Rando – Quand manger

Rando – Quand manger ?

Les questions qui se posent souvent : Quand manger en randonnée ?

Mes réponses à : quand manger ? Quand je mange !

Mes conseils ne s’adressent pas à ceux qui vont faire la traversée du désert, ou pôle Nord, ou de la Pampa, ni à ceux qui vont faire des 6000 m… Mais à ceux qui font de la randonnée sur plat et moyenne montagne sur plusieurs jours.

Billet en complément du billet « Rando – faire une fixette sur le poids et les calories« .

Quand manger ?

Dans l’idéal c’est un riche petit-déjeuner, un en-cas dans la matinée, un riche déjeuner, un goûter et un bon dîner. Vous aurez apporté des grignotages en cas de petites faims lors de votre marche.

Je te vois venir Sima, quand tu nous parles d’idéal, théorie, c’est pour nous dire que c’est de la merde et qu’il ne faut pas suivre…
Non non, pas du tout… Une base a son importance. Si quelqu’un part en randonnée pour la première fois il peut s’y appuyer, et si cela lui convient s’y tenir ou ajuster…

Nous sommes tous et toutes différents avec des habitudes variées qui vont se refléter sur notre façon de faire lorsque l’on randonne.
Je vais vous donner quatre cas différents dont le mien, si les prénoms sont fictifs il s’agit de vrais randonneurs.

  • – Paul fait des randonnées sur plusieurs jours avec des journées très longues de marche assez rapides. Le matin il prend un café une barre de céréales et pars. Environ 2h plus tard fait une pose et prend son petit déjeuner chaud (céréales fruits secs). Vers 13h30 il s’arrête déjeuner un repas froid. Vers 17h30/18h il s’arrête pour un dîner chaud puis il continue 1h ou 2 pour trouver son coin de bivouac où il prendra juste une boisson chaude avant de dormir.
  • – Pierre fait des randonnées rapides sur plusieurs jours. Le matin il prend un petit déjeuner très copieux puis pars sans s’arrêter, juste pour boire et parfois un peu grignoter jusqu’à son lieu de bivouac le soir où il prend un dîner copieux. Dans la journée il n’aura pris que des grignotages vite fait.
  • – Claude, un ex-collègue, il ne fait qu’une randonnée par an mais entre 600 et plus de 800 km. Il ne voit que par les différents sentiers de Compostelle. Il dîne, dors et petit-déjeune qu’en étape. Il a une marche de lent à modéré mais constante. Le matin il petit-déjeune ce qu’on lui donne au gîte ou étapes. S’arrête boire de temps en temps sans grignotage jusqu’à environ 13h ~ 13h30 et déjeune UNE pomme (durant tout le temps où nous avons travaillé ensemble, je l’ai toujours vu manger sa pomme dans son bureau puis faire ses trucs sur son pc, je ne l’ai jamais vu varier). Puis il marche jusqu’à son étape du soir où il mange ce qu’on lui propose. En parcours il passe par les vendeurs de primeur pour acheter ses pommes.
  • – Sima, moi… Je petit-déjeune à base de flocons d’avoine, cranberries, raisins secs, lait en poudre en quantité qui me convient. Quand tout est plié presque prêt à partir je me fais un café sans sucre, puis une barre de céréales et je démarre. Je vais faire plusieurs pauses pour boire, parfois mettre mes pieds à l’air, je ne grignote pas. Vers 13h ~ 13h30 je m’arrête manger, un repas froid, généralement du terroir (charcuterie, fromage, pain…) je termine avec une barre de céréales puis je consulte ma carte. Si à moins d’une heure de marche je vois que je vais traverser un village où il peut y avoir un troquet, j’y prendrais un café, sinon je me fais un café et trace la route. Jusqu’au bivouac du soir s’il me prend l’envie de grignoter, ce sera du salé (pas de barre de céréales). Le soir je dîne un repas chaud, puis un peu avant d’aller dormi je me fais une tisane (j’adore les tisanes).

Sans compter ceux qui souhaitent un repas chaud matin, midi et soir etc. on le voit, chacun fait à sa façon, ce qui compte c’est se faire plaisir. Et si vous randonnez à plusieurs vous vous mettrez d’accord pour que ces instants de pause soient conviviaux et vous laissent de bons souvenirs.

Bref, trouvez votre rythme, ne jamais être dans la souffrance, toujours dans le plaisir !

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Bricolage – Quand on touche le fond… De cuve

Bricolage – Quand on touche le fond… De cuve.

Quand votre voiture ne démarre pas ou qu’elle a des ratés à l’accélération et que vous vous entendez dire :
Ha, c’est parce que tu as eu un fond de cuve à la station service… (sous-entend quand la cuve est presque vide).
ou
Tu es allé trop loin dans la réserve et tu as eu le fond du réservoir…

Quand cela vient de personnes lambda, ou de personnes ayant quelques notions de mécanique, soit ! Mais quand ce sont des mécaniciens, ceux qui réparent votre voiture, qui vous le disent, ça frôle l’incompétence. L’idée de ce billet vient d’un retour d’une amie dont le mécanicien lui a dit : votre moteur est tout encrassé, vous avez dû avoir un fond de cuve dans une station service.

Voyons le fond du problème.

Si vous avez déjà vu le fond d’une cuve ? D’un réservoir ? Vous serez étonné, c’est généralement très propre… Mais admettons qu’ils puissent y avoir des impuretés, j’y reviendrai plus bas, car avant sachez :

  1. L’aspiration (la pompage) ce fait TOUJOURS au fond d’une cuve ou d’un réservoir[1] (quelques centimes du fond). Il n’y a pas de système de flotteur pour une aspiration en surface et heureusement car ce serait problématique pour votre voiture lors des passages sur des ralentisseurs ou autres secousses. Donc vous avez toujours le fond de cuve ou de réservoir.
  2. imaginons qu’il y ait des impuretés. Ce serait donc au moment où l’on remplit la cuve, ou lorsque vous mettez du carburant dans votre voiture, que tout se mélangera, et le risque d’aspirer des impuretés avant que tout se repose au fond.
  3. Votre véhicule est équipé de filtres et comme le nom l’indique, sert à filtrer.

Dans la pratique.

Les carburants sont filtrés avant d’arriver sur les camions citernes. Une fois en station service le carburant est filtré avant d’être distribué. Il est toujours possible que des impuretés ou des contaminants se retrouvent dans le carburant distribué par les stations-service.

Mais les conséquences sont minimes sur votre moteur. Les véhicules à injection sont équipés d’une pompe de gavage (appelé souvent pompe à gasoil ou pompe à essence) qui envoie le carburant à la pompe à injection via l’incontournable filtre à carburant.

Véhicule à essence

Il est équipé d’un filtre en position verticale, inclinée ou horizontale. Le jour où vous avez des trous à l’accélération, ou un ralenti qui ne tient pas ou change de régime… Et que cela est vraiment dû au filtre à essence (il peut y avoir plein d’autres raisons), et que donc le carburant arrive mal à la pompe à injection ; dites-vous qu’il s’est obstrué peu à peu et dans le temps et non pas lors du dernier plein ou de la dernière fois où vous avez roulé sur la réserve. Si cela vient vraiment de ça, il suffit de le changer et tout revient dans l’ordre. Changez-le périodiquement comme préconisé par le constructeur et vous ne devrez jamais avoir de problème concernant les impuretés assez minimes contenues dans le carburant. Personnellement j’ai vu des véhicules où le filtre à essence n’a jamais été changé durant la durée de vie du véhicule, c’est pour dire…

Véhicule diesel

Équipé également d’un filtre, il est généralement en position verticale car en plus de retenir les impuretés et il a aussi la fonction de retenir la condensation s’il y en a. en effet plus un carburant est dit « gras » plus il a tendance à condenser lors des variations de température et plus votre réservoir est vide, plus il y a d’espace disponible pour l’air humide. Ou un véhicule qui ne bouge pas ou très peu… Mais votre filtre est là pour ça, il filtre les impuretés et retient la condensation dans son fond. C’est pour cela qu’il faut le remplacer beaucoup plus souvent que sur les véhicules à essence. Généralement lors d’une vidange sur deux.

Oui mais Sima, et c’était vraiment le cas ?

La première chose à faire serait de vider le réservoir, le démonter et le rincer. Je n’ai jamais fait face à l’obligation de vider un réservoir pour autre chose qu’une erreur de carburant (la personne c’est trompé et a mis du gasoil dans sa voiture essence ou inverse), pour changer une pompe de gavage qui se situe sur le dessous (ex. Picasso TDI), ou autre problème mécanique ou accident tel que choc sous réservoir etc. ou sur des voitures anciennes de collection dont le réservoir est en un alliage oxydable, et encore c’est très rare.

Si votre mécanicien insiste pour vider votre réservoir demandez à être présent, pas directement sous le pont, c’est interdit, mais à distance où vous pouvez voir qu’il le vide dans un récipient propre, qu’il n’ajoute pas lui-même des saletés et surtout qu’il remette la même quantité une fois filtré. Le mieux est d’aller voir un autre garagiste!

Bref !

Dites-vous que si votre panne survient généralement du jour au lendemain, votre filtre (si la panne vient de là), lui, s’est obstrué peu à peu avec le temps et non pas au fantasme du fond de cuve ou fond de réservoir.

Pour résumer

Changez vos filtres (carburant, air) comme préconisé par le constructeur. Bien souvent un moteur « encrassé » vient du fait de rouler régulièrement en sous-régime ou en essayant de battre des records de consommation minimale (ce qui par les temps qui courent est compréhensible)… vous avez une combustion qui n’est pas optimale ce qui peut « encrasser » vos injecteurs mais aussi certaines parties de l’échappement (FAP, catalyseur). Monter dans les tours de temps en temps tout en respectant les limitations de vitesse ni aller en zone rouge ne fera pas de mal à votre moteur, au contraire.

PS:

Pour avoir travaillé en station service deux ans quand j’avais 16 et 17 ans les samedis jusqu’au dimanches matin et les jours de vacances scolaires, j’ai vu des fonds citernes de camions et des fonds de cuves et je n’ai jamais vu d’impuretés visibles à l’oeil nu contrairement à l’idée reçu où l’on pourrait penser qu’il y a un dépot de merde dans les fonds.

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Note(s)

  1. ^ Même si la trappe de visite peut se situer sur le dessus du réservoir il va puiser dans le fond il y a même assez souvent un soubassement là où est puissé le carburant (genre de petite cuvette au fond) vous êtes donc toujours bien au fond de votre réservoir.

Rando – Sortez couvert

Rando – Sortez couvert.

Lorsque l’on marche sous le soleil c’est important de se protéger, éviter les coups de soleil, les coups de chaud, voire une insolation. Se protéger la tête est important.

Je vais donc vous parler de couvres-chef : bobs, chapeaux, casquettes, qu’ils soient imperméabilisés ou pas et aussi bandanas.

Vous aurez donc mon avis là-dessus et aussi un retour d’expérience. Vous pouvez ne pas être d’accord avec moi et faire des choix très différents… Si vous en êtes heureux, je n’ai rien à dire, mais voici mon opinion.

L’idée de ce billet vient suite à la lecture d’un gars qui faisait l’éloge sur le web d’un chapeau imperméable acheté chez « trucmachinthlon ». Est-il sponsorisé ? Souhaite-t-il l’être ? C’est peut-être sincère ? Personnellement concernant ce produit je m’inscris en faux.

Imperméabilité du couvre-chef !

Commençons par là ! Avant de parler des autres possibilités faisons un point sur ce que je pense des couvre-chefs imperméabilisés.

Lors de votre randonnée il pleut !
Vous avez un vêtement de pluie et une house de sac à dos, ou carrément un pancho, à quoi vous serre le chapeau imperméabilisé ? Vous avez une capuche !
Si vous ne mettez pas la capuche l’eau va couler soit abondamment entre votre sac à dos et votre dos, avec une partie dans votre coup… Bref, je ne comprends pas le concept !

Il ne pleut pas et vous êtes sous un gros cagnard !
Là retour d’une malheureuse expérience :

Sortie à vélo avec Mme Sima juste après la première vague Covid fin juillet, on met pas les casques puisque les chemins sont derrière chez-nous, Mme met son bob, moi mon chapeau (imperméable).

Il y a un gros cagnard, au bout d’environ 4 km je ne me sens pas bien du tout, on modifie notre parcours pour passer dans un bosquet à environ 1 km et là je laisse tomber le vélo et je m’allonge au sol. Je m’hydrate, me mouille la tête… Nous restons là plus d’une heure. Mme est inquiète, moi je ne comprends pas : Lorsque je rentre du taf en plein cagnard (3 fois cette distance), j’encaisse très bien la chaleur (j’ai juste un bandana sous mon casque) et lorsque que j’accélère et ressens un coup de chaud je mets un peu d’eau par-dessus mon casque pour mouiller mon bandana et tout se passe bien… Mais là non. Une fois remis, nous traversons une ville pied à terre sous les ombrages des arbres et passons par le cimetière pour remplir nos gourdes que j’ai vidées. À la sortie il nous reste 5 km en plein cagnard pour renter.

Là je décide de mouiller mon chapeau avant de rentrer et surprise (ou pas vraiment) il ne se mouille pas puisqu’il est imperméable et là j’ai compris le problème.

Mon ressenti qui n’a rien de scientifique mais je n’en démords pas.
La transpiration est un mécanisme de régulation de la température corporelle, où la sueur est produite ainsi qu’une évaporation. Si vous avez un chapeau imperméable cette évaporation se concentre entre votre tête et votre couvre-chef qui lui est continuellement réchauffé par les rayons du soleil… S’ensuit un effet d’augmentation de la température, bref, par exagération, un effet cocotte-minute. Vous pouvez ne pas être d’accord avec cela toujours est-il que j’ai jeté le chapeau et n’ai plus jamais eu de coup de chaud.

Il existe des marques de chapeaux imperméables ayant sur le pourtour de la partie basse du montant une sorte de filet ou grille en tissu pour la respiration, ce qui le rend finalement plus vraiment étanche… donc carrément prendre un chapeau en coton non imperméable.

Bandana, bob, casquette ou chapeau à bord large ?

Le Bandana
S’il protège le dessus de la tête des rayons du soleil il ne vous protège pas des coups de soleil sur le visage.

Le bob
Protège mieux que le bandana des coups de soleil mais si vous marchez face au soleil, le bord étant moins large que celui d’un chapeau, vous pouvez vous retrouver avec le nez au soleil.

La casquette.
Avec sa visière longue elle peut vous protéger mais vos oreilles resteront sous le soleil. Vous pouvez opter pour une casquette type « Bigeard » qui protège partiellement la nuque, ou une casquette type « Saharienne » qui protège la nuque et les oreilles.

Le chapeau à bord large
Protège relativement bien le visage complet et partiellement la nuque.

On voit qu’il y en a pour tous les goûts et en fonction de votre tolérance au soleil. Jeune, je randonnais généralement tête nue, parfois avec un bob.

Et maintenant Sima, qu’est-ce-que tu mets ?
Ce que je mets…

Lorsque je pars le matin et que le soleil ne tape pas trop fort j’aime mettre un bandana en coton fin. Quand le soleil commence à cogner, je mets par-dessus un chapeau à bord large. Certains diront que ça fait doublon, c’est vrai, mais c’est comme ça que j’aime randonner. Si j’ai trop chaud je mouille mon bandana qui par capillarité va humidifier la partie basse du montant du chapeau. Et si j’ai vraiment trop chaud je peux mouiller le bandana et le chapeau.

Conseils

Que ce soit un bandana, un bob, une casquette ou un chapeau, lorsqu’ils sont neufs peuvent être rêches, partiellement imperméables, cela est dû aux produits pas toujours très naturelles de l’industrie du textile. Je vous conseille de les laver une ou deux fois à basse température avant de les porter, cela les rendra plus respirant.

Mon vieux chapeau

chapeau de sima78 01, mai 2023
chapeau de sima78 01
chapeau de sima78 03, mai 2023
chapeau de sima78 03

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