Des meurtres qui font du bien de Karsten Dusse

Littérature – Des meurtres qui font du bien de Karsten Dusse (2022)

EAN : 9782749172491
400 pages
Éditions : Le Cherche midi

Couverture du livre « Des Meurtres qui font du bien » de Karsten Dusse, silhouette noire d'un homme en position de méditation sur fond de grande croix rouge, avec des rayures verticales beiges et blanches en arrière-plan.
Des Meurtres qui font du bien, Karsten Dusse – une couverture au graphisme percutant jouant sur le contraste entre sérénité (méditation) et violence (croix rouge, hachoir).

Il s’agit là d’un premier roman de Karsten Dusse, le premier aussi d’une série (en quatre tomes me semble-t-il) déjà parus en Allemagne. Le tome deux devrait sortir en traduction française en mars 2023. Je l’attends avec impatience.

Polar/Thriller, méditation, humour…

L’histoire de Björn Diemel, un avocat au pénal, professionnel, méticuleux ne lâchant jamais rien dans son travail que sa femme, Katharina déteste. Il faut dire que son mandataire, son principal pour ne pas dire son unique client n’est autre que Dragan Sergowicz et comme le dit Blörn :

« Je dis simplement qu’il était « louche ». Sachant que le terme « louche », attribué aux affaires de Dragan, était un gros euphémisme.
(…)
Dragan n’était pas seulement un proxénète brutal, mais aussi un baron de la drogue doublé d’un trafiquant d’armes. Lorsque je fis sa connaissance, il camouflait ses affaires tant bien que mal derrière une série d’entreprises d’import-export semi-légales. Pour faire court : Dragan était, même au regard de la conception très large que mon employeur avait de la respectabilité, un mandat « pourri » : un de ceux qui faisaient couler l’argent à flots dans le cabinet, mais dont on préférait ne pas se vanter. »

À cause de ce mandataire qui le surcharge de travail de façon impérative, Björn est bord du burn-out. Il risque de perdre ce à quoi il tient le plus : Katharina menace de le quitter, ne plus voir sa fille Emily qu’il ne voit d’ailleurs que lorsqu’elle dort en raison des horaires imposés par son métier…

Comment lier son travail qui lui apporte des revenus confortables et une vie familiale normale ? Recouvrer l’amour de son épouse, pouvoir profiter de sa fille ?

Il se décide de consulter Joschka BREITNER, coach de méditation pleine conscience pour cadres dirigeants. Il suivra avec lui plusieurs séances, ce dernier lui fournira à l’issue un petit manuel sur lequel il pourra se référer en fonction des ressentis ou des situations.

La méditation de pleine conscience semble la solution idéale pour une vie harmonieuse et équilibrée… Mais c’est sans compter sur les impératifs de son mandataire peu scrupuleux et qui risque de mettre mal les nouveaux objectifs de Björn (profiter de sa fille, reconquérir son épouse).

Björn ne laissera pas perturber ce nouvel équilibre qu’il tente de mettre en place, pour son bien être, celui de Katharina et d’Emily.

Chaque chapitre commence par une citation tirée du manuel de pleine conscience pour cadres dirigeants  » Ralentir sur la voie de dépassement » de Joschka BREITNER
Exemple :

Chapitre 2
La liberté
« Un homme qui fait toujours ce qu’il veut n’est pas libre. L’idée seule de toujours devoir faire quelque chose emprisonne.
N’est réellement libre que celui qui, pour une fois, ne fait pas ce qu’il ne veut pas. »

Vous connaissez la méditation de pleine conscience? Je la pratique mais pas le meurtre, du moins pas encore. Un roman où la « méditation de pleine conscience » devient un justificatif aux meurtres « qui font du bien ».

Tout se tient dans un récit cohérent. Ho que j’aime le côté détourné de ce polar hors norme où l’humour côtoie l’horreur.

Un véritable page-turner!

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Le démon de la colline aux loups de Dimitri Rouchon-Borie

EAN : 9782370553287
237 pages
Èditions Le Tripode

Couverture du livre « Le Démon de la Colline aux Loups » de Dimitri Rouchon-Borie, fond sombre aux tons bleus et noirs évoquant un ciel nocturne, avec une bande de terre rouge-brun en bas de l'image.
Le Démon de la Colline aux Loups, Dimitri Rouchon-Borie – couverture aux couleurs expressionnistes mêlant ciel orageux et terres arides.

Et ça commence comme ça :

« Mon père disait ça se passe toujours comme ça à la Colline aux Loups et ça s’était passé comme ça pour lui et pour nous aussi. Maintenant je sais que ça s’est arrêté pour de bon. La Colline aux Loups c’est là que j’ai grandi et c’est ça que je vais vous raconter. Même si c’est pas une belle histoire c’est la mienne c’est comme ça.
(…) »

Et accrochez-vous, ça va être effroyable !

L’histoire d’un garçon qui ne connaît rien de la vie hors de la Colline aux loups, pas même son prénom. Il l’apprendra lorsqu’il sera scolarisé sous la pression des services sociaux, Duck. Il sera placé avec toute la fratrie en famille d’accueil pour les protéger des parents maltraitants et toxiques à l’extrême, séparé de ses frères et sœurs, ils sont arrachés de ce qu’il appelle « le nid ». Le nid n’est autre que l’obscurité de cave qui pue l’excrément c’est là où il a vécu avec ses frères et sœurs pourtant refuge d’une relative douceur…

Comment se construire lorsque l’on a déjà été détruit dès son plus jeune âge ? Il ne connaît que la violence en réponse à l’adversité et n’est pas pour autant démunie de sensibilité, sa sœur qu’il aime tant, le petit dernier, qu’il appelle « la boule » et qu’il aimait blottir contre son ventre pour se tenir chaud mutuellement lorsqu’ils étaient dans « le nid ». Il tombera aussi amoureux…

Mais sa vie est très loin d’être un long fleuve tranquille.

« La Colline aux Loups c’était déjà une prison bien pire que tout imaginez-vous sous l’eau depuis le jour de votre naissance à retenir votre respiration en attendant une bouffée d’air qui ne vient pas ma vie c’est ça. »

Duck écrit sa vie depuis la prison, tout, absolument tout, depuis son enfance. Il écrit avec les mots qu’il connaît, son vocabulaire, une ponctuation hasardeuse, son « parlement » comme il dit et qui donne une force et une vraisemblance au récit.

Un roman écrit au vitriol, âmes sensible vous abstenir ! Non, lisez-le quand même, vous aurez de l’empathie et comprendrez le Démon qui le hante.

Un véritable coup de cœur !

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S’adapter de Clara Dupond-Monod

Littérature – S’adapter de Clara Dupont-Monod (2021)

EAN : 9782234089549
200 pages
Édition Stock

Couverture du roman S'adapter de Clara Dupont-Monod, éditions Stock, avec une photographie de pierres d'un vieux mur recouvert de mousse et de plantes vertes
S’adapter, roman de Clara Dupont-Monod publié aux éditions Stock, dont la couverture illustre avec sobriété la force du vivant et la résilience.

Un petit livre mais d’une grande force.

Quand un enfant « inadapté » arrive dans une famille c’est un équilibre qui est perturbé. On pense toujours aux parents, et la fratrie, qu’en est-il ? L’écrivaine ne l’oublie pas.

Un sujet abordé avec tendresse, pudeur… Relation entre les êtres et la nature aussi…

Dans une maison familiale cévenole naît un enfant « inadapté », aux yeux noirs qui ne fixe rien et ne verront jamais, au palais creux, il ne parlera pas non plus, un corps mou, une tête qui ne tient pas des membres qui ne sauront ni saisir ni marcher… un corps allongé, un éternel bébé aux joues douces et rebondies mais qui reste sensible aux sons. Ce lourd handicap qui trace une frontière entre lui et les autres.

Pauvres parents qui nous inspirent de l’empathie et c’est toujours de ce point de vue, les parents, que les compassions se dessinent. Et la fratrie ? N’est-elle pas impactée, elle aussi, par un tel bouleversement ?

Qui en parle ?

Clara Dupont-Monod laisse la parole aux pierres, oui, aux pierres de cette maison au milieu des montagnes protectrices et d’une nature puissante. Les pierres, témoins habituellement silencieuses de toutes les vies d’une maisonnée, nous content en toute sincérité et sans jugement l’histoire de cette fratrie en trois chapitres.

Elles nous livrent le vécu de l’aîné puis de la cadette et en enfin du dernier, celui arrivé après la mort de l’enfant « inadapté » et héritier malgré lui du drame familiale.

Pour conclure

Une thématique pas facile à aborder et encore moins sous l’angle choisi, celui de la fratrie et pourtant Clara le fait avec brio d’une plume précise et juste. Tous les sentiments y passent et y alternent, de l’amour au retranchement, du bonheur au chagrin… Donner la parole aux pierres exemptes de jugement confère au texte toute sa puissance, sa sincérité et aussi sa pudeur et sa poésie. Un livre émouvant que j’ai adoré.

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Musique – EP éphémère – Gaël Faye, Grand Corps Malade et Ben Mazué

Musique – EP éphémère –  Gaël Faye, Grand Corps Malade et Ben Mazué (2022)

Un EP (Extented Play) dont le titre est « Éphémère » signé Gaël Faye, Grand Corps Malade et Ben Mazué.

L’idée de cet EP est de l’initiative de Fabien (Grand Corps Malade), suite à une discussion avec son producteur Jean-Rachid : Faire un EP avec  Gaël Faye et Ben Mazué.

Quelques échanges de messages et ils tombent d’accord pour un rendez-vous le 17 avril au Studio de la Fabrique, dans le sud de la France à Saint-Rémi-de-Provence.
Le défi : 6 jours pour écrire des chansons ! Finalement il y aura 7 chansons.

Quand on connaît le succès qu’ils ont individuellement ces derniers temps on se doute qu’il ne s’agit d’un ultime CD pour se relancer, ils n’ont pas besoin de cela. Se retrouver six jours, pas un de plus pour faire des chansons, arriver les mains dans les poches et repartir avec des émotions.

Pari tenu

À l’écoute de la première chanson je fus conquis et j’ai adoré le reste. La poésie domine sur des thématiques variées plus ou moins engagées mais aussi de l’humour sur le titre « Qui a kidnappé Benjamin Biolay ? ». Habituellement, j’ai tendance sur un CD d’écouter certaines chansons et en délaisser d’autres. Ce n’est pas le cas ici, non, non ! Lorsque je mets le CD je l’écoute de la première à la dernière piste tant je les aime toutes.

Et ce n’est pas tout !

Le CD n’est pas fourni dans une vulgaire boite en plastique, il se range dans une BD (20,5 cm X 20,5 cm) de Frédéric Perrot (auteur) et Charlotte Mo (illustratrice) qui raconte cette aventure.
Bref ! Une œuvre aboutie de bout en bout du contenu au contenant.

Les titres :

  1. On a pris le temps.
  2. Tailler la route.
  3. Sous mes paupières.
  4. Qui a kidnappé Benjamin Biolay ?
  5. La cause.
  6. Besoin de rien.
  7. Éphémère.

Quelques images

Pochette de l'album Éphémère, collaboration entre Gaël Faye, Grand Corps Malade et Ben Mazué, illustration en noir et blanc représentant les trois artistes flottant au centre d'un tourbillon d'objets du quotidien
Éphémère, l’album collaboratif de Gaël Faye, Grand Corps Malade et Ben Mazué, dont la pochette en noir et blanc illustre à merveille l’univers poétique et intimiste du slam et de la chanson française.
Double page intérieure de l'album Éphémère, illustrée en bande dessinée noir et blanc, montrant Gaël Faye, Grand Corps Malade et Ben Mazué avec l'ingénieur du son et les compositeurs lors du premier jour en studio
Le livret d’Éphémère raconte en bande dessinée la genèse de l’album : ici, le premier jour en studio, à 10h30, dans le silence recueilli qui précède la création.

Mon scaner n’est pas assez grand pour la double page, désolé.

Dos de la pochette de l'album Éphémère de Gaël Faye, Grand Corps Malade et Ben Mazué, avec la tracklist des 7 titres, la mention du carnet de bord illustré et les informations de production Anouche Records et Sony Music, 2022
Le dos de la pochette d’Éphémère dévoile les 7 titres de l’album ainsi que la présence d’un carnet de bord illustré, réalisé par Frédéric Perrot et Charlotte Mo lors de la semaine d’enregistrement en studio.

Je termine avec un lien sur le premier titre de l’EP « On a pris le temps »

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L’homme peuplé de Franck Bouysse

Littérature – L’homme peuplé de Franck Bouysse (2022).

EAN : 9782226465733
320 pages
Éditions Albin Michel

Couverture du roman L'Homme peuplé de Franck Bouysse, éditions Albin Michel, avec une silhouette solitaire sous des arbres givrés dans un paysage hivernal
L’Homme peuplé, roman de Franck Bouysse publié aux éditions Albin Michel, dont la couverture illustre une atmosphère hivernale et mélancolique.

Quand on aime les histoires aux atmosphères où le froid, l’ambiance rude de la ruralité presque hostile, des personnages forts et entiers se conjuguent, on aime Franck Bouysse.

Il n’a pas son pareil pour décrire cet environnement parfois anxiogène.

Et quand on aime Franck Bouysse, on en attend forcément beaucoup.

Histoire
Un écrivain en manque d’inspiration s’installe dans une maison isolée dans la campagne près d’une ferme. Il se sent épié depuis cette ferme, parfois jusqu’à chez-lui. Qui vit dans cette ferme? Quelle histoire a-t-elle ? Lorsqu’il descend au village se ravitailler et profiter lors de rencontres pour en savoir plus il est confronté à des taiseux ou des réponses évasives voire mystérieuses.
Il va soulever de vieilles histoires nauséabondes.

Mon avis
J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, je ne saurais pas expliquer pourquoi, peut-être que je n’étais pas au plus haut de ma forme au début du livre, j’avais des maux de dos lorsque je l’ai ouvert. Toujours est-il qu’au bout de quelques pages il a su me happer et me garder jusqu’au bout mais cette histoire où le passé et le présent se confondent m’a perdu un peu sur la fin. Un changement de prénom m’a particulièrement perturbé, y a-t-il une subtilité qui m’aurait échappée, que je n’aurais pas compris ? Je suis resté sur un sentiment partagé, j’ai aimé le fond de l’histoire, le style Bouysse, mais aussi un sentiment d’inachevé, au-delà du dénouement des intrigues, j’aurai aimé en savoir plus sur cet écrivain qui pour le coup apparaît un peu comme prétexte d’entrée en matière.

Je l’ai noté 3 étoiles sur cinq sur ma liseuse.

Je vous invite à le lire tout de même, car la critique étant de fait subjective, ce pourrait être votre coup cœur, il bénéficie d’une critique assez élogieuse par ailleurs.

J’ai préféré « Glaise », tiens, je n’ai rien écrit sur ce livre… J’aurai dû.

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Littérature – Un tesson d’eternite de Valerie Tong-Cuong

Littérature – Un tesson d’éternité de Valérie Tong-Cuong (2021)

ISBN : 978-2-7096-6893-4
186 pages
Éditions JCLattès

Couverture du roman Un tesson d'éternité de Valérie Tong Cuong, éditions JC Lattès, fond blanc épuré avec une photographie centrale en forme de hublot circulaire montrant une nageuse vue de dos dans une piscine aux reflets bleus.
Un tesson d’éternité, roman de Valérie Tong Cuong, éditions JC Lattès. La couverture minimaliste joue sur le motif du hublot, fenêtre ouverte sur un instant suspendu, pour évoquer introspection, mémoire et profondeur, thèmes chers à l’autrice.

Je découvre une écrivaine française Valérie Tong-Cuong, un livre que j’avais depuis quelques mois et dont je retardais la lecture, la quatrième de couverture ne m’avait pas particulièrement emballé. C’est donc sans grande conviction que j’entame ce livre et quelle belle surprise ! Je fus captivé dès le début, un véritable « page-turner » ! Un livre bouleversant dont on en sort pas indemne.

J’ai adoré ce roman, il m’a donné envie de découvrir plus amplement cette écrivaine et ses autres livres.

Anna Gauthier a réussi à se faire une place dans la classe moyenne (bourgeoise) de la côte du sud-est. Elle mène une vie professionnelle et familiale paisible entre sa pharmacie, sa villa surplombant la mer, elle est l’épouse de Hugues. S’il est un riche héritier de la région, sa situation professionnelle est plus modeste, il perdra son emploi de journaliste/pigiste sans carte de presse pour une revue locale et trouvera grâce à Anna un emploi de chargé des affaires culturelles de la ville. Ils mènent une vie bourgeoise et tranquille avec leur fils Léo, ils côtoient le cercle très fermé des grands fortunés de la région dont ils se sont fait quelques amis… Jusqu’où ira cette amitié où côtoyer ne signifie pas faire partie de ce cercle ?

Puis un événement arrive, Léo est mis en garde à vue puis en détention préventive après avoir frappé un policier… et tout bascule, tout le quotidien d’Anna est bouleversé, remis en question !

La voilà, l’épouvante : on a conduit son fils chez les loups, son fils à la peau tendre, son fils sans défense, bientôt griffé, mordu, déchiqueté.

Et c’est bien dans l’adversité que l’on perçoit la solidité du couple, où s’avère la fiabilité des amitiés.

Anna va se lancer bec et ongles pour sortir Léo de ce mauvais pas. La situation va la replonger dans ses terribles souvenirs d’enfance, d’une brutalité qui l’a marqué à jamais comme au fer rouge et dont les plaies suintent, toujours prêtes à s’ouvrir… Une enfance qui vous marque à vie !

Un roman écrit avec une grande pudeur et pourtant d’une violence inouïe où certains mots ne sont pas prononcés comme s’ils étaient indicibles, ne pas en ajouter à la brutalité.

Un livre à découvrir ! J’ai adoré !

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Littérature – Les possibles de Virginie Grimaldi

Littérature – Les possibles de Virginie Grimaldi (2021).

ISBN : 978-2-21371-866-8
283 pages
Éditions Fayard

Couverture du roman Les Possibles de Virginie Grimaldi, éditions Fayard, fond rose pâle orné d'illustrations florales colorées et de plumes, avec une bandeaux rouge en bas présentant l'autrice comme « la romancière française la plus lue en 2019 et 2020 ».
Les Possibles, roman de Virginie Grimaldi, éditions Fayard. Une couverture aux tons pastel et aux motifs floraux joyeux, fidèle à l’identité visuelle chaleureuse et optimiste de l’autrice, bestselleur de la littérature française contemporaine.

J’ai découvert cette écrivaine sur le tard avec « Il est grand temps de rallumer les étoiles« , un livre que l’on m’a offert et qui fût l’un mes coups cœur et dont je vous conseille aussi la lecture. Je n’avais pas écrit de billet sur ce livre… Manque de temps ? Paresse ? Comme ça vous le savez, je n’écris pas systématiquement sur chacun de mes coups de cœur.

« Les possibles » est un livre qui fût très bien médiatisé, je suis assez méfiant lorsque des écrivains sont sur-médiatisés, car du coup, on en attend beaucoup, voire trop peut-être, et j’ai souvent été déçu.
Mais ce n’est pas le cas ici, deuxième livre de Virginie Grimaldi que je lis, deuxième coup cœur !

J’ai A-DO-RÉ !

Juliane qui s’est un peu éloignée d’un père (Jean) marginal, haut en couleur et un peu (beaucoup) perché. Le rapprochement va se faire suite à un incendie partiel du pavillon de Jean, il va venir habiter quelque temps chez sa fille (au quotidien bien huilé), où tout est bien ordonné, organisé.

Papa déraille !

Virginie aborde un sujet difficile celui où l’on est confronté à la maladie d’un proche, d’un être aimé. Papa déraille ! Il cherche constamment sa carte vitale, oubli son code pin, etc. Entre déni et prise de conscience, Juliane que Jean à toujours surnommée Microbe est démunie, elle se débat à la recherche de solutions de réponse, elle recherchera la complicité de sa sœur qui vit à Chicago. Il y a aussi le déni face à la dysphasie de Charlie (son fils). La maladie affecte toute la famille et pas toujours simple d’y faire front.

– Papa déraille.
– Papa a toujours déraillé.
(…)
– Je pense qu’il est malade.
– C’est maintenant que tu t’en rends compte ?
Elle ricane. (…)
– Il ne sait plus lire l’heure.
– Il devait être mal réveillé, réplique ma sœur.
– Il dilapide sa retraite au téléachat.
– Il s’ennuie.
– Il brûle les courriers à son nom.
– Il a toujours été un peu parano.
– Il oublie les clés sur la porte.
– Il est tête en l’air, rien de nouveau.
(…)
– Il m’a appelée plusieurs fois Juliane.
Il y a un long silence, de ceux qui précèdent les moments que l’on n’oublie pas. Puis la voix de ma sœur, délestée de sa légèreté :
– Emmène-le chez le docteur.

Peut-on rire de tout ?

Seulement quand on sait le faire ! Virginie Grimaldi jongle merveilleusement sur toute la gamme de l’humour, celle de l’autodérision, de la franche rigolade. Le rire n’est jamais gratuit avec Virginie, d’une plume précise son ironie touche aussi notre sensibilité et nous fait passé du sourire aux larmes d’émotion. Au-delà de l’histoire de Juliane et son père, c’est l’histoire de toute une famille, le fils, le mari de Juliane, sa mère, sa soeur, lorsque la maladie embarque toute une famille.

Nous connaissons tous dans notre entourage des personnes qui déraillent ou qui ont déraillé… Un roman très touchant, émouvant, qui fait du bien et reste positif. J’ai A-DO-RÉ !

Il nous reste de beaux moments. Il est encore là.
Puisque mon père n’habite plus tout à fait dans ce monde, je vais passer une tête dans le sien.

Profite de lui, la partie n’est pas finie. Il est encore l’heure de tous les possibles.

PS : J’ai été aussi très sensible par le rapport de la mère confrontée à la dysphasie de son fils.

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Littérature – Maïmaï d’Aki Shimazaki

Littérature – Maïmaï d’Aki Shimazaki (2018).

EAN : 9782760913103
176 pages
Éditions Actes Sud

Couverture du roman Maïmaï d'Aki Shimazaki, publié aux éditions Actes Sud, ornée d'une photographie d'un petit escargot perché sur une physalis orange suspendue à sa tige, sur fond vert flou.
Maïmaï, roman d’Aki Shimazaki, éditions Actes Sud. La couverture associe la délicatesse d’un escargot (maïmaï signifie « escargot » en japonais) posé sur une lanterne de physalis, image poétique de lenteur, de fragilité et de protection, symboles récurrents de l’univers littéraire de l’autrice.

Je découvre que ce livre fait partie d’une pentalogie, n’ayant pas lu les autres, de fait, je m’en tiens à celui-ci.

J’y découvre une lecture à la croisée des destins et des cultures, par une autrice que je découvre dont l’écriture tout en sobriété, alerte, et allant à l’essentiel pour nous faire partager des sentiments en toute simplicité, sentiments pourtant profonds.

Une histoire d’amour, de famille avec ses secrets, ses préjugés, ses traditions bien ancrées. Faut-il passer outre les préjugés et traditions ? Est-il possible de passer outre les secrets ?

Maïmaï

Maïmaï, maïmaï
Où vas-tu si lourdement ?
Que portes-tu dans ta maison si grande ?
Un chagrin ou un fardeau, ou bien les deux ?
Ah, tu ne peux qu’avancer, comme la vie
Bon courage, maïmaï !
Adieu

Maïmaï (escargot en japonais) ce poème que l’on retrouvera plusieurs fois dans le roman, est celui conté à Taró par sa mère Mitsuko.

Mitsuko, libraire Kitô d’un genre particulier, orienté sur les publications et livres scientifiques, décède. Sont fils Taró, mannequin, artiste peintre sourd et muet la reprend pour y créer son atelier de peinture et une galerie d’art… Pour y vivre aussi, avec Bachan (la grand-mère et mère de  Mitsuko). Cela deviendra « La Galerie Kitô » qui signifie prière en hiragana.

Il y a son amour pour Mina, également mannequin et les retrouvailles avec une amie d’enfance, Hanako qui le rouble particulièrement et qui porte en broche sur la poitrine un escargot… est-ce prémonitoire ? Une jolie jeune femme, fille de Madame et monsieur Sato, lui est ambassadeur du Japon en Belgique et ancien client de la librairie.

Je ne vais pas tout vous dévoiler ici.

Par son écriture d’une sensibilité à fleur de peau, Aki Shimazaki nous éclaire tout en douceur sur la rigidité des us et coutumes du Japon, l’importance de la généalogie et du passé des ascendants, le regard sur le handicap, la nationalité (être japonais a son importance), les origines (comment sont perçus les métis « les halfs »)… Les secrets de famille doivent-ils être dits ou gardés ? Bref, j’ai aimé la richesse de son texte.

« Qui voudrait porter le fardeau d’un autre ? Chacun a déjà assez du sien. »

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Littérature – identifier la flore

Présentation rapide de deux livres pour identifier la flore.
Est-ce de la littérature ? Non pas vraiment, il s’agite de livres techniques.

Littérature – Nouvelle flore de Gaston Bonnier et Georges De Layens.

Pour la détermination facile des plantes de la région parisienne.

ISBN: 2-7011-1001-7
285 pages
Éditions Belin

Couverture du livre Nouvelle Flore pour la détermination facile des plantes de la région parisienne, de Gaston Bonnier et Georges de Layens, éditions Belin, illustrée d'une planche botanique représentant un chèvrefeuille en fleurs.
Gaston Bonnier & Georges de Layens, « Nouvelle Flore pour la détermination facile des plantes de la région parisienne », 2173 figures, éditions Belin. L’illustration de couverture représente un chèvrefeuille (Lonicera sp.).

Voilà le livre que j’emporte à chaque sortie en forêt en Ile-de-France, oui, c’est là que j’habite.
Je l’accompagne d’une loupe X10, un couteau de poche et un carnet pour prendre des notes.
Facile ? En fait pas tant que cela. Il faut avoir un minimum de notions en botaniques, pour bien l’utiliser.
Il s’agit de clés d’identifications, il faut savoir utiliser une clé d’identification. Mais tout s’apprend !
Cela-dit, je ne le conseille pas à quelqu’un qui souhaite s’initier à la botanique.

Double page intérieure de la Nouvelle Flore de Bonnier et de Layens, présentant les clés de détermination dichotomiques illustrées des familles de plantes aquatiques : Hydrocharidées, Joncaginées et Potamées, avec figures botaniques au trait.
Pages 154-155 de la Nouvelle Flore de Bonnier et de Layens. Clés dichotomiques et descriptions des plantes aquatiques : Hydrocharis, Élodée, Vallisnérie, Stratiotes (Hydrocharidées), Troscart (Joncaginées) et Potamot, Zannichellie (Potamées), accompagnées de figures au trait.

Littérature – Les noms de fleurs de Gaston Bonnier.

Trouvés par la méthode simple.

ISBN: 978-2-7011-1003-5
336 pages
Éditions Belin

Couverture du livre Les Noms des Fleurs trouvés par la méthode simple, de Gaston Bonnier, éditions Belin, illustrée d'une planche botanique représentant un pissenlit en fleurs et en fruits.
Gaston Bonnier, « Les Noms des Fleurs trouvés par la méthode simple », 64 planches en couleurs et 2715 figures en noir, éditions Belin. L’illustration de couverture représente un pissenlit (Taraxacum officinale).

A mon avis mieux adapté au novice. Il y a des planches couleurs par lesquels vous identifierez très rapidement certaines plantes. La clé identification est très bien faite, bien documentée, permet une évolution en douceur. Lorsque vous arrivez au nom de votre plante vous avez plus de renseignements comme le nom vernaculaire, si elle est médicinale, etc.
Je le trouve mieux adapté aux novices.

Double page intérieure des Noms des Fleurs de Gaston Bonnier, présentant les clés de détermination dichotomiques illustrées des numéros 401 à 408, couvrant notamment la Tormentille, les Gaillets, la Lysimaque et plusieurs espèces de Millepertuis, avec figures botaniques au trait.
Pages 106-107 des Noms des Fleurs de Gaston Bonnier. Clés dichotomiques illustrées pour la détermination de plantes à fleurs jaunes : Renonculacées (Ficaire), Potentille Tormentille, Gaillets, Lysimaque, Hélianthème et Millepertuis (Hypericum perforatum, H. humifusum, H. quadrangulum, H. tetrapterum).

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Chaudun la montagne blessée de Luc Bronner

Littérature – Chaudun, la montagne blessée de Luc Bronner (2021)

EAN : 9782757890714
192 pages
Éditions Points

Couverture du récit « Chaudun, la montagne blessée » de Luc Bronner aux éditions du Seuil, avec une illustration aquarelle représentant un paysage de montagne boisé aux tons verts, bleus et ocre, avec une petite cabane blanche au premier plan.
Luc Bronner, « Chaudun, la montagne blessée », éditions du Seuil – Un récit consacré à la montagne de Chaudun dans les Hautes-Alpes, illustré d’une couverture aquarelle évoquant avec douceur un paysage alpin entre forêts, alpages et sommets rocheux.

Un récit touchant, émouvant ! Comment en est-on arrivé là ? Un village des Hautes-Alpes, difficilement accessible, abandonné, déserté par ses habitants. Comment peut-on en arriver à cette extrême décision de tous les habitants qui est de vendre le village, tout ce qu’ils ont, le peu qu’ils ont et qu’il leur reste… Vendre tout à l’État Français. Ce n’est pas de la fiction, cela c’est vraiment passé !

« Toutes les propriétés communales et privées, comprenant une superficie de 2 026 hectares, ont été vendues à l’État pour le prix de 186 000 francs environ. La commune de Chaudun comprenait 98 habitants vivant du produit de leurs pâturages ; mais depuis quelques années les montagnes déboisées avaient perdu une partie de leurs prairies où l’on faisait paître un trop grand nombre de moutons. »

Chaudun

Ce village perché à 1400 mètre d’altitude et à 19 km de Gap, difficilement accessible que par des chemins de muletier… Comment des hommes ont-ils eu un jour l’idée de s’établir en un tel lieux ? Luc Bronner, partant d’une pierre tombale restée debout dans ce village en ruine, celle de « Félicie Marin, morte le 30 avril 1877, à l’âge de 17 ans« , il va nous faire revivre les hommes de Chaudun, la dureté de leurs vies quotidiennes dans une pauvreté permanente et leurs luttes constantes pour la survie.

Après un travail d’archives, de lecture de registres, d’enquête, il reconstitue des familles entières et nous livre tout !

vie et mort

Le taux de mortalité où les enfants forment la grande majorité « Le pire ennemi parmi tous, c’est la dysenterie, la vie et la mort qui s’écoulent ensemble dans l’absolue fatalité. »
Une liste de 40 noms d’enfants décédés entre février 1878 et février 1894 c’est énorme sur un peu plus d’une centaine d’habitants au début. Si l’on ressent la pénibilité des rares propriétaires, la situation est pire pour les journaliers payés souvent moins de 4 francs par jour.
« Les Chaix dominent le village depuis cinquante ans. Leurs biens représentent près de 10 % du patrimoine total de Chaudun au moment de la vente. Plus riches que d’autres, ils peuvent acheter les prés, les labours, les bois. Attendre patiemment qu’un chef de famille décède pour proposer un rachat aux descendants quand ceux-ci sont étranglés par le manque d’argent. Employer un journalier lorsqu’il n’y a pas suffisamment de bras dans la famille pour travailler les terrains au printemps. Convaincre les veuves qu’elles font une bonne affaire en cédant un bout de terre dont elles ne peuvent plus s’occuper. C’est ainsi, et dans la lutte des places, certains ont joué fin sur des décennies. »

La condition féminine

La condition féminine aussi, « Pour gagner quelques francs supplémentaires, grâce à son lait, la jeune Pauchon devient nourrice du petit Raymond Regamey, envoyé par une femme de Marseille. »
Et la hiérarchie sociale, sexuelle et familiale de l’époque :
ARTICLE DEUX
Les journées sont évaluées comme suit
1 : journée d’homme trois francs
2 : journée de femme un franc cinquante centimes
3 : journée d’enfant un franc cinquante centimes.

L’environnement

La rudesse du climat et la courte durée d’ensoleillement ne facilite pas l’agriculture. La nécessité d’élever des animaux trop nombreux pour les surfaces d’herbage a eu raison des pâturages en les épuisant. Il va de même avec les forêts environnantes (nécessité de bois de construction de chauffage).
« Trop d’hommes et de femmes, trop de bêtes à nourrir. En trois décennies, la plupart des forêts ont disparu, ravagées par les coupes sauvages pour chauffer les foyers l’hiver et utiliser les plus beaux arbres pour entretenir les maisons. Un cercle vicieux terrible, cercle déprimant du court terme et de l’exploitation.
Pour survivre, les bergers ont accepté de prendre plus de moutons pendant l’été. (…).
 »

Conclusion

Un livre à lire absolument, un livre qui nous raconte une histoire d’antan et nous interroge sur notre présent, notre devenir.

Des photos qui ne sont pas issues du livre, juste pour vous donner une idée de l’histoire des lieux et personnes que vous découvrirez.

Vue aérienne en noir et blanc d'un village de montagne groupé dans un vallon, entouré de prairies et de versants, vers 1880.
Le village de Chaudun (Hautes-Alpes), vers 1880. On distingue le noyau villageois serré autour de son église, les toits de tuiles et de lauzes, ainsi qu’une route s’enfonçant dans la vallée.

Photographie ancienne en noir et blanc : deux adultes et un enfant debout au bord d'un chemin de village alpin, avec des maisons et un versant montagneux en arrière-plan.
Chaudun, fin du XIXͤ siècle. Une famille pose au bord du chemin principal traversant le village, devant les maisons traditionnelles.
Photographie ancienne en noir et blanc : sept enfants en habits traditionnels posent en plein air dans un cadre montagnard, avec un âne visible à l'arrière-plan.
Chaudun, Fin du XIXͤ siècle. Un groupe d’enfants du village, vêtus de leurs habits du dimanche, photographiés en plein air avec leur âne, sur fond de versants alpins.
Photographie ancienne en noir et blanc : groupe d'une quinzaine de personnes réunies en plein air autour d'une table de travail lors de la signature officielle de la vente du village de Chaudun à l'État, le 24 août 1895.
Chaudun, 24 août 1895. Signature de la vente du village et de ses terres à l’État français — première cession de ce type dans les annales de la République. On distingue au centre les officiels attablés, entourés de villageois et de témoins. (Source : ONF / Syndicat d’initiative)
Reproduction de la une du journal L'Illustration du 24 août 1895, présentant deux gravures illustrant la vente de la commune de Chaudun à l'État : à gauche, le dernier maire sous la cloche du village ; à droite, la signature des actes de vente.
« L’achat d’une commune par l’État » — Une du journal L’Illustration, 53ᵉ année, n° 2739, samedi 24 août 1895. À gauche : « Le dernier maire de Chaudun » ; à droite : « La signature des actes de vente ».
Photographie ancienne en noir et blanc montrant les ruines du village de Chaudun après son abandon : maisons démolies ou éventrées à gauche, église et maison curiale encore debout à droite, pont de pierre au premier plan, massif montagnard en arrière-plan.
Chaudun, vers 1895-1900. Le village après l’exode de ses habitants suite à la vente à l’État. Seuls l’église et le bâtiment attenant subsistent intacts, tandis que les maisons tombent en ruine. Un personnage solitaire contemple le site depuis le pont.
Photographie ancienne en noir et blanc, légendée « Hautes-Alpes — GAP. Ruines de Chaudun » : vue en plongée sur les vestiges du village de Chaudun dans son vallon, charpentes à nu et murs en ruine visibles parmi la végétation, rivière longeant le site.
« Hautes-Alpes – GAP. Ruines de Chaudun. » Vue d’ensemble du village abandonné après sa vente à l’État en 1895. Les toitures effondrées et les murs éventrés témoignent d’une dégradation progressive.
Photographie panoramique en noir et blanc de 1897 : paysage de haute montagne aride et dénudé vu depuis le col de Chabanottes, avec des versants érodés et un chemin serpentant dans le vallon.
Vue depuis le col de Chabanottes en direction de Chaudun, 1897. Le paysage, presque entièrement dépourvu de végétation arborée, illustre l’état de dégradation des terrains alpins qui motiva la politique de reboisement de l’État – raison première du rachat du village.

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