Les aventures de S – quand je manageais

René Magritte sima78, janv. 2018
René Magritte sima78

Les aventures de S – quand je manageais

Un retour d’expérience, certains s’y retrouveront, d’autres y retrouveront leur chefaillon.
Comment d’un management basé sur le contact humain on en vient à un management déshumanisé. Là où le service, l’instruction, la diffusion des connaissances importe moins que le fric… La rentabilité, quoi qu’il en coûte aux personnels !

Travaillé plus pour gagner pareil, voir moins puisque l’on essaie par le même procèdé à toucher certains avantages symboliques.

Je n’étais pas impacté directement, j’étais devenu le passe-plat des directives de la direction.

Comment l’on arrive à nous dégoûter d’un travail que l’on a aimé.

2006.

Un poste de management se libère. Je n’ai jamais eu d’ambition professionnelle et dit à mon collègue plus ancien que moi : tu devrais postuler, sinon on ne sait pas qui on aura comme chef et au vu de ce que l’on a eu avant…
Lui : non, ce serait trop de stress pour moi, j’ai pas envie, mais postule, toi, tu es plus jeune.
Je monte un dossier avec les objectifs et possibilités sans trop y croire, je suis syndicaliste, j’ai des cibles dans le dos, il y a eu des demandes de mutations d’office à mon encontre… Je n’y crois pas.

Quelques jours plus tard je suis reçu par le directeur. Il me dit, vous êtes le seul à avoir présenté un dossier aussi bien construit avec de belles orientations. Je vous mets à l’essai 6 mois et si tout se déroule bien je vous conforte sur le poste. Il m’a conforté sur le poste au bout de 3 mois.

Le dossier comportait des choses très réalisables et qui coulait de sens (obtenir l’agrément de l’inspection académique, travailler en étroite collaboration avec CANOPÉ, l’office du tourisme, les syndicats d’initiatives, l’office départementale du tourisme, projets d’événementiels, rénover les animations pédagogiques, et quelques projets sur de nouvelles animations pédagogiques), en fait, ce qui aurait dû être fait par ceux qui étaient sur le poste avant moi, mais rien d’impossible.

Premières réunions de cheffaillons.

Hé oui, je fais partie de cette catégorie.
Dans ce cadre nous avions une réunion mensuelle de travail et qu’elle fût ma première désagréable surprise.
Nombre de chéfaillons parlaient en ces termes (pas tous, mais presque) : j’ai fait ! Je vais faire ! Je propose ! Sauf lorsqu’il y avait une connerie : untel c’est planté sur le projet, etc.
Je me suis attaché à parler différemment : mon équipe fait ! ils ont fait ! Nous proposons ! (je mets « nous » dans les propositions car si elle n’est pas bonne je veux en prendre la part de responsabilité en tant que celui qui a influencé). Et pour les conneries, j’en prends l’entière responsabilité : sur ce projet on s’est planté, j’aurais dû voir l’impossibilité de sa réalisation. C’est de ma faute.

Je n’ai jamais compris cette nécessité de certains à vouloir se mettre en avant avec les « moi je« .
En participant a ces réunions, nous sommes mis en avant de fait et nous le sommes grâce au travail fourni par nos équipes, sans eux nous ne sommes rien ! Nous organisons, eux font !

J’ai constaté aussi que j’étais le seul à préparer la réunion en discutant de l’ordre du jour avec les membres de mes équipes, et faire un compte rendu.

Finalement, ma façon de procéder m’a valu un immense respect et confiance du directeur. Qui l’eût cru ?

Deux ans après j’obtenais une promotion qui correspondait presque à mon poste. La première et unique fois où j’ai été promu, avant et par la suite cela c’est fait par voie de concours.

Périodes fastes.

Ma façon de manager est de ne jamais focaliser sur les défauts des uns et des autres, j’ai aussi les miens. Je pars du principe que si l’on focalise sur le fait qu’untel est comme ceci, que l’autre est comme cela on arrive vite à la cacophonie. Pour qu’il y ait une harmonie, il faut voir et reconnaître les qualités de chacun, orchestrer les compétences pour que cela sonne le plus juste possible.

Nous avons travaillé en harmonie, nous organisions plusieurs événementiels par an (6 mineurs, 1 majeur). Lors d’événementiels, l’on a beau faire des rétroplannings il y a toujours des imprévus de dernières minutes et j’attachais un point d’honneur d’être là, présent, aux côtés de mes équipes dans les moments difficiles, mettre la main à la pâte pour faire avancer les choses. J’ai vraiment aimé cette période, j’ai vraiment pris plaisir à faire ce job.

Changements

Il y a environ 5 ans, le directeur part. Se met en place un nouveau, mais au-dessus de lui se met aussi en place une multitude de directeurs, sous directeurs, chargés de mission, etc., une nébuleuse.

Avant l’arbre était ainsi DG → SG → Directeur → moi. Là, en partant de moi vers le haut : moi ← Directeur ← Nébuleuse de directeurs, sous directeurs, chargés de mission ← SG ← DG

Le directeur au-dessus de moi n’est pas une mauvaise personne, je l’aime bien, on se connaît déjà d’avant, et je constate la pression exercée sur lui, il apporte quelques modifications. Les réunions deviennent hebdomadaires. Première conséquence, je ne peux plus préparer les réunions en amont avec mes équipes, je parle en leur nom sans les avoir consultés, concerté, et ne fais plus non-plus de compte-rendu… C’est tout simplement impossible par manque de temps, je ne peux faire par semaine une réunion préparatoire, la réunion et celle de compte-rendu. Sans compter que là on commence à me convier à de multitudes de réunions organisées par chaque membre de la nébuleuse (dont certaines ne me concernent pas). Cela  m’oblige aussi à essayer de pallier à tout le reste qui m’est demandé quotidiennement. Je suis également régisseur des recettes, régisseur d’avance, correspondant informatique. Mes collaborateurs, comme l’on dit, sont extraordinaires, la secrétaire par exemple, mandataire, fournie un énorme travail dans la régie et me déleste sur cette tâche.

Bref je suis très bien entouré et leur suis reconnaissant. Mais les directives tombes, les unes après les autres, toutes plus pourries les unes que les autres et toujours pour en demander plus aux membres de mon équipe, sans compensation bien sûr.

Ça tombe de partout rien n’est épargné, le nombre de dimanches travaillé, recrutement sur CDD 70 % au lieu de temps complet, modification sur les procédures d’entretiens professionnels, les acquis des agents d’accueil… De maigres acquis, dérisoires voire symbolique aux vus des avantages que s’octroient les hiérarchies. La liste n’est pas exhaustive! Il en ressort un véritable mépris pour les mal nommés « petits personnels »

Pour imager, une discussion avec mon directeur qui m’annonce qu’un départ en retraite risque ne pas être remplacé :
Moi : Si l’on m’enlève un poste ça met tout le reste de l’équipe dans la merde, déjà lors de maladie certains sont obligés de faire plusieurs week-ends d’affilée et heureusement il y a peu d’absence. Et comment je fais pour qu’ils puissent récupérer quand ils ne sont plus assez nombreux ?
Lui : Oui, je sais tout ça, mais le renouvellement de poste c’est pas dans les directives de la direction. Et tu le sais aussi.
Moi : Mais regarde au-dessus de toi cette nébuleuse de directeurs, sous directeurs, etc. Ils sont tous bien payés, à quoi servent-ils ? Concrètement ! À rien ! Je te le dis et tu le sais aussi, on peut tous les virer, sans que ça change quoi que ce soit, on restera ouvert, on continuera d’accueillir le public et les écoles. Part contre ici, une personne en moins on est dans la merde, deux on ferme. C’est de personnels de terrain dont ont à besoin, c’est ceux à qui l’on demande le plus, les moins biens payés et qu’on emmerde le plus.

Cette discussion résume bien les changements qui se sont amplifiés par la suite.

Je n’ai plus travaillé sur le moindre projet d’événementiel, j’avais honte de devoir demander à mes équipes déjà surmenées, puis la COVID est passé par là.

Covid

Confinement, tout est en stand-bye, sauf les projets de modifications de destruction des conditions de travail. Ces mails continuent de tomber pour la réouverture, il faut être prêt !
J’assume le travail quotidien, mais plus de projet, je laisse couler les sollicitations d’événements. On me multiplie les réunions par visio. Je n’ai plus goût à mon travail qui m’a tant plu pendant des années.

Déclic

Juin 2021, un matin, je n’ai pas envie de me lever, je ne peux pas me lever, pas aller au travail, et je n’irai pas ce jour-là. J’irai chez le médecin. Ce dernier m’annonce que je fais certainement un burn-out et souhaite m’arrêter un mois pour commencer… Nous continuons de discuter et en même temps je réfléchis, je réfléchis vite… Je dois finaliser un marché public, je dois être là pour la mise en place du nouveau système de caisse avec le nouveau prestataire, etc. Dans un mois je serai dans une merde noire et ce sera pire…

Dans l’urgence, j’ai toujours su prendre de bonnes décisions. Je lui dis arrêtez-moi une semaine !je suis passé à la pharmacie prendre les anti-dépressifs qu’il m’a prescrit, que je ne compte pas prendre, mais au cas où.

Je consacre ma semaine à des promenades en forêt, des séances de méditations, à lister tout ce que je dois faire pour partir au plus vite et dans les meilleures conditions, comment reprendre avec un état d’esprit positif.

J’avais déjà pensé partir, mais laissais couler sans vraiment m’y attacher. Initialement je comptais partir entre 2023 et 2026. Mais là non, le plus tôt sera le mieux !

Je reprends le travail, mais mon état d’esprit a changé, je fais correctement mon travail mais pense et organise mon départ.

J’ai quelques réponses encourageantes pendant mes vacances d’août, à mon retour, mon esprit est déjà ailleurs, dans un futur sur lequel je n’ai pas encore pied mais que je ressens meilleur. Je calcule mes congés restant, fais des heures supplémentaires pour cumuler des récupérations. En octobre ma date de départ se précise, ce sera au 1er février 2022, avec mes récupérations et congés cumulés, mon dernier jour sera le 10 décembre 2021 !

Et depuis…

Maintenant je me manage seul, et quel plaisir, je suis heureux ! Mon seul regret, ne pas être parti plus tôt.

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Littérature – identifier la flore

Nouvelle flore, juin 2022
Nouvelle flore

Présentation rapide de deux livres pour identifier la flore.
Est-ce de la littérature ? Non pas vraiment, il s’agite de livres techniques.

Littérature – Nouvelle flore de Gaston Bonnier et Georges De Layens.

Pour la détermination facile des plantes de la région parisienne.

ISBN: 2-7011-1001-7
285 pages
Éditions Belin
18X11,5X1,5

Voilà le livre que j’emporte à chaque sortie en forêt en Ile-de-France, oui, c’est là que j’habite.
Je l’accompagne d’une loupe X10, un couteau de poche et un carnet pour prendre des notes.
Facile ? En fait pas tant que cela. Il faut avoir un minimum de notions en botaniques, pour bien l’utiliser.
Il s’agit de clés d’identifications, il faut savoir utiliser une clé d’identification. Mais tout s’apprend !
Cela-dit, je ne le conseille pas à quelqu’un qui souhaite s’initier à la botanique.

Nouvelle flore 01, juin 2022
Nouvelle flore 01

 

Les noms des fleurs, juin 2022
Les noms des fleurs

Littérature – Les noms de fleurs de Gaston Bonnier.

Trouvés par la méthode simple.

ISBN: 978-2-7011-1003-5
336 pages
Éditions Belin
18X11,5X2,3

A mon avis mieux adapté au novice. Il y a des planches couleurs par lesquels vous identifierez très rapidement certaines plantes. La clé identification est très bien faite, bien documentée, permet une évolution en douceur. Lorsque vous arrivez au nom de votre plante vous avez plus de renseignements comme le nom vernaculaire, si elle est médicinale, etc.
Je le trouve mieux adapté aux novices.
 

Les noms des fleurs 01, juin 2022
Les noms des fleurs 01

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Littérature – Chaudun la montagne blessée de Luc Bronner

Chaudun la montagne blessée, juin 2022
Chaudun la montagne blessée

Littérature – Chaudun, la montagne blessée de Luc Bronner (2021)

EAN : 9782757890714
192 pages
Éditions Points

Un récit touchant, émouvant ! Comment en est-on arrivé là ? Un village des Hautes-Alpes, difficilement accessible, abandonné, déserté par ses habitants. Comment peut-on en arriver à cette extrême décision de tous les habitants qui est de vendre le village, tout ce qu’ils ont, le peu qu’ils ont et qu’il leur reste… Vendre tout à l’État Français. Ce n’est pas de la fiction, cela c’est vraiment passé !

« Toutes les propriétés communales et privées, comprenant une superficie de 2 026 hectares, ont été vendues à l’État pour le prix de 186 000 francs environ. La commune de Chaudun comprenait 98 habitants vivant du produit de leurs pâturages ; mais depuis quelques années les montagnes déboisées avaient perdu une partie de leurs prairies où l’on faisait paître un trop grand nombre de moutons.« 

Chaudun

Ce village perché à 1400 mètre d’altitude et à 19 km de Gap, difficilement accessible que par des chemins de muletier… Comment des hommes ont-ils eu un jour l’idée de s’établir en un tel lieux ? Luc Bronner, partant d’une pierre tombale restée debout dans ce village en ruine, celle de « Félicie Marin, morte le 30 avril 1877, à l’âge de 17 ans« , il va nous faire revivre les hommes de Chaudun, la dureté de leurs vies quotidiennes dans une pauvreté permanente et leurs luttes constantes pour la survie.

Après un travail d’archives, de lecture de registres, d’enquête, il reconstitue des familles entières et nous livre tout !

vie et mort

Le taux de mortalité où les enfants forment la grande majorité « Le pire ennemi parmi tous, c’est la dysenterie, la vie et la mort qui s’écoulent ensemble dans l’absolue fatalité.« 
Une liste de 40 noms d’enfants décédés entre février 1878 et février 1894 c’est énorme sur un peu plus d’une centaine d’habitants au début. Si l’on ressent la pénibilité des rares propriétaires, la situation est pire pour les journaliers payés souvent moins de 4 francs par jour.
« Les Chaix dominent le village depuis cinquante ans. Leurs biens représentent près de 10 % du patrimoine total de Chaudun au moment de la vente. Plus riches que d’autres, ils peuvent acheter les prés, les labours, les bois. Attendre patiemment qu’un chef de famille décède pour proposer un rachat aux descendants quand ceux-ci sont étranglés par le manque d’argent. Employer un journalier lorsqu’il n’y a pas suffisamment de bras dans la famille pour travailler les terrains au printemps. Convaincre les veuves qu’elles font une bonne affaire en cédant un bout de terre dont elles ne peuvent plus s’occuper. C’est ainsi, et dans la lutte des places, certains ont joué fin sur des décennies.« 

La condition féminine

La condition féminine aussi, « Pour gagner quelques francs supplémentaires, grâce à son lait, la jeune Pauchon devient nourrice du petit Raymond Regamey, envoyé par une femme de Marseille.« 
Et la hiérarchie sociale, sexuelle et familiale de l’époque :
ARTICLE DEUX
Les journées sont évaluées comme suit
1 : journée d’homme trois francs
2 : journée de femme un franc cinquante centimes
3 : journée d’enfant un franc cinquante centimes.

L’environnement

La rudesse du climat et la courte durée d’ensoleillement ne facilite pas l’agriculture. La nécessité d’élever des animaux trop nombreux pour les surfaces d’herbage a eu raison des pâturages en les épuisant. Il va de même avec les forêts environnantes (nécessité de bois de construction de chauffage).
« Trop d’hommes et de femmes, trop de bêtes à nourrir. En trois décennies, la plupart des forêts ont disparu, ravagées par les coupes sauvages pour chauffer les foyers l’hiver et utiliser les plus beaux arbres pour entretenir les maisons. Un cercle vicieux terrible, cercle déprimant du court terme et de l’exploitation.
Pour survivre, les bergers ont accepté de prendre plus de moutons pendant l’été. (…).
« 

Conclusion

Un livre à lire absolument, un livre qui nous raconte une histoire d’antan et nous interroge sur notre présent, notre devenir.

Des photos qui ne sont pas issues du livre, juste pour vous donner une idée de l’histoire des lieux et personnes que vous découvrirez.

1880 Chaudun a, juin 2022
1880 Chaudun a
1880 famille à Chaudun, juin 2022
1880 famille à Chaudun
1880 Enfant de Chaudun, juin 2022
1880 Enfant de Chaudun
24-08-1895 Chaudun a, juin 2022
24-08-1895 Chaudun a
24-08-1895 vente de Chaudun - journal, juin 2022
24-08-1895 vente de Chaudun – journal
Chaudun ruines suite au départ des habitants-b, juin 2022
Chaudun ruines suite au départ des habitants-b
Chaudun ruines suite au départ des habitants, juin 2022
Chaudun ruines suite au départ des habitants
1897 Chaudun vu du col de Chabanottes, juin 2022
1897 Chaudun vu du col de Chabanottes

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Rando – Matos – Chargeur smartphone solaire

chargeur solaire, juin 2022
chargeur solaire

Rando – Matos – Fabriquer un chargeur smartphone solaire.

Lors des randonnées nous nous entourons de plus en plus d’électronique et la question qui se pose est comment maintenir leur charge.

Je me suis donc lancé dans la fabrication d’un chargeur solaire, qui soit le plus léger possible et portable.

Avant tout un remerciement à Avril qui m’a fait pensé aux diodes, si elle passe par là, elle se reconnaîtra, et un merci à mon frère qui m’a fourni les diodes et puisqu’il était là, nous l’avons fait ensemble.

Dans cet article:

  • Matériels.
  • Conception.
  • Réajustement.
  • Retour d’expérience.

Poids une fois terminé : 223 g

Matériels

  • 4 Cellules solaires 12 V 1.5 W 1.5 – 2,62 € pièce.
  • 1 Module d’alimentation boost réglable DC-DC, carte de batterie USB 0.9V ~ 5V litre 5V 600MA 1A 1,5 a 3A, module de sortie USB – 0,20 € pièce.
  • 4 diodes anti-retour (diode Schottky), j’ai pris les plus petites que j’ai trouvés.
  • Fil électrique.
  • De la gaine thermorétractable.
  • Ruban nylon, attaches.
  • Fer à souder, étain à souder.
Module USB, juin 2022
Module USB
Panneaux solaires, juin 2022
Panneaux solaires
Diodes, juin 2022
Diodes

 

Conception

Il suffit de relier les panneaux en parallèle, c’est-à-dire les positifs avec les positifs et les négatifs avec les négatifs. Ne pas oublier de mettre les diodes anti-retour sue le positif de chaque panneau.

Si vous ne mettez pas de diode, ça fonctionnera tout de même, la diode sert de sécurité, dans le cas où un panneau lâche, cela évite que le courant repart sur ce panneau plutôt que sur le module d’alimentation et qu’il n’y ait plus assez de courant pour la charge.

Ensuite il ne reste plus qu’à brancher les deux derniers fils sur le module d’alimentation (+ sur + et – sur -).

N’oubliez pas avant de souder vos fils de passer votre gaine thermo.

Pour les sangles, je les ai achetées au mètre (2,20m) ainsi que les attaches et fait coudre chez le cordonnier. Ensuite il n’y a plus que les coller sur les panneaux. Concernant le choix de la colle j’hésitais, Avril et mon frère m’ont conseillé la néoprène, et en effet c’est ce qui tient le mieux.

Cela permet de l’accrocher au dos du sac à dos.

panneaux reliés avec diodes sur le +, juin 2022
panneaux reliés avec diodes sur le +
Panneaux reliés au module USB, juin 2022
Panneaux reliés au module USB
chargeur _ test, juin 2022
chargeur – test
collage des sangles, juin 2022
collage des sangles
chargeur terminé, juin 2022
chargeur terminé

 

Réajustement

Lors des tests sans la gaîne thermo sur le module de charge usb, tout fonctionnait très bien, une fois la gaîne posée sur le module, plus de charge ??? Cherchant une cause à effet, j’en ai déduit que le module chauffait peut-être de trop sous la gaîne… j’ai donc enlevé la gaîne thermo autout du module et fabriqué un petit boîtier que j’ai perforé pour la ventilation et ça a fonctionné de nouveau.

modif - boite ventilé pour module USB, juin 2022
modif – boite ventilé pour module USB

 

Retour d’expérience.

La charge est lente et dans les meilleures conditions, les panneaux plein soleil, il faut « 3h40 » pour recharger mon smartphone S7 à 50 %. ça permet de maintenir la charge ou éviter qu’il se décharge trop vite pendant mes marches, sachant que lorsque l’on marche, on est pas toujours bien orienté.

Si c’était à refaire j’en prendrais des panneaux un peu plus puissants, en 2W, ils sont à peine plus grands.

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