Musique – Salsa Cubaine

Une approche de la Salsa Cubaine, que ce soit la musique ou la danse.

N’ayant pas de tuto logiciel libre sous le coude, je décide de vous parler de l’une de mes passions, la musique afro-cubaine, et sur ce billet plus précisément la Salsa Cubaine, donc danse et musique.

« Ha oui Sima je connais et j’adore Chan Chan de Compay Segundo! »
J’entends souvent ce genre de réflexion lorsque je parle de Salsa, alors nous allons donc commencer par mettre un peu d’ordre car il existe différents styles de Salsas liés à des cultures et Compay Segundo par exemple ne fait pas de Salsa.

Je suis moi-même danseur depuis déjà longtemps (salsa, un peu Son Cubano et Chachacha (pas la rumba Portoricaine), mais d’autres musiques latinos (merengue, bachata, reggaeton). J’ai également animé des soirées cubaines en tant que DJ et sais utiliser une « clave » sans être pour autant un musicien. La Clave est un instrument basique formé de deux bâtons, on verra plus bas car il a son importance dans la salsa.

clave basique, sept. 2021
clave basique

« Origines » des Salsas

A la base il y a le Son Cubano, ce que joue Compay Segundo par exemple, je le nomme car c’est je crois le plus connu en Europe.
Le Son Cubano est ce qui a influencé les différentes Salsas, mais aussi le Chachacha, la Rumba Portoricaine (pas la Rumba Cubaine*, j’y reviens plus bas) et autres musiques latines.

On se retrouve donc avec 3 grands types de Salsas

  • Salsa Portoricaine
  • Salsa Colombienne
  • Salsa Cubaine (souvent appelé Timba pour la musique et Casino pour la danse)

Il s’agit de musiques à 8 temps avec une clave 3-2 ou 2-3

Si vous souhaitez juste écouter de la Salsa ou du Son Cubano pour le plaisir des oreilles, je peux comprendre que vous vous fichiez complètement de savoir qu’il s’agit de tel ou tel Salsa et qu’elle soit sur une clave 3-2 ou 2-3. Il n’est pas nécessaire de comprendre pour apprécier. On peut aimer un tableau sans être critique de l’art.

Par contre cela a son importance pour les musiciens et aussi pour les danseurs.

Les musiciens sont sensés avoir l’oreille musicale, je ne m’adresse pas à eux, ils pourraient m’en apprendre. Je m’adresse aux danseurs débutants car pour être dans le rythme et bien marquer ses pas, il faut comprendre la musique, mais aussi la danse.

Nous l’avons vu, il y a trois grand types de Salsas et pourtant quatre façons de danser.

Hein! 4 pour trois grands types de Salsas, mais comment c’est possible?

  • La Salsa de Porto Rico, la Portoricaine, est celle que l’on voit dans les concours de danse, elle se danse en ligne et sur le 2 (j’explique plus bas cette notion de 1 ou 2)
  • Salsa Portoricaine qui se danse sur le 1. Les Cubains l’appellent la salsa de Nueva York. Ce sont les immigrés portoricain aux Etats Unis, qui sous l’influence du Rock & Roll, ont dansé la salsa en ligne sur le 1. C’est aussi cette danse que l’on retrouve le plus souvent dans les écoles de « danse portoricaine » en France.
  • La Salsa Colombienne, la plus dansée dans toute l’amérique du sud, se danse sur le 1 en ligne avec de nombreux petits pas intermédiaires, peu d’école en France.
  • La Salsa Cubaine ne se danse pas en ligne (même si les axes ont leurs importances), se danse sur le 1, aussi répandu en Europe que la Salsa portoricaine. On dit aussi danser Casino car la base d’apprentissage se fait dans une « Rueda de Casino » (je mets des liens plus bas).

Cela-dit, si elles se dansent différemment, elles ont des points communs.

Elles sont sur huit temps et pour les danseurs il y a six marquages et deux temps mort.
Comment sont répartis les marquages sur le tempo ? (* pour marquage, ~ temps mort)

Salsas qui se danse sur le 1 (123~567~)

*    *    *    ~    *    *    *    ~
|    |    |    |    |    |    |    |
1    2    3    4    5    6    7    8

Salsas qui se danse sur le 2 (~234~678)

~    *    *    *    ~    *    *    *
|    |    |    |    |    |    |    |
1    2    3    4    5    6    7    8

S’il y a des pas intermédiaires, ils sont toujours placés entre le 1 et 3 puis entre 5 et 7 (2 et 4 puis 6 et 8 pour ceux qui dansent sur le 2) jamais sur les temps morts (il peut y avoir des exceptions lorsqu’on fait un passage de « shine », mais restons simple).

Pour faire simple restons sur celles qui se dansent sur le 1

Ok Sima, mais ça commence où le 1 et tout le reste?
Ce que j’ai trop entendu lors des soirées que j’animais et qui commençaient souvent par un prof qui donnait un cours avant le début de la soirée… est: « Écoutez la clave, elle vous donne le rythme! »

Heu sauf que je pense que pour celui qui n’a pas l’oreille musicale et découvre la salsa, ce n’est pas si évident. On peut trouver d’autres repaires que je donne plus bas.

Clave 3 + 2 (o pour la percussion de la clave)

o      o       o         o    o
|    |    |    |    |    |    |    |
1    2    3    4    5    6    7    8

Clave 2 + 3

     o    o         o      o       o
|    |    |    |    |    |    |    |
1    2    3    4    5    6    7    8

Le son d’une clave 3-2 ici

Pour les musiciens il y a wikipédia.

On se rend compte que cela n’est pas si évident pour celui qui n’a pas l’oreille musicale, les marquages de pas de danse ne tombent pas tous sur les percussions de la clave.

Pourtant c’est important la clave, qui signifie clé en espagnol, est la clé de voûte de la structure musicale de la salsa et chaque instrument va se caler par rapport à elle.

Alors d’autres pistes pour se repérer dans le tempo.

Écoutez le chanteur, il démarre toujours sur le 1. Si son couplet fait deux cycles… Tous les couplets et refrains débutent sur le 1 d’un cycle.

Il faut partir du principe que nous sommes tous différents et donc sensibles à différentes sonorités, pour certains, ce seront les basses, d’autres la clave, d’autres les congas, cuivres, piano… Chaque instrument n’y vient pas n’importe comment, chacun y a sa place dans le cycle, savoir les repèrer, ou au moins l’instrument auquel vous êtes le plus sensible, permettra de vous situer dans la rythmique.

Écoutez comment les différents instruments se calent sur les huits temps et donc sur les pas de base de la salsa qui comptent deux temps morts -> 123~567~ pardoxalement les deux temps morts pour le danseur les 4 et 8 sont des temps forts musicalement. Je vous ai mit un enregistrement pour écouter comment se callent les instruments sur les huits temps tout en entendant les pas de marquage (en espagnol uno, dos, tres, – ,cinco, seis, siete, -), je trouve cet enregistrement très pédagogique. Et si vous êtes attentif vous remarquerez qu’il s’agit d’une clave 2-3 et non 3-2. 🙂

En fait, pour comprendre une rythmique c’est un peu comme lorsque l’on apprend une langue étrangère, il faut entraîner son oreille.

Le danseur ne doit pas se fier à la mélodie qui peut donner des sensations d’oscillation entre accélération et ralentissement, mais bien se caler sur le tempo qui lui est constant de la première note à la dernière. Voyons comment sont placé les pas de base « 123 567 » sur cette vidéo.

Sur ce billet, je ne vous ai pas appris à danser ni à jouer d’un instrument, juste partager un peu de ma passion, vous faire découvrir la musique latine, comment elle s’articule. Comment le danseur débutant doit également apprendre à écouter la musique pour être sur le tempo. Si vous êtes persuadé que vous n’avez pas le sens du rythme, pas d’oreille musicale, ne savez pas danser, sachez que tout cela n’est pas inné et que cela s’apprend.

Rueda de Casino (de base), c’est dans une rueda que l’on apprend à danser la Salsa Cubaine, le prof annonce ce que devrez faire un peu avant le 1 (sur le 6 ou 7), au bout de quelques mois vous savez danser à deux les passes basiques, pas toujours dans le tempo mais ça viendra. Là ils en sont au moins à leur deuxième année de Salsa.

Pour arriver enfin à danser la Salsa Cubana (Casino) en couple.

Pour voir la différence avec le Son Cubano (là, ça danse sur le 2), ça peut paraître plus simple que la salsa, mais ça ne l’est pas.

*Rumba Cubaine : Il s’agit en fait d’une musique dont les influences sont africaines de la régions du Congo. Il s’agit du Guaguanco. Lorsque l’ont parle de Rumberros à cuba, il s’agit donc de musiciens ou danseurs de Guaguanco. Elle a sa propre rythmique.

Pour finir un peu pub pour mon ami Maykel Blanco (il est en orange au clavier), le son n’est pas top car il s’agit d’un enregistrement lors d’un concert à la salle Pleyel à Paris, mais ça vous donne une idée de l’ambiance, la vidéo commence par une impro.
Maykel Blanco y su Salsa Mayor.

Photo de moi (flouté) avec Mi Herma Calixto et Maykel Blanco

moi Calixto Maykel Blanco, sept. 2021
moi Calixto Maykel Blanco

 

Dotclear et Yunohost pas au point

Dotclear et Yunohost  pas au point.

Contrairement à ce que je disais dans le précédent billet, je vais continuer mes publications puisque la migration sur le nouveau serveur ce n’est pas pour demain.

Contexte :

J’ai une vieille machine qui fait office de serveur, il est dans la salle à manger et Madame Sima ne supporte plus de voir et surtout d’entendre ce gros machin ronfler 24h/24h. J’ai depuis quelques mois une machine flambant neuf sans ventilateur qui dort dans son carton et comme tout bon procrastinateur que je suis, remettais au lendemain l’installation. La semaine dernière un ami est venu et il m’a motivé, je voulais un serveur avec Yunohost. C’est parti ! On installe Debian, puis la couche Yunohost. Pour les bases de données on y met l’application PhpMyAdmin (quitte à l’enlever plus tard), ça faisait looongtemps que je n’avais pas utilisé PhpMyAdmin, mais puisque Yunohost autant aller dans la simplicité.

Puis installer Dotclear pour y migrer mon blog, et là c’est le début des problèmes.

Je ne vais pas vous décrire tout dans le détail, ce sera déjà assez long ainsi, je vais essayer d’être le plus linéaire possible. Précision, à chaque fois que ça ne fonctionnais pas comme je le souhaitais, je suis reparti « from scratch« 

Installation de l’app Dotclear pour Yunohost

Avant tout il faut créer dans Yunohost l’utilisateur qui sera admin du blog, c’est logique sinon on aura comme admi l’utilisateur par défaut de Yunoshost (si on en a créer qu’un).
Donc créer l’utilisateur « sima78 », c’est simple c’est au clique.

Installation de l’app Doctlear

Il est demandé le nom de l’utilisateur qui sera admin, donc « sima78 » et où doit être installé Dotclear, par défaut « /dotclear2 »
Etant donné que je devrais migrer 3 Dotclears appartenant à des personnes différentes, je mets donc « /sima78 »

Tout s’installe bien, je fais un diagnostique, tout est ok, je génère les certificats pour le blog, nickel, tout au clique et en toute simplicité, c’est magique ! C’est bluffant !

J’arrive sur Dotclear, tout beau, tout neuf ! Je me connecte en admi et je vois qu’il y a une mise à jour à faire.
Premier clique et premier message d’erreur.
Je ne l’ai pas noté mais en gros un fichier a été modifié pour l’app et ne permet pas la mise à jour automatique et nécessite une mise à jour manuelle.
Je fais l’impasse sur la mise à jour.

Voyons deux problèmes « bases de données » et migration du blog (fichiers et dossiers).

Base de données :
A l’installation de Dotclear, l’app crée une base de données appelé « dotclear2 »
J’ai créé une base de donnée « sima78 », modifier le fichier inc/congif.php (via ssh et vim) et là je me rends compte d’un premier souci, Dotclear est dans var/www/dotclear2 et non dans /sima78 ? J’y reviendrai plus tard c’est un autre problème.

Créer sa base de données sous un autres nom et modifier le fichier de configuration ne fonctionne pas, j’ai plein de messages d’erreurs, pour que ça fonctionne un peu près correctement il faut importer sa base de données dans la base dotclear2. Bon, là je m’interroge déjà comment je vais faire pour les deux autres blogs.
Bon j’ai une base de données qui fonctionne, pas au bon endroit, pas avec le nom que je souhaiterai, mais ça fait le boulot pour l’instant, pour un blog.

Importation du blog
Vous vous souvenez, le répertoire « sima78 » ne s’est pas créé. Via ssh et mkdir je crée le répertoire « /sima78 » lui donne les mêmes droits que /dotclear2 et reparts « from scratch » (un parmi tant d’autres).

Mais non, rien n’y fait, il reste désespérément vide et il recrée un répertoire dotclear2 ou tout y est !

Je fais l’impasse et me contenterais pour mes tests du répertoire imposé.

Dans l’interface admi j’importe mon blog, tout semble bien se passer, je vais sur le blog, et là horreur, plus de thème, plus de plugin, un blog à la lynx, pas d’image, rien.
Je repars de zéro et tente d’importer mon blog là via ftp, parfois comme un bourrin, d’autres fois plus finement, mais non, rien de satisfaisant.

Pour résumer :
Au pire plein de messages d’erreurs et pas grand-chose qui fonctionne, au mieux un blog avec un thème, les liens entre articles qui fonctionnent, mais pas d’image (média) dans mes billets ni de plugin dans mon blog. Pour les plugins ce n’est pas un vrai problème, j’en ai peu, trois de mémoire (map du site, contact, et un captchat pour les commentaires), mais pour les images c’est un véritable problème car leurs liens relatifs est /sima78/public/etc

Les améliorations à apporter

Certains me dirons : bah sima ! Vas-y ! Yapuka !
Sauf que je ne sais pas faire, alors apporter mes critiques est déjà une contribution, d’autant plus que j’y ai passé du temps, pourtant dès que j’ai vu que le répertoire ne se créait pas et que l’on ne pouvait pas faire fonctionner avec plusieurs bases de données, chacune liée à un blog différent… dans l’immédiat, je savais déjà que je n’utiliserai pas Yunohost.

Donc les améliorations pour l’app Dotclear :

  • Faire en sorte que la mise-à-jour au clique fonctionne ! Car manuellement sous yunohost, je n’y crois pas.
  • Que Dotclear crée et s’installe sur le répertoire demandé !
  • Lors de l’installation, que soient posés les questions « nom de la base de données », « user de la base de données », « mot de passe de la base de données », comme c’est le cas lorsque l’on installe pour la première fois un dotclear, c’est implémenté dans le système d’installation de Dotclear alors pourquoi pas dans l’app. Et le top, serait que préalablement l’on nous demande de télécharger la base de données. Bref, la possibilité d’avoir plusieurs bases de données pour plusieurs blogs.

Et là il sera possible de migrer des blogs Dotclear dans Yunohost. Pour l’instant il est juste possible de se créer un blog Dotclear « from scratch » dont je ne suis pas certain qu’il soit facile de le migrer par la suite ailleurs.

Cela-dit je suis resté bluffé par Yunohost et j’ai vraiment apprécié, j’ai fait des tests en installant d’autres applications. Je pense que c’est vraiment une solution d’avenir… Mais sous prétexte de simplicité il ne faut pas perdre de vue que la maîtrise des données personnelles c’est aussi pouvoir les migrer où l’on souhaite par la suite.

Et quand ça ne va pas comme je le souhaite, comment faire un break, si ce n’est avec Kurtis Blow

Petite pause non volontaire

Petite pause mais ne vous inquiétez-pas.

Je mets en place mon nouveau serveur sous Yunohost, Si les applications s’installent au clique, lorsqu’il s’agit de migrer le blog, celui-ci entres-autres, ça ne se passe pas si facilement.

Installer Dotclear « from scratch », c’est nickel ! Par contre dès que j’importe ma sauvegarde, c’est la cata.
J’entends déjà certaines mauvaises langues : « Mais Sima, tu es connu pour être le meilleur pour planter les système réputés les plus stables… Alors…« 

Sauf qu’hier j’étais avec un pro, sys-admin, dont le job est de faire en sorte que rien ne plante ! Et nous avons galéré ensemble.

Tout cela pour dire…

Que si vous passez par ici, et que le blog est inaccessible, c’est temporaire, c’est que j’essaie de résoudre les problèmes sur l’autre serveur et fais des tests.

Tant que je n’aurai pas résolu, je ne publierai pas. Étant donné que je ne publie pas beaucoup, ça ne changera pas beaucoup les habitudes de mes rares visiteurs.

Si j’y arrive, et je compte bien y arriver, je ferai un tuto sur le sujet.

Littérature – Un hiver pour s’écrire de Angeles Donate (2019)

Un hiver pour s’écrire d’Angeles Doñate

309 pages (version Epub)

Éditeur : Calmann-Lévy (2019).

Je peux me passer de téléphone, d’ordinateur, d’ailleurs en vacance, je les utilise au strict minimum, j’emmène le pc pour regarder des films en cas de journées de pluies diluviennes et pour écouter nos playlist (je n’ai pas d’abonnement en ligne)… Je ne peux pas me passer de livres, ni d’écrire, ne serait-ce que des cartes postales. J’aime lire et écrire que j’explique dans un billet « Lettre manuscrite à l’époque du sms et du snapchat« . Alors quand je suis tombé par hasard sur ce livre…

J’ai exprimé mon engouement par deux fois, une par mail à un blogueur (qui se reconnaîtra peut-être), la seconde à un ami sur Signal par une formulation malheureuse, constat fait suite à la réponse sur Signal :

Moi : Je lis un bouquin top, tellement bien qu’il me colle aux doigts.
Réponse de l’ami : Tu lis un bouquin de boules ? 🙂 (sic)*

Non ! Rien d’érotique ou vulgaire, mais j’ai beaucoup ri à la répartie très spontanée.

Donc je reformule : lorsque j’ai ouvert ce livre, lus les premières lignes, il m’a accaparé immédiatement, un véritable « page-turner*« .

L’histoire :
Dans un village d’Espagne, Sara, la factrice, est menacée d’une mutation à la capitale entraînant la fermeture de la poste au prétexte que les gens ne s’écrivent plus, ou n’aiment pas écrire… Une personne lance pour sauver cet emploi et la poste du village une chaîne épistolaire…

Petit passage :

« Le sort de Sara, une femme que nous aurions pu être toi ou moi, est en danger. Tu l’as peut-être déjà croisée : c’est notre postière. Elle a grandi ici et ses trois petits courent aussi partout dans le village. La vie n’a pas été tendre avec elle, mais elle a toujours un sourire pour celui qui en a besoin. Figure-toi que ses chefs veulent la transférer loin de son foyer. Porvenir va se retrouver sans facteur, soi-disant parce qu’on n’aimerait pas écrire ni recevoir des lettres. Voilà ce qu’ils racontent à la capitale. Quel culot ! Je ne t’embêterais pas avec tout ça s’il n’était pas en ton pouvoir d’aider Sara et notre village. Comment ? C’est très simple, fais comme moi, écris une lettre. Longue ou courte, bien ou mal rédigée, ça n’a aucune importance. Après, tu l’envoies à une femme du village parce qu’elle comprendra à quel point c’est dur d’élever des enfants loin de ses proches. Même si tu ne la connais pas, partage avec elle quelques instants de ta journée. Construisons toutes ensemble une chaîne de solidarité si longue qu’elle ira jusqu’à la capitale et si solide que là-bas, personne ne pourra l’interrompre. »
(…)
Je n’attends pas de conseils de votre part, même si j’aimerais tant en recevoir. Ni une réponse. Cela fait partie du marché. Il n’y a pas de nom d’expéditeur, la chaîne va toujours de l’avant. Je vous en prie, ne la brisez pas.
(…) »

N’allez pas croire que le livre s’en tient qu’à la chaîne épistolaire même s’il s’agit de l’un des fils conducteurs, il ne s’agit pas d’un recueil de lettres.
On y trouve plusieurs protagonistes, tous différents, chacun avec son histoire, sa vie et pourtant quelque chose les uni. Est-ce cette chaînes ? Ce village ? Leurs histoires ?

A travers les lettres de la chaîne que l’on écrit à un inconnu, ou pas, mais sous couvert d’anonymat (sommes-nous toujours anonymes ?) chacun se lâche, se met à nu, sur ses passions, ou ses travers, ou ses rêves, ou ses malheurs, ou encore ses regrets… Des brides de vies et en parallèle le quotidien des protagonistes, de la vie du village qui continue avec les histoires d’amour, de malheurs, bref, la vie de tous les jours, notre vie à chacun.

Cette chaîne sauvera t’elle l’emploi de Sara, la poste ? Sera t’elle destructive ou initiatrice de projets ? Je ne vous raconte pas la fin.

Ha j’oubliais, et pourtant cela à son importance, la poésie ! Elle est omniprésente tout long de ce roman, car il s’agit bien d’un roman.

Je ne suis pas un bon critique et je ne sais pas si je vous ai convaincu de lire ce livre qui pour moi fut un véritable coup de coeur. Mais si vous aimez les histoires du commun des mortels, de la vie d’un village, l’épistolaire, la poésie tout y est réuni.

Après ce livre, je n’ai qu’une envie ! Ressortir mon stylo plume calligraphique, un joli papier et écrire à ceux que j’aime… Je choisirai une belle enveloppe et un joli timbre.
Un livre qui vous embarque !

* Juste une précision concernant cette réponse sur Signal, mes amis savent que j’aime troller, alors on ne me rate pas à la moindre occasion 😉

*page-turner : l’origine vient de celui qui tourne les pages de la partition pour un musicien. Mais dans le monde littéraire cette expression anglophone à pris un nouveau sens que l’on pourrait interpréter de la façon suivante : un livre captivant que l’on ne peut lâcher qu’au point final. Dans le monde de l’édition, un « page-turner », est un livre en phase de devenir, ou est déjà, un best-seller tant il a su captiver ses lecteurs par une lecture boulimique de l’oeuvre.

Et si on parlait de soi et un peu de culture

Et si on parlait de soi et un peu de culture.

Ouhaa, dit comme ça… ça flash ! Avec le mot « culture » on a le sentiment que le blog va monter de « nivel« .

Soyons francs, je suis plus un spécialiste du vol en rase motte que de haute voltige. Donc un peu trop de soi et un peu de culture.

Quand on blogue, on parle de soi.

Il faut dire qu’un blog, de fait, fait transpirer tout un tas choses très personnelles, que l’on souhaite ou pas.

Hé oui, à travers mes billets l’on peut savoir que j’ai des enfants, que je ne suis pas de la première jeunesse. Il suffit de dire que l’on a connu le téléphone à cadran rotatif, le minitel, les BBS, l’autoexec.bat de Windows à modifier, bref, pour les jeunes c’est « Retour vers le futur 1 ».

Pas de la première jeunesse !

Quand sait-on que l’on à pris un coup de vieux ? J’ouvre une parenthèse :

Certains vous dirons que c’est lorsqu’on leur à dit Monsieur ou Madame pour la première fois.
Moi non, ce fût une anecdote à la patinoire.
J’étais avec ma plus grande, qui était petite, je l’initiais au patinage sur glace, et je dois l’avouer je me la pétais un peu lui montrant comme j’étais à l’aise (en avant, en arrière et plein de petites figures) bref toute ma dextérité et je voyais dans ses yeux brillants la fierté admirative qu’elle avait d’avoir un tel papa. Puis il y a eu la sonnerie, les quelques minutes de vitesse où reste en piste que les bons, dont MOI. Je mets ma fille en sécurité derrière la balustrade et entame les tours de vitesse, nous ne sommes qu’une dizaine à être resté… Je me suis amusé, accélérant de tour en tour et puis… lors des dernières secondes, la dernière courbe, je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mes patins de hockey se sont touchés, entrechoqués et ce fût la chute spectaculaire (les smartphones auraient existé quelqu’un aurait filmé mon triple salto vrillé). Un bruit énorme, un gros BOUuummm et la glace à vibré jusqu’à l’autre extrémité, suivi d’un second bruit,  un HOOUUuuuu de douleur. Je me suis relevé, tout penaud, rien de cassé mais tout endolori… Je me suis dit : mais avant lorsque je tombais ça faisait beaucoup moins de bruit et beaucoup moins mal et j’ai lu dans les yeux de ma fille une grosse inquiétude et un peu de déception… C’est là que j’ai pris conscience avoir pris un sérieux coup de vieux.

On parle donc de soi !

Donc qu’on le veuille ou non on se dévoile un peu… Mais à travers notre blog l’on peut aussi donner une image biaisée de soi. En effet, le visiteur qui vient se perdre sur mon blog voit « Linux », « logiciels libres » et autres bizarreries analogues, me cataloguera probablement à l’emporte-pièce comme informaticien alors que ce n’est pas mon métier, ni ma formation, mais juste une modeste passion.

Écrire des billets volontairement personnels n’est pas simple, il faut faire tomber le masque, se mettre à poil (heu, c’est une expression, je vous épargne les selfies en bout de perche, oui je sais, j’y perds en référencement).

Cela fait partie de mes objectifs pour ce blog. On ne rentrera pas non plus dans l’intime. Je devine déjà les déceptions…

Désolé ! Je vais aussi éviter le style réseaux sociaux avec photos de mes repas aux restaurants (ils vont bien finir par rouvrir), mes doigts de pieds sur un sable blanc face à une mer turquoise et un ciel bleu sans nuage (et pourtant j’ai de très beaux doigts de pieds).

Bah sima… Rien de tout ça, comment comptes-tu nous faire rêver ?

Justement, je ne vais pas vous faire rêver. J’envisage quelques billets concernant ma relation à mon job (moi qui n’aime pas parler de mon boulot) et autres. Ce n’est pas l’Éden, finalement j’ai une vie comme le commun des mortels. La chance d’avoir une vie heureuse mais lambda en soit.

Nous pouvons déjà considérer que ce billet est un billet personnel.
Je liste des idées de billets à venir pour ne pas les perdre de vue. Les titres et l’ordre sont impertinents, juste à titre indicatif et cela ne sera pas publié avant quelques mois (surtout concernant mon job).

  • Dyslexie, la vie d’un dyslexique… et oui je suis dyslexique et le billet aura certainement une critique sur l’écriture soi-disant inclusive. Je ne vais pas me faire des amis.
  • Management, ma vision du management en contradiction avec celle de ma hiérarchie… il y a de quoi dire.
  • Être correspondant informatique, une tâche en plus de mon job pour pallier au désengagement de la direction à créer une DSI digne de ce nom. Là aussi il y a de quoi dire.
  • Les petits personnels. Baptisés ainsi à tord, car sans eux rien ne fonctionne, ce sont eux qui ont le moins de reconnaissance et pourtant… De quoi dire encore.

Ainsi j’ai déjà une petite check-list, reste plus qu’a faire les brouillons.

Pour terminer…

Pour finir je vais le faire en musique, à la Iceman, mais en moins propre, juste un lien. 🙂
Oui, je suis aussi un copiteur, bref quelqu’un de pas très fréquentable.

Pourquoi cette musique, cette vidéo ? Elle n’a aucun rapport !
Parce que je l’aime et c’est la minute culturelle !
Pour démontrer que les cultures qui semblent aux antipodes peuvent s’unir. Là, du piano classique avec du Guaguanco (musique afro-cubaine originaire du Congo).

Pour la petite touche culturelle : ceux qui dansent à deux enlacés, dansent la salsa.

Ceux qui dansent seuls (gamins ou adultes) dansent le Guaguanco. Le Guaguanco se danse normalement à deux (un homme et une femme) sans se toucher ou très peu, c’est un jeux de séduction ou l’homme tente de séduire par la danse et lance des tentatives par des gestes de main, de pied, avec son mouchoir… Et la femme qui danse en toute sensualité tente de tous les détourner par la position de ses mains, son mouchoir. C’est une danse sous forme de jeux de séduction, de réflexes, d’improvisation où la femme en sort généralement gagnante.

Il y a un dicton cubain qui dit : « El que no tiene de Congo, tiene de Carabalí » parfois dit « El que no tiene de Carabalí, tiene de Congo » (celui qui n’a pas de Congo a des Caraïbes) qui signifie que la population cubaine est multiraciale, et que chacun à une partie en lui d’Afrique et une partie des Caraïbes.

Modifier la position de la barre de menu sur Ubuntu 20.04

Modifier la position de la barre de menu sur Ubuntu 20.04

Personnaliser la barre d’applications ubuntu20.04 en remplaçant le Dash par un Dock

Qu’est-ce que le Dash ?
Le Dash est cette barre fixe qui est ancrée par défaut sur le côté gauche, et en position verticale étendue de notre bureau, et où nous pouvons ancrer les différents lanceurs de programmes.

Qu’est-ce que le Dock ?
Le dock est également une barre où les différents lanceurs sont ancrés aux programmes, mais il n’est pas en position étendue et se trouve généralement en position basse du bureau.

Pour résumé, le Dash et le Dock ont les mêmes fonctions à la différence que le Dash ne peut pas changer de position.

Changer le Dash en Dock  et mieux encore, nous pouvons le changer et le placer dans d’autres positions comme à droite, en bas ou en haut de notre bureau.

Il y a deux Façons pour le faire :

  • l’une est d’utiliser un programme avec une interface graphique
  • l’autre est d’utiliser la ligne de commande dans votre terminal favori

1) En utilisant un programme GUI (Graphical User Interface) :

Avant tout il faut installer un programme de configuration de l’environnement GUI qui possède de nombreuses options de configuration sur notre système d’exploitation « dconf-editor« .

Dans les dépôts est hébergé un programme de configuration de l’environnement GUI avec de nombreuses options de configuration sur notre système d’exploitation. Il s’appelle « dconf-editor« .

Pour l’installer, nous allons utiliser notre gestionnaire de paquets « apt« 

$ sudo apt install dconf-editor

Dans mon cas, je l’ai déjà installé dans sa dernière version, comme vous pouvez le voir dans l’image ci-dessus.
Une fois téléchargé et installé, nous pouvons l’exécuter en le recherchant dans notre tableau de bord.

Lors de son exécution, il nous montre une fenêtre dans laquelle il nous avertit d’opérer avec prudence, car nous pouvons dé-configurer certaines parties de notre système d’exploitation.

Une fois que nous avons accepté cet avertissement en cliquant sur le bouton « Je serai prudent« , nous devons nous déplacer à travers les différents niveaux de sous-menus, en cliquant dessus.

Le chemin exact que nous devons obtenir pour modifier les paramètres et les options de notre dock est : « /org/gnome/shell/extensions/dash-to-dock/« .

Il existe de nombreuses options de configuration pour notre dock.

Celles qui nous intéressent sont au nombre de deux : « dock-position » et « extend-height« .

Tout d’abord, nous devons rechercher « extend-height« . Cette option nous permet d’étendre ou de laisser notre quai centré, dans la position où il se trouve. Par défaut, il est étendu. Nous allons désactiver cette option.

En cliquant dessus, on obtient ce sous-menu d’options.

En cliquant sur le bouton « Utiliser la valeur par défaut« , les options « Valeur personnalisée » seront déverrouillées, et nous pourrons accéder à l’option « faux » afin que notre dock ne soit pas étendu.

Lorsque nous cliquons sur le bouton « Accepter » dans le coin inférieur droit de la fenêtre, les changements prennent effet. Et nous verrons le dock centré à gauche

Pour revenir au menu précédent, nous devons appuyer sur « dash-to-dock » dans le chemin qui apparaît en haut de la fenêtre :

Il ne nous reste plus qu’à choisir l’option « dock-position« , pour modifier l’emplacement de notre dock. Une fois dans cette option, nous voyons les options suivantes

Si nous cliquons sur le bouton « Utiliser la valeur par défaut« , les options « Valeur personnalisée » seront déverrouillées et nous pourrons en choisir quatre.

Je vais choisir « BOTTOM » et cliquer sur le bouton « Appliquer les modifications« .

Et le résultat est le suivant :

2) En utilisant la ligne de commande sur notre terminal

Depuis votre terminal ce sera beaucoup plus rapide, en exécutant la commande « gsettings » avec l’option « set » et en tapant l’adresse des sous-menus.

Pour désactiver l’extension dash et la transformer en dock nous allons exécuter la commande suivante avec comme argument l’adresse des sous-menus que nous avons vu en mode graphique :

$ gsettings set org.gnome.shell.extensions.dash-to-dock extend-height false

Et pour positionner le dock en bas du bureau, nous allons écrire la commande suivante :

$ gsettings set org.gnome.shell.extensions.dash-to-dock dock-position 'BOTTOM'

Vous pouvez modifier  d’autres options dans le dock, telles que les couleurs, la transparence du fond, la taille des icônes, etc. Mais faites preuve de prudence.

Bref, il y a une multitude de distributions Linux, plein de gestionnaires de fenêtres et tout est toujours très personnalisable… De quoi trouver/créer le Linux qui vous ressemble.

Teletravail, mais pas pour moi

Télétravail, mais pas pour moi !

Bah Sima, serais-tu contre le télétravail ?
Me concernant, oui !
C’est quoi sima, cette vision de vieux aigri ? Sois « In », dans l’air du temps… C’est super le télétravail !
Je l’ai dis, pas pour moi !

Le télétravail

Là où je travaille, nombreux sont ceux qui sont en télétravail et je conçois que ce soit un certain confort, pas de temps de route ou de transport en commun. S’il y a le bon matériel, les bons outils, le travail est effectué avec la même efficacité et le même professionnalisme, je n’ai pas de souci là-dessus… C’est même intéressant dans les cas particuliers : un plombier doit venir chez-vous, vous ne savez pas s’il vient le matin ou l’après-midi, plutôt que poser une journée, vous vous mettez en télétravail. Quand le plombier vient vous lui ouvrez, retournez à votre boulot pendant qu’il répare la chasse d’eau et tout le monde est gagnant ! Le job est fait et vous n’avez pas posé un congé.

Je me fais même le défendeur du télétravail en répondant à ceux qui disent : le télétravail c’est pour glandé chez-soi…

Celui qui glande chez-soi est le même que celui qui glande au boulot, ça ne change rien, et il faut arrêter avec ça, ceux qui glandent sont en minorités, les personnels sont plutôt surchargés de boulot… Bon, plus on monte dans la hiérarchie, plus ça glande, télétravail ou pas, ils organisent des réunions et visioconférences pour faire genre (quand on se réuni ont travaille) ce qui fait prendre du retard à ceux qui y sont conviés (trop souvent moi, mais d’autres aussi).
Bref, je défends le télétravail !
Bah… Sima… C’est quoi ton problème ?

Moi, je ne suis pas tout le monde et chacun n’est pas moi.

Alors par où commencer ? Job et passion ! C’est une bonne entrée en matière.
Certains ont une passion qui devient leur job ou inversement, et ils en sont heureux, et je suis content pour eux, tant mieux.
Mais ce n’est pas ma tasse thé ! J’ai plusieurs passions et je n’ai jamais souhaité, envisagé, en faire un job de l’une d’elle. Ce n’est pas mon concept, mon job sert à tenter de gagner ma vie au mieux. Soit j’ai la chance d’avoir un job qui me plaît (mais n’est pas l’une de mes passion), je n’y vais pas à reculons et c’est un prestige dont j’ai conscience, tant de gens font des jobs qui ne leur plaît pas pour tenter de s’en sortir, sans compter ceux qui n’ont pas de job ou que partiellement.

Bref, je ne suis pas le plus à plaindre, j’ai un job qui me plaît, pas payé à ce qu’il devrait être, mais bon… Je ne fais pas une passion de mon job.

Ok, tu nous racontes ta vie, mais quel rapport avec le télétravail ?
J’y viens !

Cloisonnement et télétravail

J’aime mon travail, mais lorsque j’en sors, dès la grille passée, je passe à autre chose. Je me suis toujours refusé à apporter du travail à la maison, je ne consulte jamais ma messagerie pro en dehors de mon temps de travail, mon téléphone pro est coupé… Pire, je ne parle jamais travail à la maison, pour exemple : Mon épouse fût informée d’événementiels à mon job par les médias alors que la logistique événementielle est une partie de mon job.
Je ne parle pas boulot à la maison, je ne parle que très rarement boulot avec d’autres personnes et ceux qui me parlent de leur job m’ennuient, sauf si c’est revendicatif.

Donc pour moi, télétravailler, c’est faire une brèche dans mon cloisonnement, brèche que j’ouvre parfois, si un plombier doit venir ou que je n’ai pas le choix… Mais je ne vis pas bien le télétravail, ce qui n’enlève rien à ceux qui le vivent bien. Je préfère prendre mon pc et aller dans un parc, mettre mon smartphone en « hot-spot », ou depuis une terrasse de café (quand elles sont ouvertes), et travaillé ainsi une demi-journée où je serais certains de ne pas être dérangé pour avancer lorsque je prends du retard et je ne suis pas chez-moi !

Pour conclure

Au risque de passer pour un rustre, tout ce qui est job (même si je l’aime), je n’en veux pas à la maison ni en parler. Vous l’aurez compris, je n’ai rien contre le télétravail pour autrui, et même pour moi, exceptionnellement. A chacun d’y trouver son compte, moi, je m’attache à maintenir une étanchéité (qui suinte de temps à autres) entre mon job et ma vie privée.

Donc non, pas pour moi, mais ceux à qui cela convient, il faut que se soit bien encadré, l’employeur doit donner les moyens matériels et logiciels, et quand je parle matériel, je pense au-delà du pc, le confort de travail est important même chez-soi, l’assise, voire le bureau… Car faire du télétravail depuis sa chaise sur la table de salle à manger n’est vraiment pas top au niveau de la posture.

Je cloisonne vie privée, loisirs et passions, travail. Je ne souhaite donc pas transformer mon chez-moi en lieu de travail. C’est mon mode de vie, je l’impose à personne et ne juge pas non plus ceux qui font d’autres choix.

Pour ceux que les réflexions sur le télétravail intéressent, je vous invite à lire les billets du blogueur Carl Chenet’s qui a écrit toute une série de billet sur le sujet, constructifs, avec quelques coups de gueules plaisants, ils sont ciblés hiérarchie, chefaillon…   Bah sima, tu fais partie de ces deux dernières catégories !… Heu..  Ouais… Mais non, je ne me sens pas concerné.

Je vous mets les liens à lire ci-dessous :
Changez votre culture inefficace du télétravail.
Le télétravail efficace.
Les relous du télétravail.
Les pièges du télétravail.
Télétravail, c’est pas que pour la pandémie.

Linux ! Et moi, et moi, et moi

Linux ! Et moi, et moi, et moi… On dirait le titre d’une chanson.

En janvier 2021 j’ai prodigué des cours d’initiation au bash via visioconférence pour les adhérents de Root66. Ce fût une excellente expérience. Pourtant je ne suis pas informaticien, d’autres adhérents de l’association root66 ont bien plus de connaissances et compétences que moi dans ce domaine, eux, ce sont des « pros », et j’ai pris cela comme un signe de confiance de leurs part. Ils m’ont même félicité ! J’ai été également très agréablement surpris du retour de ceux qui ont suivi cette formation, bon, ils sont adhérents, me connaissent, ils sont tous très sympathiques, donc peut-être pas tout à fait objectifs. Ce qui m’a fait plaisir est de savoir qu’ils se sont lancés sur leurs terminaux pour s’approprier la ligne de commande. Il y en a même un qui s’est installé un serveur sur virtualbox pour apprendre à gérer un serveur en ligne de commande dans le but de s’auto-héberger très prochainement.
Ce qui a mon avis était rassurant pour ceux qui suivaient la formation c’est justement le fait que je ne sois pas informaticien, cela démontrait que l’on peut faire beaucoup de choses pour soi-même sans être du métier.

Ce n’est pas parce que l’on a suivi des cours de secourisme que cela fait de nous un médecin.

Il en va de même en informatique, soit, je bricole un peu sous Linux mais contrairement à ce que pensent certains, le fait d’être sous Linux depuis une vingtaine d’années ne fait pas de moi un informaticien. Ça ne me fait pas non plus celui qui s’y connaît sous Windows, pire je suis devenu une vrai bille sous Windows, lorsque je dois connecter un poste sur le réseau je passe un temps fou avant de trouver la fenêtre où je vais pouvoir mettre l’IP, la passerelle, les DNS etc. D’ailleurs j’ai écrit un billet sur le sujet « Je ne suis pas le gentil gars qui s’y connaît en informatique.« 
Par contre, oui, avant de passer sous Linux, j’en ai fait des choses sous Windows, mais c’était l’époque où il fallait modifier à la main le fichiers autoexec.bat, modifier la mémoire virtuelle, etc., en fonction du jeux que l’on souhaitait faire tourner… Ha, là, je crois que j’ai perdu tous les jeunots qui n’ont pas connu cette période sous Windows. Pour résumer, je me débrouille tant bien que mal pour gérer mes pc, mon serveur, mais ça ne fait pas de moi un informaticien. Ça ne fait de moi pour autant un professionnel. On pourrait prendre d’autres exemples : j’ai mis de la faïence sans être carreleur, changer des robinets sans être plombier, etc. Mais aucune entreprise de carrelage ou de plomberie ne voudrait de moi car dans le ratio « résultat/délais » (beaux résultats mais très longs travaux) je suis complètement « out ». Et encore la faïence, c’est du linéaire, mais si Mme Sima m’avait demandé une fresque ?… Je pense que je lui aurais fait de l’art contemporain dont elle n’aurait pas saisi la subtilité artistique. Bref, nous restons amateurs.

Cela-dit, il y a différents niveaux d’amateurs. Je l’ai constaté de nombreuses fois dans mon cadre professionnel (lié à la botanique). Il y a celui qui se crée une culture générale en fonction des plantes qui l’intéresse, il sait les reconnaître, les cultiver, les entretenir… Et il y a le passionné et/ou collectionneur… Celui-là connaît généralement parfaitement une espèce, c’est-à-dire l’espèce de sa passion et toutes les variétés, botaniques et horticoles, les hybridations possibles, leur origines, leurs histoires, il sait les identifier avec précision, etc. Cet amateur avisé colle 98 % des botanistes PRO sur le sujet (sauf ceux ayant choisi la même spécialité). Mais, si vous demandez à cet amateur de s’intéresser à une autre espèce, il va devoir revoir une grande partie de ses acquis pour changer de centre d’intérêt, car il n’a souvent pas les bases fondamentales contrairement à un botaniste, qui lui a la méthodologie pour s’adapter rapidement d’une spécialité à une autre. Alors bien sûr, il y a toujours l’exception qui confirme la règle, le dilettante devenu chercheur… Mais bon, généralement le professionnel a des bases, une méthodologie que l’amateur n’a pas.

Linux : au commencement il y avait les cons !

Ha ce n’est rien de le dire et ça soulage… C’était l’époque de l’avant internet, l’époque des BBS (Bulletin Board System), du moins l’avant l’internet en France (il y avait le minitel), et moi je naviguais, heu, me connectais (car on ne naviguait pas) sur les BBS on s’y connectait… Pour limiter les frais téléphoniques de l’époque : tarifs local, départemental, régional, national, international, je pourrais vous raconté comme il était enfantin de pirater les bals téléphoniques [gros répondeurs des grosses entreprises, grands hôtels, etc.] pour communiquer à moindre prix, et ce depuis un combiné téléphonique, une cabine téléphonique, pas d’ordinateur, pas de console, juste un téléphone pour appeler à l’international pour un tarif local. Bon, je m’égare, donc à l’époque des BBS, j’avais un correspondant Étasunien à Chicago, qui me parlait internet et m’a persuadé de prendre un abonnement chez Compuserve (ça m’a coûté un bras à l’époque) mais j’ai découvert l’internet… Et le tout début de Linux. Immédiatement cela m’a intéressé. En fouillant j’ai trouvé des groupes de discussions en français concernant Linux. J’y ai posé des questions, signifié mon intérêt… Et quelle fût ma surprise des réponses. N’ayant pas le « sic » de ce qui me fût répondu je peux le résumer ainsi : t’es trop con reste sur Windows ! Linux, ce n’est pas pour toi ! Cherches pas à comprendre, reste sur Windows…

La liste des réponses n’est pas exhaustive et ce fût mon premier contact avec Linux. Soit, ils devaient être une poignée à être sous Linux et cela semblait les auréoler d’un prestige supérieur aux autres. C’est une réalité, au tout début, du moins dans les réseaux Francophones, il y avait une poignée de barbus sous Linux qui n’avaient rien compris à ce qu’était l’OS libre, la diffusion des connaissances, le partage. Bref, une poignée de cons ! Et je suis resté sous Windows mais dans un coin de mon cerveau il y avait Linux.

Rencontre inattendue… et premier Dual-Boot Linux/windows

Tout va très vite, peu de mois après mon abonnement Compuserve, des propositions de connexion grand public sont proposées en France, je change d’abonnement, des sites parlant de Linux se développent avec un ton différent, plus sympa, avec un esprit libre, je regarde tout cela de loin sans oser y intervenir, les premiers contacts m’ont vraiment refroidi même si je constate que le ton a changé. Il s’agit surtout de LUGs (GUL in french), et quelques distributions, il n’y a pas la richesse actuelle…
Je rencontre une connaissances, nos liens sont liés au politico-revendicatif, nous avons quelques divergences mais de nombreuses convergences, et en parlant de tout et de rien notre discussion en vient au pc, à l’internet…
Il me dit (j’écourte la discussion dont je ne me souviens pas des détails, mais dans les grandes lignes :

Je suis sous linux, tu connais ?
Moi : oui, je connais de nom et suis de loin en loin, mais sans plus.
Lui : Je suis membre de root66, une association…
Moi : je connais leur site, j’y vais de temps en temps.
Lui : si tu veux je te prête une disquette live pour tester.

Quelques jours plus tard il m’apporte une disquette live de Mandrake 7
Je teste quelques semaines et je suis séduit, je le lui dis et il me propose de m’installer Mandrake en double-boot. Rendez-vous donné pour le samedi suivant.
Rien ne se passe comme prévu, il passe l’après-midi puis le début de soirée, le temps passe il doit partir, moi aussi n’ai plus trop le temps… Il part ! Et si j’avais un PC en fonction je me retrouve avec un pc planté, plus rien ne fonctionne.
Je ne lui en veux pas, je sais qu’il a fait le maximum avec beaucoup de bonne volonté… Et je me souvient aussi lorsque je devais modifier mon fichier autoexec.bat, la mémoire virtuel pour faire tourner des jeux qu’il m’arrivait de me retrouver dans cette situation. Donc rien de dramatique de mon point vu le plus contrarié de nous était très certainement lui.
Je réinstalle mon windows98, me renseigne sur Mandrake et découvre que Mandrake7.8 se vent dans certains commerces, sans doute que cela ce trouvait en téléchargement libre, mais j’avais les réflexes windosiens. Bref, j’achète (12, 14 ou 16 disquettes, je me souviens plus), j’installe et là… Bingo, j’ai un Dual-Boot et tout fonctionne, windows et linux.

Merci JLD, sans lui je n’aurais pas franchi le pas.

L’évènement qui me fait passer au tout Gnu/Linux.

Je suis sur pc en double boot, je trouve cela un peu chiant embêtant, je me force a passer le plus de temps possible sous Linux sans pour autant trop modifier mes habitudes windosiennes… Puis !… Un jour notre lecteur familiale de cd dvd lâche. Je dis à Mme Sima, on va acheter un PC haut de gamme, avec carte tv et le tutti quanti pour être au top du top, ça remplacera le lecteur CD/DVD. Ça nous coûte les yeux de la tête.
Sauf qu’il est impossible de voir nos dvd sur la tv malgré la carte dédiée, les licences et tous les câbles… Je téléphone au service après vente qui me renvoie vers windows qui me renvoie vers le fabriquant de la carte tv, qui me renvoie vers windows. Une boucle sans fin et ça ne fonctionne pas.
Dans le même temps la diversité linux avance vite et bien, presque plus de disquettes mais des CD, de plus en plus de cd live et je découvre un cd live (je ne me souviens plus du nom) pour visualiser depuis notre pc, nos cd et dvd sur notre tv. Je n’y crois plus vraiment, puisque j’ai les cartes et licences propriétaires et que ça ne fonctionne pas et pourtant oui ! Je vois mon pc sur ma tv, soit, je dois modifier quelques paramètres pour l’adapter au format de ma tv, mais ça fonctionne. Coup de bol?! À une période où les linuxiens avaient des soucis avec les cartes proprio (c’est encore parfois le cas), moi le logiciel proprio ne fonctionne pas mais sous linux, oui… et sans rien faire de particulier.
La semaine suivant je passais au tout Gnu/Linux !
Bon, d’accord, une petite exception lorsque l’on m’a offert un Tomtom, j’ai dû remettre un Double Boot pour pouvoir synchroniser mon Tomtom, puis retour au « tout Linux » avec un windows en VM (VirtualBox) toujours pour la synchronisation du Tomtom. Depuis on m’a offert une version ressente qui synchronise via wifi, donc plus de windows.

Comment j’ai appris énormément grâce à Gnu/Linux.

C’était l’époque où l’on trouvait plein de pc aux encombrants, l’époque où l’on récupérait mémoire, disques durs, et diverses cartes…
C’est l’époque où trois de mes farfadets, bien que très jeunes, sont en âge de jouer sur ordinateur.
Je récupère 3 pc aux encombrants on se retrouve donc avec 4 pc et le début des mes expérimentations.
Je crée mon premier réseau  pour qu’ils aient accès à internet, mon premier proxy DansGuardian histoire de fliquer mes farfadets avec contrôles d’horaires de connexion. Oui, j’assume mon côté dictateur parental…
Sur ces trois pc, j’en ai testé des distributions ! Je me souvient de la première Debian (ce n’était pas en mode graphique) qui au milieu de l’installation me demande la marque et modèle de ma carte réseau m’obligeant à arrêter l’installation comme une brute, démonter le pc pour noter les marques et modèle de toutes les cartes… et certaines distributions qui nécessitaient des compilations interminables… J’ai aussi découvert des distributions que je trouvais innovantes mais n’ont pas été soutenues, je me souviens de Drinou-Linux, développée par un Français, si je ne me trompe pas, un certain certain Jean-Philippe Piers. J’aime testé du BSD  J’ai beaucoup utilisé RedHat aussi. Au travail j’ai découvert Scientific Linux que je ne connaissais pas et utilisée par des collègues.
C’est entre 2000 et 2010 que j’ai appris le plus et essayer de dompter le terminal.

C’était mieux avant ?

Non ! Ce n’était pas pire non-plus, c’était différent. Linux a énormément évolué et très rapidement. Certaines distributions ont disparu, d’autres ont émergé, elles s’installent généralement aux cliques, il y en a des « généralistes », des spécialisées, il y en a pour tous les goûts, la majorité des besoins. J’aurai tendance à dire que c’est plus simple que Windows, après une installation de quelques minutes (tout dépend du pc et de notre connexion) on se retrouve avec un système opérationnel avec des logiciels qui permettent immédiatement de travailler. J’utilise généralement l’interface graphique, je n’utilise le terminal que pour des résultats ou recherches spécifiques, ou lorsque je considère que la ligne de commande sera plus rapide qu’une application graphique : Par exemple renommer par lot toute une série de photos à partir des fichiers exif. Il existe certainement une application graphique qui le fait, mais le faire avec exiv2 me convient très bien.
Ce que j’aime surtout sous linux, c’est comme je l’ai dit, on peut trouver la distribution qui nous convient mais il y a aussi une multitude d’environnements (Gnome, KDE, XFCE, etc.) et tous configurables, de quoi trouver l’environnement qui nous plaît, avoir un linux qui nous ressemble.

Et maintenant, que vais-je faire ?

Actuellement et ce depuis déjà quelques années, je teste rarement de nouvelles distributions, sauf si lors d’une install-party il est demandé quelque chose de particulier et que c’est sima78 qui si colle, mais c’est rare, j’essaie de refiler le bébé. Je ne teste pas ou très rarement d’applications dont je n’ai pas besoin mais cela peut arriver par curiosité… Bref, je ne me casse plus la tête.
Je vais poursuivre dans cette lignée, la simplification. Par exemple je ne désespère pas convaincre Mme Sima pour l’achat d’une nouvelle machine pour remplacer le serveur actuel (nous n’avons pas la même notion des priorités) et je le passerai sous Debian (il y est déjà) mais ce sera avec la petite couche YunoHost en plus. Si l’on peut être sous Gnu/Linux sans prise de tête, et cela depuis déjà un nombre d’années, ça devient aussi le cas pour l’auto-hébergement dont je suis persuadé que ce sera de plus en plus simple.

Maintenant vous savez presque tout sur ma relation avec Gnu/Linux.

Mettre un filigrane sur des documents officiels – ligne de commande

Mettre un filigrane [ImageMagick] et supprimer les métadonnées [ExifTool] sur des documents officiels que nous devons envoyer via le web ou par mail.

Le tout en ligne de commande depuis un terminal.

Un billet comme un conseil dans ce monde soi-disant idéal de la dématérialisation.

Dans beaucoup de procédures télématiques, il nous est demandé des copies de nos documents personnels, tel que notre pièce d’identité (on va prendre cet exemple dans ce billet).

L’idée de ce billet me vient d’une discussion téléphonique avec une administration qui me demandait d’envoyer une photocopie ou scan de ma carte d’identité.

Curieux, je demande : D’accord, qu’allez-vous faire de cette pièce, c’est très personnel, où sera t-elle stockée, pour combien de temps ? Quelle garantis donnez-vous ?
Réponse : Ne vous inquiétez pas, nous avons des services très spécialisés et toutes les données sont cryptées !
Ha, le mot est lâché, rassurant, « cryptées »…
Moi : Vous me demandez d’envoyer par mail, ça arrive sur une boite mail où je suppose que plusieurs personnels du service y ont accès, comment est géré la boite mail, qui y a accès, est-elle sécurisée ?…
Réponse : Faites-le directement depuis notre site web, il y a le petit cadenas en haut à gauche, tous est crypté…
Ouh là là, « crypté » le mot qui se voudrait rassurant et qui pourtant me fait pousser les poils des oreilles.
Moi : soit, la communication de bout en bout est chiffrée, mais une fois ma pièce envoyée, la carte d’identité, que devient-elle ?
Réponse : Nous avons des spécialistes de la sécurité et tout est crypté…
Moi : bon je résume, je vous envoie un document en clair, transparent via votre site, il se retrouve quelque part sur l’un de vos disques durs, sans que je sache qui y a accès ni ce que deviendra ce document…
Il me coupe la parole… : Je vous l’ai dit, tout est sécurisé et crypté…
Moi : Je peux imaginer que l’accès aux disques ou support soient sécurisés, que les disques dur soient chiffrés, ou comme vous dites, cryptés, mon document lui est en clair et les disques, une fois montés et même chiffrés, les données restent en clair…

Bon je vous fais grâce de la suite de la discussion de sourd.

Dans un monde idéal…

Une fois votre document scanné, l’idéal est de réaliser un chiffrement asymétrique, soit avec votre certificat numérique, soit avec d’une autre façon comme par exemple en utilisant « gpg » (j’aime bien gnupg, je l’utilise pour mes signatures et chiffrement de mes mails et autres…) afin que personne ne puisse lire le document envoyé, sauf celui qui doit le réceptionner.

Mais que ce soit dans l’administration ou ailleurs, il est très rare que l’on se préoccupe réellement de la sécurité de ce que l’on envoie.

Ajouter un filigrane.

Dans le cas où le destinataire ne sait pas comment fonctionne le chiffrement et c’est malheureusement souvent le cas, nous pouvons choisir l’option d’ajouter un filigrane à nos documents privés. D’autant plus que nous ne saurons pas où sera notre document ni pour combien de temps…

Nous allons ajouter en ligne de commande un filigrane sur notre document avec ImageMagick.

Vérifions s’il est déjà, ou pas, installé sur notre pc.

dpkg --get-selections | grep imagemagick
imagemagick             install
imagemagick-6-common    install
imagemagick-6.q16       install 

Si vous avez quelque chose de similaire à ci-dessus, c’est qu’il est installé, sinon il n’afficherait rien.
S’il n’est pas installé, il suffit de :

sudo apt install imagemagick

Une fois installé, nous pouvons utiliser tous les outils « ImageMagick ». Dans cet exemple, nous partirons d’une image test que j’ai trouvé sur le net et qui porte le nom « CNI-blog.jpg », vous l’aurez remarqué, je suis un peu plus vieux que sur la photo :

Afin d’ajouter un filigrane à l’image, nous allons exécuter la commande « convert » avec les options suivantes dans le même répertoire où se trouve notre image:

convert -density 150 -fill "rgba(255,0,0,0.25)" -gravity Center -pointsize 60 -draw "rotate -45 text 0,0 'COPIE'" CNI-blog.jpg CNI-blog-final.jpg

Description des options utilisées:

  • density: La résolution de la largeur de l’image avec l’unité de points par pouce (PPI).
  • fill: Couleur à utiliser.
  • gravity Center: position du texte, dans ce cas centrée sur l’image.
  • pointsize: taille en points de la police.
  • draw: annoter l’image avec une précision. Dans ce cas, avec un texte pivoté de 45 degrés dans le sens antihoraire dans les coordonnées X, Y 0,0 et le texte entre guillemets simples.
  • Ensuite, le fichier source où les modifications seront appliquées (CNI-blog.jpg) et le fichier de destination qui sera créé (CNI-blog-final.jpg).

Le résultat :

Pour compliquer les choses il conviendrait de personnaliser notre filigrane en fonction de chaque procédure:

convert -density 150 -fill "rgba(255,0,0,0.50)" -pointsize 15 -draw "rotate -15 text 0,200 'COPIE POUR TRAITEMENT'" -draw "rotate -15 text -25,260 'DE RECENSEMENT'" CNI-blog.jpg CNI-blog-final-02.jpg

Résultat suivant :

Supprimer les métadonnées

Pour terminer, nous pouvons supprimer les métadonnées effaçables du fichier (en fait il faudrait commencer par là) avec le programme « exiftool« , ce programme peut être installé à partir des dépôts :

sudo apt install exiftool

Puis :

exiftool CNI-blog-final-02.jpg

Et pour supprimer les métadonnées de notre fichier image avec le filigrane créé, nous allons exécuter :

exiftool -all= CNI-blog-final-02.jpg
    1 image files updated

Pour voir que les métadonnées ont bien disparu comme le montre l’image ci-dessus, exécutez :

exiftool dni-final.jpg

Ces étapes nous ont permis d’apposer un filigrane sur un document privé et de supprimer les métadonnées, de sorte à sécurisé à minima ce que nous envoyons.

J’espère que ces petites astuces vous aideront tout en restant loin de la préservation de la vie privée, mais parfois l’on doit faire à minima.

Script shell : retrouvez un nom de fichier (odt ou ods) depuis un mot clé

Script shell : retrouvez un nom de fichier (odt ou ods) depuis un mot clé.

Vous recherchez un fichier dont vous ne vous souvenez pas du nom mais vous savez qu’il contient certains mots, retrouver ce fichier avec l’un des mots « clés ».

On peut aussi rechercher dans les fichiers « doc » ou « xls », mais une raison que je ne m’explique pas les résultats sont moins convaincants.

Lors de mes tests sur les fichiers « doc », il m’affichait des résultats de fichiers contenant le mot clé mais en excluait d’autres qui contenait ce même mot clé !? Peut-être que cela est dû au fait qu’ils n’ont pas été enregistrés avec les mêmes versions Word ? Bref, je n’ai pas de réponse pour ces extensions propriétaires.

Voici donc le script, rien de révolutionnaire, je n’invente rien, que des trucs que j’essaie d’adapter :

#!/bin/bash
# Recherche une chaîne de caractères dans tous les fichiers odt ou ods
# de façon récursive depuis le lieu de recherche.

# Syntaxe :
# nomduscript.sh "chaîne à rechercher" (sans guillemets).
# Répondre à la première question par odt ou ods
# Fonctionne partiellement avec doc ou xls ????
# Pour limiter la rechercher mettre le chemin absolu...

# exemple : "/home/user/Documents" (sans les guillemets).
# Pour une recherche depuis l'endroit où se trouve le script
# il suffit de taper un point "." (sans les guillemets).

echo "Dans quelle type de fichier penses-tu chercher ?"
echo -n "Saisir le type de fichier (odt ou ods) : "
read exten
echo -n "Saisir le chemin de départ : "
read chemin
find $chemin -type f -name "*.$exten" | while read i
do
[ "$1" ] || { echo "Bah ! Tu as oublié de mettre le mot recherché..." ; exit 1 ; }
unzip -ca "$i" 2>/dev/null | grep -iq "$*"
        if [ $? -eq 0 ]
        then
                echo "j'ai trouvé ton mot dans $i" | nl
        fi
done
echo "J'ai terminé mon travail !"
Une fois que vous avez sauvegardé ce script sous le nom de votre choix. Pour l’exemple nous allons le nommer search_mot.sh
Donc une fois votre fichier search_mot.sh créer il faut le rendre exécutable :
chmod +x search_mot.sh
Comment l’utiliser ? Il suffit de lancer le script avec le mot clé recherché (en fait, le mot clé est une chaîne de caractères). Exemple « script mot-clé » :
./search_mot.sh taxodiaceae

Le script va demander l’extension de fichier (odt ou ods) sachant que vous pouvez mettre doc ou xls mais avec un résultat moins probant… et je n’ai pas d’explication… Mais testez…

Puis il sera demandé le chemin de départ. Il s’agit du chemin absolu.

Donc soit la racine « / », soit votre home « /home/user/ »… Ou un autre chemin pou serrer au plus prêt la recherche. Mais il doit être absolu et partir de la racine /

Bon assez parlé et mon exemple avec les résultats en lançant le script plus le mot clé (ici taxodiaceae) :

./search_mot.sh taxodiaceae
Dans quelle type de fichier penses-tu chercher ?
Saisir le type de fichier (odt ou ods) : odt
Saisir le chemin de départ : /home/sima78/
1 j'ai trouvé ton mot dans /home/sima78/Documents/Bota/fiche/chryptomeria.odt
1 j'ai trouvé ton mot dans /home/sima78/Documents/Bota/cle_identif/chryptomeria_japonica .odt
1 j'ai trouvé ton mot dans /home/sima78/Documents/Bota/noms-familles/taxodiaceae.odt
1 j'ai trouvé ton mot dans /home/sima78/Documents/Bota/in-situ/chryptomeria_japonica.odt
1 j'ai trouvé ton mot dans /home/sima78/Documents/Bota/coniferes.odt
1 j'ai trouvé ton mot dans /home/sima78/Documents/Pedago/parcours/anim-0018.odt
J'ai terminé mon travail !
Voilà, bien entendu, vous pouvez perfectionner le script, le simplifier, je suis preneur…