Après la lecture de ce livre vous ne verrez plus les petits villages de montagne comme avant. Un livre qui inspire à l’observation, à l’exploration.
Connaissez-vous Aulus (Aulus-les-bains) ? Ce lieu qui eût sa période de gloire, Zoé Cosson, dans ce premier roman nous fait découvrir tel qu’il est actuellement. Dès les premières lignes, le ton est donné dans la préface :
(…) On ne passe pas à Aulus, on s’y rend.
Mon père a acheté là-bas un ancien hôtel aux chambres vides, en train de dépérir au milieu des montagnes. (…)
On ne peut pas saisir Aulus d’un seul regard, on le découvre dans l’effort de la marche, à l’échelle du corps, par bribes, et il faut ensuite recoller mentalement ces morceaux pour s’en fabriquer une image.Ce livre est le portrait rapiécé de ce lieu sans contour, un espace fait de calques, une sorte de cartographie qui n’élucide rien. (…)
Zoé ne nous délivre pas un récit, un conte… Non, elle nous balade ! Nous promène à la découverte des maisons, des commerces, du village (son histoire aussi), nous y croisons des habitants, y découvrons des paysages, son ambiance, son climat, le milieu de la montagne Pyrénéenne (J’apprends le jour qui ne décline pas mais tombe d’un coup comme un rideau de théâtre.. ).
Dans ce roman y transparaît l’apaisement et la sérénité. Que du bonheur !
Extrait du quatrième de couverture : (…) Depuis son enfance, la narratrice y vient chaque année. Elle réside dans l’hôtel désaffecté que son père a acheté un jour aux enchères, point de départ de ses randonnées. (…).
En fin de lecture, l’on a qu’une envie, partir en randonnée découvrir ce petit coin d’Ariège.
Vous aimez le logiciel libre, vous l’utilisez, ou vous souhaitez maîtriser vos données au mieux, ou vous avez envie de plus de liberté… Ne restez pas seul dans votre coin et rejoignez un lieu de partage et d’échange, rejoignez un GUL !
Un GUL, le mal nommé, est un Groupe d’Utilisateur Linux, LUG en anglais (Linux User Group). Je dis donc le mal nommé car je trouve que Groupe d’Utilisateur de Libres serait plus approprié, en effet vous pouvez adhérer à un GUL sans être sous Linux mais sous un autre système (BSD), ou simplement en utilisant du logiciel libre tout en étant sous Windows (j’y reviens plus bas).
Un GUL n’est pas un repaire de flibustiers barbus Linuxiens.
On y rencontre toute sorte de personnes.
Adhérer à un GUL
La diversité dans un GUL.
Sima! Sima! Sima! Montre-nous ton GUL!
Ok! Ce n’est pas le mien, il appartient aux adhérents.
(oui, une association appartient à ses adhérents, ce n’est pas mon GUL mais celui des adhérents).
Prenons l’exemple de Root66.Net que je connais bien (cette année plus de 50 adhérents).
Il y a des informaticiens qui travaillent dans différents secteurs (admin sys., calculateurs, sécurité, etc.) peu ou pas de développeurs. Mais les informaticiens sont une minorité, et oui…
Les autres personnes viennent de secteurs très variés, de ceux qui découvrent le logiciel libre, du débutant, à ceux qui sont des utilisateurs avertis. S’il y a quelques jeunes, la majorité a plus de 30 ans et aussi des retraités. La représentativité sexuée : si pendant de nombreuses années il y eut que deux femmes ces derniers temps leur nombre augmente mais reste minoritaire.
Donc un GUL n’est pas un repaire de barbus Linuxiens mais bien un regroupement de personnes se souciant de la protection de leurs données personnelles, une certaine défiance vis-à-vis du logiciel propriétaire…
Les systèmes d’exploitation.
Il y a ceux sous Linux (pas de BSD, mais il y en a eut), ceux en double « boot », ceux sous Windows.
Hein Sima, sous Windows dans un LUG ou GUL ?
Oui, et c’est normal, je vais l’expliquer.
Quelqu’un qui est sous un OS depuis longtemps y a ses habitudes et passer du jour au lendemain de Windows à Linux peut être déroutant, justement à cause des habitudes prises, c’est donc assez rare qu’une personne passe de l’un à l’autre d’un coup ! L’être humain est un animal d’habitude.
Donc ces derniers s’intéressent à Linux sans oser franchir le pas tout de suite et commence souvent par se sensibiliser aux logiciels libres, jusqu’au jour ils se sentent prêts à passer en double « boot », puis peut-être le tout Linux.
Il n’y a pas de règle dans le processus, par exemple la doyenne de Root66, sans compétence particulière est passée du jour au lendemain sous Linux et y est restée. Chaque personne est différente et souhaite avancer chacun a son rythme, en fonction aussi de ses besoins, ses choix et tout cela se respecte.
Revenons à la diversité des OS à Root66, il y a du Debian, Ubuntu, Gentoo, Fedora, ArchLinux, Mint, j’en oublie peut-être et donc comme dit plus haut, du Windows. Pas de BSD, c’est dommage, mais bon, chacun met ce qu’il souhaite.
Correctif suite au commentaire de Benzo: il y a aussi du BSD à Root66 😉 Je vais peut-être apprendre qu’il y a aussi des développeurs 🙂
Le but du GUL
Chaque GUL peut avoir ses propres choix, ses propres orientations, ce peut être axé sur des projets bien concrets et spécifiques ou être plus généraliste comme Root66.net :
L’association Root66.net a pour objectif principal de promouvoir les logiciels libres, en particulier les systèmes d’exploitation libres comme Linux, ainsi que l’usage des standards ouverts.
Pour Root66, si au début cela ne concernait que les PC aujourd’hui c’est plus vaste, il y a les smartphones, la domotique, etc.
Concrètement, comment cela se passe-t-il ?
Par exemple nous essayons de faire une présentation mensuelle, essayant d’alterner entre « plutôt technique » et « plutôt grand public », elles sont ouvertes à tous. Nous organisons des cinés-débats, Les journées du N.A.T. (le Numérique Accessible à Tous) en collaboration avec des médiathèques des villes environnantes, participation au forum des associations, Café vie privée, des Installes-Parties, etc. Nous tenons également des permanences où l’on peut venir nous rencontrer, où les adhérents viennent lorsqu’ils ont un problème spécifique et nous essayons de résoudre ensemble…
Qui fait les présentations.
Le choix des présentations.
Le choix est en premier lieu à la demande des adhérents, s’ils souhaitent une présentation sur un sujet spécifique, nous essayons de voir qui peut la faire. Il se peut aussi que lors de discussion quelqu’un propose un thème comme la rencontre avec Rayna Stamboliyska autour de son livre « La face cachée d’Internet » en collaboration avec une librairie… Bref toutes les idées sont bonnes à prendre.
Qui fait les présentations publiques.
C’est simple, celui qui veut, il n’y a pas hiérarchie et pas nécessaire d’être informaticien, si quelqu’un souhaite faire découvrir une application, il peut le faire, s’il ne se sent pas de le faire seul, cela peut se faire à plusieurs. Nous essayons aussi d’inviter des personnes externes à Root66 sur des sujets dont ils sont spécialistes et reconnus (Aeris (La sécurité pour les Administrateurs Systèmes en herbe), Stéphane Bortzmeyer (DNS vie privée), A. Kozlika et Franck P.(Dotclear – Créer un site ou blog clair en toute simplicité) et d’autres je ne peux lister tout le monde. Les adhérents informaticiens ou pas font aussi des présentations.
Sima, faire une présentation lorsque l’on est pas informaticien ne pose pas un problème?
Non, et je vais prendre mon exemple, je ne suis pas informaticien et lorsque je fais une présentation sur un thème que je pense globalement bien maîtriser, il arrive que l’on me pose une question dont je n’ai pas la réponse. Pas de souci, je dis ne pas connaître la réponse et la repose à l’oratoire et bien souvent la réponse vient de la salle. Et cela arrive même aux meilleurs informaticiens, et il arrive même que personne n’a la réponse dans la salle… Noter la question, et continuer la présentation… Il y a de grande chance que dans la salle certains vont chercher la réponse depuis leur smartphone ou ordinateur portable et donneront la réponse. En fait, pour une bonne présentation il suffit d’être soi-même, tel que l’on est au quotidien.
GUL la richesse des adhérents.
La diversité des personnes, de leurs centres d’intérêt, de leurs questionnements crée des échanges où chacun se nourrit, s’enrichit. Il n’y a pas une forme linéaire (d’un soi-disant haut vers un supposé bas) la diffusion des connaissances est vraiment transversale et chacun apporte quelque chose, parfois même sans s’en rendre compte.
Nous avons une liste de diffusion où chacun peut s’exprimer, les permanences comme je l’ai dit, un rendez-vous hebdomadaire en visio qui s’appelle l’Apéroot où l’on peut discuter sur le logiciel libre mais aussi de tout et de rien, c’est notre bar virtuel. Il arrive aussi lorsque quelqu’un a un souci, qu’un autre adhérent ayant la réponse, le contact en message privé, se donnent rendez-vous et solutionne le problème et bien souvent la résolution s’annonce sur la liste.
Chacun participe en fonction de son temps, ses moyens, ses compétences. Et quand je dis chacun peut proposer je donne un exemple qui me vient, une adhérente qui est sous Linux (Fédora) depuis deux ans à créer un tutoriel très détaillé, (étape par étape) sur : Comment utiliser le gestionnaire graphique de paquets Dnfdragora… Un exemple parmi tant d’autres.
Je veux créer mon GUL
Oui mais moi sima, je suis sous Linux, je ne suis pas informaticien.
Et alors ?
Déjà, on ne vous demandera jamais d’être ce que vous n’êtes pas, on ne vous demandera pas de devenir informaticien. Et si vous souhaitez le devenir, un GUL peut vous apporter une culture générale sur le logiciel libre, vous y apprendrez beaucoup choses, mais vous devrez suivre des cours ailleurs (lycée, université, ecole spécialisée, correspondance, ou autres), un GUL n’a pas vocation à former des informaticiens, en tout cas pas Root66.
Si vous êtes trois vous pouvez créer une association, imaginer ce que vous pouvez faire pour promouvoir le logiciel libre et je suis persuadé que vous serez rejoins par d’autres dont certains travaillent certainement sous linux. Pour qu’un GUL fonctionne AMHA[1], il faut de tout, de l’informaticien qui connaît bien Linux au débutant. S’il n’y a que des informaticiens entre-eux (ça fait repaire de gourous), s’il n’y a que des débutants, c’est compliqué. C’est comme la mayonnaise, si l’on y met que les jaunes d’œuf ça ne prend pas, il faut les autres ingrédients (huile, moutarde, sel et poivre).
C’était la recette mayonnaise offerte par Sima78. C’est cadeau !
Où trouver un GUL ou LUG
Il y a l’AFUL, mais pour cela il faut faire vivre le site, signaler les GUL qui n’existent plus et ceux qui se créent.
Note(s)
^AMHA (ou AMA – amha – ama) [Abr]À Mon Humble Avis (A Mon Avis)Les versions accentuées de ces abréviations sont rarement utilisées.[Ang] IMHO (ou IMO) In My Humble Opinion, In My Opinion
Bricolage – Sima j’ai un problème de voiture – Mécanique.
Lorsque l’on a été mécanicien on vient régulièrement vous demander conseil, même si vous ne l’êtes plus depuis des décennies, même s’il y a de vieux restes (comme l’on dit) on n’est plus du tout à la pointe des dernières technologies.
Je vous fais part de deux questions que l’on m’a posé dernièrement, mais qui sont des questions assez récurrentes.
Sima, tu peux venir voir je crois que ma suspension est morte ?
Sima, j’ai un problème de parallélisme, ma voiture tire à droite ?
Nous allons voir ces deux aspects, ça ne fera pas de vous un mécanicien, mais si cela peut vous éclairer, tant mieux. Je vais essayer d’utiliser des termes les plus simples possibles en espérant être pédagogique sans tomber dans le trop simplissime, en tout cas ce ne sera pas un discours d’ingénieur. 😉
Revenons aux deux questions
Sima, tu peux venir voir je crois que ma suspension est morte ?
J’appuie sur la voiture et en effet elle fait des rebonds. Moi : Ce sont les amortisseurs qu’il faut remplacer.
Lui : Ouais, c’est pareil suspension, amortisseurs… Et non, ce n’est pas pareil, voyons cela de plus près.
La suspension.
Elle est généralement à ressort ou à lames, elle permet d’atténuer les imperfections de la route (bosses, creux et autres imperfections). Si l’on remplaçait les suspensions par des cales en bois de chêne, les ondes de choc dues aux imperfections de la route abîmeraient très rapidement les parties mécaniques, voire le châssis sans compter sur l’inconfort pour le conducteur et les passagers.
Mais cela ne suffit pas
Les amortisseurs.
En effet sans amortisseurs à chaque imperfection de la route (bosses, creux et autres), le choc répercuté sur les suspensions renvoie un phénomène de rebonds. Ces rebonds sont néfastes pour la tenue de route, si votre pied est sur l’accélérateur vous risquez l’amplifier le phénomène malgré vous ce qui rend une conduite dangereuse. Donc les amortisseurs, comme leur nom l’indique, servent à amortir. Une fois le choc encaissé par la suspension l’amortisseur sert à éviter le phénomène de rebond et à ramener le véhicule à sa position initiale le plus rapidement possible. Ils permettent donc de stabiliser le véhicule et contribuent donc à la bonne tenue de route. Si vous roulez longuement avec des amortisseurs défectueux, au-delà du danger, il peut se produire une déformation des pneumatiques créant des creux et bosses sur la bande de roulement.
Barre anti-roulis appelées aussi barre stabilisatrice.
Cela fait partie également du trio (suspension, amortisseurs, stabilité).
Il s’agit d’une barre généralement en forme de « U » (vous remarquerez les guillemets), elle d’un alliage et trempage spécifique pour lui donner une certaine résistance et élasticité sans se déformer.
Elle est fixée sur le châssis et relis le côté gauche et droit en s’appuyant sur les triangles inférieurs ou sur les bras de suspensions à l’arrière.
Alors à quoi sert-elle ? Comme le nom l’indique éviter le roulis et donc stabiliser.
Lorsque vous prenez un virage, votre véhicule « s’écrase » du côté inverse à la courbe et se déleste de l’autre. En sortie de virage, sans barres stabilisatrices, le véhicule contrebalancerait dans de l’autre côté puis comme un bateau dans la houle, un roulis de gauche à droite et inversement rendant le véhicule instable en sortie de virage et donc dangereux. La barre anti-roulis stabilise le véhicule en sortie de virage.
Bon ok Sima, et pour ma voiture qui tire à droite à cause du parallélisme ?
Voyons un peu de géométrie.
Parallélisme.
Non ! Un défaut de parallélisme ne peut pas faire tirer à droite ou gauche !
Votre véhicule tire d’un côté (en dehors du bombé de la route), vérifiez que vos pneus sont à la bonne pression et qu’ils sont de même structure, même taille.
Lui : Ha oui sima, la loi dit que l’on doit avoir des pneus identiques.
Moi : Non, les pneus doivent être de même taille et de même structure, mais peuvent être de marques différentes. Mais bon, avoir des pneus identiques c’est mieux.
Le parallélisme est le fait d’effectuer des réglages pour que vos roues avant soient parallèles.
Bon, pas tout à fait parallèles. En effet pour corriger les effets de traction ou de propulsion les constructeurs préconisent nombre de degrés d’un angle de pincement (généralement les véhicules à propulsion) ou d’ouverture (plutôt sur les véhicules à traction avant) avec une marge de tolérance. C’est propre à chaque modèle. Cela ce fait en trois points.
Mettre la crémaillère (s’il s’agit de vieux véhicules, boîtier de direction) au point milieu (si le point milieu n’est pas bon vous aurez un rayon de braquage différent entre les deux côtés).
Une fois sur le point milieu, il faut que le volant soit droit (c’est mieux), sinon le démonter pour le mettre droit.
Bloquer la direction (les mécaniciens ont des outils pour le faire, voire parfois des cales à mettre sur la crémaillère pour être certain du point milieu) et effectuer les réglages comme préconisés par le constructeur (ouverture ou pincement).
Tout ce qui concerne la géométrie ne peut pas se faire à la maison… À la limite si vous faites de la rénovation de véhicules anciens, pour le parallélisme vous pouvez vous débrouiller avec de la ficelle (hé oui) pour être au plus près de la conformité juste pour dépanner et emmener le véhicule dans un garage où ce sera fait avec plus de précision.
Donc un défaut de parallélisme ne fait pas tirer à droite ou gauche, par contre a un effet sur une mauvaise usure des pneumatiques qui en fonction du défaut vont s’user sur l’extérieur ou l’intérieur de la bande de roulement.
Par contre, si vos pneus s’usent sur les deux parties externes de la bande roulement c’est que vous roulez sous-gonflé. Si c’est sur le centre de la bande de roulement c’est que la roue est sur-gonflée, l’usure doit se faire sur la largeur de la bande de roulement.
Parallélisme
Oui mais sima ma voiture tire vraiment d’un côté !
Ce peut être dû à un roulement défectueux, mais normalement vous devriez entendre le bruit qui s’accentue lors des virages appuyant sur la roue côté inverse à la courbe. Ou une rotule défectueuse, vous devriez ressentir un léger jeu de direction et des bruits de claquement sur les imperfections de la route.
Lui : Je n’ai rien de tout ça, pas de jeu ni aucun bruit !
Moi : C’est donc qu’il y a une différence d’angle de chasse et/ou d’angle de carrossage entre le côté droit et gauche.
Lui : Chasse, carrossage… C’est quoi ce charabia?
Chasse et carrossage.
Avant de dire de quoi il s’agit il faut savoir que sur les véhicules actuels, on ne peut pas intervenir dessus, ou peut-être quelques rares véhicules, mais je ne connais pas, par contre sur certains véhicules anciens on peut régler la chasse et le carrossage avec des cales ou autres en fonction de la marque, modèle.
Donc sur un véhicule moderne, s’il y a un souci de chasse et/ou carrossage c’est qu’une pièce (triangle par ex.) est faussée voire le châssis (un coup de trottoir, un accident, etc.).
La chasse.
C’est ce qui fait que vous pouvez lâcher le volant et que le véhicule file droit, c’est ce qui fait qu’en sortie de virage votre volant revient droit sur sa trajectoire… Comment l’expliquer autrement ?
Vous faites du vélo, vous vous la pétez en vous lâchant des mains. C’est possible parce qu’il y a une chasse, l’inclinaison de votre fourche plus même un déport sur les vélos à fourche courbée. Si votre fourche de vélo était parfaitement perpendiculaire à la route (vu de côté) vous ne pourriez pas vous lâcher des deux mains. Pour imager, prenez votre vélo et regardez. Vous êtes assis à l’arrêt les roues bien droites dans l’axe de la route, elles sont perpendiculaires à la route. Tournez le guidon, et vous constaterez que la roue tournée, n’est plus perpendiculaire mais a pris un angle d’inclinaison, cet angle d’inclinaison est dû à la chasse.
Chasse sur véloVélo sans les mains
Sur une voiture c’est identique, le pivot de roue est incliné (comme sur un vélo). Tant que les roues sont droites, ça ne se voit pas, par contre si vous braquez au maximum d’un côté, les roues directionnelles vont prendre une inclinaison par rapport à la perpendiculaire. Donc, vos roues dans l’axe de roulement en ligne droite la « mécanique » fournie une certaine énergie pour avancer, dès que vous braquez, l’inclinaison des roues va exercer une certaine résistance donc nécessiter une force supplémentaire sur les roues directionnelles… Et la « mécanique », c’est comme nous, ou pour ne pas parler au nom les autres, c’est comme moi, c’est-à-dire partisan du moindre effort, du coup le train va chercher à retrouver la position sur laquelle est subit le moindre effort, c’est-à-dire dans l’axe, c’est ce qui fait revenir vos roues droites en sortie de virage dès que vous lâchez le volant. C’est ce qui fait aussi qu’en marche arrière votre direction est plus capricieuse puisque la chasse est inversée.
Chasse sur voiture
Le carrossage.
Les roues vues de face, c’est l’angle formé par le plan de roulement de la roue avec la verticale. Le carrossage est dit « positif » lorsque le sommet de la roue est incliné vers l’extérieur, il est « négatif » lorsqu’il est incliné vers l’intérieur. Ceux qui ont connu les R8, Simca 1000, Rallye2 se souviennent des roues arrières en « V » inversé pour tenter de limiter l’effet de survirage en courbe. Cela-dit il y a un effet sur la tenue de route en ligne droite (en rallye sur terre, ou neige, la voiture à tendance à « flotter » lorsque le carrossage est éxagéré).
Carrossage
Et les motos ?
Il y a une chasse (angle de la fourche)… Ha, par contre sur un side-car il y a du carrossage et du « parallélisme ». J’ai mis les guillemets car il n’y a qu’une roue directionnelle. On y met du pincement (à ma connaissance, je n’en ai jamais vu avec de l’ouverture) et du carrossage (généralement positif). Vous remarquerez aussi que la roue du side-car n’est pas face à la roue arrière de la moto mais légèrement en avant, c’est la « précession » qui permet la stabilité. Plus la précession est grande, plus il faut forcer pour tourner à droite, c’est donc étudié pour trouver le meilleur compromis (stabilité/maniabilité). Un side-car peut avoir tendance à tirer d’un côté à l’accélération et de l’autre au freinage, phénomène qui peut s’amplifier en fonction de la charge qu’on lui met. En cas de géométrie mal réglée la conduite devient très vite pénible, voire dangereuse.
Il faut savoir que par exemple sur les sides-cars de moto-cross on essais de réduire au maximum la précession pour un maximum de maniabilité au dépend de la stabilité, le « singe » tentera de compenser (le singe est le nom donné à celui qui est sur le side).
Voilà, le billet se termine sans rentrer dans toute la complexité ni dans le détail, il y a aussi la « géométrie directionnelle d’Ackermann » intéressante également et plein d’autres choses, une voiture, c’est pleins de géométries… Plus les voitures se modernisent et plus elles embarquent de nouvelles technologies corrigeant certains aspects améliorant la tenue de route en fonction de l’usage et mode de conduite mais j’espère que vous en aurez compris au moins les bases de la géométrie et du trio « suspension, amortisseurs, barre stabilisatrice ».
On peut le dire, j’ai commencé l’année 2022 par un gros coup coeur littéraire !
Il s’agit là de la première édition française (2004), il a été réédité en 2016 avec moins de pages, je pense donc avec une écriture plus fine, je n’imagine pas que l’on puisse enlever une phrase, un mot de cette oeuvre. Il a été également réédité en version poche.
On me l’a offert début décembre et quel magnifique cadeau ! J’avais des lectures à terminer mais dès que je l’ai ouvert début janvier et commencer à lire, je ne pouvais plus le lâcher.
Dès les premières pages on est embarqué. Pourtant le sujet n’est pas léger, loin s’en faut.
L’histoire s’inscrit dans la fin de la 2ᵉ guerre mondiale entre Paris et principalement Barcelone.
Daniel Sempere à peine âgé de 10 ans vient de perdre sa mère. Son père, libraire, l’emmène au « Cimetière des livres oubliés » un lieu secret pour y choisir un livre qu’il devra conserver toute sa vie. Daniel en ressort avec un livre choisi au hasard, « L’ombre du vent » écrit par un certain auteur méconnu Julián Carax. Passionné par ce livre qu’il lit en une nuit le marquera à vie. Il décide donc d’en apprendre plus sur cet écrivain inconnu, il apprendra qu’il est originaire de Barcelone, qu’il est allé à Paris où il a écrit ses romans, l’Ombre de vent étant le dernier, qu’il est mort lors d’un duel, mais peut-être pas, serait revenu à Barcelone où il fût reconnu mort. Est-il mort (Paris, Barcelone?), disparu… Ce livre d’un auteur méconnu semble intéresser beaucoup de personnes, il y a même un être mystérieux qui s’acharne à acheter ou voler toutes les œuvres de Julián Carax pour les brûler, s’agit-il d’autodafés ? Daniel que l’on suit de ses 10 ans jusqu’à l’âge adulte se lance dans une quête aussi passionnante que dangereuse… Et cette quête devient la nôtre !
Des personnages attachants : Daniel le narrateur ; Beatriz, son amour, jeune femme à la fois fragile et décidée ; le père de Daniel effacé et mélancolique qui adore son fils ; Fermín, ancien SDF désormais employé de la librairie et personnage haut en couleurs ; la mystérieuse Nuria Montfort dont son récit sur plusieurs pages m’a particulièrement touché ; celui qui ne connaît que la haine, le cruel Fumero ; Julián Carax, l’ombre de ce roman, si charismatique que l’on a envie de lire ses autres livres fictifs… et d’autres personnages tous plus ou moins cabossés par la vie.
Ce roman est merveilleusement bien écrit ! Dirigé par mains de maître d’un dosage bien proportionné de ce que doit fournir un roman et on se laisse porter par la mélodie des mots, cela jusqu’à la fin où tout se clôt (ce qui est rare, bien savoir terminer un excellent roman).
Une écriture qui à beaucoup de souffle !
En plus d’être prenant et émouvant, il est aussi parfois très drôle, avec des répliques hilarantes.
Bref ! Un livre fabuleux dont l’intrigue est captivante de bout en bout.
Suite à ce livre, deux autres ont suivi « Le jeu de l’ange » et « Le prisonnier du ciel » ce qui en fait une trilogie. Ayant trouvé ce premier livre captivant de la première à la dernière phrase j’ai du mal à imaginer ce que l’on peut y apporter de plus. Ces deux autres livres sont-ils d’une commande de l’éditeur liée au succès du premier livre ? Toujours est-il que je n’ai pas, pour l’instant, la curiosité de lire les autres, je souhaite vraiment rester sur cette excellente impression.