donne une force et une vraisemblance au récit.
Un roman écrit au vitriol, âmes sensible vous abstenir ! Non, lisez-le quand même, vous aurez de l’empathie et comprendrez le Démon qui le hante.
Le smartphone, bien utile, remplace par une application chaque appareil, par exemple : vous aviez un GPS, maintenant vous utilisez une app smartphone, vous aviez un organiseur (agenda, contacts, tâches, etc.) papier, vous avez des applications pour cela et la liste est longue.
On parle aujourd’hui d’ordiphone car par ses fonctionnalités c’est devenu un véritable ordinateur.
Bah alors Sima, c’est génial le smartphone, pourquoi tu parles d’enfer ?
Parce que parfois la simplification nous enferme dans un enfer appauvrissant !
L’enclavement par l’ordiphone
Tout s’oriente pour nous y enfermer, le tout dématérialisé (vaccinations, billets de transport, banque, etc.). Lorsque vous allez dans un restaurant aujourd’hui (surtout en Espagne), il n’y a plus de carte mais un QrCode, si vous ne souhaitez pas le scanner, vous devrez réclamer la carte voire vous lever pour lire celle affichée à un endroit au mur (j’ai vécu ça en Espagne). L’achat en ligne est très compliqué si vous n’avez pas de smartphone (code de confirmation, etc.). Alors que l’on nous a obligé à avoir une banque (on ne peut pas être payé en espèces, et l’on ne peut payer en espèce que jusqu’à une certaine somme restreinte) l’on risque de se retrouver dans une situation où, in fine, on ne pourra plus vivre sans smartphone, une obligatoire par défaut !
Le tout smartphone et ses coactions mettent à mal la protection de nos données personnelles déjà bien malmenées.
La dématérialisation et le credo écologique ! On devra remplacer de plus en plus souvent notre smartphone et toutes les propagandes et les développements des applications vont dans ce sens… Finalement pas certain que ce soit plus écologique que le format papier dans certains domaines.
L’échange avec les proches
Soit, j’échange beaucoup avec mes proches via SMS (Silence), Signal et Telegram et c’est vrai que c’est très pratique mais combien de personnes n’écrivent plus une lettre manuscrite ? Pourtant quel plaisir de recevoir un courrier dans sa boite aux lettres qui ne soit pas une facture ou de la publicité !
Les infox appelées aussi « fake news » sont des informations fausses, fallacieuses. On incombe souvent les infox principalement aux réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Whatsapp et consort) et ce n’est pas faux mais le tout smartphone en corrobore la diffusion ! Le savez-vous? Sur tout le pourtour méditerranéen (Espagne, Maghreb, Italie, Grèce, etc.) les gens n’ont pas ou très rarement de PC, c’est déjà le tout smartphone.
Alors je pose la question : Qui lit dans ses conditions un article long de plusieurs pages ? Personne !
Moi sima je lis tout sur mon smartphone !
Oui, je sais, il y a toujours l’exception à la règle !
Perso, moi non, je ne lis pas des articles de plusieurs kilomètres sur mon smartphone et je pense que c’est le fait de la grande majorité. J’attends d’être devant mon pc.
Le vécu
Exemple vécu :
En Espagne dans un bar, j’ai un rendez-vous et suis très en avance, je rencontre des personnes que je connais et échangeons sur divers sujets d’actualité, ils ne suivent pas les actualités télévisées ni en ligne depuis un PC, leurs principales sources d’informations sont les groupes whatsapp et Facebook et ils me font part d’une information concernant une loi votée dernièrement, un truc hallucinant, énorme ! Personnellement je n’y crois pas mais n’ai aucun argument à opposer puisque je découvre cette annonce sur cette loi que je ne connais pas.
Ils partent et je reste seul un moment en attendant mon rendez-vous, là je m’interroge sur l’absurdité de cette loi qui aurait été porté par un certain parti politique.
Déjà :
Le parti politique en question, ces orientations, et même dans leurs divergences ne colle pas avec l’orientation de cette soi-disant loi.
Il s’agit d’un parti minoritaire, donc si la loi a réellement été adoptée c’est qu’elle a été approuvée par d’autres partis politiques.
je consulte mon smartphone trouve dans le site du gouvernement une loi votée, je lis en diagonal car c’est très long et cela ne semble pas aller dans le sens des affirmations entendues.
Plus tard arrivé à mon hébergement j’y repense. Je branche mon PC et reprends l’article vu sur mon smartphone, je constate qu’il date de 2016, je recherche une loi adoptée dernièrement et la trouve (adoptée septembre 2022). Je prends le temps de la lire (si je maîtrise assez bien l’Espagnol je dois aussi vérifier des mots et expressions juridiques que je découvre).
Rien ne dit quelle personne ou quel parti politique l’a proposé et la loi n’a rien d’hallucinant, même si elle pourrait être amendée, elle modifie légèrement celle de 2016 et promulgue tout le contraire des affirmations qui m’ont été raconté, le total opposé de ce qui m’a été dit !
On voit là un effet d’annonce de quelques lignes partagé sur un réseau social puis perçu sur un groupe d’un autre réseau puis dans un troisième… La multiplicité des partages valait pour eux pour vérité sans qu’aucun ne cherche à vérifier. Lire un texte de loi est déjà particulièrement chiant à lire sur un écran de pc, sur un écran de smartphone ça l’est encore plus, on se demande quand le scrolle se terminera pour arriver à la fin de l’article. Alors oui, il est bien plus facile de partager que de vérifier et le smartphone devient un propagateur rapide d’infox.
Le tout smartphone signifie avoir tout à porter d’une main en toute simplicité et rapidement disponible. Faire des recherches de vérifications pour trouver la source est plus fastidieux sur un smartphone que sur un PC où ça l’est déjà.
Là l’annonce était vraiment trop énorme pour qu’on puisse y croire, pourtant ils y croient (comme quoi, plus c’est gros, plus ça passe) et la vérification à la source facile puisqu’il s’agit d’une loi adoptée… Alors on voit comment une infox mieux construite, renvoyant sur un site pseudo-scientifique écrit par un expert auto-proclamer peut leurrer du monde.
Pour conclure
L’ordiphone est un excellent outil, attention de ne pas céder à la facilité. Lire de longs articles sur ce support demande beaucoup plus d’effort que sur un écran plus grand, je constate que peu de gens font cet effort. Ça peut très vite devenir un vecteur d’appauvrissement intellectuel de ne pas chercher à vérifier, à savoir, à comprendre par soi-même.
Comme chaque année, vient le temps du bilan et des résolutions.
J’aime ce regard dans le rétroviseur qui permet d’établir un constat sur ce que l’on a fait ou pas, c’est aussi une manière de pointer du doigt nos agissements au quotidien, notre rapport au numérique et son usage, nos bonnes et mauvaises habitudes. Ce que l’on devrait changer ou pas, améliorer ou pas.
Bref se poser pour faire son autocritique !
Le blog
Le blog est de plus en plus personnel, j’y parle beaucoup moins « informatique », « tuto », « logiciel libre », j’y partage un peu plus mes passions.
Toujours sous Dotclear, je n’ai toujours pas personnalisé mon template.
47 billets
J’avais pour objectif un billet par semaine, j’en ai manqué quelques-uns, généralement lorsque je suis en vacances ou lors des dernières fêtes de fin d’année ou je mets mon blog en pause. Même s’il a eu quelques semaines sans billet, je ne me mets pas la pression, ce doit rester un plaisir pour moi.
Moi qui souhaitais limiter le nombre de catégories, de nouvelles sont apparues : Jeux, Rando et Généa.
Je n’ai toujours pas d’outils d’analyse et si j’ai utilisé il y a de nombreuses années Piwik, je n’envisage mettre aujourd’hui Matomo où autres.
Nextcloud : surtout pour synchroniser mes contacts, mon agenda, mes notes sur Carnet, pouvoir travailler sur mes fichiers depuis différents PC, j’y ai aussi le pendent PhoneTrack pour que madame puisse me suivre lors de mes randonnées.
Peertube : essentiellement pour pouvoir mettre des vidéos sur mon blog (ex. échecs), partager certaines vidéos avec des proches. Je ne cherche donc pas à le faire connaître n’y avoir des abonnements car il a un intérêt que pour moi et mes proches.
Tiny Tiny RSS : Je ne pourrais pas me passer d’un agrégateur ! J’y suis de nombreux sites et blogueurs (oui, je fonctionne à l’ancienne, j’adore les blogs des autres). TTRSS est l’une de mes principales sources d’information sur diverses thématiques : Actualité, informatique, logiciel libre, littérature, musique et d’autres blogs très variés.
Geneweb : Je me suis remis à la généalogie et donc ré-installé geneweb.
Réseaux sociaux, groupes
Fediverse : Je suis toujours que sur Fediverse (Mastodon) depuis 2017. J’y fais de belles rencontres et y découvre aussi de nombreux blogs, livres et autres. Je ne suis pas très actif, quand je le suis c’est plutôt récréatif, pas dans le but de m’informer ou d’informer. Ça peut rapidement devenir chronophage si l’on se laisse aller.
Signal et Telegram : au-delà de mes contacts je suis sur différents groupes d’intérêts très variés. Les notifications des groupes trop bavards sont désactivées, il peut arriver que je réactive momentanément une notification si je suis moi-même en discussion ou si j’attends une réponse. J’y passe vraiment très peu de temps.
Mes PC
J’ai un fixe familial et plusieurs portables, tous sont sous Gnu/Linux. Je n’utilise toujours Windows et cela depuis environ une vingtaine d’années. Le fixe est sous Ubuntu, J’aime changer de distribution sur les portables.
Mon ordiphone
Toujours pas sous LineageOS, j’ai désinstallé toutes les applications Google via Adb, il me reste quelques applications du constructeur que je n’ai pas pu désinstaller mais qui sont désactivées, je dois le faire à chaque reboot. J’utilise les dépôts F-Droid
Les applications que j’utilise
Brave pour la navigation web (oui je sais, ils ne sont pas clairs concernant leur licence).
J’ai plusieurs adresses mails, par thématiques : la mienne (prénom et nom), celle de Sima78, une pour mes échanges politiques et revendicatives, et quelques autres poubelles (achats, obligation de valider par mail, etc.). Ha j’allais oublier, et celles fournies par mon FAI.
Sur les PC sous environnement Gnome j’utilise comme client Gnome-Evolution, pour les autres j’utilise Thunderbird.
J’échange beaucoup plus par mail sur diverses listes que par le biais des réseaux sociaux… Heu, réseau social, je suis que sur Fediverse.
Achats en ligne
J’ai très peu acheté en ligne en 2022 et mes rares achats (4) je les ai faits via la boutique en ligne proposant le produit et non via les centrales de ventes (Amazon et consort).
Contribution aux logiciels libres
Contribution physique : Oui, je donne de ma personne:)
Membre de l’association Root66.Net, je contribue à nombres d’événementiels, permanences, je suis membre du CA… Même s’il est vrai, que j’ai baissé le rythme en 2022 par manque de temps. J’ai donné des cours d’initiation aux lignes de commande début 2022 en visioconférence, que j’ai renouvelé en présentiel en octobre/novembre 2022 (à cette dernière, peu de participation, c’est sans doute plus compliqué de se déplacer après le job pour participer à un cours d’autant plus que nous n’avions pas vraiment le choix du jour et de l’horaire de la salle).
Contribution financière :
Par le biais de ma cotisation à Root66.net je contribue partiellement aux choix fait en assemblée générale (April, Framasoft, Dotclear, Yunohost, Galette, Grisbi, Wikipedia).
Ha ouais Sima, un peu facile… et à titre perso ?
En 2022, rien !
Salaud ! Traître ! T’es pas mieux que les grosses boites ou administrations qui utilisent du logiciel libre sans reverser le moindre denier…
Ho là, on se calme, je donne déjà de ma personne, pour le reste j’explique !
Je ne suis ni une administration ni une grosse boite, pas même une petite.
En 2022 je ne suis plus dans mon ex-job, c’est tout autre chose (que je ne souhaite pas étendre ici) et si je suis cent fois mieux dans ma tête, le côté pécuniaire, lui, a baissé. J’ai donc dû réajuster certaines choses au niveau privé.
Mes contributions financières personnelles se feront courant février, mars 2023. Je ne pourrais pas contribuer à toutes les applications que j’affectionne, je ferai donc une sélection et donnerai en fonction de mes moyens, faisant ainsi tourner d’une année sur l’autre mes dons pour que toutes les applications que j’affectionne reçoivent ma contribution au moins une fois tous les deux/trois ans.
Et pour le reste
Je ne vais pas m’étendre.
La catégorie « échecs » sera nourri de façon très aléatoire, en effet, j’envisageai rejoindre un club sauf que le plus proche de chez-moi, où je peux y aller à pied, c’est le vendredi soir à 20 h, alors non, le vendredi soir j’ai d’autres desseins plus festifs.
Les randonnées devraient reprendre vers mai ou juin, oui, j’utilise le substantif randonnée et non « trekking » ou « trek ». Oui, pour moi, si cela dure quelques heures ou une journée, il s’agit d’une balade, voire une balade avec pique-nique, plus d’une journée, c’est une randonnée. Pour moi le trekking est lié à la performance sportive, donc pourquoi utiliser un mot anglophone alors que le mot français existe ?
La généalogie ce sera plus dans la période hibernale, mais bon, ça n’accouchera pas forcément d’un billet.
Pour finir
Je vous souhaite une excellente année 2023 et tout le meilleur pour vous et vos proches et comme l’an passé je vous envoie le chiffre porte-bonheur à regarder dans un miroir, je m’étais appliqué pour le faire et reste valable tout au long de l’année !
Tuto – Convertir un fichier webm en gif avec ffmpeg
Petit tuto pense bête d’une ligne. J’avais besoin à tout prix d’un fichier gif depuis un fichier webm.
Attention, ce n’est pas forcément judicieux car là la conversion le fichier gif aura une moins bonne définition et va prendre du poids ; -)
Voilà un message d’erreur qui arrive lorsque l’utilisateur root n’a pas de Shell.
# cat /var/log/backup-rdiff
/bin/sh: 1: root: not found
/bin/sh: 1: root: not found
Comment y remédier ?
Plutôt que de refaire un tutoriel sur ce billet, je vais compléter un billet existant qui traite aussi bien de Rdiff-backup, les tâches Cron et MySqlDump.
Cette épine date depuis presque le tout début où j’ai commencé l’arbre généalogique de nos familles. Elle est profondément ancrée, j’y vais à la recherche de temps à autre, mais rien y fait, elle reste à sa place !
Alors oui, on ne sait rien ou presque, on trifouille, tripatouille dans l’espoir de la faire remonter peu à peu à la surface et l’extraire.
Ce que je sais et ne sais pas de cette épine.
Cette épine porte un nom : Bernardo Saiz Simarro
– Je sais qu’il est né avant 1912, pas de date ni de lieu précis.
– Pendant la révolution d’Espagne il fût arrêté avec l’un de ses frères comme rouges (ce frère est une seconde épine).
Ho sima, mais t’as plein d’épines aux pieds !
Un peu comme lorsque l’on marche sur un oursin, ça se plante et se casse profondément !
Si son petit frère a été directement incarcéré, lui est passé par un lourd procès où il risquait d’être fusillé (il y eut plusieurs fusillés et d’autres emprisonnés), il ne fût pas fusillé car personnes n’a pu clairement l’identifier.
Lors de son arrestation et des différents procès il apparaît sous différents noms, à son arrestation sous le nom Bernardo Saiz Simarra, lors du procès, parfois sous son vrai nom, d’autres sous le nom de Bernardo Saiz Navarro. Navarro étant le nom de famille de sa grand-mère paternelle. On suppose qu’il essaie comme il peut de brouiller les pistes.
Ces infos viennent des archives militaires qui sont ouvertes au public et de témoignage de sites militants retraçant l’histoire (CNT, UGT, etc.) dont la plupart ont disparues ces dernières décennies.
SAIZ SIMARRO, Bernardo. Il apparaît également sous le nom de SAIZ NAVARRO. Selon « Cause Générale », il conduisait la voiture avec laquelle une arrestation a été effectuée (non précisé) étant donc soupçonné de quatre meurtres (!). En décembre 1940, il est en prison. Cité dans le dossier du ministère de la Culture Victimes de la guerre civile et des représailles du régime franquiste (4 références).
Dans les Archives générales et historiques de la défense, vous pouvez consulter les procédures engagées devant les tribunaux militaires pendant le régime franquiste. Sur les quelques centaines de milliers d’affaires, au moins vingt d’entre elles ont été intentées contre des résidents de Quart. Vingt-sept de nos voisins ont été soumis à la « justice » militaire. Treize d’entre eux ont été condamnés à mort et exécutés, les autres ont été emprisonnés ou exilés.
Six de ces procédures ont eu lieu en 1939, dix en 1940, et une en 1941, 1944 et 1945. Probablement par erreur, il est indiqué qu’en 1938, le dossier numéro 616 a été ouvert contre Manuel Navarro Fortéa, qui apparaît dans la Causa General sous le numéro 15.377 de 1939. Pascual Fabían Bigorra est la personne qui cumule le plus grand nombre d’inculpations (trois), et l’inculpation numéro 2064 de 1939 est celle qui touche le plus grand nombre de personnes (douze).
Teófilo Bella Martínez (PCE) ; José Chaparro Espinós (Comité révolutionnaire) ; José Conesa Ortega ; Pascual Fabián Bigorra ; José Ferrer Ríos (quartier-maître) ; Onofre Ferriols Fita (Izquierda Republicana) ; José Giner Navarro (Comité révolutionnaire) ; José Juan Bravo (PCE) ; Sandalio López Giménez (CNT) ; Miguel Mir Puchades ; Antonio Monzó Fita (Comité révolutionnaire) ; Pascual Monzó Real (PSOE) ; Manuel Navarro Fortea (Comité révolutionnaire) ; Manuel Palacios López ; Ramón Pla Sanz (Comité révolutionnaire) ; Rafael Ponce Alcacer ; Bernardo Saiz Simarro ; José Sanmartín Sanmartín (JSU) ; Onofre Sanmartín Valldecabres (adjoint au maire) ; Angel Sanmartín Vento (CNT) ; Manuel Soler Gomez (UGT) ; Onofre Soler Juan (conseiller municipal) ; Francisco Soriano Martínez (Comité révolutionnaire) ; Ángel Torres Tolosa (PSOE) ; Salvador Vila Vilar (Maire) ; Miguel Zahonero Sánchez (PCE) et Aurelio Zamora Hernández (PSOE), ont été victimes de processus irréguliers, où l’assujettissement et l’anéantissement de l’adversaire politique vaincu pesaient beaucoup plus, dans la fausse balance, que le besoin de justice.
Quelques images d’archives.
Le dossier fait presque 300 pages. Si l’on a bien des dénonciations et des plaignants les procès sont exclusivement à charge, on n’a pas la version des inculpés.
Causa General
Image d’archive : Documentos correspondientes a Causa General del A.H.N. Subdirección General de los Archivos Estatales Ministerio de Cultura. España
Causa General
Image d’archive : Documentos correspondientes a Causa General del A.H.N. Subdirección General de los Archivos Estatales Ministerio de Cultura. España
Causa General
Image d’archive : Documentos correspondientes a Causa General del A.H.N. Subdirección General de los Archivos Estatales Ministerio de Cultura. España
Causa General
Image d’archive : Documentos correspondientes a Causa General del A.H.N. Subdirección General de los Archivos Estatales Ministerio de Cultura. España
Sa disparition remonte à plus tard !
Il s’agit d’un personnage hyper intelligent, d’une grande culture mais marginal !
Je sais qu’il se marie après la guerre et sa sortie de prison, qu’il aura deux enfants.
Ses compétences ! Il vit dans une ville où il y a une usine sidérurgique, un gros moteur (turbine, ne me demandez pas plus de précisions techniques je ne sais pas) tombe en panne… De fabrication allemande aucun ingénieur ne peut venir, sommes-nous avant 45 ou peut après ? Toujours est-il qu’ils vont le chercher chez-lui, lui qui n’est pas employé de l’usine, ça tombe bien, il a besoin de revenu et va donc réparer cette bobine mais ne sera pas employé pour autant.
J’ai obtenu plein de témoignage sur son intelligence, son ingéniosité mais aussi sur son côté marginal, voire bohème.
Il est donc marié, a deux enfants, un garçon et une fille (et aujourd’hui des petits enfants).
Il disparaît, part sans donner de nouvelles peu de temps après la naissance de son second enfant, sa fille.
Depuis silence radio total ! Quelques bruits piochés, il a travaillé dans une ville voisine comme réparateur de chaises, mais peu de temps… Dans des restaurants routiers de la région, des témoignages « l’ayant » reconnu comme chauffeur poids lourds (ce qui est possible), mais pas de nom d’entreprise. Bref, il a disparu des radars de la famille mais pas administrativement, donc un espoir ! Peut-être a-t-il fondé une autre famille ? D’autres enfants ?
Faire remonter l’épine dans l’espoir de l’extraire !
À l’instant où le billet est publié (il est programmé), je suis in-situ et je devrais (remarquez le conditionnel) rencontrer ses deux enfants. Espoir d’obtenir une date et lieu de naissance, voire un acte… Idem pour son mariage, des actes ou au moins dates et lieux de mariage, de naissance, de lui, ses enfants et petits-enfants…
Mais bon, si déjà la rencontre se fait et que je peux obtenir au moins un acte de naissance, je sens que l’épine généalogique remontera au niveau du derme !
Humeur car si je fais un coup du pub pour La Finca j’aurai dans ce billet un coup gueule envers les grandes enseignes commerciales.
Ce coup de pub est totalement gratuit, je n’ai rien à gagner et je paie mon café comme tout le monde.
Depuis mon enfance j’ai toujours connu La Finca qui se situe dans le passage des deux portes à Versailles. Lorsque l’on allait à Versailles pour sa piscine ou autres, on ne manquait pas de passer par ce passage qui sent bon le café torréfié et où se trouvait aussi d’autres boutiques de passionnés comme « Le petit train » une boutique dédiée aux trains électriques (disparu aujourd’hui).
La Finca existe depuis plus de 75 ans. Le maître des lieux faisait partie des enfants qui l’ont toujours connu. Lorsque les anciens propriétaires prirent leur retraite il eut l’excellente idée de reprendre cette torréfaction historique.
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La boutique n’est pas grande, lorsque vous y rentrez vous avez sur votre gauche la machine à torréfier, devants et derrière le long du mur d’énormes sacs en toile entre-ouverts de café en grains venus du monde entier en attente d’être torréfié. Sur votre droite le comptoir avec des paniers de divers café fraîchement torréfier, derrière le comptoir des boites de thés et tisanes varié.
Je n’y vais pas souvent, je ne suis pas un client régulier, mais j’aime y passer quand je dois me rendre à Versailles (comme pour aller chez le rémouleur place du marché) et j’y achète en général 3 paquets de 250 gr. Un, d’un café que je connais déjà, et deux autres suivant ses conseils pour la découverte. Il faut dire qu’il est d’excellent conseil et vous aurez la mouture adaptée à votre cafetière.
Ce n’est pas non-plus quelqu’un qui pousse à la vente, tel un commercial (si vous aimez ceci, vous devriez prendre de ceci, et de cela, et patati et patata…), non c’est avant tout un artisan qui reste à votre écoute alors n’hésitez à prendre les devants et lui demander conseil, il le fera avec plaisir.
L’on va chez le torréfacteur comme l’on va acheter un bon vin chez un viticulteur. Car ne nous mentons pas à nous-même les cafés de grande surface se valent et s’égalent par une sur-torréfaction pour cacher la qualité moindre du café. Et comme tout le monde, lorsque j’achète du café en grande surface le choix se fait au « moins-disant » (tiens ça me rappelle un billet d’Iceman). Sur quels critères ? Les moins chers, les soi-disant « commerce équitable », les bios, un compromis des trois ?
Toujours est-il que le café venant d’un bon torréfacteur à dose égale sera légèrement plus clair et avec des arômes olfactifs et gustatifs qui n’ont rien à voir avec ceux des grandes surfaces.
Mon coup de gueule.
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Il ne concerna pas « La Finca » !
Si l’un d’entre nous décidait de se lancer dans la torréfaction. Nous commençons par prendre conseil et peut-être nous former auprès d’un artisan torréfacteur qui certainement le ferait de bon coeur.
Pour ouvrir notre boutique nous allons prospecter, ailleurs qu’à Versailles par exemple, trouver une ville assez importante où il manque un artisan torréfacteur… Y en a-t-il à St-Germain ? À Mantes-la-Jolie ? À Rambouillet ? C’est ce qui paraît logique pour tout individu.
Les grosses enseignes ne raisonnent pas comme ça !
Elles doivent satisfaire les actionnaires, rentabiliser au plus rapide, pas le temps de se créer une clientèle sur la qualité… Elles misent sur le marketing, elles en ont les moyens, faire du beau, du moderne, faire en sorte d’être « In », et… Se mettre à quelques dizaines de mètres d’un torréfacteur artisan. Espérer détourner la clientèle et attirer les bobos en manques de paillettes aux yeux. Je nomme par exemple « TƎRRƎ DƎ CΔFẺ[1] » dans ces enseignes le café n’est pas torréfié sur place et ce n’est pas le gérant qui choisit et négocie les cafés pour vous.
Alors quand vous le pouvez, essayez d’éviter les grandes enseignes ! Allez boire un café dans un troquet où il y a une ambiance d’habitués est bien plus sympa que d’aller là où l’on vous sert un fond café dans un gobelet en carton où l’on veut vous faire croire que c’est sympa parce que l’on vous appelle par votre prénom pour aller chercher votre plateau… non pas que vous soyez connu, mais vous l’avez donné à la caisse. Vraiment les trucs de bobos.
J’aurai pu mettre ce billet dans la catégorie « Rando » puisque c’est lors de mes randonnées, ou dans la catégorie « Humeur » puisqu’il s’agit de choses qui m’ont perturbée.
Bah Sima, alors pourquoi dans cette catégorie ?
J’y réponds…
Sur le réseau Fediverse l’une des personnes que je suis et qui semble avoir eu une enfance similaire à la mienne, en contact avec la nature me dit : on a vécu un morceau de vie assez proche… En revanche si tu me dis que tu trouves encore des tritons, je fais ma valise et je reviens au bled !
Dans sa banlieue sud (si je ne me trompe pas) moi banlieue Ouest… Dans tous les cas il y avait des tritons ! Sont-ils toujours là ? Je vais régulièrement marcher dans cette forêt et je l’ai pris comme un défi, donc une aventure… Bon ok, pas à l’Indiana Jones, mais aventure quand même.
Les tritons.
Il y avait trois lieux (sites) où il avait des tritons, plein de tritons très diverses, des tritons crêtés (Triturus cristatus), des tritons ponctués (Lissotriton vulgaris) et le plus courant, celui que je préférais par son ventre orangé et sa queue très colorée, le triton alpestre (Ichthyosaura alpestris).
Petit Flash-Back
Enfant j’étais tellement fan de ces amphibiens que j’en avais ramené un bocal plein (femelles et mâles) que j’ai déversé dans la baignoire à moitié pleine.
Ma mère qui rentre du travail : Mais c’est quoi ça ? Comment on se lave ?
Moi : T’inquiète pas, c’est juste pour ce soir, demain un copain me donne un aquarium ils iront dedans.
Mon père qui oscille la tête de droite à gauche : Pourquoi tu ne les as pas laissés là où ils vivent ? Qu’est que tu comptes faire avec eux ?
Moi : Je vais faire un élevage et quand il y aura des petits je les relâcherai dans des mares…
Le lendemain la baignoire était vide, les tritons ont comme des ventouses sous les pattes qui leur permettent de grimper des parois lisses. On les a retrouvés peu à peu éparpillés dans la maison, ils étaient morts et secs. Je m’en suis voulu, je ne leur voulais aucun mal.
Mon père : Les animaux, il faut prendre plaisir à les regarder là où ils vivent naturellement, ne pas les enfermer.
J’ai continué à prendre plaisir à les attraper, les tenir quelque instant dans ma main puis les relâcher pour les regarder s’enfouir sous la vase pour que je ne les rattrape pas, pas tout de suite.
Bon d’accord Sima, c’est bien beau de ragoter… Et ton défi triton ?
J’y viens !
Étape 1
Forêt recherche Triton – 01
La direction est plein Est. Si j’avais pris à gauche à environ 200 m en amont de cette photo, traversé une clairière, franchi un barbelé… Je me serais retrouvé sur un terrain militaire, un immense espace d’essais pour chars. Gamins on y allait et il y avait plain de mares avec des tritons et des grenouilles. Si quand j’étais gamin j’aimais braver les interdits, j’ai passé l’âge ! Je me suis imaginé entourer de deux gendarmes : Alors comme ça monsieur, vous avez pénétré sur un terrain militaire juste pour voir s’il y a des tritons… Bien-sur…
C’est pas très crédible hein? J’ai zappé cette étape.
Là c’est notre écrin de nature, notre aire de jeux, si aujourd’hui il y a des chemins qui y mènent, dans notre enfance il s’agissait d’une sente, on y croisait jamais personne (sauf une fois, un détraqué, ce sera l’occasion d’un billet). Cette étendue d’eau est toujours restée un mystère pour nous, elle se situe à environ 35 m plus haut que tous les autres étangs de la forêt. Aucun ru n’y arrive ou en sort et pourtant le niveau de l’eau est constant été comme hiver. Sauf là, je l’ai trouvé baissé d’environ 50 cm par rapport à l’automne dernier. L’eau est teintée de rouge légèrement pourpré dû à la décomposition des feuilles qui tombent chaque année de ce fait l’eau est clair jusqu’à pas plus d’un mètre. Souvent les eaux de cette couleur sont plutôt acides et pas alcalines.
Bon ok ,et les tritons Sima ?
Oui je m’égare…
Dans cette étendue je n’ai jamais vu de triton, mais il y a des poissons, des grenouilles, des couleuvres qui la traverse.
À gauche de la photo on perçoit des buttes, elles recouvrent des abris militaires qui datent de la dernière guerre, il y en a 6 ou 7, le deuxième était le nôtre, et face à ces abris il y a une multitude de trous de bombes, ils étaient tous remplis d’eau été comme en hiver, et là il y avait plein de tritons et grenouilles.
Aujourd’hui ils sont tous asséchés et la végétation y pousse. Il n’y a donc plus de triton !
S’agissant tout de même d’une randonnée je décide de faire un détour par les étangs en contre-bas pour prendre un autre chemin qui me mènera au prochain point où il y avait des tritons.
Ce qui me marque dans cette forêt que je connais depuis mon enfance, ce sont les innombrables traces de sangliers. Dans mon enfance c’était rare d’en voir, il y a eu une énorme prolifération des sangliers. Depuis mon enfance, et certainement avant, la chasse a toujours été interdite dans cette forêt domaniale.
Étape 4
Forêt sépulture – 06
Là on repart plein Ouest pour dépasser mon point de départ et petit écart de sujet.
Au bout d’un certain temps le chemin se rétrécit et longe un petit ru. Je me dis : tiens, je vais en profiter pour faire un détour pour voir la tombe des deux fusillés.
Et quelle surprise de voir sur la droite, entre en bordure du sentier et proche du ru, une croix rénovée avec un petit terre-plein et clos d’une grille forgée avec une petite porte d’accès ?!
Ils ont déplacé la sépulture ! Du coup l’inscription « Ici ont été fusillés » est fausse, ils ont été fusillés à gauche du sentier à une centaine de mettre juste en lisière de forêt entre deux gros arbres, un hêtre et un chêne.
Une idée des élus, paraît-il, ce serait plus pratique de regrouper des gens sur le bord de ce chemin pour les commémorations ?! Et surtout serrer des mains.
Je me souviens qu’en CM2 notre vieux professeur (il prendra sa retraite l’année suivante) nous y emmenait, il avait connu les familles et nous avait raconté que c’était elles qui avaient eu la volonté d’enterrer et faire la sépulture sur le lieu même où ils furent fusillés. Or là les élus par pure démagogie modifient la mémoire.
Étape 5
Forêt recherche Triton – 07
Je me déplace vers un lieu que je sais déjà qu’il n’y aura pas de triton. En effet il s’agissait d’une mare de plus de trois-cents mètre de long et une trentaine de mètres de large avec une profondeur de plus de trois mètres par endroits. Dans les parties moins profondes, environ cinquante centimètres on y voyait des tritons mais difficile à attraper ici.
Il y a une vingtaine d’années, je ne sais pour quelle raison l’ONF avait fait des brèches pour faire évacuer l’eau retenue. Plus de tritons, de grenouilles, de dytiques, libellules, etc. Je souhaitais y passer voir comment cela avait évolué. On ne peut plus imaginer qu’avant il avait une mare, c’est devenu un bosquet au milieu de la forêt et même pas marécageux.
Conclusion.
Réchauffement climatique, interventions humaines in-situ, les tritons ont disparu de la forêt de mon enfance.
Sur ce Tuto je vais tenter de vous expliquer comment avoir un accès https sur Geneweb en mode pur service et non en page web sur « /var/www » et sans script cgi-bin.
Je vais également vous expliquer les raisons de mes choix, le matériel utilisé, les problèmes rencontrés et solutions trouvées.
Alors pas un tuto traditionnel, linéaire où l’on y fait des copiés/collés sans réfléchir, mais mon objectif et mes doutes, interrogations avant de trouver la solution. Démontrer que tout n’est pas toujours limpide même si la solution est finalement plus simple mais autrement que nous l’avions pensé. Et que si ce tuto ne fonctionne pas in-texto pour vous, la solution existe certainement.
Du coup Sima tu ne fais pas vraiment pro !
Je ne suis pas pro mais éternel amateur dont je revendique le statut. Comme aux jeux d’échecs, on apprend beaucoup plus en analysant nos déboires que nos victoires !
Ouah sima en plus t’es philosophe !
Ouais !
Je souhaitais que Geneweb soit séparé pour plusieurs raisons.
a – Des craintes dont certaines pas forcément fondées puisque pas testées mais je ne souhaitais pas prendre le risque. Mettre Geneweb sur le serveur sous Yunohost en mode service avec stunnel4 pour le https, seule solution que j’avais trouvé à une époque. Pas envie non plus de le mettre dans « /var/www/ » avec un cgi-bin qui m’aurait obligé à apporter des modifications que peut-être Yunohost aurait viré lors des mises à jours et aussi pour ne pas perturber la cohérence du serveur sous Yunohost.
b – Laisser la possibilité de donner la main en mode administrateur à ceux qui souhaiteraient parmi les membres de cette généalogie… Aller au-delà de compléter les informations généalogiques et pourquoi pas gérer la totalité en mode admin. On se doute que je ne souhaite pas donner des droits administrateurs sur mon serveur perso sous Yunohost. D’où l’idée de le séparer.
c – Je n’avais pas envie de gérer un ième serveur web avec Apache ou Nginx et le tutti-conti. Quelque chose qui soit le plus simple possible allant à l’essentiel.
Un Rapsberry oppérationel, je ne vais pas faire un tuto sur le sujet pour peu que vous ayez une carte sd Noobs, vous avez juste à vous laisser guider, il existe plein de tutos sur le web.
Penser à changer le mot de passe par défaut, activer SSH, changer le numéro de port, mettre une IP fixe (moi je l’ai fait depuis ma freebox où j’attribue une ip au Raspberry). Pas d’Apache ou Nginx, ni base de données, on reste minimaliste.
Installer en mode service avec un simple apt. Du coup ce sera la version des dépôts, la version Geneweb 6.08 même s’il existe la version 7 sur un GitHub.
On peut juste faire :
apt install geneweb
et configurer certains fichiers à la main.
Le plus simple est de tout installer, ça reste très léger :
apt install geneweb geneweb-gui gwsetup gwtp
En allant sur localhost:2317 vous accédez à geneweb (vide).
En allant sur localhost:2316 vous accédez à gwsetup qui vous permettra de créer une base généalogique ou d’en charger une existante (ce que j’ai fait).
Vous retrouverez tout (l’essentiel) dans « /var/lib/geneweb/ »
J’ai modifié à la main le fichier ma_base.gwf car j’utilise des fonctions pas prévues dans l’outil gwsetup.
gwsetup vous propose de mettre un « Ami » (accès à tout l’arbre généalogique sans droit de modification) et un « Magicien » (droit de modification de l’arbre généalogique.
Or moi j’ai un fichier (file-friends.auth) où se trouvent tous les « Amis » et un autre (file-wizards.auth) où se trouvent tous les « Magiciens ». Ces fichiers se créent à la main, au fil du temps où vous ajoutez ou supprimez des « Amis » et/ou « Magiciens » et vous nommez vos fichiers comme vous voulez et les mettre dans « /var/lib/geneweb/ »
Il suffit dans « /var/lib/geneweb/ma_base.gwf » de mettre en commentaire deux lignes et en rajouter deux autres :
Sauf qu’à l’étape « a » ça se passe mal. « certbot » (qui permet de générer des certificats LetsEncrypt) me crie dessus me disant qu’il ne s’agit pas d’un serveur web qu’il n’y a ni Apache ou Nginx ou autre et que j’aille me faire foutre voir ailleurs, je n’aurais pas de certificats LetsEncrypt.
Là je reste interdit, que faire ? Des certificats auto-signés qui afficheraient des messages d’alerte sur les navigateurs ? Pas top…
Un petit tour chez mon fournisseur de nom de domaine (Gandi) et une solution possible… Je peux générer mes propres certificats et les soumettre à leur signature, solution possible, payante, sans certitude absolue mais une bonne piste…
Quand on est confronté à un problème, on en fait parfois une fixette comme une poule ou un coq qui découvre un cure-dents.
Coq
Appeler un ami c’est l’espoir d’avoir une solution, ou des pistes et au pire ça fait du bien de chialer sur l’épaule d’un autre.
La victime fût Benzo, Le pauvre… Pourquoi lui ? Déjà on s’entend bien, c’est un pro, et je sais qu’il connaît bien Yunohost et qu’il a des services en parallèle…
Il ne connaît pas Geneweb mais à bien identifié mon problème, pas de solution immédiate, mais plein d’échanges d’idées : (…) si tu crées un domaine sur yunohost et fait un script pour renvoyer les certificats, écrire une redirection (…).
Ça part dans tous les sens, ça fuse sans solution concrète… Mais, mais, mais ça fait du bien et de ma vision d’une poule face au cure-dents, j’ai une vision bien plus panoramique.
Dès qu’on raccroche, j’ai le déclic… domaine Yunohost, redirection !
Le domaine (sous domaine) YunoHost, j’en ai un inutilisé genre mon-arbre.MonNomDeDomaine.fr avec les certificats LestEncrypt générés et renouvelé automatiquement.
Si je ne l’avais pas ça se crée au simple clique sous Yunohost. Plus qu’à compléter deux lignes chez le fournisseur de nom de domaine, si vous ne savez pas quoi mettre, YunoHost vous le dit !
Bref, nom de domaine fait !
Je me souviens qu’il existe une app sous Yunohost pour les redirections.
J’installe sous Yunohost « Redirect » et le configure comme suit :
Redirect
* Après vérification, c’est juste le / avec rien derrière.
Si vous mettez « /votre_base » « votre base » étant une base généalogique existante ça fonctionne et vous arrivez directement sur la base. Le souci est que si vous avez plusieurs bases, ou souhaitez en créer d’autre, vous n’arriverez que sur la base que vous aurez mise derrière le « / ».
Il n’est pas possible de vérifier la configuration après installation de Redirect, ni la modifier, il faut faire « Supprimer » et installer de nouveau, comme je l’ai dit, ça prend moins d’une minute.
Lors de vos tests geneweb depuis le navigateur, pensez à bien vider votre cache avant chaque tentative, pas un simple rafraîchissement de la fenêtre, j’ai galéré un moment à cause de cela.
Dans « Emplacement de destination » mettez l’IP interne d’accès à votre geneweb, donc sur le port 2317 et en http, soit http://192.168.xx.xx:2317
Dans « Type de redirection » 4 choix : choisissez Proxy, invisible accessible à tout le monde comme sur l’image.
Bref vous arriverez directement sur la page d’accueil en tapant sur votre navigateur :
https://nomsousdomaine.nomdomaine.fr
Le mieux est d’arriver sur la page d’accueil et taper le nom de la base généalogique sur laquelle on souhaite aller:
Un Raspberry avec Raspbian sur lequel on installe Geneweb et rien de plus.
Sur le serveur YunoHost créer un domaine et générer les certificats LetsEncrypt (chez votre fournisseur de nom de domaine apporter les précisions « AAAA » et « CNAME » à votre nouvelle création (si vous ne savez pas quoi mettre, suivez les conseils YunoHost, vous aurez juste à faire des copiés/collés). Installer l’application « Redirect », la configurer… Et c’est terminé.
Un Grand merci et bravo aux développeurs et contributeurs de Yunohost et de ses applications.
Je pense donc qu’il est possible d’installer geneweb avec simple « apt » sur un serveur Yunohost avec la redirection qui va bien… Mais ça je n’ai pas testé.
Les utilisateurs pourrons se connecter en https sur le domaine que vous aurez créé genre : hppts://geneweb.nom_domane.fr
Sur votre Yunohost, ne vous connectez pas directement en cliquant sur la brique, vous ne pourrez pas vous connecter en « Ami » ou « Magicien » car je pensez qu’il est attendu un identifiant enregistré sous Yunohost.
Hein sima, tout ce baratin pour une si courte conclusion !
Hé oui, c’est plus un retour d’expérience qu’un tutoriel !
J’envisage écrire un autre tutoriel, plus technique, factuel, sans y raconter ma vie pour le site officiel Geneweb
Littérature – S’adapter de Clara Dupont-Monod (2021)
EAN : 9782234089549
200 pages
Édition Stock
Un petit livre mais d’une grande force.
Quand un enfant « inadapté » arrive dans une famille c’est un équilibre qui est perturbé. On pense toujours aux parents, et la fratrie, qu’en est-il ? L’écrivaine ne l’oublie pas.
Un sujet abordé avec tendresse, pudeur… Relation entre les êtres et la nature aussi…
Dans une maison familiale cévenole naît un enfant « inadapté », aux yeux noirs qui ne fixe rien et ne verront jamais, au palais creux, il ne parlera pas non plus, un corps mou, une tête qui ne tient pas des membres qui ne sauront ni saisir ni marcher… un corps allongé, un éternel bébé aux joues douces et rebondies mais qui reste sensible aux sons. Ce lourd handicap qui trace une frontière entre lui et les autres.
Pauvres parents qui nous inspirent de l’empathie et c’est toujours de ce point de vue, les parents, que les compassions se dessinent. Et la fratrie ? N’est-elle pas impactée, elle aussi, par un tel bouleversement ?
Qui en parle ?
Clara Dupont-Monod laisse la parole aux pierres, oui, aux pierres de cette maison au milieu des montagnes protectrices et d’une nature puissante. Les pierres, témoins habituellement silencieuses de toutes les vies d’une maisonnée, nous content en toute sincérité et sans jugement l’histoire de cette fratrie en trois chapitres.
Elles nous livrent le vécu de l’aîné puis de la cadette et en enfin du dernier, celui arrivé après la mort de l’enfant « inadapté » et héritier malgré lui du drame familiale.
Pour conclure
Une thématique pas facile à aborder et encore moins sous l’angle choisi, celui de la fratrie et pourtant Clara le fait avec brio d’une plume précise et juste. Tous les sentiments y passent et y alternent, de l’amour au retranchement, du bonheur au chagrin… Donner la parole aux pierres exemptes de jugement confère au texte toute sa puissance, sa sincérité et aussi sa pudeur et sa poésie. Un livre émouvant que j’ai adoré.