Rando – Sortez couvert

Rando – Sortez couvert.

Lorsque l’on marche sous le soleil c’est important de se protéger, éviter les coups de soleil, les coups de chaud, voire une insolation. Se protéger la tête est important.

Je vais donc vous parler de couvres-chef : bobs, chapeaux, casquettes, qu’ils soient imperméabilisés ou pas et aussi bandanas.

Vous aurez donc mon avis là-dessus et aussi un retour d’expérience. Vous pouvez ne pas être d’accord avec moi et faire des choix très différents… Si vous en êtes heureux, je n’ai rien à dire, mais voici mon opinion.

L’idée de ce billet vient suite à la lecture d’un gars qui faisait l’éloge sur le web d’un chapeau imperméable acheté chez « trucmachinthlon ». Est-il sponsorisé ? Souhaite-t-il l’être ? C’est peut-être sincère ? Personnellement concernant ce produit je m’inscris en faux.

Imperméabilité du couvre-chef !

Commençons par là ! Avant de parler des autres possibilités faisons un point sur ce que je pense des couvre-chefs imperméabilisés.

Lors de votre randonnée il pleut !
Vous avez un vêtement de pluie et une house de sac à dos, ou carrément un pancho, à quoi vous serre le chapeau imperméabilisé ? Vous avez une capuche !
Si vous ne mettez pas la capuche l’eau va couler soit abondamment entre votre sac à dos et votre dos, avec une partie dans votre coup… Bref, je ne comprends pas le concept !

Il ne pleut pas et vous êtes sous un gros cagnard !
Là retour d’une malheureuse expérience :

Sortie à vélo avec Mme Sima juste après la première vague Covid fin juillet, on met pas les casques puisque les chemins sont derrière chez-nous, Mme met son bob, moi mon chapeau (imperméable).

Il y a un gros cagnard, au bout d’environ 4 km je ne me sens pas bien du tout, on modifie notre parcours pour passer dans un bosquet à environ 1 km et là je laisse tomber le vélo et je m’allonge au sol. Je m’hydrate, me mouille la tête… Nous restons là plus d’une heure. Mme est inquiète, moi je ne comprends pas : Lorsque je rentre du taf en plein cagnard (3 fois cette distance), j’encaisse très bien la chaleur (j’ai juste un bandana sous mon casque) et lorsque que j’accélère et ressens un coup de chaud je mets un peu d’eau par-dessus mon casque pour mouiller mon bandana et tout se passe bien… Mais là non. Une fois remis, nous traversons une ville pied à terre sous les ombrages des arbres et passons par le cimetière pour remplir nos gourdes que j’ai vidées. À la sortie il nous reste 5 km en plein cagnard pour renter.

Là je décide de mouiller mon chapeau avant de rentrer et surprise (ou pas vraiment) il ne se mouille pas puisqu’il est imperméable et là j’ai compris le problème.

Mon ressenti qui n’a rien de scientifique mais je n’en démords pas.
La transpiration est un mécanisme de régulation de la température corporelle, où la sueur est produite ainsi qu’une évaporation. Si vous avez un chapeau imperméable cette évaporation se concentre entre votre tête et votre couvre-chef qui lui est continuellement réchauffé par les rayons du soleil… S’ensuit un effet d’augmentation de la température, bref, par exagération, un effet cocotte-minute. Vous pouvez ne pas être d’accord avec cela toujours est-il que j’ai jeté le chapeau et n’ai plus jamais eu de coup de chaud.

Il existe des marques de chapeaux imperméables ayant sur le pourtour de la partie basse du montant une sorte de filet ou grille en tissu pour la respiration, ce qui le rend finalement plus vraiment étanche… donc carrément prendre un chapeau en coton non imperméable.

Bandana, bob, casquette ou chapeau à bord large ?

Le Bandana
S’il protège le dessus de la tête des rayons du soleil il ne vous protège pas des coups de soleil sur le visage.

Le bob
Protège mieux que le bandana des coups de soleil mais si vous marchez face au soleil, le bord étant moins large que celui d’un chapeau, vous pouvez vous retrouver avec le nez au soleil.

La casquette.
Avec sa visière longue elle peut vous protéger mais vos oreilles resteront sous le soleil. Vous pouvez opter pour une casquette type « Bigeard » qui protège partiellement la nuque, ou une casquette type « Saharienne » qui protège la nuque et les oreilles.

Le chapeau à bord large
Protège relativement bien le visage complet et partiellement la nuque.

On voit qu’il y en a pour tous les goûts et en fonction de votre tolérance au soleil. Jeune, je randonnais généralement tête nue, parfois avec un bob.

Et maintenant Sima, qu’est-ce-que tu mets ?
Ce que je mets…

Lorsque je pars le matin et que le soleil ne tape pas trop fort j’aime mettre un bandana en coton fin. Quand le soleil commence à cogner, je mets par-dessus un chapeau à bord large. Certains diront que ça fait doublon, c’est vrai, mais c’est comme ça que j’aime randonner. Si j’ai trop chaud je mouille mon bandana qui par capillarité va humidifier la partie basse du montant du chapeau. Et si j’ai vraiment trop chaud je peux mouiller le bandana et le chapeau.

Conseils

Que ce soit un bandana, un bob, une casquette ou un chapeau, lorsqu’ils sont neufs peuvent être rêches, partiellement imperméables, cela est dû aux produits pas toujours très naturelles de l’industrie du textile. Je vous conseille de les laver une ou deux fois à basse température avant de les porter, cela les rendra plus respirant.

Mon vieux chapeau

chapeau de sima78 01, mai 2023
chapeau de sima78 01
chapeau de sima78 03, mai 2023
chapeau de sima78 03

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Rando – faire une fixette sur le poids et les calories

Rando – faire une fixette sur le poids et les calories et autres.

On va parler poids, calories.

Que se racontent deux randonneurs qui se rencontrent ? Il pèse combien ton sac, le mien pèse tant ! Ha tu manges une choucroute ? Regarde, moi je mange ça, c’est dégueu mais ça pèse rien et c’est plein de calories ! C’est ta tente ça ? Oui… Regarde la mienne elle est toute petite, faut ramper pour rentrer dedans mais ne fait que quelques grammes !

Ha ok Sima, la randonnée c’est à celui qui aura la plus petite et la plus légère…
On peut le dire comme ça.

Et ça peut vite devenir obsessionnel, j’avoue être tombé dans le piège de temps en temps (pas lors d’une rencontre mais lorsque je prépare ma randonnée où je me mets à tout mesurer, peser… mais je me ressaisis rapidement.

Le plus important lorsque vous rencontrez un autre randonneur c’est de faire sa connaissance plutôt que de son matériel. Ensuite vous pourrez avoir des échanges techniques en connaissance de cause.

Avant de parler poids, calories et le tutti quanti, posez-vous les questions : quel genre de randonneur êtes-vous ? Quel type de randonnée souhaitez-vous faire ? Car avant tout il y a le randonneur !

Le randonneur.

Je crée des catégories, sous-catégories pour la compréhension sachant que personne ne rentre de façon absolue dans une catégorie, qu’elles ne s’opposent pas entrent-elles, elles sont même souvent complémentaires et parfois s’entrent-croisent.
Il y les MULs (Marcheurs Ultra-Léger) et les Marcheurs Moins Légers que je vais appeler les MML

MUL

  • Celui qui veut être ultra minimaliste, le moins de matériel possible pour être au plus proche de la nature, (par ex. dormir à même le sol).
  • Celui qui aime la performance, marcher très vite (il enchaînera trois étapes le temps qu’un MML en fasse une).
  • Celui qui souhaite partir le plus léger possible avec des matériels de sa propre fabrication (un réchaud fabriqué avec une canette, etc.).

Il y a plein d’autres possibilités à la MUL et on voit que ça peut s’entrecroiser, en tout cas la MUL reste une base d’influence pour les autres types de randonnées.

MML

  • Vous n’avez pas les matériels les plus légers, car c’est un budget. Entre une tente 1,6 kg et une d’à peine un 1 kg il y a une différence et c’est pareil pour le duvet, le sac etc. C’est tout de même un investissement.
  • Vous considérez que randonner c’est aussi ne pas vous passer de certains petits plaisirs ou conforts auxquels vous tenez (par ex. moi je ne souhaite plus dormir sur un matelas mousse tout fin et j’en ai un gonflable), pour vous ce peut être aussi avoir un oreiller, vous aimez être rasé de frais chaque matin, vous souhaitez apporter un bouquin, etc.
  • Vous souhaitez faire des étapes qu’en gîte (dîner, dormir et petit-déjeuner en gîte) vous avez juste un duvet, un sac à viande, de quoi manger le midi et des encas… si c’est du ultra-léger vous êtes dans la MUL à moins d’y ajouter d’autres conforts ci-dessus.
  • Vous liez la randonnée à une passion (vous voulez filmer et documenter votre rando et vous apportez GoPro, les accessoires, drome, batteries de charge… ou passionné de photographie ; boîtier et plusieurs objectifs) liste non exhaustive.

On voit que là aussi tout cela s’entrent-croisent…

Le but est de démontrer que l’on ne fait pas tous de la randonnée de la même façon ni pour les mêmes raisons et de fait, nous aurons tous des sacs à dos de contenus et poids différents.

Quel est le bon poids pour un sac à dos ?

Il est dit qu’il ne faut pas dépasser 15 à 20 % de votre poids.

Cette donnée théorique permet d’évaluer votre sac, si vous êtes plutôt bien ou plutôt mal…
Mais la donnée la plus importante avant de parler du poids du sac c’est votre condition physique.

Le poids de votre portage est tributaire de votre condition physique.
Deux exemples opposés :

  1. Paul, de gabarit moyen part pour une sortie en haute montagne, il lui faut deux jours pour s’y rendre avec du dénivelé et donc deux jours pour rentrer. Donc son sac avec la popote, le matériel pour des températures basses, couchage etc. Si l’on y ajoute le matériel d’escalade, crampons, cordages, piolet etc.. il y a de grandes probabilités que son sac dépasse largement les 20 % de son poids. Et pourtant il ne va en souffrir car s’il fait de la haute montagne c’est qu’il est physiquement prêt.
  2. Pierre, 1,98 m, 120 kg, mais de toute l’année n’a pas bougé son cul du canapé. Vous pouvez l’équiper du sac de 6 kg (6 %) , il y a de forte chance que sur moins de 15 km sur du plat il rencontre des soucis de crampes, des douleurs articulaires…

Un minimum de bonne condition physique est nécessaire avant même de penser au poids de votre sac.

Marchez !

Évitez votre véhicule tant que vous le pouvez et marchez le plus possible.
Vous n’avez que trois fois une heure par semaine. Faites un petit échauffement et partez faire de la marche rapide, ou mieux de la marche nordique (rapide) ça tonifie les bras, les épaule, pectoraux, ceinture abdominale tout en marchant. Terminez par quelques étirements. Le week-end essayez de faire une marche rapide plus longue (entre 2 et 2h30).
Un mois avant la randonnée lestez-vous un peu plus et progressivement pour habituer votre corps à porter une charge, toujours en marche rapide sans pour autant mettre le poids maxi… Surtout restez en deçà du poids de portage (entre 6 et 7 kg maxi).
Lorsque vous partirez avec votre sac plus lourd, vous marcherez plus tranquillement et régulièrement et ce devrait bien se passer.

Bien, maintenant voyons le poids du sac.

Sans la nourriture, même si plus bas je parle calories, je ne vais pas parler menus, ce sera le sujet d’un autre billet.
Il va dépendre de plusieurs facteurs.

  • Quel type de randonneur êtes-vous (si vous dînez, dormez et petit-déjeunez en gîte, pas besoin d’abris par ex.) ?
  • Quel matériel avez-vous (c’est aussi lié en partie au budget) ?
  • Quel compromis sur votre confort (ce dont vous pensez pouvoir vous passer, ce dont vous tenez avoir avec vous) ?
  • Quel type de randonnée (passage régulier par des villes où il y a des commerçants ou pas, repérer les points d’eau pour le ravitaillement, pensez que s’il y a un cimetière il y a de grande probabilité qu’il y ait un robinet d’eau, etc.)

Préparez votre sac, matériel plusieurs semaines avant.

Première réflexion.
Faites-vous un tableau (colonne 1 « produit », 2 « poids U », 3 « quantité », 4 « poids T » et en bas de la colonne 4 la somme de la colonne.
Comme vous n’avez pas la nourriture vous pouvez faire une estimation haute (1kg par jour) lorsque vous ferez vos menus vous gagnerez certainement des centaines de grammes) et l’eau vous le savez, 1 L = 1 kg combien vous en faut-il ?
Vous allez donc peser tout ce que vous souhaitez amener, gourdes vides et sans nourriture.

Seconde réflexion.
Revoyez votre liste et posez-vous plus sérieusement la question « sur quoi je peux faire l’impasse ? » (vous avez opté pour un oreiller, est-ce qu’un vêtement roulé peut faire l’affaire ? Oui ! Ou non, vous ne pouvez pas dormir sans oreiller? Ai-je vraiment besoin de ma crème de jour et celle de nuit ? N’existe t-il pas une serviette pas cher et plus légère que ma serviette de bain ? Etc.

Revoir et améliorer votre liste régulièrement et voir si vous êtes en dessous des 15 ~ 20 % de votre poids. Si votre kif est de faire un reportage photo ou vidéo avec tout le matos qui va avec, il y a de forte chance que vous soyez au-dessus des 20 %, ne dramatisez pas, vous marcherez plus lentement en faisant peut-être plus de pause, travaillez votre condition physique et soyez plus rigoureux sur tout ce que vous pourriez éliminer sur votre liste.

Obnubilé par les calories

Celles que l’on dépense et celles que l’on doit prendre !

J’avoue que lorsque j’ai décidé de reprendre la randonnée, influencé par les divers forums et sites, je suis tombé dans ce piège. Calcul de ma dépense calorique quotidienne, peser, comparer, mesurer les aliments, et vas-y que je te fais des tableaux des formules mathématique, je pose 1 et retiens deux… et rapidement j’ai dit :
STOP !!!

Je me suis posé le problème autrement.

Jeune j’ai fait du sport intense avant d’être prof je faisais des combats de kick-boxing, 5 entraînements par semaine de 2h30 chaque, avant chaque entraînement j’allais courir tous les soirs entre 0h45 et 1h45 sur un programme bien précis (incluant des fractionnés, des temps en aérobie et autres en anaérobie, etc.). je ne me suis jamais soucié des calories que je dépensais ni du niveau de celles de mon alimentation raisonnablement équilibrée, plutôt riche en sucres lents et protéines… Je mangeais simplement à ma faim, Ayant un physique plutôt sec je n’ai jamais eu besoin de faire de « régime sèche » avant les pesées.

Oui Sima, mais là c’est de la randonnée, tu dois apporter ton alimentation, tu ne manges pas à la maison.
C’est vrai que c’est une différence à prendre en compte !

Préparez vos petits déjeuner, en sachet un par jour, ce que vous aimez, ce peut être sucré, salé, ou un mix des deux.
Des encas sucrés ou salés voire les deux.
Vos déjeuners et vos dîners

Soyez judicieux, évitez pâtes et riz qui demandent beaucoup d’eau pour être cuisinés, optez plutôt pour de la semoule. Si vous souhaitez quelques plats cuisinés mieux vaut du lyophilisé que de la boite de conserve qui pèse plus lourd (parfois en épicerie de ravitaillement vous n’aurez pas le choix). Si vous pouvez comparer le niveau calorique facilement lors de l’achat faites-le, par exemple lorsque j’achète mes barres céréales, je les aime toute, je prends la plus calorique au 100gr.

Mais je trouve inutile de tout mesurer tout comparer. Mangez en vous faisant plaisir devrait suffire. Je suis même persuadé qu’il vaut mieux un repas moins calorique et avec lequel vous avez plaisir qu’un plus calorique que vous n’appréciez pas, le plaisir est très dynamisant.

Lors de la randonnée il peut y avoir au début une sensation faim qui est dû au fait que vous n’avez pas le volume habituel dans votre estomac… ça passe avec les jours suivant.

Maintenant si cela vous amuse je vous mets une formule, vous en trouverez plein d’autres (vous donnant des résultats différents) sur internet pour évaluer votre dépense calorique, personnellement je n’en tiens pas compte.
(0,6 calories) x (poids du sac + votre poids) x (nombre de Km) x (les heures de marche)

J’en ai terminé avec les calories.

Oui mais Sima, si jamais on a un coup de fringale ?
Heu…

Le coup de fringale est plus lié à l’effort physique qu’à l’alimentation. Si vous n’avez pas de problème de santé particuliers, si vous ne faites pas de la MUL sportive (enchaîner 3 étapes rapidement alors que les en font qu’une) il y a très peu de chance que cela se produise.

Si vous êtes dans l’effort soutenu et longtemps (vous poussez le curseur dans le rouge) et que vous vous retrouvez en hypoglycémie, faites une pose en vous hydratant doucement et tapez dans vos barres de céréales, fruits sec en mangeant sucré lentement et mastiquant longuement. Et quand vous avez récupéré repartez plus lentement. Si vous marchez en « aérobie » vous avez peu de chance d’avoir un coup de fringale.

Bah comment on sait si on est en aérobie ?
Je vais faire simple.

Si vous pouvez discuter, ou parler seul (si vous êtes seul) ou chanter tout en marchant, vous êtes en aérobie.
Si vous êtes obligé de faire des coupures dans vos phrases pour respirer en même temps, vous êtes en phase de passer en anaérobie.
Si vous ne pouvez pas parler ou chanter en même temps que l’effort (marcher) vous êtes en anaérobie. Ralentissez !

Vous pouvez vous retrouver en anaérobie lors des dénivelés, et c’est normal, par contre sur du plat ou du faux plat revoyez votre rythme ou peut-être qu’il est temps de faire une pause.

En randonnée vous risquez plus un coup de chaud (marche très longue sous un soleil de plomb) ou une déshydratation qu’un coup de fringale même si les symptômes peuvent paraître similaires.

Pour conclure

En fonction de votre budget, votre type de randonnée essayez d’avoir un sac le plus léger possible.
Soyez innovant et judicieux pour votre alimentation, il faut que cela reste un plaisir.
Votre expérience sera ce qu’il aura de plus précieux pour vous améliorer à chaque randonnée., dans mon cas lors de ma reprise alors que je n’avais pas randonné depuis looooongtemps. Je suis parti avec un sac à 14,915 kg (en dessous des 20 %) pour 4 jours, pour ma prochaine randonnée je devrais être aux alentours 12,500 kg (très légèrement en dessous des 15 %), je fais 86 kg pour 1,82 m. Les seuls mesures que je prends c’est le poids que je vais porter et le plaisir que j’aurai manger et randonner.

Bonne randonnée sans prise de tête !

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Rando – Chaussures et chaussettes

Rando – Chaussures et chaussettes

Je ne vais pas ici vous parler de marque et vous comprendrez pourquoi. Juste quelques critères vous permettant de bien choisir vos chaussures de randonnées pour profiter pleinement de l’activité tout en protégeant vos pieds. Je resterai un peu plus vague concernant les chaussettes qui ont pourtant aussi leur importance.

Je m’adresse plutôt à ceux qui souhaitent faire de la randonnée ou débutent dans cette activité. Ceux qui ont l’habitude de la randonnée savent comment choisir. Donc plutôt des conseils pour la randonnée loisirs lambda sur du plat ou en moyenne montagne en période estivale.

Les modèles

Il en existe un nombre incroyable, des montantes, des basses et des sandales. Il y en a pour tous les goûts à tous les prix. On va partir du principe que l’on recherche une paire polyvalente, les randonnées d’été et les sorties de maintien. Ne pas hésiter à faire de nombreux essais en magasin sur les différents modèles, bon, vous allez emmerder le vendeur en lui faisant sortir une multitude de boîtes mais c’est important… Et si vous hésitez, n’achetez pas, quitte à y retourner plus tard.

Par la suite vous saurez vers quelles modèles vous orienter.

Avant tout

Un critère que je trouve important et qui est pourtant absent des descriptions des chaussures de randonnées est  « à quel marcheur convient-elle ? » Avez-vous une marche neutre/universelle, pronatrice ou supinatrice ? Ceux qui font du running, running/trail trouveront cette précision fournie par certaines marques sur certains de leurs modèles. Pour les autres activités sportives dont la randonnée cette précision est absente (je ne l’ai pas trouvé) alors qu’elle me paraît essentielle, c’est même à mon sens la première chose qui devrait apparaître sur les critères d’une paire de chaussures.
Une paire de chaussure n’est jamais neutre sur votre façon de marcher, elle peut corriger ou amplifier votre façon de marcher c’est donc vraiment dommage que de devoir se passer de cette information.
Si cette donnée serait précisée sur chaque modèle cela permettrait à chacun d’exclure certains modèles pour se concentrer sur ceux qui lui sont le mieux adaptés. Peut-être que toutes les chaussures de randonnées sont adaptées aux marcheurs neutres, ce serait bien de le préciser.
Mais bon, se sera au petit bonheur la chance !

Prenez soin de vos pieds, si l’on fait souvent attention à son apparence (visage, coupe de cheveux, etc.) on néglige parfois nos pieds qui pourtant nous portent depuis nos premiers pas. En cas de doute, consulter un podologue peut être une bonne chose, en fonction de l’usure de vos chaussures il pourra vous proposer des semelles pour pieds pronateurs ou supinateurs.

Montantes ou basses ?

Ce qu’on appelle hauteur de tige.
N’écoutez pas ceux qui ont des convictions toute faite : tel type de randonnée il faut tel hauteur de tige, etc. J’ai connu ça dans ma jeunesse ceux qui ne voyaient pour la randonnée que l’usage de la « Galibier Super Guide », désolé mais pas pour moi, le temps de les faire à mon pied aurait été trop long si ce n’est mon pied que se serait fait à la chaussure.
Alors voyons ça plus sereinement.

Il y a la théorie

  • Pour les marches longues avec forts dénivelés, rocailleux, montagne ou moyenne montagne des tiges hautes sur des chaussures plus ou moins rigides.
  • Pour des marches longues sur terrain variés, voir moyenne montagne… Tiges moyennes à hautes.
  • Pour la petite randonnée à faible dénivelé se serait plutôt les tiges basses à moyennes.
  • En plein été, sous le cagnard les randonnées sur terrains plats ou faibles dénivelés il y a les sandales.

Il existe donc des théories toutes faites qui peuvent être une première piste de prospection. Mais…

La théorie c’est bien, mais la pratique ce sera vous !
On va voir que les critères de choix sont multiples et que la théorie n’est pas forcément adéquate.
Je connais des randonneurs qui sont des inconditionnels de la sandale que ce soit sur plat ou montagne, ça met à mal la théorie et certaines personnes ne supportent pas les tiges hautes
Par ailleurs je ne vois pas ce qu’apporte de plus une moyenne tige par rapport une basse tige, si ce n’est le confort.

Le confort :

  • Il y a le confort qui j’ai envie d’appeler « bien-être » dans quel type de chaussures vous vous sentez le mieux (tige haute, moyenne, basse, sandale). Ça a son importance ! Dans tous les cas vous devrez essayer plusieurs modèles pour le ressenti. Concernant les tiges hautes soyez très attentif là où peuvent survenir les frottements en fonction du modèle, de votre morphologie (cheville forte ou mince, etc.). Pour les tiges moyennes aussi soyez attentif, (frottement ou pas sous l’os de la cheville, l’arrière du pied, etc.).
  • Le confort « pratique » (les petits cailloux, brindilles, etc.) qui rentre dans la chaussure, ce confort est proportionnel à la hauteur de la tige. Haute, peu de chance d’avoir des intrus, moyenne ça arrivera occasionnellement, basse les intrus sont un peu plus nombreux, sandale ça arrive plus souvent… Rien de dramatique, c’est un choix de compromis avec ce petit désagrément.
  • Le confort « matériel« , le poids, plus la chaussure est haute et plus elle pèse lourd (théoriquement en fonction des matériaux de fabrication). Le choix des matérieux de fabrication (niveau d’imperméabilité), respirantes, semelles traitées antibactériens sont des plus à prendre en compte en fonction de votre budget.
  • Fragilité physique, certaines personnes se « tordent » la cheville facilement. Et quand cela arrive, vous êtes certains que cela va se reproduire plusieurs fois lors de la randonnée. Dans ce cas une tige haute sur des chaussures rigides me semble le mieux appropriée.

Si vous pensez rencontrer beaucoup de pluie, de boue, une tige haute, ou la tige moyenne peut être un bon compromis.

C’est sur votre ressenti lors des essayages, en les lassant et marchant dans le magasin que vous choisirez celles dans lesquelles vous vous sentez le mieux. N’hésitez pas à les plier les tordre légèrement pour voir leurs points de souplesse et de rigidité (ne les abîmez pas non plus).

Personnel (je ne suis pas médecin ni kiné) je n’ai pas de fragilité de cheville (même s’il m’est arrivé de me la tordre, ce n’est pas habituel), j’opte pour des chaussures basses, laissant la cheville libre. Je pense que cela va fortifier et tonifier la multitude de petits muscles de mes chevilles, comme lorsque suite à un accident votre kiné vous fait faire des séances de rééducations sur une « planche ronde d’équilibre ». C’est un choix très personnel et je peux très bien changer d’avis à l’avenir.

Avec l’expérience vous corrigerez ou pas pour votre prochain choix.

L’imperméabilité.

L’imperméabilité absolue n’existe pas, ou si, les bottes en caoutchouc (c’est ce que portent généralement les FARC dans la forêt tropicale), mais ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour le confort et respiration des pieds.

Cela dit il ne faut pas négliger ce critère.

En dehors des sandales où vous aurez les pieds rapidement mouillés mais qui sécheront plus rapidement aussi. Le niveau d’imperméabilité de vos chaussures permettra d’empêcher l’intrusion d’humidité de la rosée, crachats, flaque d’eau et limitera celle des pluies.

Oui, lors de fortes pluies ça finira par rentrer plus ou moins rapidement… Si vous êtes comme moi (short et chaussures basses) par ruissellement le long des chevilles, sinon au mieux par le laçage de vos lacets… et les matières étant respirantes ont un échange qui exclue, de fait, l’étanchéité absolue.

Cela dit, ne négligez pas ce paramètre si vous optez pour des chaussures et pour vous en convaincre je vous propose d’aller vous promener à la rosée dans une prairie avec des chaussures pas du tout imperméabilisées puis avec des chaussures d’un niveau moyen d’imperméabilité, la différence est grande !

Choisissez un critère d’imperméabilité correcte. Ne faites pas confiance aux pubs « 100 % étanche », l’eau peut aussi suinter par les coutures, surtout à la longue, sauf bottes en caoutchoucs, mais bon !

Les matériaux

Je ne vais pas m’étendre car en fonction de matériaux la facture peut très vite monter en flèche (Gore-Tex, Outdry, etc). S’agissant d’une première paire de chaussures, est-ce que l’activité vous plaira ou pas, allez-vous continuer ? Mieux vaut prendre des chaussures à un prix raisonnable tout en étant bien appropriées.

Mon exemple : lorsque j’ai décidé de reprendre la randonnée l’année dernière, je sais que j’aime cette activité mais n’étais pas persuadé de pouvoir la pratiquer dans la durée à cause de soucis de santé (mon dos). J’ai opté pour des chaussures tige basse, respirante, imperméabilisées mais pas de Gore-Tex ni Outdry (donc le risque qu’elles prennent l’eau plus rapidement que d’autres), crampons gomme tendre et profonde… achetées moins de 50 € et j’ai vu que le prix a baissé dernièrement. J’en ai été entièrement satisfait pour le prix, lors de pluie quelques taches d’humidité sur les chaussettes au niveau des pliures de la chaussure, mais rien de dramatique. Une usure peut être un peu rapide et surtout vous pouvez mettre le nez dedans elles ne sentent rien !

Par contre un an et demi avant, j’avais acheté pour des balades en forêt l’hiver des tiges hautes, le premier prix d’une chaîne de magasins de sport qui fabrique sa propre marque et quelle déception les chaussures sentaient immédiatement des pieds, une horreur, alors que je suis quelqu’un qui transpire peu, je m’en suis débarrassé rapidement.
Donc pour une première paire de chaussures de randonnée l’on peut trouver des chaussures correctes à des prix très raisonnables. Si vous continuez la pratique de la rando, vous pourrez investir un peu plus lors du renouvellement, mon cas actuel.

La taille

Essayez avec vos chaussettes de randonnée et choisissez une pointure au-dessus de votre pointure habituelle.
En fonction de la morphologie du pied (étroit ou large) vous constaterez que certains modèles convient mieux que d’autres à votre pied, ne focalisez pas sur l’aspect visuel (celle-ci sont plus jolies que les autres) mais vraiment sur votre confort.

Entretien et usage

  • Ne jamais mettre dans la machine à laver, ni les savonner et frotter. Si elles sont pleines de boue, les laisser sécher et les frapper l’une contre l’autre pour décoller la boue.
  • Les utiliser que pour les longues balades et randonnées.
  • Les faire à votre pied et votre marche avant de partir en randonnée avec (des balades de plus d’une heure) ne pas partir avec des chaussures neuves.
  • Ne pas les mettre au quotidien pensant les faire à votre pied car l’empreinte intérieure de votre chaussure à votre pied ne sera pas la même que lors de longues marches, risque d’ampoules.

Je pense avoir le tour…

Les chaussettes

Si vous partez pour une longue randonnée vous aurez une paire au pied et peut-être deux ou trois dans votre sac.
N’hésitez pas sur la qualité, la hauteur de la chaussette dépendra de la hauteur de la tige de vos chaussures. Si vous êtes bien avec des chaussettes hautes même avec des chaussures basses, c’est votre confort qui prime.

Il existe une multitude chaussettes de randonnées, utilisant des tiges basses, personnellement j’utilise des chaussettes plutôt « running » et non spécifiques randonnée sans couture.

Par exemple j’ai quatre paires de chaussettes traitées antibactérien, bonne tenue au pied et très peu transpirante. Qui sèche très rapidement après lavage. Ça vaut tout de même cher la paire, je les garde donc seulement pour mes randonnées sur plusieurs jours.
Pour mes balades d’une journée ou demi-journée j’en ai d’autres de bonne qualité mais moins cher.

Si vous avez des problèmes de circulation sanguine il existe des chaussettes adaptées, ne pas hésiter à demander conseil à votre médecin ou médecin du sport.
Vous avez un immense choix au rayon sport.
Il existe des chaussettes pieds droit et pieds gauche, j’en ai une paire et n’ai pas ressenti une véritable différence avec les autres, mais bon.

J’en ai fini.

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Rando – Le bivouac peur et appréhension

Rando – Le bivouac peur et appréhension.

Pour le randonneur il y a souvent la peur ou l’appréhension, du bivouac, souvent de la première soirée, la première nuit d’une série.
Hé Sima, mais tu n’as pas peur qu’un cinglé t’attaque quand tu dors seul dans la montagne ?

Ce n’est pas la première fois que j’entends cette question ?

Si j’étais sans-abri à devoir dormir sur un carton au-dessus d’une bouche d’aération du métro, sous un porche, sur un banc dans un parc au milieu d’une ville, il y a un tel dénuement que l’on peut se faire agresser pour des chaussures, un duvet… la vie est très rude et violente pour les sans-abri. Ce n’est pas mon cas. En bivouac les cas d’agression sont quasi nuls.

Je peux avoir de l’appréhension, mais je n’ai jamais eu peur de dormir seul, par contre il m’est arrivé d’avoir eu peur à un moment lors de mes randonnées (certains chiens).

Avant donc de parler « Bivouac » je vais essayer de faire le point sur la peur et l’appréhension. Il s’agit d’émotions tout à fait normales et c’est d’ailleurs ce qui permet de faire face aux imprévus au mieux possible tant que l’on ne cède pas à la panique, rester maître de soi.

La peur panique, anecdote.

Ça ne m’est jamais arrivé, mais j’en ai été témoin, je n’ai pas de solution ou de réponse à apporter, je vous donne un exemple :

Lors, non pas d’une randonnée, mais d’une sortie en voiture où nous avions décidé de dormir à côté d’un lac, nous étions neuf. Moi, madame Sima, nos quatre enfants, un ami et ses deux enfants. Nous avions trois canadiennes deux places face au lac, pas une habitation à des kilomètres à la ronde, un magnifique panorama. Mme Sima dormait avec deux de nos enfants moi avec les deux autres et notre ami avec ses deux enfants. Au milieu de la nuit je suis réveillé par des pas rapides autour des tentes je sors et vois notre ami paniqué, un couteau à la main… Je lui demande ce qui se passe, il me dit c’est bizarre, comme s’il y a quelque chose de pas normale. J’essaie de le rassurer, il n’y a rien, personne, tu peux dormir tranquille. Au bout d’un moment il retourne se coucher et on en discute le lendemain matin. Il me dit qu’il n’a pas fermé l’œil de la nuit. Qu’au début il y avait des bruits de branches, feuilles, le vent… il n’était pas rassuré et d’un seul coup plus de vent plus de bruit un silence absolu et là il a été pris de panique… Je lui ai dit que cela arrive même en forêt où d’un seul coup le vent s’arrête et le sentiment que même les animaux et toute vie s’arrête de bouger pour laisser place au silence, ça arrive. Il m’a dit plus jamais tu me feras dormi sous une tente sauf en camping.

Face à cette forme de peur panique je n’ai pas de réponse à apporter, je ne suis pas psy, mais je l’apparente à une forme de phobie, comme la phobie des araignées, serpent souris et autres…

La peur.

Définition : État affectif plus ou moins durable, pouvant débuter par un choc émotif, fait d’appréhension (pouvant aller jusqu’à l’angoisse) et de trouble (pouvant se manifester physiquement par la pâleur, le tremblement, la paralysie, une activité désordonnée notamment), qui accompagne la prise de conscience ou la représentation d’une menace ou d’un danger réel ou imaginaire.

La peur est une émotion qui se manifeste en réponse à une menace perçue, réelle, imaginaire, une menace inattendue ou inédite.
Si l’on garde le contrôle de soi, que l’on ne cède pas à la panique, la peur ne dure que le temps de la surprise, le temps de trouver le comportement à adopter, une fois la supposée menace passée. L’expression : « Je me suis fait une grosse frayeur. » Signifie que vous vous êtes sortie d’une situation inattendue en agissant au mieux par improvisation ou expérience. Sur l’instant à aucun moment vous n’avez réellement pensé à la peur mais plutôt le moyen de vous sortir de cette situation par exemple rencontre avec un chien agressif, le lot du randonneur.

L’appréhension

Qui dérive du verbe appréhender : Saisir quelque chose par l’entendement, la pensée : Appréhender la complexité du réel.
Appréhension de quelque chose est le fait d’appréhender, d’envisager avec inquiétude une chose imminente. La crainte, l’inquiétude ne signifient pas la peur c’est plutôt une sorte d’anticipation à des éventualités, une façon de s’y préparer le cas échéant.
Il s’agit d’un sentiment d’appréhension ; crainte, inquiétude de quelque chose, mais aussi un état cognitif (de quelqu’un qui comprend).
Étymologie : du latin apprehensio, lui-même dérivé de prehendo signifiant prendre.

Pour exemple je vous relate une appréhension lors de ma randonnée « Rando – GR de Pays du Val d’Allier » lorsque j’ai bivouaqué dans le parc du château.

Le lieu est sympa, belle pelouse, tables de pique-nique, point d’eau, très tranquille à la sortie du village… Le parc n’est pas clos donc accessible à tous facilement ainsi que son parking en contre-bas.

Mes appréhensions :

  • Voir débarquer en pleine nuit un groupe d’adolescents pour s’amuser, écouter de la musique, rigoler autour des tables, le lieu est accueillant… Bref, jeune, c’est l’endroit où moi et mes potes aurions aimé aller.
  • Que le parking soit un lieu de rendez-vous amoureux (ce qui n’est pas bruyant en soit), ou pour des ébats sexuels plus complexes entre adultes comme il en existe ou que de jeunes adultes viennent écouter de la musique sur leur enceintes de voiture et se distraire.

Je me dis que s’il s’agit d’adolescents ou jeunes adultes, étant donné que ma tente va interpeller j’irai me présenter, dire ce que je fais, pourquoi je suis là et les laisser en paix, surtout ne pas faire le moraliste ou le flic… Que jeunesse se passe. S’il s’agit d’amourette ou jeux sexuels, prendre mon mal en patience et attendre que ça se passe.
Il n’y a donc aucune peur, juste l’éventualité d’avoir une nuit courte alors que je suis fatigué, mais bon, je ferai avec.

Finalement, s’il y a bien eu une voiture sur le parking, elle n’est pas restée longtemps et ma nuit n’a été perturbée qu’un court instant par les cris d’une chouette effraie.

Bivouac, première nuit.

Après votre première marche vous décidez d’un lieu où vous poser, parce que vous êtes fatigué et/ou le lieu vous plaît. C’est dans ce coin que vous allez dormir ! Vous explorez les alentours pour choisir le meilleur lieu où planter votre tente, ou votre tarp ou dormir à la belle étoile selon votre choix.

Ça y est vous avez trouvé, ce sera là ! Quelle que soit l’heure, tôt dans l’après-midi ou un peu plus tard, une fois le lieu choisi arrivent les questions et appréhensions : Je vais mal dormir ou peut-être pas du tout, me réveiller fatigué et courbaturé… Qu’est-ce que je vais foutre jusqu’au moment d’aller me coucher ? Pourquoi je suis venu m’emmerder ici ? Je vais me faire chier ! POURQUOI ?

C’est normal, vous venez de rompre avec vos soirées quotidiennes, votre literie confortable habituelle, peut-être avec la chaleur réconfortante de votre compagnon ou compagne… Mais peut-être aussi avec ses ronflements 🙂

Une fois que tout cela est posé, vous êtes là, il est temps de passer à autre chose, vous créer de nouvelles habitudes, peut-être sous forme de rituels.

Je vous raconte ce que je fais, chacun trouvera sa façon de faire en fonction de sa personnalité.
Je pars du principe que vous ne devez pas planter votre tente ou tarp dans l’urgence pour vous mettre à l’abri d’intempéries. On dit qu’il fait beau et tout va bien !

Ce que je fais, ça ne vaut que pour moi, mais vous pouvez vous en inspirer.

  1. Je décide de m’arrêter en un lieu, je choisis l’endroit où je vais mettre ma tente (je reviendrai plus bas sur le sujet).
  2. Une fois le lieu où je vais planter ma tente, j’y pose mon sac et je continue d’arpenter aux alentours, pour vérifier si je ne trouve pas mieux.
  3. Mon choix est définitif, je ne plante pas tout de suite la tente, j’enlève mes chaussures et chaussettes et mets mes claquettes (oui, j’aime bien marcher en claquettes).
  4. Je profite de ce qui m’entoure en explorant autour, paysage, flore, prends des photos, si l’occasion se présente je fais de la cueillette pour améliorer mon dîner (baies de sureaux pour mon dessert, jeunes pousses d’épicéa pour un thé avant de me coucher, etc.).
  5. Je monte ma tente avant que la rosée arrive et par temps très sec avant la nuit et prépare mon couchage, c’est assez rapide.
  6. Je me pose, sors mon carnet et y décris ma journée passée. J’utilise à crayon à papier car en cas de forte humidité l’encre bave, pas le crayon à papier qui se taille facilement avec un couteau.
  7. Je dîne au crépuscule, fais ma vaisselle, ma toilette, prends peut-être des photos et profite des alentours… Une boisson chaude et une séance de méditation 15 ~ 20 minutes avant d’aller me coucher.
  8. Ensuite je prends ma liseuse, je lis, puis dors…

Voilà un extrait de ce que je peux faire le soir en bivouac.

L’endroit où bivouaquer.

Ça y est, vous vous arrêtez là ! Par dépit car vous êtes fatigué ou par choix, le lieu vous plaît.

  • Commencez par explorer attentivement le lieu et ses alentours.
  • Trouvez un endroit bien plat, le moins caillouteux possible, évitez les nids de fourmis rouges.
  • Regardez les traces animales, si vous voyez une bauge à sangliers ou du terrain retourné par eux ou autres trace d’animaux, mettez-vous à l’écart de quelques dizaines de mètres.
  • À découvert ou sous les bois ? Parfois vous n’avez pas le choix, par exemple sur un immense plateau à découvert ou en fonction de votre altitude en montagne, au-dessus de l’étage subalpin vous êtes dans les alpages ou encore plus haut (nival) généralement que de la roche. Mais si vous avez le choix, une clairière au milieu des bois ou un plateau en lisière de bois… Je vous conseille de choisir les sous-bois ça vous évitera de vous réveiller avec votre tente trempée de rosée ou ça limitera l’humidité de votre tente, car même essuyée elle ne fait plus le même poids à porter. La forêt protège assez bien de la rosée.
  • Évitez les terrains clos au risque que cela déplaise au propriétaire ou de vous réveiller entouré de bétails.

Bref, ne pas hésiter à prendre son temps pour bien choisir où l’on va piquer sa tente ou sa tarp.

Savoir improviser

On peut aussi avoir de mauvaises surprises : je me souviens lors d’une randonnée dans les Pyrénées où j’avais prévu le passage par un abri de montagne non gardé signalé ouvert dans les guides. J’arrive et vois qu’il est habité, en fait un berger se l’était approprié occupant tout l’espace, comme s’il s’agissait de sa maison et un chien m’empêche de rentrer. Le Berger arrive, je lui demande s’il s’agit bien de l’abri « untel » et pensant qu’il va dire oui et qu’il va me laisser un coin… Il me répond : non, c’est en face bien plus bas. Je sais qu’il n’y a rien plus bas et ce n’est pas mon chemin. Je lui fais savoir qu’il ne faut pas me prendre pour un con sans pour autant chercher les histoires : Je sais lire une carte, mais ce n’est pas grave, je vais continuer mon chemin, profitez bien du bien commun ! Au revoir ! Et j’ai bivouaqué à quelques kilomètres de là. Si l’on rencontre généralement des gens sympathiques on peut tomber aussi sur des cons qui pensent que la montagne leur appartient et que le randonneur est un intrus. Ne pas se formaliser et improviser.

Bivouac et animaux sauvages.

Il faut savoir qu’un bivouac, tente ou tard, dans un espace naturel va déconcerter la faune, va l’intriguer. Elle va donc généralement s’en méfier, s’en détourner.

D’ailleurs les photographes animaliers le savent bien et lorsque qu’ils décident de mettre un abri pour planque photographique, ils l’installent et la laisse sur place plusieurs jours le temps que la faune s’y habitue avant d’y planquer et prendre des photos.

Précisions.

Je n’ai jamais bivouaqué en Alaska, dans la toundra ou les pays nordiques ni dans la savane, mon expérience se limite aux pays ouest et sud européens. Si j’ai dormi à la belle étoile très jeunes lors de mes voyages en itinérant avec mes parents, j’insistais pour dormir dehors alors qu’eux dormaient dans le camping-car je ne dormais jamais seul, notre chien un berger allemand dormait à mes côtés et je me souviens que certaines nuits il lui arrivait de se lever soudainement et grogner tout doucement… Je me redressais, suivais son regard et essayais de voir ce qu’il pouvait sentir ou percevoir, et moi je ne percevais que l’obscurité, le silence et aucune odeur particulière, je l’enviais. Il lui est même arrivé de répondre à l’appel des loups (en Castille ou Galice, je ne me souviens plus) là je l’engueulait pour qu’il me laisse dormir (de très bons souvenirs d’enfance). Du coup les loups ne m’ont jamais fait peur.

Je n’ai pas d’expérience avec les ours, quand je bivouaquais dans les Pyrénées (parfois à la belle étoile) j’avais la vingtaine (ça remonte à loin) et le nombre d’ours se comptait sur les doigts d’une main. Les Pyrénées ce sera pour 2024, j’ai d’autres projets en attendant.

Conclusion.

Vous n’avez rien à craindre de vos nuits en bivouac au contraire profitez de vous retrouver avec vous-même, la nature, les paysages… Le lâché prise. Et même si vous aurez des bivouacs moins agréables que d’autres (obliger de piquer votre tente à l’arrache sous le vent et la pluie pour vous mettre à l’abri) ce ne sera qu’occasionnel et vous laissera de bons souvenir malgré tout. Ce billet n’est basé que sur ma modeste expérience, libre à vous de vous en inspirer ou pas mais en tout cas vous créerez vos propres expériences et c’est ce qui compte !

Que vous bivouaquez seul ou en groupe, vous en apprendrez beaucoup sur vous-même et la nature, en groupe vous aurez de franches rigolades. Vous vous habituerez très rapidement au bivouac et aurez les bons réflexes en cas d’intempérie et il y a de grande chance que lorsque vous serrez chez-vous, cela vous manquera.

Prenez du plaisir!

Le billet Rando – Le bivouac peur et appréhension est apparu en premier sur le blog de Sima78.