Rando – Le tour des Puys d’Auvergne GR441

Une magnifique boucle sur le tour des volcans d’Auvergne.

GR® 441, boucle de Volvic – Tour de la Chaîne des Puys

113 km de difficulté → difficile.

Ce circuit est prévu sur 5 jours, une durée raisonnable si vous choisissez de dormir en gîte. Avec le petit-déjeuner et le dîner disponibles sur place, vous pourrez voyager léger, sans avoir à transporter tente, matelas, etc., emportant uniquement un pique-nique et de l’eau.

Si vous optez pour le bivouac et l’autonomie alimentaire, vous devrez non seulement porter une charge plus lourde, mais aussi partir plus tard le matin en raison du démontage du camp (sécher la tente, plier, ranger…). Dans ce cas, prévoir 6 ou 7 jours est plus adapté, à moins d’être un performeur.

Rando en binôme

Nous sommes partis à deux. Nous avions déjà randonné dans les Pyrénées quand nous étions jeunes, beaux et c… à la fois. C’était donc le ’come-back’ ! Je n’avais pas d’appréhension particulière, étant assez confiant dans mon binôme, comme lors de ma randonnée dans le Pays de Caux avec Tom23. En réalité, la seule source d’inquiétude, c’était moi-même : Dans les deux cas, je venais de me remettre d’une lombalgie. Mon pied droit tiendra-t-il jusqu’au bout ? Et là, une fatigue chronique inexplicable me pèse depuis plus d’un mois…

Avertissement

Je ne mets pas les traces GPS (téléchargeables) pour ne pas dévoiler nos spots de bivouacs. C’est volontaire et j’ai toute une argumentation sur le sujet qui sera traité lors d’un billet à venir.
Les images de traces sur l’article ont été créées après notre retour car je n’ai pas enregistré mes traces, j’ai souvent marché smartphone éteint pour économiser de la batterie.
Mon binôme, pour ne pas le nommer il faut que je lui trouve un pseudo… Jubéa, c’est pas mal ça ! Je pense qu’il comprendra et j’espère que ce pseudo lui plaira ! Il lui reste les commentaires pour s’exprimer.

Jour 1

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Volvic – Lieu de bivouac
10,686 km

Nous arrivons à Volvic un peu avant 14h, nous comptions passer une nuit au camping pour commencer le lendemain. L’accueil du camping est fermé et ouvre à 15h30, nous attendons un peu… Puis nous décidons de garer la voiture en centre-ville et démarrer la randonnée il est un peu plus tard que 14h30. Les 2 ou 3 premiers kilomètres nous croisons des points d’eau, j’en ai 1,5L et Jubéa à peu près autant. Les dénivelés montants, descendants sévères s’enchaînent, il fait aux alentours des 30°C, nous devons trouver un coin de bivouac et nous n’avons plus beaucoup d’eau.

Sur l’un des sommets au magnifique panorama il y a juste derrière une toute petite clairière où nos deux tentes y tiendraient à l’étroit, l’herbe y est écrasée signe que quelqu’un y a bivouaqué avant nous malgré l’interdiction mais nous devons nous poser, nous reposer. Je décide de ne pas manger ce soir là, juste une barre de céréale, je veux garder un peu d’eau pour le lendemain. On a passé une belle journée, dure en dénivelés mais avec de magnifiques paysages.

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Jour 2

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Lieu de bivouac – Lieu de bivouac après Laschamps
19,385 km

Après avoir profité du panorama matinal, nous reprenons notre chemin. Les dénivelés continuent de se succéder, offrant toujours des paysages grandioses. Toutefois, notre principale préoccupation demeure l’eau : nous n’en avons pas assez.
Nous croisons plusieurs petites retenues d’eau (flaques et petites mares) que les sangliers ont utilisés pour créer leurs bauges. L’idée de remplir nos gourdes, même filtrantes, à ces endroits est peu engageant. Pour la pause déjeuner, nous découvrons une magnifique clairière. À sa sortie, deux abreuvoirs à bétail partiellement remplis par les pluies nous offrent une solution. Nous choisissons celui dont l’eau semble la moins croupie pour remplir nos gourdes, nous désaltérer et emporter une réserve suffisante pour la suite du parcours.

L’ascension du Puy de Dôme est sans doute la partie la plus éprouvante, mais elle nous récompense par des vues à couper le souffle. La seule ombre au tableau se trouve au sommet, lorsque nous décidons de nous rafraîchir au bar. À notre surprise, les commandes se font via des bornes électroniques, comme dans un fast-food. Pendant notre pause, nous observons plusieurs familles et groupes, visiblement agacés par ce système, qui quittent les lieux sans rien consommer. Dans un tel cadre, on s’attend à une ambiance plus accueillante et chaleureuse, que les technologies modernes n’offrent pas. Un service traditionnel, avec des serveurs prenant les commandes à table, aurait été bien plus approprié et apprécié.

À Laschamps nous faisons une halte au cimetière, pour faire nos toilettes, une peu de lessive et remplir nos gourdes avant d’aller à la recherche d’un spot de bivouac que nous trouverons sous des épicéas, un bon spot au sol bien moelleux. Les sardines s’enfoncent au pouce, sans effort mais ressortiront le lendemain collant de résine, on ne peut pas tout avoir.

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Jour 3

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Lieu de bivouac après Laschamps – Pessade
22,505 km

Les dénivelés sont moins difficiles mais toujours existant, comme aurait dit un berger rencontré dans notre jeunesse dans les Pyrénées : Ho, c’est tout plat par là !  Jubéa se rappellera certainement de cette anecdote. Nous traversons de beaux paysages, moins boisés, ce qui nous pèse c’est de marcher souvent en plein cagnard. Depuis le début nous marchons sous une chaleur caniculaire par contre le ravitaillement en eau est moins problématique.

En quête d’un peu plus de confort pour la nuit à venir, nous réservons au gîte « Le Bercail Montagne » à Pessade. Malheureusement, le gîte est complet, mais le propriétaire, dans un geste très sympathique, nous propose de nous loger dans une annexe qu’il possède. Nous apprenons par la suite que cette annexe est habituellement fermée, car elle est en vente. Ce geste attentionné nous a véritablement dépannés.

Une fois installés dans ce gîte spacieux de six couchages, tout propre et confortable, c’est un véritable luxe après nos nuits en bivouac. Nous découvrons avec surprise qu’il y a même un petit bar dans ce village d’environ soixante habitants. Nous nous y rendons pour boire un rafraîchissement, et sommes immédiatement charmés par l’ambiance chaleureuse et la convivialité de ce lieu, véritablement unique.

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Jour 4

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Pessade – Olby
22,787 km

Si le parcours commence très vite par une partie boisée nous faisant passer par le Lac de Servière, l’on se retrouve très vite de nouveau sous la chaleur caniculaire inattendue en cette période.
À Orcival l’on décide de faire un tout petit détour par le centre village pour m’acheter un casse-croûte pour le midi car je n’ai plus de repas pour les midis. Magnifique village et sa Basilique Notre-Dame d’Orcival, un joyau d’art roman auvergnat construit par les moines de la Chaise-Dieu au XIIᵉ siècle. Nous remontons jusqu’à la Chapelle Notre-Dame pour pique-niquer.
Peu de temps après nous ratons une marque cachée par une remorque et faisons quelques kilomètres pour rien. Des dénivelés plus faciles mais toujours cette chaleur caniculaire. De magnifiques panoramas sur notre droite nous voyons au loin les puys que nous avons passé les premiers jours.

À Olby nous nous renseignons s’il y a de bons coins de bivouacs proches et nous obtenons une autorisation pour bivouaquer sur le jardin du presbytère.
Ne vous avisez pas à y bivouaquer sans autorisation, et même avec autorisation je vous déconseille ce spot.

Avantage : vous êtes prêt d’une épicerie, boulangerie, point d’eau.
Inconvénients : Vous êtes au centre du village, pas d’intimité possible, les cloches sonnent toutes les heures (même la nuit), puis une minute après au cas ou vous n’auriez pas entendu, plus le gong de la demi-heure et vous êtes juste en dessous des cloches… Je n’ai pas fermé l’œil de la nuit. Les clochent n’ont apparemment pas perturbées le sommeil de Jubéa qui à plus été déranger par les quelques voitures et motos de la D2089 qui passe à plus d’un kilomètre au sud.

Mon conseil : ravitaillez-vous à Olby et sortez de la ville pour vous trouver un spot de bivouac plus isolé et plus tranquille.

Je ne regrette pas non-plus car une randonnée est une petite aventure et les bivouacs, bons et moins bons, en font partie.

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Jour 5

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Olby – Camping Bel-air (à côté de St-Ours)
18,533 km

Des dénivelés plus marqués que les jours 3 et 4, toujours la canicule, je suis plus en forme que les jours précédents. Lors de ce parcours l’on passe de la chaleur aux alentours de 30°C à la fraîcheur du Cheire de Côme… Un lieu magique où il y fait très bon marcher où certains passages ou les courants d’air y sont très frais comme le passage devant un congélateur où la porte serait restée ouverte. Une très belle expérience dans un environnement à la beauté féerique.

Résumer de ce phénomène :
La coulée de lave du Cheire de Côme, issue d’une éruption il y a 30 000 ans, a formé un paysage de blocs volcaniques poreux propices au phénomène de froid. L’air froid s’infiltre dans les cavités des blocs de lave poreux et y reste piégé en raison de sa densité. Même lorsque l’air se réchauffe en surface, l’air froid reste emprisonné au sol, créant une sensation de froid persistant.

Le phénomène est très bien expliqué dans ce lien pdf.
Une très belle étape !

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Jour 6

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Camping Bel-air – Volvic
16,265 km

Nous replions nos tentes alors que quelques gouttes commencent à tomber. Nous couvrons nos sacs avec leurs housses de protection, mais la pluie est si fine qu’il n’est pas nécessaire de nous couvrir davantage, et nous restons en manches courtes. Cela change agréablement de la chaleur écrasante des jours précédents, et rend la marche plus plaisante. Toutefois, le ciel s’assombrit et devient menaçant. Après avoir dépassé le Puy de l’Espinasse, nous décidons de bifurquer légèrement vers le nord-est, écourtant notre parcours d’environ 5 km. Finalement, quitter les sentiers balisés pour emprunter, comme le dirait Sylvain Tesson, « les chemins noirs » a son charme.

Cette dernière étape, rafraîchissante et agréable, marque une belle conclusion à notre aventure.
Arrivés au camping de Volvic, nous avons opté pour une nuit en cabane, prêts à reprendre la route le lendemain.

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Budget

Je passerai sur les détails, mais les tarifs des gîtes et campings sont très raisonnables. Je vais me pencher plus attentivement sur les prix des transports en commun, qui auraient probablement été moins coûteux que le trajet en voiture. Cela dit, le covoiturage devient vraiment avantageux à partir de trois personnes pour ce type de trajet.

Les belles rencontres

  • Le jeune berger, très sympathique, que nous avons rencontré le troisième jour, nous avons marché ensemble tout en conduisant son troupeau vers une prairie. Nous avons échangé des discussions passionnantes.
  • Le propriétaire du gîte très sympathique aussi et très accueillant, nous avons parlé de son travail d’agriculteur, de son fils qui fait de l’élevage de la race Aubrac et fait de la vente en directe de viande bio maturé. Parler d’autres choses, d’anecdotes, de la région…
  • Le cycliste randonneur rencontré à Volvic à la fin de notre parcours. Entre randonneurs, nous parlons forcément matériel, trucs et astuces[1], l’une des siennes s’est d’ailleurs révélée meilleure que la mienne, et je compte bien l’adopter lors de ma prochaine sortie en itinérance. Il a une tente assez similaire à la mienne, la même que celle du cycliste croisé lors de mon tour des 7 cascades et des 7 lacs dans le Jura.

Les difficultés

  • J’ai trouvé la portion Volvic – Laschamps particulièrement éprouvante, d’autant plus que je n’étais pas en grande forme physique.
  • Pour celles et ceux qui préfèrent éviter le bivouac, il faut noter qu’il n’y a pas d’hébergement entre Volvic et Laschamps, ce qui ne nous a pas posé de problème.
  • Le manque d’eau potable sur cette section est un vrai défi : mis à part des points d’eau juste après le départ de Volvic, quand nos réserves sont encore pleines, il n’y a rien jusqu’au sommet du Puy de Dôme, où des toilettes publiques sont disponibles (mais que nous n’avons pas utilisées), puis plus rien jusqu’à Laschamps. Même avec des gourdes filtrantes, en période de canicule, cette étape reste compliquée.

Les principales difficultés de cette randonnée se concentrent donc sur ce tronçon mais rien de dramatique.

Petite Vidéo

Conclusion

J’ai de nouveau adoré randonner en duo.
Ce Tour de la Chaîne des Puys d’Auvergne, avec ses paysages majestueux et ses défis physiques, fut une belle aventure. Chaque étape, qu’elle soit marquée par la chaleur écrasante ou la fraîcheur du Cheire de Côme, nous a offert son lot de découvertes et de rencontres enrichissantes. La diversité des terrains, les rencontres humaines authentiques et la beauté des lieux ont fait de cette randonnée un voyage à la fois physique » et gratifiant. Une expérience où nature, partage et dépassement de soi se mêlent pour créer des souvenirs impérissables.

Commentez :

N’hésitez pas à partager vos impressions ou à poser vos questions sur ce récit ! Votre expérience personnelle, vos astuces ou même vos doutes concernant ce magnifique Tour de la Chaîne des Puys d’Auvergne sont les bienvenus. Que vous soyez un passionné de randonnée ou en quête d’inspiration pour votre prochaine aventure, vos commentaires enrichiront la discussion !

Le billet « Rando – Le tour des volcans d’Auvergne GR441 » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

PS : La photo du logo, en haut à gauche, je l’ai prise depuis une affiche, il s’agit certainnement d’une vue prise depuis une montgolfière ou un drome.

Note(s)

  1. ^ Je compte faire un article sur tous mes trucs et astuces, dans un ou deux mois.

Rando – Chevreuse – demi-journée

Randonnée en Ile de France à la demi-journée – Chevreuse dans les Yvelines (78)

Parfois nous n’avons pas le temps de faire de l’itinérance reste l’option de la randonnée à la demi-journée, voire à la journée, prenez le temps qu’il faut.

Arriver à Chevreuse par les transports en commun depuis Paris :
1 → Prendre le Transilien N jusqu’à « La Verrière » puis le bus 3917 jusqu’à Chevreuse.
2 → Prendre le RER B jusqu’à Saint-Rémy-Lès-Chevreuse puis le bus 3917 jusqu’à Chevreuse.
Ps : Le bus 3917 fait des allées et retours St-Rémy-lès-Chevreuse – La Verrière.
Dans les deux cas descendez à Mairie de Chevreuse

Si vous venez en voiture il y a plusieurs parkings gratuits dans la ville, ma randonnée part du « Parking des Petits Ponts« , nous y sommes allés en covoiturage.

Boucle de Chevreuse, demi-journée ou à la journée,

c’est selon vos souhaits si vous souhaitez flâner… Il y a de quoi flâner.

Plan rando de Chevreuse, juil. 2024
Plan rando de Chevreuse

Distance : 11,7 km
D+ : 254 m
Niveau : Facile
Trace GPX

Depuis le parking il n’y a qu’à suivre la trace. Si vous arrivez en transport en commun, depuis la Mairie suivez la fin de la trace jusqu’à l’Yvette, la longer pour récupérer la trace à ces début lorsque qu’elle vous oriente vers le Nord, le parking n’a pas d’intérêt.

Le long de l’Yvette vous pouvez y errer quitte à rebrousser chemins, de nombreux petits pont, anciens lavoirs, accès, et anciennes tanneries.
Images ponts

Pont sur l'Yvette à chevreuse, juil. 2024
Pont sur l’Yvette à chevreuse

En remontant vers le nord vous allez vite arriver à l’église paroissiale Saint-Martin, certaines parties datent du XI e d’autres du XVI et XVIIe, le clocher du XIXe, l’entrée est de style gothique. Face à la façade sud de l’église se trouve l’Office du Tourisme, bon à savoir.
Ensuite la trace rejoint « Le Chemin de Jean Racine » : il retrace l’itinéraire qu’empruntait le célèbre dramaturge Jean Racine (1639-1699) lors de ses séjours à Chevreuse visite assez souvent à ses amis et parents de Port-Royal-des-Champs, sa sœur et sa tante sont religieuses à l’abbaye de Port-Royal des Champs. À lire : Le Chemin de Jean Racine sur Yvelines .org

Borne du Chemin de Jean Racine, juil. 2024
Borne du Chemin de Jean Racine

Juste avant d’arriver à St-Lambert on quitte le Chemin de Racine par un petit escalier en direction Est Sud-Est, une marche entre forêts et plaine où le retour se fait en traversant Milon-la-Chapelle.

Escalier montant dans la forêt de Chevreuse, juil. 2024
Escalier montant dans la forêt de Chevreuse
Traversée du village de Milon-la-Chapelle, juil. 2024
Traversée du village de Milon-la-Chapelle

Le retour à Chevreuse se fait par les Hauts de Chevreuse, puis Hautvilliers et l’on arrive par le Château de la Madeleine qui domine la Ville de Chevreuse et sa vallée, construit au XIe siècle et fortifié au XIIe.

Château de la Madeleine à Chevreuse, juil. 2024
Château de la Madeleine à Chevreuse
Panorama depuis le château de la Madeleine, juil. 2024
Panorama depuis le château de la Madeleine

Et l’on redescend sur la ville de Chevreuse où il y fait bon s’y perdre. Si vous êtes arrivé par les transports la boucle s’arrête à la Mairie, sinon rejoignez le parking en longeant l’Yvette.

Sentier dans le haut de ville de Chevreuse, juil. 2024
Sentier dans le haut de ville de Chevreuse
Passage avec escalier dans la ville de Chevreuse, juil. 2024
Passage avec escalier dans la ville de Chevreuse

Dans la ville de Chevreuse vous y trouverez tous les commerces, épiceries, boulangerie, bars, restaurants, etc.

l'Yvette et ses petits ponts à Chevreuse, juil. 2024
l’Yvette et ses petits ponts à Chevreuse
Vue du Château de la Madeleine depuis le parking, juil. 2024
Vue du Château de la Madeleine depuis le parking

Petite vidéo pour conclure

Que pensez-vous de cette randonnée à Chevreuse ? Partagez vos impressions et vos conseils en commentaires !

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Rando – En Suisse Normande

Randonnée en Suisse Normande

De Clécy à Condé-sur-Noireau
3 Jours
Distance → 71,400 km
Niveau difficile.

Le niveau difficile ne nécessite pas de compétences ou d’expériences particulières. Un randonneur débutant en bonne condition physique peut réussir cette randonnée, alors qu’un randonneur expérimenté mais en moins bonne forme pourrait rencontrer des difficultés. Difficile signifie simplement qu’il y a beaucoup de dénivelé, mais cela ne rend pas la randonnée technique pour autant.

Introduction

L’idée était de partir d’une ville de la Suisse Normande où se trouve un camping, sans utiliser de trace GPS, et de voir comment organiser une randonnée de quatre jours. Sans plan de départ précis, je pars simplement avec les repas pour toute la durée. Certains me diront : « Pourquoi emporter tes repas et te charger alors qu’il y a des villages avec des épiceries ? »
J’aime partir avec mes repas pour des raisons de budget. Je trouve beaucoup plus économique de les préparer à l’avance. Mes repas se composent de : petits-déjeuners, barres de céréales (3 par jours), grignotages (fruits secs), repas du soir, et pour le midi, des repas froids (pain, fromage, jambon de pays ou autres). J’emporte aussi du café, du thé et des tisanes. Certes, mon sac est un peu plus chargé au départ, mais il s’allège de jour en jour, et c’est plus économique.

Début d’aventure

Suisse normande – Clécy

Jour moins 1
Le Clos d’Ailly – Clécy Camping Les Rochers

3,026 km

Dans le train de Montparnasse à Flers, je reçois un message de Mme m’informant que j’ai oublié mes repas de midi dans le réfrigérateur. Bon, il faudra faire avec…
À Flers, je prends le bus 117, mais en raison de travaux, il ne passe pas par Clécy et je dois descendre au Clos d’Ailly. J’arrive au Clos d’Ailly sous la pluie. Je repère l’arrêt de bus de l’autre côté de la route pour mon retour dans quelques jours : juste une pancarte, pas d’abri. J’espère qu’il ne pleuvra pas ce jour-là.

En arrivant à Clécy, je vois des fléchages et panneaux indiquant « Tour de la Suisse Normande ». Mon parcours est déjà tracé. L’épicerie et la boulangerie étant fermées le lundi, je me dirige vers le café en face de l’église pour prendre un café, on m’y confirme que le tour de la Suisse Normande à plusieurs variantes et peut se faire en 3, 4 ou 5 jours. Le temps s’éclaircit et le soleil pointe. Je prends alors le chemin vers le camping. Très bon accueil et wifi autour de l’accueil. Je m’y installe, il est 15 h. Je commande un casse-croûte à récupérer le lendemain à 8 h pour mon repas de midi. Un cycliste anglais s’installe à côté de moi. Nous sympathisons. Il a parcouru le Cotentin, le Mont St-Michel, une partie de la Bretagne, et repart demain pour Caen avant de continuer vers Amiens. Sacré parcours !

Clécy-Suisse-Normande, juin 2024
Clécy-Suisse-Normande
Entre Clécy et Camping-Suisse-Normande, juin 2024
Entre Clécy et Camping-Suisse-Normande

Jour 1
Clécy – Pont d’Ouilly Camping Municipal

18,315 km

Une nuit à 7 °C. Bien que le ciel soit dégagé, la tente est trempée d’humidité. Malgré mes efforts pour l’essuyer, je dois la plier encore mouillée. Je récupère mon casse-croûte et commence mon chemin.

Très vite, je fais face à un gros dénivelé montant. Ça pique dès le matin et ça met dans l’ambiance, mais au sommet de ce premier défi, quelle agréable surprise : les paysages sont magnifiques.
La montée commence dès le camping (95 m) et nous mène sur le « Chemin du dessus des Rochers », en amont de l’Orne sur la rive droite. En sous-bois, je profite de magnifiques vues sur l’Orne et les alentours. Le point culminant est « La Bruyère » (197 m). Les paysages champêtres descendent jusqu’à « Le Bô » (120 m), puis redescendent jusqu’à « Le Moulin » (85 m), vallonnés jusqu’à « La Cour » pour remonter à 175 m avant d’arriver à « Le Manoir », puis redescendent à 90 m à « La Rustiquerie ».

Je ne vais pas détailler tout le parcours avec ses dénivelés, mais vous donner un aperçu : entre montées et descentes abruptes, il y a des faux-plats qui vous sembleront plats.

En forêt, je rejoins le « Ruisseau du Val de la Hère », que je longe en amont sur la rive droite avant de le traverser pour rejoindre « Le Bourg d’Ouilly », puis continuer jusqu’à « Pont d’Ouilly » au camping municipal. Je m’y installe : à gauche, un grand espace où l’emplacement est à 8 €, à droite, entre des haies, l’emplacement libre est à 10 €. La responsable passe en soirée entre 18 h et 19 h pour encaisser le paiement, sinon ce sera le matin entre 8 h et 9 h. J’y plante ma tente, qui n’est toujours pas bien sèche. Je profite d’aller en ville acheter de quoi manger pour les midis suivant.

Jour-01-Suisse-Normande-001, juin 2024
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Jour 2
Pont d’Ouilly – Camping de « La Rouvre »

24,798 km

Après une nuit à 5°C au camping de Pont d’Ouilly, je plie ma tente encore trempée de rosée, malgré mes efforts pour l’essuyer au maximum. Tôt le matin, je longe « KotaVenture », une option d’hébergement assez originale si cela vous tente. Inutile de mentionner les dénivelés à nouveau, vous êtes prévenu, mais les paysages et les points de vue en valent la peine.

À ne pas manquer : en arrivant près de « Oêtre », vous trouverez un espace pique-nique avec « Le Café du Caillou » et, un peu plus loin, le restaurant du même nom. Quittez le GR et prenez à gauche pour atteindre « Les Roches d’Oêtre » et admirer les vues magnifiques depuis la falaise.

Après avoir passé « Saint-Philbert-sur-Orne » (qui dispose d’un gîte municipal), continuez jusqu’à « Le Bas de Rouvrou » et le « Camping de la Rouvre ». L’accueil y est très chaleureux. N’utilisez pas les prises des lavabos pour recharger vos smartphones, car il n’y en que quatre. Pour 1 € symbolique, vous pourrez les charger à l’accueil le temps de votre séjour. J’ai beaucoup aimé ce camping ainsi que celui de Clécy.

Jour-02-Suisse-Normande-001, juin 2024
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Jour-02-Suisse-Normande-004, juin 2024
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Jour-02-Suisse-Normande-005, juin 2024
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Jour 3
Camping de « La Rouvre » – Condé-sur-Noireau Camping municipal

25,611 km

Une nuit à 4 °C et une tente toujours trempée (heureusement, pas l’habitacle, mais tout de même…). Cette étape est longue et comporte également des dénivelés, mais je l’ai trouvée plus facile, peut-être parce que je m’habitue aux difficultés du parcours.

Dans les bois de Berjou et tout au long de ce trajet, des panneaux pédagogiques relatent l’historique de la libération d’août 1944, lorsque les soldats du 7ème Somerset Light Infantry ont libéré le village de Cahan et capturé environ 150 parachutistes allemands du 3ème Fallschirmjäger, ainsi que d’autres faits d’armes dans la région.

À ne pas manquer : lorsque vous passez par Berjou, juste avant l’église, sur votre gauche, se trouve un petit espace avec deux tables de pique-nique et, sur votre droite, une boulangerie-pâtisserie qui fait également épicerie (Épi Service). Les pâtisseries y sont faites maison ; j’ai pris un flan pour mon dessert, qui m’a rappelé mon enfance. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas mangé un flan aussi délicieux !

À mon arrivée au camping municipal de Condé-sur-Noireau, le paiement se fait à la piscine municipale juste à côté. À 17 h, il commence à pleuvoir, et à 18 h, je suis déjà dans ma tente, je n’ai même pas gonflé mon matelas, je dormirais sur la dure. Je n’ai pas ma liseuse, mais heureusement, j’ai de quoi écrire pour m’occuper.

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Jour 4
Fin.

Tracé du parcours effectué.

Il a plu toute la nuit (8 °C) et la pluie continue lorsque je plie ma tente. En consultant la météo, je constate qu’il est prévu de pleuvoir toute la journée et le lendemain. Je n’ai pas envie de marcher sous la pluie toute la journée, ni d’attendre le bus le lendemain sous la pluie au bord de la D562. Je décide donc de me rendre en centre-ville pour trouver un arrêt de la ligne 117 qui dessert également cette ville, mes voisins de camping m’y dépose. Je prends mon petit déjeuner dans un bar en attendant l’arrivée du bus qui me conduira à la gare de Flers. À la gare, je n’ai aucun problème pour échanger mon billet du lendemain contre un billet pour le prochain train à destination de Paris. Je rentre chez moi.

La toile de tente qui sèche chez-moi.

Bah alors Sima, t’as pas fait de bivouac ?

Au début, je pensais devoir bivouaquer, mais j’ai finalement constaté que chacune de mes étapes se terminait près d’un camping. Pourquoi m’en priver ? Je bivouaque seulement lorsqu’il n’y a pas de camping, ou lorsque ceux-ci sont rencontrés trop tôt dans la journée ou sont trop onéreux. Dans les endroits où il y a des gîtes non gardés ou d’autres refuges, il m’arrive de bivouaquer à proximité lorsque je trouve les literies douteuses. Bref, je fais ce qui me semble le plus pratique.

Matériel
Je ne vais pas faire une liste, mais juste dire que je n’ai pris qu’une seule batterie 10 000 mAh, je n’ai pas pris ma liseuse, qui m’a manquée ni ma gourde filtrante. En vêtement sur moi boxer, bermuda, tee-shirt, chaussette. Dans le sac un manches longues mérinos que j’ai mis que lors de la nuit à 4 °C, un boxer, 2 paires de chaussettes, polaire et veste coupe-vent déperlant. Par contre j’ai pris ma perche à selfie qui fait également trépied et mon appareil photo pour économiser la charge de mon smartphone. Et biensur le nécessaire de couchage, popote, trousse de toilette.

Botanique

  • Pas beaucoup d’ail des ours (Allium ursinum) alors que lors de la randonnée au Pays Caux il y en avait à foison.
  • Par contre les chemins en sous-bois sont bordés de Nombril de Vénus (Umbilicus rupestris) fleuris dont j’aurais bien pris quelques feuilles pour me faire une petite salade, mais je ne transporte pas d’assaisonnement avec moi et il est vrai que les feuilles sont meilleures et plus tendres avant les inflorescences.
  • Je n’ai pas croisé de Abies alba dont les noms vernaculaires sont : Sapin blanc, Sapin commun, Sapin pectiné, Sapin de Normandie, Sapin des Vosges, Sapin noir, Sapin de l’Aigle, Sapin de croix, Sapin à feuilles d’if… Bref les noms vernaculaires ne veulent pas dire grand-chose, seul le nom latin compte. Avec les jeunes pousses, j’aurai pu me faire une tisane.

Pour conclure

Les moins :
Je suis tombé sur une semaine à la météo capricieuse avec des vents du nord. Marcher en manche courte sous le soleil puis nuages et vent froid, m’arrêter pour mettre polaire, voire le coupe-vent, puis pluie et mettre ma house de sac à dos… De nouveau soleil bref, j’ai les quatre saisons plusieurs fois par jour m’obligeant à m’arrêter régulièrement pour enlever ou ajouter des couches.

Les plus :
Les dénivelés ne m’ont pas gêné d’autant plus que j’étais récompensé par de magnifiques paysages. Des campings bien répartis sur le parcours et comme toujours de belles rencontres.

Les rencontres

  • Camping de Clécy, l’anglais avec qui j’ai sympathisé il m’a montré son vélo au top à changement de vitesse sans dérailleur, bloque guidon, béquille qui se pose sur le cadre, blocage des freins… je ne suis plus à la page et découvre…
  • Camping de Pont d’Ouilly, un père et son fils ado qui font de la rando pour une première fois avec plein de matos tout neuf de l’enseigne bleu, il envisage faire la prochaine rando avec sa fille maintenant qu’ils ont le matériel. Une cycliste qui fait une pause d’une journée pour cause de douleurs musculaires, je suis impressionné par les parcours qu’elle a déjà fait, par exemple la Norvège…
  • Camping La Rouvre, un couple qui souhaite faire de la randonnée et m’ont demandé à voir mon matériel, un jeune couple néerlandais qui ont décidé de rester une journée de plus aller voir « Les Roches d’Oêtre » que je leur ai conseillé.
  • Camping de Condé-sur-Noireau, un jeune couple qui est là à défaut de trouver un logement avec une tente qui prend l’eau qui sert de garde-manger et une autre plus étanche pour dormir et une voiture plein à craquer des effets d’une vie, ça m’a fait de la peine sachant le nombre de logements libres qui existe ou loués en AirBnb. Ça me révolte… Nous n’avons pas pu parler trop longtemps à cause de la pluie nous obligeant à nous réfugier sous nos tentes dès 18 h.
  • En chemin sur le tour de la Suisse normande, un couple qui faisait du repérage pour leur association du 92, je les croiserais plusieurs fois ainsi qu’un groupe de randonneurs d’une association du côté de Èvreux que je croiserai aussi plusieurs fois.

Petite Vidéo

Les frais

Allée/retour Paris – Flers en train → 44 €
Bus 117 – 2X1,90 € → 3,80 €
Total des transports → 47,80 €
Camping du Clécy → 8 €
Camping Pont d’Ouilly → 8 €
Camping de La Rouvre → 8 € + (1 € pour la durée du séjour pour recharger mon smartphone).
Camping Condé-sur-Noireau → 5,50 €
Total des hébergements → 30,50 €

Cet article sur la randonnée en Suisse Normande vous a donné envie de partir à l’aventure ? Partagez vos propres expériences ou posez vos questions en commentaire !

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Rando – Normandie dans le Pays de Caux

Une randonnée dans le Pays ou la Vallée de Caux, un petit coin de Normandie.

De la Normandie, je ne connaissais que le Cotentin, Dieppe, Trouville-sur-Mer, Deauville, Le Havre et Étretat… Ah oui, sans oublier le Mont Saint-Michel. Mais est-il vraiment normand ou breton ? C’est un sujet aussi délicat que le débat entre pain au chocolat et chocolatine.

Ha, ce n’est pas nous sur le logo à gauche c’est une image libre de droit.

Une randonnée inattendue. Elle m’a été proposée par Tom23. Nous ne nous connaissons pas vraiment, ayant seulement échangé quelques fois sur Mastodon. J’ai donc été enthousiaste à l’idée de cette expérience : partir en randonnée dans un lieu auquel je n’aurais pas pensé, à deux, sans nous connaître et sans me soucier du parcours. Bref, une première pour moi.

– Mais Sima, t’as déjà fait des randos à plusieurs.
– En itinérance rarement…

Dans ma jeunesse, j’ai fait une longue randonnée en montagne avec deux autres personnes. Nous étions trois caractères très différents, mais tout s’est très bien passé. Une autre fois, j’ai fait une randonnée à deux, encore avec une personne très différente de moi. C’était sa première randonnée, et toujours en montagne, avec des conditions météorologiques compliquées : pluie verglaçante, neige… Un véritable baptême pour sa première fois, et ça s’est bien passé également même si nous avons dû écourter. Mais à chaque fois, nous nous connaissions déjà.

Tout commence par la rencontre

Le rendez-vous était fixé dans un bar de la ville de départ. Nous nous sommes immédiatement reconnus : avec chacun notre sac à dos et le fait que nous étions les deux seuls clients, il n’y avait pas de place pour le doute !
Après les présentations et un café nous entamons la randonnée.

Jour-1
Caudebec-en-Caux – lieu du premier bivouac

Rive en Seine → 21,496 km

Quand, comme moi, on ne connaît la Normandie que pour l’avoir traversée en voiture et y avoir fait quelques petites promenades, on a une vision biaisée. J’imaginais la Normandie très plate, voire légèrement vallonnée. J’ai donc été surpris par les dénivelés que j’ai découverts.
Dès que l’on quitte le bord de la Seine, on pénètre dans une forêt aux reliefs marqués. Vers le point culminant nord de la boucle, la forêt alterne avec quelques terres agricoles. Peu avant d’atteindre Saint-Aubin-de-Crétot, situé sur le plateau, les paysages vallonnés se succèdent entre cultures, prés d’élevages et prés à foin. À Saint-Nicolas-de-la-Haie, nous faisons le plein d’eau et partons à la recherche d’un endroit pour bivouaquer. Après avoir aperçu un chevreuil sur notre sentier, nous trouvons enfin un petit coin de bivouac dans le sous-bois.
Pour ce premier repas en bivouac, nous avons préparé un dîner « amélioré », vous remarquerez les guillemets, car tout est relatif en randonnée.

Nos deux tentes au 1er bivouac, juin 2024
Nos deux tentes au 1er bivouac

Jour-2
Lieu du premier bivouac – lieu du deuxième bivouac

Saint-Arnoult → 29,173 km

Maintenant je le sais, la Normandie n’est pas que vallonnée, elle a de beaux dénivelés.
Un parcours où le sentier traverse des forêts verdoyantes et débouchent sur des panoramas de terres agricole où s’étendent les champs cultivés et les prés d’élevage. J’ai été surpris de voir des vaches Salers en Normandie. Nous avons traversé un pré où se trouvaient des Salers, leurs veaux et un taureau, ce qui n’était pas très rassurant.
Juste après Le Becquet, au nord de Lillebonne, nous avons fait un petit détour pour découvrir l’Abbaye cistercienne Notre-Dame-du-Voeu, aussi appelée Abbaye du Valasse. Cette abbaye est entourée d’un magnifique parc accessible à tous, offrant un cadre bucolique idéal pour une pause grignotage ou un pique-nique. De plus, des sanitaires sont à disposition, rendant l’endroit encore plus accueillant et pratique pour les visiteurs.

Paysage sous la brume, juin 2024
Paysage sous la brume
Chemin de lisière sous la brume, juin 2024
Chemin de lisière sous la brume
Paysage agricole, juin 2024
Paysage agricole
Vue depuis l'Abbaye de Valasse, juin 2024
Vue depuis l’Abbaye de Valasse
Pré avec des vaches, juin 2024
Pré avec des vaches

À Saint-Nicolas-de-la-Taille nous faisons le plein d’eau et poursuivons à la recherche d’un coin de bivouac. À défaut de trouver un sous-bois ou autres nous nous installons sur le chemin à l’endroit, le seul, où il s’élargit laissant la possibilité éventuelle d’un passage d’un engin agricole sans le gêner. Ce choix c’est avéré paisible et pas si mal que ça à défaut de mieux. La pluie est arrivée en fin de soirée.

Nos deux tentes au 2è bivouac, juin 2024
Nos deux tentes au 2è bivouac

Jour 3
Lieu du deuxième bivouac – Lillebonne

Saint-Jean-de-Folleville → 4,726km

Nous plions les tentes sous la pluie. Ne voyant aucun autre lieu propice à un meilleur bivouac, nous n’avons aucun regret : notre spot était le meilleur. Nous traversons un autre pré, cette fois encore peuplé de vaches Salers, leurs veaux et un taureau. Ils semblent habitués à voir des randonneurs et tout est calme. Pour ma part, je les surveille du coin de l’œil.
Sous une pluie fine, nous affrontons un beau dénivelé montant, suivi d’une descente plutôt rude. Finalement, nous arrivons à Lillebonne, en plein jour de marché. Nous faisons une pause bien méritée. Ma veste déperlante et coupe-vent a parfaitement rempli son rôle : je ne suis pas trempé en dessous et mon sac à dos, sans filet, n’a pas causé de transpiration dans le dos. Je l’avais déjà testé par grosses chaleurs et je n’avais jamais eu le dos trempé.

Pré face à notre 2è bivouac, juin 2024
Pré face à notre 2è bivouac

Nous allons boire un café dans un bar avant de nous rendre à l’arrêt de bus pour rentrer à Caudebec-en-Caux. Ainsi se termine notre randonnée.

Petite Vidéo

Conclusion

Le bivouac
Le bivouac est une expérience très variable, surtout en campagne où presque chaque parcelle est une propriété privée. Parfois, on tombe sur un endroit idéal, parfois moins. Je pars du principe qu’il faut se contenter de ce que l’on trouve, et j’ai apprécié nos deux spots de bivouac, particulièrement le premier en sous-bois, car j’aime les sous-bois.
Le parcours
J’ai aimé marcher sur un itinéraire auquel je n’aurais pas pensé. La découverte de nouveaux endroits m’enchante toujours.
Marcher avec quelqu’un que je ne connais pas
J’ai vraiment apprécié cette expérience. Bien qu’il y ait eu, je pense, une certaine retenue de la part de chacun, en tout cas de la mienne, puisque je n’ai pas pratiqué mes habitudes comme les étirements, la méditation, écrire et lire, cela ne m’a pas manqué, je n’en ai pas ressenti le besoin (le fait que je sois bavard cache une grande part de ma timidité). J’aurais aimé que la randonnée dure plus longtemps pour que l’on fasse plus ample connaissance, mais ce sera peut-être pour une prochaine fois. Je suis vraiment content d’avoir rencontré Tom23. Une belle rencontre !
Le lieu
Je ne connaissais pas le pays de Caux et suis impressionné par le nombre de lieux à découvrir en marchant. Et nous n’en avons exploré qu’une partie.
Un seul regret
Cela n’a pas duré assez longtemps. Ce sera pour une prochaine, qui sait ? Les aléas de la météo…

Et vous, avez-vous déjà vécu une expérience similaire en randonnée ? Partagez vos histoires et impressions en commentaire !

Le billet « Rando – Normandie dans le Pays de Caux » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Rando – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 03

Panneau de Départ, mai 2024
Panneau de Départ

Suite de l’article « Rando – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 02« 

Mon cheminement du jour 4 et conclusions

Jour 4
Antigua estacion de Toras (FC Ojos) – Barracas

9,970 km – D+ 356 m – D- 302 m

Cette étape courte s’est déroulée sous un ciel d’un bleu intense, balayé par un vent glacial de face tout au long du chemin, offrant des paysages à couper le souffle.

À Barracas, après avoir fait tamponner mon Credential à la mairie, je me dirige vers la seule auberge que j’ai croisée. À ma grande surprise, il s’agit d’une auberge de luxe proposant une nuit à 30 €. Ma chambre est équipée d’un lit une place et d’un lit double, avec une salle de bains comprenant douche, toilettes et lavabo. Les lits sont faits avec des draps propres et j’ai à ma disposition trois serviettes immaculées. De plus, il y a une cuisine commune entièrement équipée, avec réfrigérateur, micro-ondes, gazinière, machine à laver et tous les accessoires nécessaires pour cuisiner, ainsi que des placards de rangement. Une salle à manger et un salon communs complètent cet hébergement de qualité.

Je n’en demandais pas tant !

Levé de soleil, mai 2024
Levé de soleil
Éoliennes, mai 2024
Éoliennes
Paysage-008, mai 2024
Paysage-008

L’heure du constat

Arrivé à Barracas avec un léger problème au pied droit, pas vraiment handicapant, je prends le temps de faire le point des prochaines étapes. À Sarrion, je constate qu’il n’y a rien sur place mais un éventuel spot de bivouac situé à 8 km, sans point d’eau, ce qui signifie de nouveau transporter une réserve d’eau conséquente. À Teruel, je comptais sur une auberge de jeunesse, mais j’apprends qu’elle est fermée et je n’ai pas de plan B. À Cella, il existe une auberge d’hébergement « Albergue El Rio« , mais je n’ai pas pu obtenir de renseignements sur les tarifs et je crains de me retrouver une fois de plus face à une mauvaise surprise. Ensuite, les étapes suivantes semblent offrir que la possibilité de bivouaquer.

J’opte donc pour une décision radicale : arrêter là mon périple, d’autant plus qu’une gare est présente, me permettant de rentrer à mon point de départ en train.

Je ne suis pas déçu

j’ai beaucoup apprécié ce parcours, je pense avoir pris la bonne décision. Je verrai pour reprendre peut-être l’année prochaine là où j’ai arrêté mais à une autre période, entre mi-mai et fin juin, là où les températures sont plus douces et donc plus propices à enchaîner les bivouacs avec moins de poids dans le sac-à-dos.

Problèmes rencontrés :

  • Impossible de trouver une bouteille de gaz 178 ml, ni à l’enseigne bleu de Sagunto, ni à celle de Valencia pourtant le plus grand d’Espagne, ni à Leroy Merlin… j’ai dû en acheter une de 400 ml,
  • rien n’est prévu pour l’hébergement des randonneurs individuels, qu’il soit à pied ou à vélo, à moins de mettre vraiment la main au porte-monnaie.

Les belles rencontres

Toutes les personnes rencontrées ont été très sympathiques mais aucune n’étaient au courant qu’il y a un chemin de Compostelle qui passe par chez-eux, sauf bien entendu, les membres de l’association.

Mention spéciale à :

  • aux membres de l’association « Amigos del Camino Santiago desde Sagunto » pour leur accueil, leurs conseils et leur travail.
  • le patron du bar/restaurant de Torres Torres qui a fait le nécessaire pour me trouver une solution de nuitée gratuite.
  • le marcheur qui fait Altura  jusqu’au barrage de Navajas (allé/retour) chaque soir après son travail en marche rapide avec qui j’ai discuté jusqu’au camping de Navajas à son rythme de marche. Discussion intéressante, je lui ai montré les marque jaune signifiant qu’il existait bien un chemin de Compostelle sur le chemin qu’il fait chaque jour.
  • couple de randonneurs français qui faisait Teruel → Sagunto à Vélo par la Via Verde sur lequel ils avaient bivouaqué pour la nuit. Ils ont opté pour les bivouacs à cause des prix pratiqués en Espagne.
  • agriculteur sur la variante qui taillait ses amandiers et avec qui j’ai fait une pause discussion de 20 minutes.
  • l’italien qui a randonné dans toute la France et là allait jusqu’en Andalousie à vélo et qui me disait qu’il n’y a pas de comparaison avec les tarifs des campings et hébergement municipaux en France, voire les gîte ouverts et libres et gratuits.
  • deux Néerlandais qui allaient jusqu’à Valencia et m’ont tenu les mêmes propos que l’Italien.
  • l’homme rencontré à la gare de Barracas, qui venait de « El Toro » limite entre la région de Valencia et la Castille avec qui j’ai eu des discussions intéressantes en attendant le train et tout le long du voyage.

Ce qu’attend un randonneur

Qu’il soit à pied ou à vélo, est un lieu de repos abordable, surtout lorsque le bivouac est interdit comme en Espagne. Mais face aux prix élevés, on se retrouve souvent sans choix ! Un camping dans un cadre naturel, où il peut installer sa tente à un tarif raisonnable, avec accès à des installations sanitaires complètes (douches, lavabos, toilettes), constitue une solution idéale.

Un hébergement à prix abordable suffirait amplement, sans nécessité de fournir des draps (juste des couvertures, le randonneur ayant toujours un sac de couchage et une housse de soie), ni des serviettes (le randonneur ayant les siennes). Les chambres individuelles ou les lits doubles ne sont pas indispensables.

Une alternative serait un hébergement non surveillé, donc gratuit, laissant le choix entre dormir à l’intérieur ou planter sa tente aux alentours. Voilà quelques suggestions pour répondre aux besoins des randonneurs.

Petite vidéo pour conclure

Budget

Malgré des coûts d’hébergement généralement plus élevés qu’en France, hormis sur les chemins de Compostelle où les infrastructures d’accueil sont bien établies, il est possible de se nourrir à moindre coût.

Lors de mes pauses pour obtenir mon premier tampon de la journée, j’apprécie prendre une bière sans alcool. Je m’abstiens de boire de l’alcool, car cela me provoque des crampes musculaires lorsque je n’ai pas beaucoup mangé.

Jour 1 : 6 €
nourriture 4,5 €
bière 0% 1,5 €

jour 2 : 29,77 €
nourriture 4,97 €
bière 0% 1,8 €
camping plus de 23 €

jour 3 : 17,10 €
petit déjeuner (tartines, js d’orange café au lait) 4,60 €
Restaurant (2 plats, 1 bière 0 %, 2 cafés 1 bouteille d’eau 1,5 L pour la route) 12,5 €

Jour 4 : 44,28 €
Barracas[1]
Au restaurant Casse-croûte plus 1 bière 0 % 6,60 €
1 café 1,60 €
Épicerie nourriture pour le soir 6,08 €
Hébergement 30 €

sous total 97,15 €

On constate que ce sont les deux hébergements qui on fait monter l’addition.

Trajet 250 €
Allée Avion 122 €
Retour
Train Sagunto – Barcelone 66,80 €
TGV 1ère classe Barcelone – Paris 62 €

Total 347,95 €

Dans l’article du mercredi 29 mai 2024 vous aurez le détail de mon sac-à-dos.
Soyez au rendez-vous et n’hésitez pas à commenter.

Le billet « Rando – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 03 » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Note(s)

  1. ^ À Barracas il y a un resataurant, comme il est seul et qu’il y a beaucoup de passages, Il profite de la situation pratiquant des tarifs plus élevés qu’en bord de mer comme par exemple au Puerto de Sagunto.

Rando – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 02

Panneau de Départ, mai 2024
Panneau de Départ

Suite de l’article « Rando – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 01« 

Mon cheminement des journées 2 et 3

Jour 2
Torres Torres – Altura

26,593 km – D+ 1545 m – D- 1305 m
Puis
Altura – Navajas

3,693 km – D+ 151 m – D- 154 m
Total → 30,286 km pour la deuxième journée

Au début de cette étape, on continue d’être enveloppé par le parfum des fleurs d’orangers, avant qu’il ne soit progressivement remplacé par le délicat parfum des pins. Les paysages se métamorphosent également : des forêts de pins, des vergers d’amandiers, des oliveraies… Ça grimpe légèrement en altitude, ce qui explique qu’il n’y a plus d’oranger. La montée reste très douce, à peine perceptible. Le chemin suit principalement la « Via Verde de Ojos Negros » (la Voie Verte de Ojos Negros), une ancienne voie ferrée qui desservait le deuxième site sidérurgique d’Espagne au Puerto de Sagunto. Ce site a été fermé, je crois, en 1971, et récemment, cette voie a été aménagée pour devenir un chemin, ravissant particulièrement les cyclistes, surtout s’ils parcourent l’itinéraire de Teruel à Sagunto (principalement en descente, avec le vent dans le dos).

À Soneja, je fais une halte dans un petit magasin pour acheter de quoi manger le soir. Ensuite, je me dirige vers un bar situé à 200 mètres pour faire tamponner mon Credential et envisager de déguster quelques tapas pour le déjeuner. Cependant, à ma grande déception, le bar/restaurant est complet, étant donné que c’est un dimanche, il m’est impossible d’y trouver une place. Pas découragé pour autant, je fais tamponner mon Credential et retourne au petit magasin… pour découvrir qu’il a fermé pour la pause déjeuner. Cet imprévu ne me perturbe pas outre mesure, et le prends avec humour. Même si je n’ai dans le ventre qu’une orange, une barre de céréales et un café depuis le matin, je continue sans souci.

Sur ce chemin, on trouve des endroits de bivouac très accueillants (bien que le bivouac soit interdit en Espagne voir l’article « Peut-on bivouaquer sur le chemin de compostelle« ), bien que dépourvus d’eau, ce qui nécessite un peu d’anticipation. Mon objectif est de rejoindre le camping municipal d’Altura.

Arrivé à Altura, je redoute de ne pas trouver de place au camping, étant donné le nombre de personnes présentes. En arrivant à la réception, je constate qu’elle est vide. Je décide alors d’appeler le numéro affiché sur la porte et j’entends la réponse :
« Je ferme à 20h !« 
Je réponds calmement : « Pas de souci, je suis là, devant l’accueil, je vous attends. Je souhaite simplement passer la nuit.« 
Sa réponse me surprend : « Non, en basse saison, les gens qui ont des tentes et caravanes à l’année viennent ici pour la journée en famille. Mais à 20 h, je ferme et personne ne peut rester pour la nuit !« 

Déçu mais résolu à trouver un endroit où passer la nuit, je reprends donc le chemin en direction du camping de Navajas, sachant que c’est le dernier sur ma route.
Une fois arrivé au camping de Navajas, je découvre qu’il faut débourser plus de 21 € pour planter sa tente une nuit. Les prix sont bien plus élevés qu’en France… Cependant, je décide de m’y installer et de savourer mon repas acheté à Soneja.

Avant de m’installer, je fais tamponner mon Credential à la réception du camping.

Paysage-001, mai 2024
Paysage-001
Via Verde 01, mai 2024
Via Verde 01
Via Verde 02, mai 2024
Via Verde 02

Jour 3
Navajas – Plus loin que Viver

28,760 km – D+ 1874 m – D- 1351 m

Je reprends le sentier qui passe par la Via Verde jusqu’à Jerica. Arrivé là-bas, je me rends à l’office du tourisme pour faire tamponner mon Credential, mais il est malheureusement fermé. Il semble n’ouvrir que les week-ends. Heureusement, je croise une dame, propriétaire d’un hôtel, qui possède le tampon du Camino Del Cid. Elle me propose aimablement de m’emmener en voiture jusqu’à son établissement pour tamponner mon Credential. Après cette courte pause, je dois parcourir environ 300 mètres pour récupérer mon chemin.

Arrivé à Viver, je me rends à la mairie pour faire tamponner mon Credential et je demande des informations sur le local municipal d’hébergement. La réponse est déconcertante : il n’est pas encore achevé et ne sera pas destiné aux individuels, mais plutôt aux groupes.

Déterminé à trouver un lieu où passer la nuit, je décide alors de me rendre à l’auberge « Santa Maria de Aguas Blancas« . Malheureusement, bien que repérée sur OpenStreetMap, ils n’ont jamais répondu à mes mails. À mon arrivée, la porte d’entrée est grande ouverte, mais tous les bâtiments sont fermés. J’explore les lieux à l’intérieur, constatant avec étonnement que les jardins et les bâtiments sont très bien entretenus. J’espère rencontrer quelqu’un, peut-être un jardinier, mais je ne croise personne. Après cette tentative infructueuse, je décide de retourner à Viver. Je savoure un délicieux repas dans un restaurant local, comprenant deux énormes plats, une bière sans alcool, un café et une bouteille d’eau de 1,5 litre, le tout pour seulement 12,50 €. Après avoir rechargé mon téléphone et rempli mes réserves d’eau avec 3,75 litres, je décide de rejoindre la Via Verde située à environ 10 km, où je prévois de bivouaquer près d’une ancienne gare abandonnée, la « Antigua estacion de Toras (FC Ojos)« , là on rencontre de gros dénivelés positifs.

Lorsqu’on atteint la route CV-235, si vous êtes à vélo, suivez la flèche qui indique la direction de gauche. Si vous êtes à pied, continuez tout droit. Cette variante vous évite un tronçon de route et offre des paysages magnifiques. À noter qu’il existe dans cette zone, sur votre gauche, un point d’eau non répertorié sur les cartes. Bien qu’elle ne soit pas potable, ça permet de se laver et si, comme moi, vous avez une gourde filtrante, vous pouvez réduire la quantité d’eau que vous transportez pour vous hydrater.

Précisions avec carte plus bas

J’arrive à la « Antigua estacion de Toras (FC Ojos) » vers 18h et il fait déjà très froid. Je mets ma doudoune et j’attends que la nuit tombe pour monter ma tente. Après une toilette rapide, je me couche aux alentours de 22h. Malgré les températures oscillant entre 2 et 5 °C avec du vent froid, j’ai passé une excellente nuit !

C’est vraiment dommage de constater que toutes les forêts de pins traversées par la variante ont été ravagées par un incendie. Derrière ma tente, on peut voir toute une pinède calcinée, et même l’arbre le plus proche a perdu son écorce. Si cela vous intéresse, je vous invite à lire mon article sur les comportements à adopter en randonnée en huit points.

Parmi les problèmes rencontrés :

  • Malgré une batterie externe pleinement chargée, mon smartphone cesse de se charger après seulement 15 minutes, restant bloqué à 80 %, même si toutes les LED de la batterie externe indiquent une charge complète. Il semble que la technologie atteigne ses limites par basses températures.
  • Mon réchaud « BRS – 3000T » montre également ses limites en conditions de froid. Je n’ai pas réussi à faire bouillir de l’eau, me contentant d’une tisane tiède, et le matin, d’un café à peine chaud.

Mais bon, rien de grave, on s’adapte !

Paysage-002, mai 2024
Paysage-002
Paysage-003, mai 2024
Paysage-003
Paysage-004, mai 2024
Paysage-004
Paysage-005, mai 2024
Paysage-005
Bivouac, mai 2024
Bivouac

Précisions sur la Variante entre Viver et Barracas.

Variante- entre Viver et Barracas, mai 2024
Variante- entre Viver et Barracas

Lorsque vous arrivez au point D, 2 possibilités :

  1. À gauche sur la CV-235 est le chemin d’origine, plutôt pour les cyclistes.
  2. En face se trouve la variante, tracé en rouge ici.

Cela-dit, la variante me paraît tout à fait praticable avec un vélo de randonnée ou un VTT et plus sécurisante que la CV-235.

Après le point 5 en vert et juste avant le point suivant en rouge, vous avez sur votre gauche, à une vingtaine de mètres un accès à de l’eau (non potable) pour un brin de toilette ou si vous avez une gourde filtrante pour vous ravitailler et ne pas vous charger comme moi je l’ai fait.

La variante rejoint le chemin de Compostelle classique au point 3 en vert.

Tracé sur carte IGN espagnole

Suite de mon cheminement Mercredi 22 mai 2024
Soyez au rendez-vous et n’hésitez pas à commenter.

Le billet « Rando – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 02 » est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Rando – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 01

Panneau de Départ, mai 2024
Panneau de Départ

« Les années passent et je suis encore un voyageur. »  Bashô, Journaux de voyage.

Le Chemin de Compostelle depuis le Puerto de Sagunto, également connu sous le nom de « Camino de Santiago desde Sagunto« , occupe une place spéciale dans mon cœur. Avant de me lancer dans cette aventure, j’avais quelques appréhensions :

D’abord, des soucis de santé, en particulier avec mon pied droit. Ensuite, le manque d’options d’hébergement à des prix raisonnables.
C’est précisément pour cette deuxième raison que j’ai dû raccourcir mon parcours, une décision que j’explique dans cet article et ceux à venir.

Bien que les pèlerinages depuis Sagunto aient une longue histoire, le tracé actuel de ce chemin a été établi en 2012. L’association « Asociación de Amigos del Camino Santiago desde Sagunto« , chargée de promouvoir cette route, s’est formée juste avant la pandémie et n’a réellement pu agir qu’après celle-ci. Ainsi, ce parcours en est à son adlescence, ce qui m’a attiré et continue de m’attirer.

Introduction

Avant d’entreprendre le Chemin de Compostelle, j’ai effectué une série de préparatifs au-delà des simples aspects matériels :

  • J’ai minutieusement étudié les étapes jusqu’à Burgos en consultant les cartes IGN espagnoles et en comparant avec les traces GPS disponibles sur le site de l’association.
  • J’ai contacté l’association et j’ai été chaleureusement accueilli. Nos échanges m’ont été très utiles.
  • J’ai envoyé des courriels aux offices de tourisme, aux hôtels, aux campings (il n’y en a que trois, tous situés à proximité les uns des autres), ainsi qu’aux mairies de toutes les villes du parcours ou à proximité jusqu’à Burgos. Malheureusement, aucune mairie n’a répondu à mes sollicitations et les autres réponses reçues ne m’ont pas véritablement enthousiasmé, car rien n’était spécifiquement prévu pour les randonneurs solitaires, qu’ils soient à pied ou à vélo.
  • J’ai eu l’opportunité de rencontrer en personne certains membres de l’association, qui m’ont prodigué des conseils avisés et ont fait preuve d’un enthousiasme débordant. Cette rencontre reste un excellent souvenir pour moi.

Le travail accompli par l’association est remarquable :

  • Ils ont effectué un travail de marquage remarquable, propre et efficace, facilitant ainsi l’orientation sur le chemin.
  • L’association organise régulièrement des sorties sur les étapes du parcours afin de le faire découvrir et de sensibiliser les individus ainsi que les institutions telles que les mairies et les offices de tourisme.
  • Ils maintiennent également un site web et une page Facebook actifs pour informer et communiquer.
Fléchage, mai 2024
Fléchage
fléchage-01, mai 2024
fléchage-01

Le problème réside dans le fait qu’actuellement, il n’y a que des maisons rurales privées disponibles, et leurs propriétaires ne sont pas enclins à louer un lit individuellement lorsqu’ils peuvent louer toute la maison à un groupe. Les hôtels ne proposent pas de tarifs adaptés, ce qui n’est pas surprenant étant donné que ce n’est pas leur vocation. De plus, les campings en Espagne sont généralement plus onéreux qu’en France et ne sont pas adaptés aux voyageurs itinérants. Par exemple, sur le chemin des douaniers GR 34, pourtant très fréquenté par les touristes, on trouve des campings municipaux à partir de 8 € ou des campings privés à environ 14 € la nuit. En Espagne, dans une ville reculée à l’intérieur des terres, le coût pour planter sa tente pour une nuit dépasse les 21 €.

Quant à la sensibilisation des municipalités, c’est là que réside la clé de la solution. J’avais espéré que le projet d’un local municipal à Viver serait une opportunité, mais il s’avère que ce local, bien que non encore achevé, ne sera pas destiné aux individuels mais uniquement aux groupes. Sensibiliser les municipalités revient à se confronter à un défi de taille, semblable à celui de David contre Goliath.

Histoire de mon cheminement sur ce parcours de Compostelle.

Jour 1
Puerto de Sagunto – Torres Torres
23,870 km – D+ 836 m – D- 673 m

Départ à 9h depuis la plage qui sert également de point de départ pour le chemin de Compostelle. Le parcours ne présente pas de dénivelé marqué. Il s’agit plutôt d’une légère montée, sans difficulté particulière, procurant plutôt une sensation de marcher sur du plat.
La traversée de Sagunto peut sembler un peu longue, d’autant plus que l’on aspire à retrouver la nature. Le chemin passe en contrebas du château de Sagunto, une ville historique renfermant cinq magnifiques églises, pour ceux qui souhaiteraient s’octroyer une pause culturelle.
Après environ 14 km de marche, j’arrive à Albalat dels Tarongers, où une petite boulangerie, réputée pour ses excellents produits cuits au feu de bois, nous permet de faire tamponner notre credential. J’en ai profité pour acheter de quoi déjeuner et me suis installé dans un coin tranquille à la sortie de la ville.
Le chemin se poursuit, et à l’approche de Torres Torres, la vue de la tour d’un château en ruine m’indique que j’approche de la fin de la première étape. Le chemin passe à côté d’anciens bains romains, puis devant une église assez imposante, témoins de l’histoire riche de la région.

Dans la place du village de Torres Torres, se trouve un restaurant où l’on peut faire tamponner son credential. On m’avait dit que l’hébergement pourrait être proposé à 30 €, un tarif que je trouvais déjà assez élevé. Ma surprise a été grande lorsque la propriétaire m’a annoncé un prix de 80 €, arguant qu’il s’agissait d’une maison rurale. Étant déjà réticent à payer 30 €, je lui ai demandé s’il existait des solutions plus abordables. Sa réponse laconique fut : « Allez dans le village, vous trouverez peut-être quelque chose. » Genre je vais aller frapper à toutes les portes, merci pour la solidarité !

Je suis sorti et me suis dirigé vers le café en face, où j’ai demandé s’il y avait des possibilités d’hébergement à un prix raisonnable ou un endroit où je pourrais camper. Le patron, un Suisse francophone, polyglotte parlant couramment l’espagnol, le néerlandais et l’anglais, est un ancien globe-trotter ayant bivouaqué dans le monde, des pays scandinaves jusqu’aux contrées africaines. Sa réponse a été : « Je ne peux pas laisser un randonneur sans aide. » Il m’a proposé son potager, offrant l’accès à de l’eau pour me laver, et la possibilité de planter ma tente soit dans le jardin, soit dormir dans le container où il range ses outils, et tout cela gratuitement. C’est ainsi que j’ai fini par passer la nuit dans un container très propre. Mon repas du soir : des oranges et  des nèfles fraîchement cueillies et une barre de céréales.

Durant cette étape, on est accompagné par le parfum enivrant des fleurs d’orangers qui embaument l’air à cette période de l’année. Par contre, aucun endroit propice au bivouac ne se présente sur le chemin.

Plage de départ, mai 2024
Plage de départ
Paysage-001, mai 2024
Paysage-001
Fleurs d'orangers, mai 2024
Fleurs d’orangers
Oranges au sol, mai 2024
Oranges au sol
Nèfles, mai 2024
Nèfles
Container, mai 2024
Container

Suite de mon cheminement Mercredi 15 mai 2024
Soyez au rendez-vous et n’hésitez pas à commenter.

Le billet « Rando – Compostelle-2024 – Depuis Sagunto – 01 » est apparu en premier sur le blog de sima78.

Rando – Projet 2024 – Compostelle départ Sagunto

credencial-001, nov. 2023
Credential Camino de Sagunto

Rando – Projet 2024 – Compostelle départ Sagunto

Avant tout ! Le but est de faire connaître ce point de départ, le Camino de Sagunto qui va jusqu’à Burgos. Un chemin découvert récemment, je développe plus bas.

Il s’agit d’un projet pour mai 2024.
Habituellement je n’aime pas parler de mes projets car la réalisation est toujours liée à une dualité entre enthousiasme et doute… L’enthousiasme du préparatif (le parcours, les post de bivouac et/ou hébergements, points de ravitaillements, etc.) on se propulse mentalement sur le trajet (ma tête est déjà sur le chemin). Le doute : être en bonne santé le jour J, car je n’ai plus vingt ans.

Sur ce billet :
– Mon projet.
– Ma découverte de ce parcours.
– Le Camino de Santiago – Sagunto.
– L’historique de ce chemin.
– Mes préparatifs.
– Marcher sur le chemin de Compostelle.
– Conclusion.
– Remerciement.
– Sources.

Correctif concernant l’historique du parcours le 11/11/2023, il s’agit de rendre à César ce qui est à César. Suite à un mail l’on m’a fait savoir que je m’étais trompé que l’université de Saragosse n’était pour rien sur ce trajet. Vous verrez le correctif en cette couleur mais j’ai gardé mon erreur en baré car je trouve qu’il n’y a pas de honte à se tromper.

Mon projet

Mon projet est dans un premier temps faire la liaison Puerto de Sagunto – Burgos (594km), si j’y arrive et qu’à Burgos je me sens bien, continuer jusqu’à Santiago de Compostelle (environ 480 km)… Et si je me sens toujours bien, pousser jusqu’à Fisterra (Cabo Fisterra)  puis Muxia (encore un peu plus d’une centaine de kilomètres)… Si j’arrive déjà à satisfaire le premier point, ce sera déjà bien.

Sagunto-Burgos, nov. 2023
Trace de Sagunto à Burgos

Ma découverte de ce parcours.

En mars 2022 je me rends à Sagunto pour 10 jours avec plusieurs tracés de randonnées à la journée. Pas de chance, il tombe averse pendant tout mon séjour avec des inondations. Les chemins que je dois remprunter ressemblent à des rivières. Il n’avais pas plus ainsi depuis 1959 d’après les actualités (j’en parle là « Les aventures de S – Vacances mars avril 2022« . J’annule mes randonnées et me promène entre deux accalmies et je découvre près de la plage un panneau de départ d’un chemin de Compostelle.
Je regarde sur le web et donc les sites français qui parle de Compostelle et ne trouve absolument rien sur ce parcours, il n’en faut pas plus pour attiser ma curiosité.

Je m’y intéresse de plus près début 2023 et commence mes investigations au printemps 2023 tout en préparant mes autres randonnées.

Panneau départ de la plage Sagunto, nov. 2023
Panneau départ de la plage Sagunto

Le Camino de Santiago – Sagunto.

Il y a deux points de départ, l’un depuis la plage du Puerto de Sagunto et un autre à Sagunto, la ville  historique.
Le Chemin de Sagunto suit la route qui relie Sagunto à Burgos, en se connectant à Tozalmoro (Soria) avec le Chemin Castillan-Aragonais et plus tard à Mamolar (Soria) avec la Ruta de la Lana, qui rejoint le Chemin Français à Burgos.
C’est approximativement un parcours de 594 km en 22 étapes à pied (dont certaine longues) pour aller à Burgos et 12 étapes à vélo pour aller jusqu’à Finisterra (environ 1 200 kilomètres).

L’historique.

Sagunto en Castillan, Sagunt en Valencien, Sagonte en français, est une ville chargée d’histoire. Depuis les premières murailles érigées par les Ibères au Ve siècle av. J.-C., elle a connu les rivalités entre Carthage et Rome, Hannibal avait besoin de ce passage libre pour aller jusqu’à Rome. Elle a connu aussi les invasions des Vandales et des Wisigoths, Bref, visitez le château il garde les traces architecturales de son histoire.

Sagunto-Muxia.png, nov. 2023
Trace Camino de Sagunto jusquà Muxia

L’histoire du « Camino de Sagunto »

Les pèlerinages d’italiens arrivant au port de Sagunto pour Compostelle dateraient depuis le XIIIe siècle. C’est après une longue période de travail et de recherche de M. Luis Bona (histoire, géographie, travail sur le terrain, balisage), que ce projet à vue le jour en 2012 après des siècles d’omission. Il fût inauguré par un jeune pèlerin puis les seconds à l’avoir parcouru furent deux couples de Náquera, puis plusieurs membres du groupe Els Troters de Sagunto dont certains ont réitéré l’aventure.
Jusqu’à la pandémie, le chemin a fait l’objet d’une visite semestrielle et par la suite, l’entretien s’est raréfié. M. Luis Bona en a fait également un guide qui est disponible auprès de l’association « Asociación de Amigos del Camino Santiago desde Sagunto »

En 2012 fût signalé ce chemin grâce à une étude de l’université de Saragosse qui, après des années de recherche, a découvert qu’il s’agissait déjà d’une route utilisée au XIIIe siècle par les italiens qui arrivaient au port de Sagunto et faisaient leur pèlerinage à Santiago.

Donc si le tracé est récent le chemin est ancien.

L’histoire de l’association « Asociación de Amigos del Camino Santiago desde Sagunto »
Le 29 novembre 2019 un groupe de pèlerins se réunissent et s’organisent en association après de lourdes démarches administratives de là est née l’association « Asociación de Amigos del Camino Santiago desde Sagunto ». Mais la pandémie stoppe toute initiative et ce n’est qu’en 2022 que l’association commence réellement son activité (commencer le balisage, sensibiliser les conseils municipaux, les conseils provinciaux, les commerces et habitants, etc.) pour promouvoir ce chemin de Compostelle. Elle organise des sorties en bus, déposant des pèlerins en début d’étapes et récupération en fin d’étapes toujours dans cet esprit de découverte et sensibilisation pour que le chemin soit plus connu et que des infrastructures d’accueil se développent. C’est un travail de longue haleine.

J’en conclus que lorsque j’ai découvert le panneau de départ face à la plage en fin mars 2022 il était très récent.
Cette association à son propre credential dessiné par un membre de l’association (le président) et peint par un enfant de 8 ans.

verso-credential, nov. 2023
Verso credential 001
verso-credential-002, nov. 2023
Verso Credential 02
verso-credential-003.jpg, nov. 2023
Verso Credential 003

Mes préparatifs

Après avoir découvert le panneau de départ en mars 2022, c’est en décembre 2022 que j’ai commencé des recherches timides, de temps en temps, quand j’en avais le temps.
J’ai commencé par le web Français (forums, sites, blogs) et je dois me rendre à l’évidence si l’on trouve beaucoup d’informations sur tous les autres chemins, je ne trouve rien en français sur celui-ci, aucun retour d’expérience.

J’ai fait donc mes recherches en espagnol et là j’ai commencé à trouver des choses intéressantes, les traces GPX de deux randonneurs à vélo, l’un de Sagunto à Teruel, l’autre de Sagunto à Soria. Sachant que souvent les tracés vélos ne sont pas les mêmes que pour les marcheurs (même si parfois ils se chevauchent). Je dois trouver mieux.
C’est en juin 2023 que je décide à vraiment approfondir mes recherches sur ce chemin. Je découvre le site de l’association des amis du chemin de Santiago depuis Sagunto et j’y trouve les traces GPX depuis Sagunto jusqu’à Burgos. Cela-dit il manque deux ou trois étapes en trace GPX que je trace moi-même à la main.

Difficultés rencontrées lors des tracés (à savoir).

Si je n’ai pas rencontré de difficulté particulière pour tracer les étapes manquantes… j’ai voulu retracer l’étape 16 qui était en sens inverse et j’ai constaté que cela ne m’était pas possible puisqu’il passe par des tronçons de chemins qui ne sont pas cartographiés sur OSM ni sur GoogleMaps, plus particulièrement entre Portillo de Soria et Almenar de Soria. En faisant des recherches sur le site de l’IGN Espagnol les chemins y sont bien cartographiés… D’ailleurs sur la carte IGN espagnol le Chemin de Compostelle y est bien signalé de bout en bout.

In-situ le chemin n’est pas toujours bien fléché, je suis allé cet été à la sortie de la première ville traversée lors de la deuxième étape (Algimia d’Alfara)… à la sortie de la ville il faut prendre à gauche (pas indiqué), puis la première à droite (toujours pas indiqué) puis au deuxième carrefour à droite (pas indiqué).
Il faut donc avoir confiance en la trace GPX ou avoir des cartes IGN espagnole.

Matériel.

Je n’ai pas grand-chose à changer sur le matériel, changer deux ou trois choses côté vestimentaires car je sais que sur le plateau de Teruel je peux avoir des températures nocturnes assez froides. Changer mon réchaud à gaz par un réchaud à alcool P3RS de ma propre fabrication car je ne suis pas certains de trouver des bouteilles de gaz de rechange dans les petits villages alors que de l’alcool à brûler on en trouve partout, du moins, plus facilement.
Nourriture, eau, je n’ai pas d’inquiétude pour le ravitaillement en eau et nourriture, on traverse de nombreux villages.

Hébergements.

Je repère les campings et hébergements sur le chemin pour un minimum de confort.

Mais il faut se rendre à l’évidence… Si l’on trouve des « casas particulares », des hôtels, des infrastructures pour caravaning au long du parcours, il n’y a pratiquement rien pour les marcheurs itinérants, dès qu’on s’éloigne de la côte, plus de camping et zéro gîte depuis le départ (je n’ai pas terminé le repérage).

En extra.

En fonction du poids de mon sac à dos, si j’ai de la place… Je prendrais une bombe de peinture jaune et un pochoir pour marquer les traces manquantes… J’aimerai un sac à 10 kg car je sais que lors des ravitaillements il pourra monter à 12. Donc pas certain que je prenne l’extra, pourtant ce serait bien !

Marcher sur le chemin de Compostelle.

Marcher sur le chemin de Compostelle, n’est pas nécessairement motivé par des raisons religieuses. Chacun y va de ses propres motivations. Ce peut être aussi : un défi personnel, une recherche de connexion avec la nature, une rencontre avec des gens, prendre un temps précieux pour la réflexion et la méditation, se déconnecter de la technologie, se recentrer sur ce qui est vraiment important pour soi (la découverte de soi), une aventure culturelle, échapper au stress.
Et peut-être un ensemble de tout cela. Dès que l’on marche sur l’un des chemins de Compostelle nous devenons chacun un pèlerin à notre façon.

Conclusion.

J’adore déjà ce parcours pour son histoire, ses traversées, aussi pour son côté juvénile (manque d’infrastructures) il y a un côté aventure, précurseur, dans le sens où je pense que peu ou personne ne l’a fait comme je vais le faire d’une traite (si j’en ai la santé) sans passer par des hébergements coûteux car je pars avec un petit budget. J’essaierai de partager le plus régulièrement possible mon expérience sur les réseaux sociaux pour vous faire découvrir ce parcours, je suis persuadé que cela intéressera de nombreux randonneurs. Plus ce chemin sera parcouru et connu et plus il y aura d’infrastructures d’accueil. J’envisage faire des articles sur les préparatifs (mon matériel, poids, etc.) et aussi d’autres articles à mon retour.

Et vous ?… N’aimeriez vous pas tenter cette expérience? Découvrir ce chemin de Compostelle en itinérant ?

Remerciements

Remerciements à l’association des « Amigos del Camino de Sagunto » qui avec beaucoup de gentillesse m’on répondu et aidé dans mes démarches, j’espère que je les rencontrerai de visu avant mon départ. Ils sont très actifs et ont également une page Facebook.

Sources :

Camino de Santigo Sagunto site de l’association.
Camino de Santiago desde Sagunto a Burgos (à pied)
IGN espagnol
Cartes 25 000e IGN espagnol

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Rando – Jura 7 lacs 7 cascades

Rando – Jura 7 lacs 7 cascades, 3 jours, 43,347 km

Durée : 3 jours
Distance : 43 km
Difficulté : Facile à moyen

Intro :

J’avais trouvé ce parcours sur le web que j’ai légèrement modifié à ma convenance. Le parcours proposait une première étape au camping du Hérisson, puis une deuxième au camping de Bonlieu et  le retour repassait très proche du camping du Hérisson.

J’ai opté pour la première et deuxième nuit au camping du Hérisson, ce qui m’a permis d’y laisser ma tente et de faire ma deuxième journée très léger avec juste pique-nique et eau.

J’ai trouvé cette randonnée plutôt facile (étapes courtes) avec des dénivelés pas trop durs, le dénivelé le plus difficile étant celui des cascades du Hérisson donc environ 3 km (1h) qu’il faudra redescendre au retour.
Pour la quantité d’eau transportée j’ai opté pour 1,5 L. Pas de cartes IGN, juste des photocopies que j’avais faites avant de partir et pas très précises.
Cette randonnée était aussi un test savoir si mon pied s’était bien remis de ses ampoules de la randonnée de Bretagne.

Les cascades du Hérisson :

  • L’Éventail (65 m de haut)
  • Le Grand Saut (60 m de haut)
  • Le Gour Bleu
  • Le Château Garnier
  • Le Saut de la Forge
  • Le Moulin Jeunet
  • Le Saut Girard (35 m de haut)

Les lacs :

  • de Chalain
  • de la Motte ou d’Ilay
  • de Narlay
  • du Petit Maclu
  • du Grand Maclu
  • du Val
  • de Chambly

Déroulement

Étape 1 – Doucier → Camping du Hérisson
13,338 km Temps : 3h08 Déplacement : 2h45
Lac de Chalain.

Je me suis stationné sur le parking du marché de Doucier. Je suis passé devant une boulangerie où j’ai pris un pan-bagnat pour le pique-nique.

Étape principalement en sous-bois, ce qui fût appréciable en période de canicule. Le parcours est fléché par une marque jaune jusqu’au GR 559. Le début n’est pas très bien indiqué et dès que l’on quitte Doucier il y a une petite fourche, le chemin de droite monte immédiatement alors que celui de gauche semble plus plat. Le réflexe est de prendre celui qui monte le plus, même s’il part à l’Est, on se dit qu’il tournera au Nord à un moment… Mais il devint plus plat et vire au Sud-Est, c’est là qu’on se dit qu’on s’est trompé (environ 500 m). Donc retour en arrière et prendre le chemin de gauche, en discutant avec d’autres marcheurs, beaucoup se sont trompés au même endroit.
Arrivé sur les hauteurs du Lac de Chalain vous aurez de magnifiques points de vue.

image-001.png, juil. 2023

À l’Est du lac de Chalain j’ai fait le choix de couper par un chemin qui n’est plus pratiqué et inexistant sur certaines cartes (Voir image-001). Lorsque l’on traverse la D90 il faut deviner derrière les ronciers où peut se trouver ce chemin, lorsqu’on le trouve ça monte bien, le sac s’accroche aux branches tout le long et l’on récolte toutes les toiles d’araignées sur le visage et le corps. Pour en sortir l’on est confronté à un roncier infranchissable, il faut le contourner par la droite et l’on se retrouve sur le GR 559. Malgré ces désagréments j’ai kiffé ce passage. Ensuite il suffit de suivre jusqu’au camping du Hérisson en descente tranquille.

Étape 2 – Camping du Hérisson → Camping du Hérisson
20,385 km Temps : 5h31 Déplacement : 4h05

Les cascades du Hérisson, Lac de la Motte ou d’Ilay, Lac de Narlay, Lacs du petit et du grand Maclu.

Lorsque je suis arrivé la veille au camping j’y ai vu à côté un parking rempli de voitures, un camping avec beaucoup de touristes… je me suis donc dit qu’il devait y avoir beaucoup, beaucoup de monde pour voir les cascades.

Le matin du départ, j’ai laissé ma tente au camping et tout ce dont je n’aurai pas besoin, trousse de toilette, linge de rechange, etc., je suis parti à 8h30 avec juste un sandwich et 1,5 L d’eau. En partant à cette heure-ci j’ai pu pleinement profiter des cascades seul, car je n’ai croisé que quatre ou cinq marcheurs. C’est un lieu magnifique. J’ai vu cinq cascades à la montée puisque je bifurque Nord-Est à un moment, je verrai les deux manquantes au retour. Cette partie se fait en sous-bois. Le tour des lacs se fait moitié en plein cagnard, moitié en sous-bois. Des eaux allant du vert/bleu turquoise au bleu profond et d’une transparence incroyable, de la rive on y voit des poissons nageant en toute tranquillité, j’ai été bluffé par la pureté et beauté de ces lacs.

Le retour se fait donc par les cascades et au milieu des touristes et promeneurs venus en nombre, j’ai eu du mal à me trouver un lieu où poser mes fesses pour pique-niquer.
Une très belle étape !

Étape 3 – Camping du Hérisson → Doucier
9,624 km Temps : 2h12 Déplacement : 1h52
Lac du Val, Lac de Chambly

– Sima, pourquoi tu as rayé le lac de Chambly ?
– Patience, j’y viens !

Le tracé initial fait passer sur les hauteurs Ouest de ces deux lacs mais me ferait repasser de nouveau par les cascades du Hérisson. N’ayant pas envie de refaire ce que j’ai déjà fait je prends la décision de longer les deux lacs par la partie Ouest mais par un chemin qui longe la rive, ce chemin n’est pas fléché.

Je pars plein Ouest sur la D326, j’ai repéré qu’à environ 1 km il y a une petite route sur ma gauche qui reviens sur l’Est plus au sud et à ~200 m un chemin plein sud avec un petit pont pour me ramener sur la gauche des lacs (Ouest). Mais lorsque j’arrive au niveau de la petite route, plein de pancartes « Propriété Privée », « Interdiction d’entrer », « Accès Interdit »… Bon je continue sur la D326, j’ai repéré un deuxième chemin à environ 2,6 km de mon point de départ, et là il faut passer par un haras qui à cette heure est fermé. De nouveau je continue sur la D326, je longe donc le lac du Val par l’Est. Au Nord du Lac j’ai enfin un chemin qui me mène coté Ouest et là, je longe sur un chemin très très peu fréquenté, des troncs d’arbres en travers dont certains sont là depuis longtemps. Un sentier sauvage comme je les aime…

Par contre entre le sentier et le lac de Chambly il y a un marécage très dense qui nous sépare et je n’aurai à aucun moment le moindre aperçu sur le lac de Chambly. Ce qui n’empêche que j’ai aussi kiffé ce sentier qui même à Doucier.

Avertissement.

ATTENTION : le stationnement sur la place du marché de Doucier est interdit les mardis et mercredis, c’est indiqué sur une petite affichette pas très bien visible, au cas où vous arriveriez un lundi. Toujours bien se renseigner sur le lieu où vous laissez votre véhicule, d’autant plus que cela peut changer.

Sur le sentier des cascades les pierres sont polies par les innombrables passages et donc très glissante même par temps sec, je n’imagine même pas par temps humide. Faites attention !

Les rencontres

Elles se sont faites principalement sur le camping. Un couple d’Allemand qui sans doute ont eu de la peine me voyant attendre devant les sanitaires que mon téléphone charge mon proposé gentiment de le charger dans leur camping-car. Un couple de Français avec leurs deux enfants qui se sont installé à côté de moi et le soir au moment de préparer le repas n’avait pas de feu, je leur ai prêté un briquet et donné ma boite d’allumettes (sous pochette étanche), nous avons sympathisé. Avant d’arriver sur le tour des lacs, second étape, j’ai rencontré un couple perdu malgré leur carte IGN, je leur ai indiqué le chemin et nous avons marché ensemble une bonne heure, ensuite j’ai repris mon rythme. De retour au camping, les Allemands ont été remplacés par couple de Français qui m’ont proposé instantanément une prise pour charger mon smartphone.

Je suis intrigué par une tente qui ressemble à la mienne, je n’en avais jamais croisé… Curieux je vais voir, il s’agit un randonneur à vélo (il randonne aussi à pied d’autres fois), il s’est bricolé un tuteur avec un morceau d’antenne télescopique (pour ne pas transporter un bâton de marche pour sa tente) qui repliée fait à peine plus de 20 cm avec un diamètre de 2 cm et ça à l’air de bien tenir. Il m’a montré son matériel ultra léger et me voyant avec mon quart à la main il me montre son gobelet caoutchouc qu’il déplie et me dit : « Puisque tu es à l’apéro » et sort une petite fiole plastique d’environ 25 cl remplie de Ricard et s’en sert un ! Moi : « heu non, je ne bois pas d’apéro, j’ai déjà mangé et là c’est une tisane au thym…« . Il est venu voir ma tente légèrement différente, la sienne est mono toile avec habitacle incorporé et ventilation anti-condensation au ras du sol, la mienne est avec l’habitacle que l’on peut enlever pour utiliser la toile extérieure en tarp. Il envisage acheter la même. Nous avons parlé matériel, randonnée et surtout beaucoup ri.

Lors de la troisième étape lorsque j’étais sur la 326 j’ai entendu quelqu’un me héler, me retourne, le randonneur à vélo, il s’est mis à mon rythme de marche et nous avons discuté une bonne vingtaine de minutes, puis nous nous sommes salués et il a repris sa vitesse de croisière vers la suite de sa randonnée.

Infos

Cette randonnée peut se faire en deux jours avec un bivouac le long du lac d’Ilay, mais ça vous fait passer les cascades en fin de matinée ou début d’après midi au milieu des promeneurs et touristes… Elles sont si belles à voir seul. Si vous bivouaquez au bord du lac n’allez pas le souiller en allant vous y laver, prenez de l’eau et lavez-vous à l’écart et du ruissellement, et non au bord ni dedans. Soyez respectueux.

Petite vidéo pour conclure

Divers

2 nuits au camping du Hérisson → 15,30 €
Portage → 7,O57 kg
Nourriture/eau → 2,382 kg
Total → 9,439 kg

Le billet Rando – Jura 7 lacs 7 cascades sur le blog de Sima78.

Rando – Le Faou Douarnenez – GR34 – 7 jours

Rando – Le Faou – Douarnenez (Tréboul) – GR34 – 7 jours

Durée : 7 jours
Distance : 181 km
Dénivelés cumulés : Le smartphone n’étant pas très précis il faut savoir que l’on passe son temps de marche à monter et descendre, très peu de plat, il y a donc une bonne accumulation de dénivelés.
Difficulté : Les étapes sont longues avec du dénivelé, donc pas très facile, par contre on peut la rendre plus facile en y ajoutant des étapes intermédiaires.

Intro :

C’est la première fois que je randonne en dehors de la montagne, déjà en Auvergne j’avais été étonné par le nombre de barbelés et propriétés privés, mais il reste de magnifiques coins de bivouac. En Bretagne les coins de bivouac sont assez rares, où je n’ai pas su les trouver, là où il y a de magnifiques paysages c’est souvent interdit. J’ai bien vu des jeunes qui ont dormi à la belle étoile, mais bon. Alors que je comptais faire 2 campings lors de mon circuit, j’ai finalement passé toutes mes nuits en camping, sous tente, parfois bungalow lorsque je souhaitais plus de confort pour soigner mon pied. Alors naturellement, ce n’est plus le même budget. J’ai un souci à la cheville gauche ce qui m’inquiète pour le début de la randonnée le lendemain. Je suis arrivé dans l’après-midi à Le Faou que j’ai visité, j’ai dîné, dormi et petit-déjeuné à l’hôtel.

Déroulement

Étape 1 – Le Faou → Landévennec
24,467 km Temps : 7h37 Déplacement : 5h

Je me suis mis de la pommade et me suis massé la cheville la veille et le matin même. Je me concentre sur ma marche, mon posé de bâtons… Tellement concentré que je rate une marque sur ma droite et me fait faire un kilomètre pour rien (deux avec le retour). Je rencontre un couple qui marche bien et très léger, pas de tente, ils dînent, dorment et petit-déjeunent en gîte ou hôtel. Ils m’apprennent qu’à Landévennec, en plus du camping municipal il y a aussi un gîte et une épicerie municipale. Nous faisons une pause café juste avant le Pont de Térénez. Nous séparons juste après le pont, eux partent direction sud-Est, moi Nord-Ouest. À Landévennec j’opte pour le gîte, pour 10 € de plus j’ai une chambre de trois pour moi tout seul avec douche et toilette indépendant.
Bravo à la municipalité de Landévennec qui rend leur commune accessible aux marcheurs et qui donne franchement envie d’y aller !

Étape 2 – Landévennec → Le Fret
27,719 km Temps : 8h10 Déplacement 5h57

Pommade et massage de la cheville gauche… On attaque par un sentier en sous bois qui longe la mer sur notre droite, il y a pas mal de dénivelés. Si je trouve le parcours dans un premier temps sympathique, à l’ombre et non en plein cagnard au bout d’un moment je le taxe de très monotone, voire ennuyeux, toujours le même paysage. Lorsqu’en sortant de la forêt pour contourner l’Ècole Navale et que je constate sur ma carte que le chemin côtier me renvoie sur le même type de sentier jusqu’à la fin d’étape je dis non ! Je décide de visiter l’intérieur des terres, je prends plein Sud, puis Ouest j’arriverai au camping de Gwel Kaer par le Sud par (comme dirait Sylvain Tesson) les chemins noirs. J’ai apprécié mon choix, je n’ai croisé personne, vu des coins sympa pour bivouac mais je n’avais pas assez d’eau.

L’on me dit que pour l’étape de demain, le GR a été modifié, beaucoup plus court car il y a des travaux à la Pointe des Espagnoles. Une jeune fille s’installe à côté de moi, elle fait le circuit inverse et me confirme que le GR est momentanément modifié, mais elle n’en a pas tenu compte et la route, elle, est toujours ouverte et passe par la Pointe des Espagnoles.
Je ferai donc comme elle.

Étape 3 – Le Fret → Camaret sur Mer
30,801 km Temps : 8h33 Déplacement : 6h27

Le rituel du soin de ma cheville matin et soir… Le trajet Le Fret La pointe des Espagnoles est particulièrement ennuyeux, on se frotte à la brûlure du bitume sur une départementale. En effet, il n’y a rien à voir à la Pointe des Espagnoles qui est fermé par des barrières de chantier. Il y a un parking neuf presque terminé avec des sanitaires pas encore ouvert, donc pas de point d’eau pour le moment. Le retour Ouest de la Pointe des Espagnoles j’en prends plein les yeux c’est magnifique, de nombreux vestiges de la seconde guerre mondiale (blockhaus), de gros dénivelés… Par contre sous ce cagnard je suis juste, très juste avec ma gourde d’un litre, il me reste à peine 20cl, j’humecte ma bouche de temps en temps je ne veux pas me retrouver avec une gourde totalement vide, j’accélère le pas, je me fais une ampoule au niveau des ligaments métatarsiens transverses. Je passe par le camping de la plage de Trez Rouz où je bois deux cocas frais cul-sec (moi qui ne bois jamais de soda) et rempli ma gourde. On m’indique mal le chemin que je ne vérifie pas et me retape du bitume jusqu’à Camaret.

Au camping je prends un bungalow premier prix, fais sécher ma tente, perse mon ampoule mets un pansement.

Je pars visiter Camaret, et fais une partie du GR34 dont retour à mon camping par derrière, je ne l’ai pas tracé et c’est ce que je ferai de moins lors du départ.

Étape 4 – Camaret sur Mer → Goullien
16,074 km Temps : 4h52 Déplacement : 3h56

Je pars très tôt, mon sac est plus léger avec ma tente sèche, au bout de vingt minutes de marche mes douleurs deviennent supportables et je profite pleinement des magnifiques paysages, par contre lors des pauses je n’ose pas enlever mes chaussures et à chaque redémarrage il me faut un certain temps pour ne pas boiter. J’arrive tôt au camping de la plage de Goullien. J’y plante ma tente et fait plein de rencontres avec des randonneurs et randonneuses, on échange sur des avis sur les matériels, des astuces et autres. Nombreux vont prendre des photos de ma tente 1 place ultra légère. Je prends soin de mes pieds, le pansement seconde peau n’a pas tenu et a fait une boule j’ai maintenant toute une série d’ampoule sur la largeur du pied au niveau des ligaments métatarsiens transverses.

Étape 5 – Goullien → Morgat
27,261 km Temps : 9h24 Déplacement : 6h17

J’anticipe car il n’y a pas de point d’eau jusqu’à Morgat et achète une bouteille de 1,5L, je pars donc chargé de 2,5L d’eau plus une tente mouillée de rosée. Si l’on pensait avoir tout vu en beauté depuis la descente de la Pointe des Espagnoles, il n’en est rien, les paysages sont à couper le souffle, on a envie de s’arrêter toutes les quinze minutes pour contempler, prendre en photos de ce que l’on voit devant et ce que l’on a passé en nous retournant. C’est MA-GNI-FI-QUE !

Proche de Morgat, je n’en peux plus, j’ai mal à mon pied droit, une douleur survient à mon genou gauche. Je regarde ma carte et constate que si je remonte un peu je peux rejoindre un chemin qui semble plus plat, je terminerai les deux trois kilomètres par-là mais ça me semble interminable jusqu’au camping des Bruyères. Je prends une douche prends soin de moi, le moral est remonté au top !

Anecdote: le matin je regarde de loin une corneille qui tourne autour de ma tente et pique de son bec ma petite savonnette posée sur une pierre près de ma tente. Je m’en amuse jusqu’au moment ou elle prend ma savonnette dans son bec et part avec, elle m’a volée ma savonnette!!??… J’ai dû racheter un flacon de gel douche (il n’y avait pas de savonnette) au camping de Pentrez et bien plus cher que dans un commerce habituel.

Étape 6 – Morgat → Pentrez
29,279 km Temps : 9h02 Déplacement : 6h08

La nuit il y a eu une grosse averse, ma tente est bien étanche je ne l’avais pas testé dans ces conditions. Le matin je plie ma tente mouillée de rosée car j’ai beau l’essuyer elle se remouille aussitôt… Et c’est reparti ! À la sortie de Morgat je salue deux marcheuses, à la vue de leur sac je me dis qu’il s’agit de deux marcheuses à la demi-journée qui font des balades de santé, et c’est bien… Elles me suivent et c’est rare, soit je marche plus lentement que d’habitude soit ce sont de vraies marcheuses. À chacune de mes haltes pour vérifier le parcours car il est particulièrement mal fléché dans cette zone elles me rattrapent et l’on discute, elles viennent de Roscanvel ou de par là et vont à Tréboul comme moi. Ce sont de vraies marcheuses, on sympathise et nous décidons de marcher ensemble. Je traîne un peu la patte dans les descentes à cause de mon genou je les rattrape sur les plats et montés, elles ont un rythme constant et soutenu pas lent, ce sont de bonnes marcheuses et j’apprécie leur compagnie qui me font oublier mes douleurs. Nous traversons de magnifiques paysages différents des autres, ça ressemble à l’Irlande on fait des pauses pour contempler et prendre des photos, je passe une excellente journée avec elles. Nous dépassons le camping car le nom n’est pas explicite et revenons sur nos pas pour nous poser au camping Paradis Menez Bichen. J’ai pris un bungalow pour le confort à la sortie de la douche je ne peux plus poser mon pied à plat, je suis à la fin de ma vie, j’envoie des messages à mon ami pour lui dire qu’il y a de grande chance que j’arrête là, à une étape de la fin, je suis dégoûté ! Je me rends au bungalow de Josseline et Aude (j’ai changé les prénoms mais elles se reconnaîtront si elles passent par ici) car Aude m’a donné des conseils de soin avec du mercurochrome et m’en donne un flacon, j’ai confiance car elles ont fait des marathons et semi-marathons, elles savent ce que c’est que des ampoules douloureuses. Je me mets du mercurochrome, et m’allonge sur mon lit laissant pendre mon pied pour que ça sèche. Nous nous sommes donné rendez-vous au restaurant du camping, avant d’y aller je me fais un bandage serré et y vais en claquettes… Ça se passe pas trop mal, j’ai moins mal et nous passons une excellente soirée. Avant de dormir j’enlève le bandage et me remets du mercurochrome me masse le genou et la cheville.

Étape 7 – Pentrez → Douarnenez (Tréboul)
25,538 km Temps : 7h28 Déplacement : 5h26

Les conseils d’Aude ont bien fonctionné, ma peau est bien sèche et dure au niveau de mes ampoules. Je fais un bandage serré que je consolide avec de l’adhésif, une chaussette par-dessus le tout bien compressé dans ma chaussure et c’est la journée où j’aurai eu le moins mal depuis le début de mes ampoules. J’envoie un message pour dire à mon ami que je reprends ma randonnée. On poursuit sur des paysages toujours à l’Irlandaise, une bonne ambiance entre-nous, mon ami J-G nous attend à l’ombre à une heure de marche de Tréboul, on le taquinera à ce sujet car au bout d’une d’heure nous lui demandons si nous sommes encore loin et nous répond à une petite heure de marche… Cela dit il connaît parfaitement la région et nous fait une visite guidée de tous les lieux nous racontant leurs histoires, vraiment génial ! Nous terminons dans un bar à Tréboul devant une bière bien fraîche et bien méritée.

Les rencontres

Si je les ai déjà un peu évoquées, je trouve important de les relater.
Lorsque j’étais jeune randonneurs, il y avait très peu de jeune, il s’agissait d’une activité attirant davantage des vieux, puis lorsque j’ai repris c’était en Auvergne (3, je n’en ai noté qu’une sur le blog), sur des sentiers pas toujours fléchés (les chemins noirs) où je ne rencontrais absolument personne à part quelques travailleurs sur leur tracteur se rendant aux champs. Je randonnais tel un vieux loup solitaire aux poils blanchissant. J’échangeai avec d’autres randonneurs sur les forums ou réseau sociale (Mastodon) et c’est à travers cette randonnée que j’ai apprécié les diverses rencontres. J’ai été agréablement surpris par la diversité des randonneurs de tout âge et tout sexe, randonnant seuls, en couple, entre amis, en groupe. A Goullien un couple qui était là en camping vacances et non en randonnée mais qui pratiquent la randonnée légère, dès que j’ai planté ma tente sont venu la voir, m’ont apporté une chaise pliante ce qui améliore le confort, m’ont invité à boire une bière, et une autre en soirée, ils m’ont montré leurs duvets ultra-léger, doudoune, nous avons discuté matériel, m’ont donné une adresse de boutique, nous avons échangé nos téléphones et nos courriels. Lors du déjeuner au Cap de la chèvre deux jeunes pas beaucoup plus de vingt ans, l’un pratique déjà et initie son pote, ils ont dormi à la belle étoile, lorsque je dis que chaque nuit vers 3h30 j’ai un peu froid mais supportable car j’ai pris mon duvet le plus léger (720g) et que j’envisage en acheter un plus chaud pour un poids similaire… Le jeune me dit : vous avez un sac à viande en soie ? Moi : oui, mais c’est vrai que je ne l’ai pas utilisé… Lui : Mettez-le cette nuit, vous allez gagner 5°C alors qu’un duvet ultra-léger va vous coûter un bras sans vraiment gagner en poids… à peine plus de vingt ans et déjà plein de bon sens. La rencontre d’Aude et Josseline a été déterminante, par leur sympathie, leurs conseils et surtout le mercurochrome… Sans cette rencontre j’arrêtais à Pentrez, je leur en suis très reconnaissant. L’allemande que j’ai croisée plusieurs fois au Cap de la chèvre et qui a campé à côté de moi à Morgat et que je retrouve à Tréboul, elle cherche une pharmacie pour acheter de la crème solaire, elles sont toutes fermées, je lui donne la mienne et repars avec son sourire et son accent vers la Pointe du Raz… Bref, les rencontres humaines ont aussi leur importance en randonnée.

Conclusion

Très belle randonnée avec de magnifiques paysages, une mer avec des bleus parfois profonds et d’autres fois aux teintes bleu, vert pastel, les bruyères en fleurs.

j’aurais pu moins me charger en nourriture et donc être plus léger, j’avais deux batteries téléphone, une seule m’aurait suffi. Une randonnée que je conseille. Si j’ai fait le circuit en sept étapes, je n’ai pas marché sept jours d’affilés, je me suis posé une journée à Camaret et une autre à Morgat pour tenter soigner mon pied. C’est deux pauses n’ont pas été bénéfique car une journée n’est pas suffisant pour le rétablissement d’un pied bien abimé et je repartais avec les mêmes douleurs, donc plutôt une dépense supplémentaire. Si c’était à refaire je ne ferai pas de pause sauf en cas de problèmes musculaires (crampes) qui peuvent se rétablir en une journée.

Les plus
Les paysages, les dénivelés (les montagnards aimeront), les rencontres, campings municipaux et mention spéciale à la municipalité de Landévennec.

Les moins
Les tronçons bitumés, il y en a certains longs et pénibles, ne pas trouver de coin à bivouac mais je n’ai peut-être pas su les trouver. Des campings parfois chers alors que l’on demande juste à planter sa tente et prendre une douche.

Petite vidéo pour conclure

Budget

Dans le budget n’est pas compris l’investissement en matériel, habillement, nourriture emportée.
Cartes ING 0518OT et 0418ET (frais de port compris) → 32,79 €
Allé/retour RER → 10 €
Bus chez-moi – RER → 2,10 €
Paris Quimper (TGV) 1er classe → 58,85 €
Quimper Le Faou Ligne bus 31 → 5 €
Hébergement Relais de la place, Le Faou, 1Repas du soir + 1 nuit + Petit-déjeuner → 85,88 €
Gîte municipal Landévennec → 17 €
Camping Tréveal (Le Fret) → 14 €
Camping municipal Camaret (abri en bois) → 30,22 € X2
Camping Goullien → 16,76 €
Camping les Bruillières à Morgat → 14 € X2
Camping Paradis Menez Bichen à Pentrez (bungalow) → 50 €
TGV Quimper Paris 2è classe → 29 €

Mon ami JG m’a donné un ticket de bus Tréboul – Quimper

Le billet Rando – Le Faou – Douarnenez (Tréboul) – GR34 – 7 jours est apparue en premier sur le blog de Sima78.