La joie de donner gout a la lecture

La joie de donner goût à la lecture

Houlà, mais mon prochain billet ne devait sortir que mercredi prochain, tant-pis, c’est Noël et je suis content!

Le lendemain de Noël je reçois un coup de fil et…

– Non mais là, Sima, reprend tout depuis le début, sinon personne ne va rien comprendre !
– Ok, je fais donc un « flash-back »

Retour en arrière…

Pour les vacances de cet été nous n’avions pas fait de réservation, l’incertitude à la situation sanitaire, frontières fermées ou pas, bref nous n’avions rien prévu.
finalement les frontières sont ouvertes, juste besoin du pass sanitaire, mais pas de location, pas d’anticipation, rien de prévu.
C’est alors qu’une amie bolivienne m’appelle et me dit :

Sima, je pars pendant cinq semaines en Bolivie avec mes filles, mon appartement est grand et vide, si tu veux tu peux y venir, il y aura juste ma sœur deux jours par semaine qui occupera ma chambre, mais il reste suffisamment de place pour vous, il reste trois chambres de libres.

D’accord, mais est-ce vraiment possible ? Car si nous venons il y aura Ricky avec nous ?

Ouvrons une parenthèse ici : Ricky est notre chat et notre amie a une véritable phobie des chats, s’il y a un chat sur le trottoir elle en change pour ne pas le croiser.

Alors je reprécise :

Es-tu vraiment certaine ? Même avec Ricky?

Oui, l’an passé lorsque nous avions déjeuner ensemble à ta location, c’était la première fois que j’approchais de si près un chat et je l’ai même caressé un peu. Ricky fait partie de vous et il est aussi le bienvenu.

Bref, nous avons passé d’excellentes vacances, et avant de partir je suis passé dans une librairie pour lui acheter un livre que j’ai emballé dans du papier cadeaux et posé en bonne position bien visible sur l’un des meubles du salon.
Il s’agissait de « Neko Café » de Anna Sólyom la traduction française est « Derrière la porte du café des chats ». Je ne vous fais pas le résumé du livre, ce n’est pas le sujet et Iceman l’a très bien fait dans « Littérature – Derrière la porte du café des chats d’Anna Sólyom (2020) »

Donc quelques mois ont passé et nous en étions donc là quand le lendemain de Noël je reçois un coup de fil :

Salut Sima, meilleurs vœux et patati et patata… (Je ne vais tout de même pas vous retransmettre toute notre discussion mais juste ce qui est lié au titre du billet). Tu sais Sima, je ne lis jamais, pourtant mes sœurs et mon père lisent beaucoup, mais moi jamais et lorsque j’ai découvert ton livre, dans un premier temps je me suis dis que je ne le lirais pas… Puis j’ai lu et relu la carte que tu m’avais glissé dans le livre et qui disait « Tu as caressé Ricky il s’est laissé faire, un contact s’est lié, ce livre peut-être te réconciliera-t-il avec les autres chats et qui sait ? Peut-être en adopteras-tu un ? Bonne lecture ! ». J’ai donc commencé la lecture sans pouvoir m’arrêter jusqu’à la fin, moi qui ne lis jamais et j’ai adoré l’histoire. Cela m’a donné envie de lire d’autres livres et me suis inscrite à la bibliothèque où j’ai emprunté des livres. Si tu as des suggestions, je suis preneuse !

Je lui ai suggéré « Ha llegado el momento de volver a encender las estrellas » qui est la traduction en espagnole de « Il est grand temps de rallumer les étoiles » de Virginie Grimaldi.

Oui aussi un livre léger, facile à lire, plaisant, une histoire à trois voix, celle de la mère et de ses deux filles…

Méfiez-vous des livres que l’on dit léger, il faut savoir y découvrir la profondeur.

Soit, sa phobie des chats n’est pas totalement résorbée (sauf avec Ricky, bon je me la pète, il est adorable comme son maître, bon il a détruit toute la déco du sapin de Noël qu’il a aussi fait tomber, mais son maître à fait des conneries un peu plus grave dans sa jeunesse, il faut que jeunesse se fasse) alors ce qu’elle m’a dit par téléphone et lui avoir donné goût à la lecture est l’un de mes beaux cadeaux de ce Noël.

Mes livres de septembre à octobre

Mes livres de septembre à octobre 2021

Oui des livres, ceux lus depuis septembre 2021, car mon dernier billet parlait de « La grande aventure du sexe » que j’ai lu il a déjà un certain temps, lors de sa publication.

Mon avant-dernier billet dédié littérature parlait de « Antoine des Gommiers » lu fin août…

Pourtant depuis, j’ai lu.

La lecture est ma principale passion, je pourrais me passer de ce blog, d’ordinateur, de smartphone, mais pas de livre.

J’adore les livres, pourquoi j’en parle si peu ?

Principales raisons :

Lorsque je termine un livre, j’ai hâte de passer à un autre puis le temps passe et c’est à chaud que je devrais en parler.
Je vais donc essayer de faire un condensé de ce que j’ai lu, du moins de ceux qui m’ont marqué en septembre et octobre, ceux dont j’ai eu un coup de cœur.

Rire enchaînés de Thierry Beauchamp

Couverture du livre « Rire enchaîné », anthologie de l'humour des esclaves noirs américains, traduite par Thierry Beauchamp, avec une illustration en noir et blanc représentant des esclaves au travail dans les champs.
« Rire enchaîné – Petite anthologie de l’humour des esclaves noirs américains », textes réunis et traduits de l’anglais par Thierry Beauchamp, éditions Griffe / Fanugouste.

Une anthologie de l’humour des esclaves noirs américains… Car lorsque tout semble perdu, que l’on est expatrié, exploité, déshumanisé… il ne reste que l’humour pour survivre. Se moquer des blancs exploitants, de soi… Oui, même l’autodérision fonctionne. Des blagues, des contes, galéjades contés de bouches à oreilles, sources du répertoire du blues et transcrites dans ce petit livre.

Le blasphémateur et autres d’Isaac Bashevis Singer

Couverture du roman « Le blasphémateur » d'Isaac Bashevis Singer, édition française avec bandeau rouge « Prix Nobel », fond rose uni et typographie sobre.
Isaac Bashevis Singer, « Le blasphémateur », édition française – L’auteur, Prix Nobel de littérature 1978, est mis en avant par un grand bandeau rouge caractéristique des éditions ayant valorisé cette récompense.

Oui, c’est une lecture affriolante, digne des nouvelles d’Issac Bashevis Singer. Ne sommes-nous pas tous des blasphémateurs ? Le blasphème n’est-il pas libérateur ? De quoi se sentir libre après cette petite série de nouvelles. « Il savait que c’était un blasphème, qu’il souillait des instruments consacrés, qu’il était fou, mais il ne désirait plus être raisonnable. »

Combats et métamorphoses d’une femme d’Édouard Louis

Couverture du livre « Combats et métamorphoses d'une femme » d'Édouard Louis, fond blanc avec titre en noir et nom de l'auteur en rouge, éditions du Seuil.
Édouard Louis, « Combats et métamorphoses d’une femme », éditions du Seuil – Un récit autobiographique dans lequel l’auteur retrace la transformation et l’émancipation de sa mère.

Dans un roman biographique Édouard nous raconte l’histoire de sa mère. Sa mère ? Non pas seulement, avec son style d’écriture directe, sans fioriture à travers son histoire, celle de sa mère, c’est celle de la condition féminine actuelle qu’il met en exergue à l’heure où nous parlons d’égalité des sexes. L’émancipation de cette femme, cette mère, n’aurait-elle pas aussi été influencée par la réussite de son fils, homosexuel ? Rien ne le dit, mais on ne peut s’empêcher de le penser.

En finir avec Eddy Bellegueule d’Édouard Louis

Couverture du roman « En finir avec Eddy Bellegueule » d'Édouard Louis, fond rouge avec titre et mention « Roman » en noir, nom de l'auteur en grandes lettres blanches, éditions du Seuil.
Édouard Louis, « En finir avec Eddy Bellegueule », éditions du Seuil – Le roman autobiographique fondateur de l’auteur, paru en 2014, dans lequel il raconte son enfance dans un milieu ouvrier picard marqué par la violence et l’homophobie.

Oui je l’ai dit son style est implacable et spasmodique. Un roman dur, violent… «Faut les pendre ces sales pédés, ou leur enfoncer une barre de fer dans le cul.». Son enfance dans un cadre très démuni… Mère soumise, père (beau père) alcoolique qui bas sa femme, la fratrie pas bien parti et un enfant, lui, pas né comme il faudrait « un mec, un vrai mec !« . Si l’on ressent peu à peu une acceptation très timide de ses parents il y a toute la violence homophobie de ceux qui sont de son âge, ceux qui devraient être ses amis.
Édouard Louis, un auteur que j’ai découvert par ces deux livres et que je vais continuer de découvrir.

Imagine le reste de Hervé Commère

Couverture du roman « Imagine le reste » d'Hervé Commère, avec une route droite et désertique s'étendant à l'horizon sous un ciel nuageux bleu et blanc, éditions Fleuve.
Hervé Commère, « Imagine le reste », éditions Fleuve – Une route qui fuit à l’infini sous un grand ciel américain, image évocatrice d’un récit placé sous le signe du voyage, de la fuite ou de la quête identitaire.

Ça commence par l’histoire de deux jeunes, deux amis, qui tentent de s’en sortir par de petits coups, petits trafics, vol à la tire, transport de substances illicites… Jusqu’au jour où ils décident de voler le Caïd ! À partir de là Hervé Commère nous embarque à travers les chapitres dans une succession de situations à suspense inattendue… Que dire de plus d’un Polar ? Ça se dénoue qu’à la lecture.

Voilà les livres que j’ai lus et vraiment aimé ces deux derniers mois, désolé de vous les résumer très sommairement, ils méritent bien plus, j’en suis conscient. Je ne dis rien de ceux que je n’ai pas aimé.

Littérature – Antoine Des Gommiers

Antoine Des Gommiers de Lyonel Trouillot

Actes Sud – janvier-2021
208 pages
ISBN : 978-2-330-14466-1

Couverture du livre « Antoine des Gommiers » de Lyonel Trouillot : photographie en bleu et blanc d'un homme en costume clair appuyé sur une canne, devant une devanture de magasin.
Antoine des Gommiers, Lyonel Trouillot – Actes Sud. Un portrait littéraire ancré dans la réalité caribéenne.

Un livre que l’on m’a conseillé. Je l’ai pris sans conviction, les arguments me laissaient perplexe, j’imaginais une sorte de biographie et ce n’est pas trop ma tasse de thé.
Et pourtant, ce fût une véritable surprise, il s’agit bel et bien d’un roman, riche en couleur, très bien écrit. Lyonel Trouillot à la merveilleuse idée d’alterner entre deux écritures.

Bien plus qu’une biographie d’Antoine Des Gommiers, c’est l’histoire d’une famille, d’une fratrie, d’amitiés, l’histoire d’un quartier de Port-au-Prince, un bidonville, ce que l’on appelle au Brésil « Favela » ici nommé « le Corridor ».

Qui est Antoine des Gommiers ?

Personnage légendaire, Devin et illustre Hougan, on vient de tous les lieux du pays pour le consulter, et même de plus loin, de pays étrangers. Avisé et écouté, Il reçoit indifféremment, mendiants, bourgeois de la Capitale, politiques, quelle que soit la couleur de peau. Sa légende est-elle surfaite ? Et qui peut tenter de restituer sa mémoire si ce n’est sa descendance ?

La descendance.

Franky et Ti Tony. Ils sont les fils de Hortensia, elle-même fille de Hortense (nièce d’Antoine des Gommiers). Hortense (décédée également) avait raconté toutes les anecdotes à sa fille Hortensia qui elle-même, la tête pleine d’anecdotes magiques, de souvenirs merveilleux se raccroche à ces échos d’un passé glorieux. Elle ne voit que par Antoine des Gommiers et l’interprétation de ses propres rêves qu’elle interprète dans l’espoir de gagner à la « borlette » (loterie) et sortir de sa condition. Ses deux fils sont bercés aux récits des exploits d’Antoine de Gommiers, bercé est ici une expression car Hortensia aux jambes frêles mais à la main leste distribue les claques, surtout sur Ti Tony, Franky étant son favori.

Au centre du récit, une fratrie.

Deux frères qui n’ont jamais connu leur père, qui se ressemble tant que l’on pourrait les confondre, mais la ressemblance s’arrête là, l’un rêveur, studieux, maladroit et asthmatique (qui deviendra paraplégique suite à chute depuis un toit), décide d’écrire les mémoires d’Antoine des Gommiers, l’autre, Ti Tony, plus terre à terre, débrouillard, magouilleur et entièrement adapté à l’atmosphère du Corridor. Différents et pourtant d’une complicité et d’une solidarité infaillible. Lors du décès de Hortensia – Il ne reste que nous deux !

Un livre écrit à deux voix, celle de Franky, racontant les exploits et anecdotes d’Antoine des Gommiers, parfois d’une écriture « ampoulée » dira un premier lecteur. L’autre voix, celle de Ti tony écrite de phrases courtes, sèches, pour décrire ce qu’il pense de la vision idéaliste d’Antoine des gommiers qu’en fait Franky, des phrases courtes et sèches pour nous dépeindre son environnement, celui du Corridor « pour durer le temps d’une jeunesse, il faut naître gangster ou pute« , une vie dur ou l’espoir n’a que très peu de place ou que le temps du tirage à la loterie, où jamais personne ne gagne avant de retourner à leur quotidien où « lorsque l’errance et la violence se querellent pour un bout de nuit, c’est toujours la violence qui gagne« .

Un livre que j’ai adoré !

Littérature – Un hiver pour s’écrire de Angeles Donate (2019)

Un hiver pour s’écrire d’Angeles Doñate

Couverture du livre "Un hiver pour s'écrire" d'Ángeles Doñate : illustration de maisons colorées enneigées avec des lettres volant dans un ciel hivernal bleu.
Un hiver pour s’écrire, Ángeles Doñate – Un roman épistolaire aux couleurs de l’hiver.

309 pages (version Epub)
Éditeur : Calmann-Lévy (2019).

Je peux me passer de téléphone, d’ordinateur, d’ailleurs en vacance, je les utilise au strict minimum, j’emmène le pc pour regarder des films en cas de journées de pluies diluviennes et pour écouter nos playlist (je n’ai pas d’abonnement en ligne)… Je ne peux pas me passer de livres, ni d’écrire, ne serait-ce que des cartes postales. J’aime lire et écrire que j’explique dans un billet « Lettre manuscrite à l’époque du sms et du snapchat« . Alors quand je suis tombé par hasard sur ce livre…

J’ai exprimé mon engouement par deux fois, une par mail à un blogueur (qui se reconnaîtra peut-être), la seconde à un ami sur Signal par une formulation malheureuse, constat fait suite à la réponse sur Signal :

Moi : Je lis un bouquin top, tellement bien qu’il me colle aux doigts.
Réponse de l’ami : Tu lis un bouquin de boules ? 🙂 (sic)*

Non ! Rien d’érotique ou vulgaire, mais j’ai beaucoup ri à la répartie très spontanée.

Donc je reformule : lorsque j’ai ouvert ce livre, lus les premières lignes, il m’a accaparé immédiatement, un véritable « page-turner*« .

L’histoire :
Dans un village d’Espagne, Sara, la factrice, est menacée d’une mutation à la capitale entraînant la fermeture de la poste au prétexte que les gens ne s’écrivent plus, ou n’aiment pas écrire… Une personne lance pour sauver cet emploi et la poste du village une chaîne épistolaire…

Petit passage :

« Le sort de Sara, une femme que nous aurions pu être toi ou moi, est en danger. Tu l’as peut-être déjà croisée : c’est notre postière. Elle a grandi ici et ses trois petits courent aussi partout dans le village. La vie n’a pas été tendre avec elle, mais elle a toujours un sourire pour celui qui en a besoin. Figure-toi que ses chefs veulent la transférer loin de son foyer. Porvenir va se retrouver sans facteur, soi-disant parce qu’on n’aimerait pas écrire ni recevoir des lettres. Voilà ce qu’ils racontent à la capitale. Quel culot ! Je ne t’embêterais pas avec tout ça s’il n’était pas en ton pouvoir d’aider Sara et notre village. Comment ? C’est très simple, fais comme moi, écris une lettre. Longue ou courte, bien ou mal rédigée, ça n’a aucune importance. Après, tu l’envoies à une femme du village parce qu’elle comprendra à quel point c’est dur d’élever des enfants loin de ses proches. Même si tu ne la connais pas, partage avec elle quelques instants de ta journée. Construisons toutes ensemble une chaîne de solidarité si longue qu’elle ira jusqu’à la capitale et si solide que là-bas, personne ne pourra l’interrompre. »
(…)
Je n’attends pas de conseils de votre part, même si j’aimerais tant en recevoir. Ni une réponse. Cela fait partie du marché. Il n’y a pas de nom d’expéditeur, la chaîne va toujours de l’avant. Je vous en prie, ne la brisez pas.
(…) »

N’allez pas croire que le livre s’en tient qu’à la chaîne épistolaire même s’il s’agit de l’un des fils conducteurs, il ne s’agit pas d’un recueil de lettres.
On y trouve plusieurs protagonistes, tous différents, chacun avec son histoire, sa vie et pourtant quelque chose les uni. Est-ce cette chaînes ? Ce village ? Leurs histoires ?

A travers les lettres de la chaîne que l’on écrit à un inconnu, ou pas, mais sous couvert d’anonymat (sommes-nous toujours anonymes ?) chacun se lâche, se met à nu, sur ses passions, ou ses travers, ou ses rêves, ou ses malheurs, ou encore ses regrets… Des brides de vies et en parallèle le quotidien des protagonistes, de la vie du village qui continue avec les histoires d’amour, de malheurs, bref, la vie de tous les jours, notre vie à chacun.

Cette chaîne sauvera t’elle l’emploi de Sara, la poste ? Sera t’elle destructive ou initiatrice de projets ? Je ne vous raconte pas la fin.

Ha j’oubliais, et pourtant cela à son importance, la poésie ! Elle est omniprésente tout long de ce roman, car il s’agit bien d’un roman.

Je ne suis pas un bon critique et je ne sais pas si je vous ai convaincu de lire ce livre qui pour moi fut un véritable coup de coeur. Mais si vous aimez les histoires du commun des mortels, de la vie d’un village, l’épistolaire, la poésie tout y est réuni.

Après ce livre, je n’ai qu’une envie ! Ressortir mon stylo plume calligraphique, un joli papier et écrire à ceux que j’aime… Je choisirai une belle enveloppe et un joli timbre.
Un livre qui vous embarque !

* Juste une précision concernant cette réponse sur Signal, mes amis savent que j’aime troller, alors on ne me rate pas à la moindre occasion 😉

*page-turner : l’origine vient de celui qui tourne les pages de la partition pour un musicien. Mais dans le monde littéraire cette expression anglophone à pris un nouveau sens que l’on pourrait interpréter de la façon suivante : un livre captivant que l’on ne peut lâcher qu’au point final. Dans le monde de l’édition, un « page-turner », est un livre en phase de devenir, ou est déjà, un best-seller tant il a su captiver ses lecteurs par une lecture boulimique de l’oeuvre.

Lecture – coups de cœur depuis 2016

Pourquoi depuis 2016? C’est en 2016 que je commence à noter mes coups de cœur, date de l’acquisition de ma liseuse.

RE signifie Relecture: Lorsque j’ai acquis ma liseuse j’ai commencé par y mettre certains livres que j’avais déjà lu et que j’avais aimés… Mais il y en a tant d’autres que je n’ai pas mis sur liseuse et que j’ai tant aimé.

Un coup de cœur est subjectif, on peut aimer demain le livre que l’on a détesté aujourd’hui et inversement.

En fonction du titre et/ou l’auteur faites une recherche pour avoir des avis et les lire vous donnera votre propre idée.
En [ ] les séries, le premier volume est le plus bas sur la liste.

Liste des coups cœur (lecture la plus récente en haut):

  • Bénie soit Sixtine – Maylis Adhémar – 2020
  • Toutes les femmes sauf une – Maria Pourchet – 2020
  • Vers la beauté – David Foenkinos – 2020
  • Et toujours les forêts – Sandrine Collette – 2020
  • Glaise – Bouysse Franck – 2020
  • Diane demande un recomptage [2] – Marie-Renée Lavoie – 2020
  • J’irai danser (si je veux) [1] – Marie-Renée Lavoie – 2020
  • Un trou dans la toile – Luc Chomarat – 2020
  • Liv Maria – Julia Kerninon – 2020
  • Les aérostats – Amélie Nothomb – 2020
  • Il est grand temps de rallumer les étoiles – Virginie Grimaldi – 2020
  • Une carte pour l’enfer – Miyuki Miyabe – 2020
  • L’hiver nous demandera ce qu’on a fait l’été – Henry Cuny – 2019
  • Betty – Indridason Arnaldur – 2019
  • Carnet d’un inconnu (Stépantchikovo) – Fyodor Mikhailovich Dostoyevsky – 2019
  • Les prénoms épicènes – Amélie Nothomb – 2019
  • Le Loup des steppes – Hermann Hesse – 2019
  • Écoutez nos défaites – Laurent Gaudé – 2019
  • La Papeterie Tsubaki – Ito Ogawa – 2019
  • Tuez-les tous mais pas ici – Pierre Pouchairet – 2019
  • L’Honneur du samouraï – David Kirk – 2019
  • Les os des filles – Line Papin – 2019
  • Les victorieuses – Laetitia Colombani – 2019
  • Les choses humaines – Karine Tuil – 2019
  • RE – Construire un feu – Jack London – Relecture 2018
  • Le Samouraï – David Kirk – 2018
  • Haïkaï – Baschô – Relecture 2018
  • Une Histoire des loups – Emily Fridlund – 2018
  • Fief – David Lopez – 2018
  • Le garçon sauvage – Paolo Cognetti – 2018
  • RE – Histoires du pays de l’or – Jack London – Relecture 2018
  • RE – Croc-Blanc – Jack London – Relecture 2018
  • L’Homme qui plantait des arbres – Jean Giono – 2018
  • Le Monarque des ombres – Javier Cercas – 2018
  • RE – Les fleurs du mal – Baudelaire – Relecture 2017
  • RE – La Princesse de Clèves – Madame de La Fayette – Relecture 2017
  • RE – La Ferme des animaux – George Orwell – Relecture 2017
  • RE – L’Appel de la forêt – Jack London – Relecture 2017
  • RE – Chronique d’une mort annoncée – Gabriel Garcia-Marquez – Relecture 2017
  • RE – 1984 – George Orwell – Relecture 2017
  • RE – Brûlant secret – Stefan Zweig – Relecture 2017
  • RE – La Peur – Stefan Zweig – Relecture 2017
  • RE – La Confusion des sentiments – Stefan Zweig – Relecture 2017
  • Les huit montagnes (La cosmopolite) – Paolo Cognetti – 2017
  • RE – Fil du destin [5] (Clan des Otori) – Lian Hearn – Relecture 2016
  • RE – Le Vol Du Héron [4] (Clan des Otori) – Lian Hearn – Relecture 2016
  • RE – La clarté de la lune [3] (Clan des Otori) – Lian Hearn – Relecture 2016
  • RE – Les neiges de L’exil [2] (Clan des Otori) – Lian Hearn – Relecture 2016
  • RE – Fil du destin [1] (Clan des Otori) – Lian Hearn – Relecture 2016
  • RE – L’insurgé [3] – Jules Vallès – Relecture 2016
  • RE – Le bachelier [2] – Jules Vallès – Relecture 2016
  • RE – L’enfant [1] – Jules Vallès – Relecture 2016
  • RE – Le testament d’un blagueur – Jules Vallès – Relecture 2016
  • RE – Le joueur d’échecs – Stefan Zweig – Relecture 2016
  • RE – Amok – Stefan Zweig – Relecture 2016
  • RE – Vingt-quatre heures de la vie d’une femme – Stefan Zweig – Relecture 2016
  • RE – Le joueur – Fiodor Dostoïevski – Relecture 2016
  • RE – La parfaite Lumiere – d’Eiji Yoshikawa [2] – Relecture 2016
  • RE – La pierre et le sabre – d’Eiji Yoshikawa [1] – Relecture 2016
  • RE – À se tordre de Alphonse – d’Allais – Relecture 2016
  • RE – L’Avenir commence demain – d’Issac Asimov – Relecture 2016

La face cachée d’Internet de Rayna Stamboliyska

Un peu de pub !

Rencontre avec Rayna Stamboliyska autour de son livre « La face cachée d’Internet« 

Date : 27/01/1028 de 15 à 17h
Lieu : Librairie JMS
1 Avenue Henri Poincaré
78330 – Fontenay-le-Fleury Île-de-France
La Librairie JMS est une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) relevant de l’économie sociale et solidaire (ESS).

Rayna Stamboliyska la face cachée d'internet

Bien terminer 2017 – DIRTYBIOLOGY : LA GRANDE AVENTURE du SEXE

Comment finir l’année tranquillement? En lisant « La Grande Aventure du Sexe »!

Couverture de la BD DIRTYBIOLOGY : LA GRANDE AVENTURE du SEXE, illustrant des personnages dans un style graphique coloré et dynamique.
Couverture de la BD ‘VIRTVIOLOGY : La grande aventure du sexe’, mettant en scène des personnages stylisés dans un univers graphique vibrant et moderne.

Saviez-vous que sur notre planète, certaines espèces ne font pas de sexe? Qu’il existe une incroyable diversité de formes d’organes reproducteurs et que biologiquement, on peut faire du sexe sans sexes? Des rites amoureux les plus improbables, à l’invention des mâles et femelles, en passant par le pseudo-sexe des bactéries et la sexualité des champignons: vous ne verrez plus le monde vivant du même œil.

« La grande aventure du Sexe » de Léo & Colas Grasset
Edition Delcourt

Illustration humoristique et scientifique expliquant la stratégie de reproduction des haplochromines : les femelles avalent leurs œufs pour les protéger avant la fécondation. Le gène "csf1ra" est mis en avant comme responsable de l'apparition de taches sur la nageoire anale du mâle, imitant des œufs.
Cette illustration humoristique et scientifique explique comment les femelles haplochromines protègent leurs œufs en les avalant. Elle aborde aussi l’adaptation évolutive liée au gène « csf1ra », qui permet au mâle de ressembler à des œufs pour attirer la femelle.
Illustration humoristique et scientifique expliquant les stratégies de reproduction des haplochromines et des suricates. Les femelles haplochromines gardent les œufs fécondés dans leur bouche jusqu'à l'éclosion, tandis que les suricates pratiquent une reproduction communautaire où tout le groupe aide à élever les petits.
Cette illustration détaille deux stratégies de reproduction dans le règne animal : chez les haplochromines, les femelles gardent les œufs dans leur bouche pour les protéger, et chez les suricates, toute la communauté participe à l’élevage des petits.

Léo Grasset est le Youtubeur de la chaîne de vulgarisation scientifique Dirtybiology et également blogueur sur le blog du même nom « Dirtybiology« .

Colas Grasset quant à lui est dessinateur et animateur et fait partie du collectif « Ayeah! »

J’ai découvert la sortie de « La grande aventure du Sexe » sur France Culture… Heu.. Heureusement que je précise « J’ai découvert la sortie de (…)« , car si j’avais écrit « J’ai découvert la grande aventure du Sexe sur France Culture » aurait eu une connotation différente. Bref, sur France Culture,  il y a déjà quelques semaines où Léo et Colas étaient interviewés, ils ont si bien parlés du livre et m’ont fait tant rire que j’en ai commandé le livre. Achat que je ne regrette pas.

Et je regarde la nouvelle saison de Black-Mirror.

L’avenir commence demain

Ceux qui me connaissent le savent ! Si je dois m’exiler en emportant qu’une partie des objets dont je tiens le plus, ce sera sans ambiguïté, ma bibliothèque ! Et non, pas mon ordinateur, ni mon smartphone, mais mes livres… Avec eux je peux m’évader de mille et une façons et je ne peux pas m’endormir si je n’ai pas lu.

Les Linuxiens, BSDistes et autres libristes sont passionnés par la technologie, alors j’aimerai faire découvrir à ceux qui ne connaissent pas encore, un livre d’Issac Asimov dont le genre est difficile à trancher, entre fiction et anticipation.

Couverture du livre L'avenir commence demain d'Isaac Asimov, éditions Pocket, avec trois personnages robotiques en toge de diplômés.
Quand Asimov imagine l’avenir, même les diplômés ont des têtes de robots.

Titre original : Nine Tomorrows, 1959
Science Fiction / Anticipation – Traduction de Bruno MARTIN
Edition: POCKET n° 5034 – 352 pages, octobre 2008, suite du 1er tirage août 2011
ISBN: 978-2-266-18377-2

Sur ce billet : Quatrième de couverture, Mon avis, Courte biographie.

Quatrième de couverture :

Voici quelques aperçus étonnants sur les «futurs probables» qui attendent notre humanité.

Tous les ennuis du monde est l’histoire tragique d’un ordinateur géant, Multivac, qui, doué d’une puissance intellectuelle illimitée, découvre un jour la «difficulté d’être».

L’affreux petit garçon raconte comment un jeune Néandertalien arraché à notre préhistoire est devenu le cobaye d’une impitoyable expérience scientifique.

Avec un mélange inimitable d’humour et de réalisme, combinant la science et la fantaisie, Asimov parvient magistralement dans ce recueil de neuf récits, désormais classique, à nous dévoiler l’imprévisible.

Mon avis :

L’avenir commence demain, mais quel demain nous attend vraiment? Dans ce recueil de neuf nouvelles (et deux poèmes), Asimov propose neuf visions de « demain » (d’où le titre anglais « Nine tomorrows »). Face à un progrès technologique aussi fascinant qu’inquiétant, se projeter dans ces futurs ne se fait pas sans angoisse – l’homme reste t-il toujours au centre de ses avancées, en garde t-il la maîtrise? A chaque nouvelle, des facettes de notre société sont mises en avant: l’éducation, la relation entre l’homme et sa technologie, une gestion de plus en plus informatisée, la colonisation de l’Espace, la spécialisation extrême, la perte des savoirs de base, l’angoisse de l’épuisement des étoiles et leur extinction, etc.

Asimov nous rassure aussi par une vision positive de la science au service de l’homme, des avenirs possibles où le sens moral, les sentiments ne disparaissent pas… où l’homme reste fondamentalement bon! Un très bon livre qui nous tient attentif par son style, ses histoires, ses personnages et son imagination qui sont autant de stimulus émotionnels, de l’humour à la tristesse, de la légèreté à l’inquiétude, il donne également à réfléchir sur notre présent. Avec 1984 de George Orwell, il est l’un de mes livres S.F. préférés.

J’allais en oublier les deux poèmes, l’un en introduction, l’autre en conclusion dont j’avoue n’avoir su apprécier, la VO est certainement très bien, mais là…

Un bouquin d’autant plus impressionnant quand on sait qu’il fut écrit dans les années 50.

Courte biographie :

Issac Asimov (1920 – 1992) est l’un des auteurs de science-fiction les plus prolifiques et les plus largement traduits dans le monde entier. Né en Russie puis naturalisé Américain, il a été professeur de biochimie à l’Université de Boston. Celui qu’on surnommait « le bon docteur » a publié depuis 1939 plus d’une centaine d’ouvrages de vulgarisation scientifique ou de fiction. Connu notamment pour sa saga « fondation », on lui doit également sa célèbre série sur les robots où il illustre sa fameuse loi sur la robotique. Après avoir reçu les pris les plus prestigieux (Hugo, Nebula, Locus), il est sacré huitième Grand Maître en 1987, un honneur récompensant un écrivain de science-fiction pour l’ensemble de son oeuvre.

Prochainement sortie du livre du Blogueur condamné

1 000 coups de fouet parce que j’ai osé parler librement

C’est le titre du livre de  Raif Badawi, jeune blogueur saoudien est arrêté en 2012 et condamné à 10 ans de prison et 1 000 coups de fouet, parce qu’il a osé écrire que musulmans, chrétiens, juifs et athées sont tous égaux.

Couverture du livre « 1000 coups de fouet » de Raif Badawi, éditions Kero, avec la photo de l'auteur.
Le témoignage de Raif Badawi, blogueur saoudien condamné à 1 000 coups de fouet pour avoir osé s’exprimer librement.

Parution : 04 juin 2015 aux éditions Kero

Disponible au format papier
64 pages
Format : 120*180
3.00€
ISBN : 978-2-36658-158-4

Disponible au format numérique
0.00€
ISBN : 978-2-36658-159-1

Source :
Editions Kero