Rando – Le Faou Douarnenez – GR34 – 7 jours

Rando – Le Faou – Douarnenez (Tréboul) – GR34 – 7 jours

Durée : 7 jours
Distance : 181 km
Dénivelés cumulés : Le smartphone n’étant pas très précis il faut savoir que l’on passe son temps de marche à monter et descendre, très peu de plat, il y a donc une bonne accumulation de dénivelés.
Difficulté : Les étapes sont longues avec du dénivelé, donc pas très facile, par contre on peut la rendre plus facile en y ajoutant des étapes intermédiaires.

Intro :

C’est la première fois que je randonne en dehors de la montagne, déjà en Auvergne j’avais été étonné par le nombre de barbelés et propriétés privés, mais il reste de magnifiques coins de bivouac. En Bretagne les coins de bivouac sont assez rares, où je n’ai pas su les trouver, là où il y a de magnifiques paysages c’est souvent interdit. J’ai bien vu des jeunes qui ont dormi à la belle étoile, mais bon. Alors que je comptais faire 2 campings lors de mon circuit, j’ai finalement passé toutes mes nuits en camping, sous tente, parfois bungalow lorsque je souhaitais plus de confort pour soigner mon pied. Alors naturellement, ce n’est plus le même budget. J’ai un souci à la cheville gauche ce qui m’inquiète pour le début de la randonnée le lendemain. Je suis arrivé dans l’après-midi à Le Faou que j’ai visité, j’ai dîné, dormi et petit-déjeuné à l’hôtel.

Déroulement

Étape 1 – Le Faou → Landévennec
24,467 km Temps : 7h37 Déplacement : 5h

Je me suis mis de la pommade et me suis massé la cheville la veille et le matin même. Je me concentre sur ma marche, mon posé de bâtons… Tellement concentré que je rate une marque sur ma droite et me fait faire un kilomètre pour rien (deux avec le retour). Je rencontre un couple qui marche bien et très léger, pas de tente, ils dînent, dorment et petit-déjeunent en gîte ou hôtel. Ils m’apprennent qu’à Landévennec, en plus du camping municipal il y a aussi un gîte et une épicerie municipale. Nous faisons une pause café juste avant le Pont de Térénez. Nous séparons juste après le pont, eux partent direction sud-Est, moi Nord-Ouest. À Landévennec j’opte pour le gîte, pour 10 € de plus j’ai une chambre de trois pour moi tout seul avec douche et toilette indépendant.
Bravo à la municipalité de Landévennec qui rend leur commune accessible aux marcheurs et qui donne franchement envie d’y aller !

Étape 2 – Landévennec → Le Fret
27,719 km Temps : 8h10 Déplacement 5h57

Pommade et massage de la cheville gauche… On attaque par un sentier en sous bois qui longe la mer sur notre droite, il y a pas mal de dénivelés. Si je trouve le parcours dans un premier temps sympathique, à l’ombre et non en plein cagnard au bout d’un moment je le taxe de très monotone, voire ennuyeux, toujours le même paysage. Lorsqu’en sortant de la forêt pour contourner l’Ècole Navale et que je constate sur ma carte que le chemin côtier me renvoie sur le même type de sentier jusqu’à la fin d’étape je dis non ! Je décide de visiter l’intérieur des terres, je prends plein Sud, puis Ouest j’arriverai au camping de Gwel Kaer par le Sud par (comme dirait Sylvain Tesson) les chemins noirs. J’ai apprécié mon choix, je n’ai croisé personne, vu des coins sympa pour bivouac mais je n’avais pas assez d’eau.

L’on me dit que pour l’étape de demain, le GR a été modifié, beaucoup plus court car il y a des travaux à la Pointe des Espagnoles. Une jeune fille s’installe à côté de moi, elle fait le circuit inverse et me confirme que le GR est momentanément modifié, mais elle n’en a pas tenu compte et la route, elle, est toujours ouverte et passe par la Pointe des Espagnoles.
Je ferai donc comme elle.

Étape 3 – Le Fret → Camaret sur Mer
30,801 km Temps : 8h33 Déplacement : 6h27

Le rituel du soin de ma cheville matin et soir… Le trajet Le Fret La pointe des Espagnoles est particulièrement ennuyeux, on se frotte à la brûlure du bitume sur une départementale. En effet, il n’y a rien à voir à la Pointe des Espagnoles qui est fermé par des barrières de chantier. Il y a un parking neuf presque terminé avec des sanitaires pas encore ouvert, donc pas de point d’eau pour le moment. Le retour Ouest de la Pointe des Espagnoles j’en prends plein les yeux c’est magnifique, de nombreux vestiges de la seconde guerre mondiale (blockhaus), de gros dénivelés… Par contre sous ce cagnard je suis juste, très juste avec ma gourde d’un litre, il me reste à peine 20cl, j’humecte ma bouche de temps en temps je ne veux pas me retrouver avec une gourde totalement vide, j’accélère le pas, je me fais une ampoule au niveau des ligaments métatarsiens transverses. Je passe par le camping de la plage de Trez Rouz où je bois deux cocas frais cul-sec (moi qui ne bois jamais de soda) et rempli ma gourde. On m’indique mal le chemin que je ne vérifie pas et me retape du bitume jusqu’à Camaret.

Au camping je prends un bungalow premier prix, fais sécher ma tente, perse mon ampoule mets un pansement.

Je pars visiter Camaret, et fais une partie du GR34 dont retour à mon camping par derrière, je ne l’ai pas tracé et c’est ce que je ferai de moins lors du départ.

Étape 4 – Camaret sur Mer → Goullien
16,074 km Temps : 4h52 Déplacement : 3h56

Je pars très tôt, mon sac est plus léger avec ma tente sèche, au bout de vingt minutes de marche mes douleurs deviennent supportables et je profite pleinement des magnifiques paysages, par contre lors des pauses je n’ose pas enlever mes chaussures et à chaque redémarrage il me faut un certain temps pour ne pas boiter. J’arrive tôt au camping de la plage de Goullien. J’y plante ma tente et fait plein de rencontres avec des randonneurs et randonneuses, on échange sur des avis sur les matériels, des astuces et autres. Nombreux vont prendre des photos de ma tente 1 place ultra légère. Je prends soin de mes pieds, le pansement seconde peau n’a pas tenu et a fait une boule j’ai maintenant toute une série d’ampoule sur la largeur du pied au niveau des ligaments métatarsiens transverses.

Étape 5 – Goullien → Morgat
27,261 km Temps : 9h24 Déplacement : 6h17

J’anticipe car il n’y a pas de point d’eau jusqu’à Morgat et achète une bouteille de 1,5L, je pars donc chargé de 2,5L d’eau plus une tente mouillée de rosée. Si l’on pensait avoir tout vu en beauté depuis la descente de la Pointe des Espagnoles, il n’en est rien, les paysages sont à couper le souffle, on a envie de s’arrêter toutes les quinze minutes pour contempler, prendre en photos de ce que l’on voit devant et ce que l’on a passé en nous retournant. C’est MA-GNI-FI-QUE !

Proche de Morgat, je n’en peux plus, j’ai mal à mon pied droit, une douleur survient à mon genou gauche. Je regarde ma carte et constate que si je remonte un peu je peux rejoindre un chemin qui semble plus plat, je terminerai les deux trois kilomètres par-là mais ça me semble interminable jusqu’au camping des Bruyères. Je prends une douche prends soin de moi, le moral est remonté au top !

Anecdote: le matin je regarde de loin une corneille qui tourne autour de ma tente et pique de son bec ma petite savonnette posée sur une pierre près de ma tente. Je m’en amuse jusqu’au moment ou elle prend ma savonnette dans son bec et part avec, elle m’a volée ma savonnette!!??… J’ai dû racheter un flacon de gel douche (il n’y avait pas de savonnette) au camping de Pentrez et bien plus cher que dans un commerce habituel.

Étape 6 – Morgat → Pentrez
29,279 km Temps : 9h02 Déplacement : 6h08

La nuit il y a eu une grosse averse, ma tente est bien étanche je ne l’avais pas testé dans ces conditions. Le matin je plie ma tente mouillée de rosée car j’ai beau l’essuyer elle se remouille aussitôt… Et c’est reparti ! À la sortie de Morgat je salue deux marcheuses, à la vue de leur sac je me dis qu’il s’agit de deux marcheuses à la demi-journée qui font des balades de santé, et c’est bien… Elles me suivent et c’est rare, soit je marche plus lentement que d’habitude soit ce sont de vraies marcheuses. À chacune de mes haltes pour vérifier le parcours car il est particulièrement mal fléché dans cette zone elles me rattrapent et l’on discute, elles viennent de Roscanvel ou de par là et vont à Tréboul comme moi. Ce sont de vraies marcheuses, on sympathise et nous décidons de marcher ensemble. Je traîne un peu la patte dans les descentes à cause de mon genou je les rattrape sur les plats et montés, elles ont un rythme constant et soutenu pas lent, ce sont de bonnes marcheuses et j’apprécie leur compagnie qui me font oublier mes douleurs. Nous traversons de magnifiques paysages différents des autres, ça ressemble à l’Irlande on fait des pauses pour contempler et prendre des photos, je passe une excellente journée avec elles. Nous dépassons le camping car le nom n’est pas explicite et revenons sur nos pas pour nous poser au camping Paradis Menez Bichen. J’ai pris un bungalow pour le confort à la sortie de la douche je ne peux plus poser mon pied à plat, je suis à la fin de ma vie, j’envoie des messages à mon ami pour lui dire qu’il y a de grande chance que j’arrête là, à une étape de la fin, je suis dégoûté ! Je me rends au bungalow de Josseline et Aude (j’ai changé les prénoms mais elles se reconnaîtront si elles passent par ici) car Aude m’a donné des conseils de soin avec du mercurochrome et m’en donne un flacon, j’ai confiance car elles ont fait des marathons et semi-marathons, elles savent ce que c’est que des ampoules douloureuses. Je me mets du mercurochrome, et m’allonge sur mon lit laissant pendre mon pied pour que ça sèche. Nous nous sommes donné rendez-vous au restaurant du camping, avant d’y aller je me fais un bandage serré et y vais en claquettes… Ça se passe pas trop mal, j’ai moins mal et nous passons une excellente soirée. Avant de dormir j’enlève le bandage et me remets du mercurochrome me masse le genou et la cheville.

Étape 7 – Pentrez → Douarnenez (Tréboul)
25,538 km Temps : 7h28 Déplacement : 5h26

Les conseils d’Aude ont bien fonctionné, ma peau est bien sèche et dure au niveau de mes ampoules. Je fais un bandage serré que je consolide avec de l’adhésif, une chaussette par-dessus le tout bien compressé dans ma chaussure et c’est la journée où j’aurai eu le moins mal depuis le début de mes ampoules. J’envoie un message pour dire à mon ami que je reprends ma randonnée. On poursuit sur des paysages toujours à l’Irlandaise, une bonne ambiance entre-nous, mon ami J-G nous attend à l’ombre à une heure de marche de Tréboul, on le taquinera à ce sujet car au bout d’une d’heure nous lui demandons si nous sommes encore loin et nous répond à une petite heure de marche… Cela dit il connaît parfaitement la région et nous fait une visite guidée de tous les lieux nous racontant leurs histoires, vraiment génial ! Nous terminons dans un bar à Tréboul devant une bière bien fraîche et bien méritée.

Les rencontres

Si je les ai déjà un peu évoquées, je trouve important de les relater.
Lorsque j’étais jeune randonneurs, il y avait très peu de jeune, il s’agissait d’une activité attirant davantage des vieux, puis lorsque j’ai repris c’était en Auvergne (3, je n’en ai noté qu’une sur le blog), sur des sentiers pas toujours fléchés (les chemins noirs) où je ne rencontrais absolument personne à part quelques travailleurs sur leur tracteur se rendant aux champs. Je randonnais tel un vieux loup solitaire aux poils blanchissant. J’échangeai avec d’autres randonneurs sur les forums ou réseau sociale (Mastodon) et c’est à travers cette randonnée que j’ai apprécié les diverses rencontres. J’ai été agréablement surpris par la diversité des randonneurs de tout âge et tout sexe, randonnant seuls, en couple, entre amis, en groupe. A Goullien un couple qui était là en camping vacances et non en randonnée mais qui pratiquent la randonnée légère, dès que j’ai planté ma tente sont venu la voir, m’ont apporté une chaise pliante ce qui améliore le confort, m’ont invité à boire une bière, et une autre en soirée, ils m’ont montré leurs duvets ultra-léger, doudoune, nous avons discuté matériel, m’ont donné une adresse de boutique, nous avons échangé nos téléphones et nos courriels. Lors du déjeuner au Cap de la chèvre deux jeunes pas beaucoup plus de vingt ans, l’un pratique déjà et initie son pote, ils ont dormi à la belle étoile, lorsque je dis que chaque nuit vers 3h30 j’ai un peu froid mais supportable car j’ai pris mon duvet le plus léger (720g) et que j’envisage en acheter un plus chaud pour un poids similaire… Le jeune me dit : vous avez un sac à viande en soie ? Moi : oui, mais c’est vrai que je ne l’ai pas utilisé… Lui : Mettez-le cette nuit, vous allez gagner 5°C alors qu’un duvet ultra-léger va vous coûter un bras sans vraiment gagner en poids… à peine plus de vingt ans et déjà plein de bon sens. La rencontre d’Aude et Josseline a été déterminante, par leur sympathie, leurs conseils et surtout le mercurochrome… Sans cette rencontre j’arrêtais à Pentrez, je leur en suis très reconnaissant. L’allemande que j’ai croisée plusieurs fois au Cap de la chèvre et qui a campé à côté de moi à Morgat et que je retrouve à Tréboul, elle cherche une pharmacie pour acheter de la crème solaire, elles sont toutes fermées, je lui donne la mienne et repars avec son sourire et son accent vers la Pointe du Raz… Bref, les rencontres humaines ont aussi leur importance en randonnée.

Conclusion

Très belle randonnée avec de magnifiques paysages, une mer avec des bleus parfois profonds et d’autres fois aux teintes bleu, vert pastel, les bruyères en fleurs.

j’aurais pu moins me charger en nourriture et donc être plus léger, j’avais deux batteries téléphone, une seule m’aurait suffi. Une randonnée que je conseille. Si j’ai fait le circuit en sept étapes, je n’ai pas marché sept jours d’affilés, je me suis posé une journée à Camaret et une autre à Morgat pour tenter soigner mon pied. C’est deux pauses n’ont pas été bénéfique car une journée n’est pas suffisant pour le rétablissement d’un pied bien abimé et je repartais avec les mêmes douleurs, donc plutôt une dépense supplémentaire. Si c’était à refaire je ne ferai pas de pause sauf en cas de problèmes musculaires (crampes) qui peuvent se rétablir en une journée.

Les plus
Les paysages, les dénivelés (les montagnards aimeront), les rencontres, campings municipaux et mention spéciale à la municipalité de Landévennec.

Les moins
Les tronçons bitumés, il y en a certains longs et pénibles, ne pas trouver de coin à bivouac mais je n’ai peut-être pas su les trouver. Des campings parfois chers alors que l’on demande juste à planter sa tente et prendre une douche.

Petite vidéo pour conclure

Budget

Dans le budget n’est pas compris l’investissement en matériel, habillement, nourriture emportée.
Cartes ING 0518OT et 0418ET (frais de port compris) → 32,79 €
Allé/retour RER → 10 €
Bus chez-moi – RER → 2,10 €
Paris Quimper (TGV) 1er classe → 58,85 €
Quimper Le Faou Ligne bus 31 → 5 €
Hébergement Relais de la place, Le Faou, 1Repas du soir + 1 nuit + Petit-déjeuner → 85,88 €
Gîte municipal Landévennec → 17 €
Camping Tréveal (Le Fret) → 14 €
Camping municipal Camaret (abri en bois) → 30,22 € X2
Camping Goullien → 16,76 €
Camping les Bruillières à Morgat → 14 € X2
Camping Paradis Menez Bichen à Pentrez (bungalow) → 50 €
TGV Quimper Paris 2è classe → 29 €

Mon ami JG m’a donné un ticket de bus Tréboul – Quimper

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Rando – Chaussures et chaussettes

Rando – Chaussures et chaussettes

Je ne vais pas ici vous parler de marque et vous comprendrez pourquoi. Juste quelques critères vous permettant de bien choisir vos chaussures de randonnées pour profiter pleinement de l’activité tout en protégeant vos pieds. Je resterai un peu plus vague concernant les chaussettes qui ont pourtant aussi leur importance.

Je m’adresse plutôt à ceux qui souhaitent faire de la randonnée ou débutent dans cette activité. Ceux qui ont l’habitude de la randonnée savent comment choisir. Donc plutôt des conseils pour la randonnée loisirs lambda sur du plat ou en moyenne montagne en période estivale.

Les modèles

Il en existe un nombre incroyable, des montantes, des basses et des sandales. Il y en a pour tous les goûts à tous les prix. On va partir du principe que l’on recherche une paire polyvalente, les randonnées d’été et les sorties de maintien. Ne pas hésiter à faire de nombreux essais en magasin sur les différents modèles, bon, vous allez emmerder le vendeur en lui faisant sortir une multitude de boîtes mais c’est important… Et si vous hésitez, n’achetez pas, quitte à y retourner plus tard.

Par la suite vous saurez vers quelles modèles vous orienter.

Avant tout

Un critère que je trouve important et qui est pourtant absent des descriptions des chaussures de randonnées est  « à quel marcheur convient-elle ? » Avez-vous une marche neutre/universelle, pronatrice ou supinatrice ? Ceux qui font du running, running/trail trouveront cette précision fournie par certaines marques sur certains de leurs modèles. Pour les autres activités sportives dont la randonnée cette précision est absente (je ne l’ai pas trouvé) alors qu’elle me paraît essentielle, c’est même à mon sens la première chose qui devrait apparaître sur les critères d’une paire de chaussures.
Une paire de chaussure n’est jamais neutre sur votre façon de marcher, elle peut corriger ou amplifier votre façon de marcher c’est donc vraiment dommage que de devoir se passer de cette information.
Si cette donnée serait précisée sur chaque modèle cela permettrait à chacun d’exclure certains modèles pour se concentrer sur ceux qui lui sont le mieux adaptés. Peut-être que toutes les chaussures de randonnées sont adaptées aux marcheurs neutres, ce serait bien de le préciser.
Mais bon, se sera au petit bonheur la chance !

Prenez soin de vos pieds, si l’on fait souvent attention à son apparence (visage, coupe de cheveux, etc.) on néglige parfois nos pieds qui pourtant nous portent depuis nos premiers pas. En cas de doute, consulter un podologue peut être une bonne chose, en fonction de l’usure de vos chaussures il pourra vous proposer des semelles pour pieds pronateurs ou supinateurs.

Montantes ou basses ?

Ce qu’on appelle hauteur de tige.
N’écoutez pas ceux qui ont des convictions toute faite : tel type de randonnée il faut tel hauteur de tige, etc. J’ai connu ça dans ma jeunesse ceux qui ne voyaient pour la randonnée que l’usage de la « Galibier Super Guide », désolé mais pas pour moi, le temps de les faire à mon pied aurait été trop long si ce n’est mon pied que se serait fait à la chaussure.
Alors voyons ça plus sereinement.

Il y a la théorie

  • Pour les marches longues avec forts dénivelés, rocailleux, montagne ou moyenne montagne des tiges hautes sur des chaussures plus ou moins rigides.
  • Pour des marches longues sur terrain variés, voir moyenne montagne… Tiges moyennes à hautes.
  • Pour la petite randonnée à faible dénivelé se serait plutôt les tiges basses à moyennes.
  • En plein été, sous le cagnard les randonnées sur terrains plats ou faibles dénivelés il y a les sandales.

Il existe donc des théories toutes faites qui peuvent être une première piste de prospection. Mais…

La théorie c’est bien, mais la pratique ce sera vous !
On va voir que les critères de choix sont multiples et que la théorie n’est pas forcément adéquate.
Je connais des randonneurs qui sont des inconditionnels de la sandale que ce soit sur plat ou montagne, ça met à mal la théorie et certaines personnes ne supportent pas les tiges hautes
Par ailleurs je ne vois pas ce qu’apporte de plus une moyenne tige par rapport une basse tige, si ce n’est le confort.

Le confort :

  • Il y a le confort qui j’ai envie d’appeler « bien-être » dans quel type de chaussures vous vous sentez le mieux (tige haute, moyenne, basse, sandale). Ça a son importance ! Dans tous les cas vous devrez essayer plusieurs modèles pour le ressenti. Concernant les tiges hautes soyez très attentif là où peuvent survenir les frottements en fonction du modèle, de votre morphologie (cheville forte ou mince, etc.). Pour les tiges moyennes aussi soyez attentif, (frottement ou pas sous l’os de la cheville, l’arrière du pied, etc.).
  • Le confort « pratique » (les petits cailloux, brindilles, etc.) qui rentre dans la chaussure, ce confort est proportionnel à la hauteur de la tige. Haute, peu de chance d’avoir des intrus, moyenne ça arrivera occasionnellement, basse les intrus sont un peu plus nombreux, sandale ça arrive plus souvent… Rien de dramatique, c’est un choix de compromis avec ce petit désagrément.
  • Le confort « matériel« , le poids, plus la chaussure est haute et plus elle pèse lourd (théoriquement en fonction des matériaux de fabrication). Le choix des matérieux de fabrication (niveau d’imperméabilité), respirantes, semelles traitées antibactériens sont des plus à prendre en compte en fonction de votre budget.
  • Fragilité physique, certaines personnes se « tordent » la cheville facilement. Et quand cela arrive, vous êtes certains que cela va se reproduire plusieurs fois lors de la randonnée. Dans ce cas une tige haute sur des chaussures rigides me semble le mieux appropriée.

Si vous pensez rencontrer beaucoup de pluie, de boue, une tige haute, ou la tige moyenne peut être un bon compromis.

C’est sur votre ressenti lors des essayages, en les lassant et marchant dans le magasin que vous choisirez celles dans lesquelles vous vous sentez le mieux. N’hésitez pas à les plier les tordre légèrement pour voir leurs points de souplesse et de rigidité (ne les abîmez pas non plus).

Personnel (je ne suis pas médecin ni kiné) je n’ai pas de fragilité de cheville (même s’il m’est arrivé de me la tordre, ce n’est pas habituel), j’opte pour des chaussures basses, laissant la cheville libre. Je pense que cela va fortifier et tonifier la multitude de petits muscles de mes chevilles, comme lorsque suite à un accident votre kiné vous fait faire des séances de rééducations sur une « planche ronde d’équilibre ». C’est un choix très personnel et je peux très bien changer d’avis à l’avenir.

Avec l’expérience vous corrigerez ou pas pour votre prochain choix.

L’imperméabilité.

L’imperméabilité absolue n’existe pas, ou si, les bottes en caoutchouc (c’est ce que portent généralement les FARC dans la forêt tropicale), mais ce n’est pas ce qu’il y a de mieux pour le confort et respiration des pieds.

Cela dit il ne faut pas négliger ce critère.

En dehors des sandales où vous aurez les pieds rapidement mouillés mais qui sécheront plus rapidement aussi. Le niveau d’imperméabilité de vos chaussures permettra d’empêcher l’intrusion d’humidité de la rosée, crachats, flaque d’eau et limitera celle des pluies.

Oui, lors de fortes pluies ça finira par rentrer plus ou moins rapidement… Si vous êtes comme moi (short et chaussures basses) par ruissellement le long des chevilles, sinon au mieux par le laçage de vos lacets… et les matières étant respirantes ont un échange qui exclue, de fait, l’étanchéité absolue.

Cela dit, ne négligez pas ce paramètre si vous optez pour des chaussures et pour vous en convaincre je vous propose d’aller vous promener à la rosée dans une prairie avec des chaussures pas du tout imperméabilisées puis avec des chaussures d’un niveau moyen d’imperméabilité, la différence est grande !

Choisissez un critère d’imperméabilité correcte. Ne faites pas confiance aux pubs « 100 % étanche », l’eau peut aussi suinter par les coutures, surtout à la longue, sauf bottes en caoutchoucs, mais bon !

Les matériaux

Je ne vais pas m’étendre car en fonction de matériaux la facture peut très vite monter en flèche (Gore-Tex, Outdry, etc). S’agissant d’une première paire de chaussures, est-ce que l’activité vous plaira ou pas, allez-vous continuer ? Mieux vaut prendre des chaussures à un prix raisonnable tout en étant bien appropriées.

Mon exemple : lorsque j’ai décidé de reprendre la randonnée l’année dernière, je sais que j’aime cette activité mais n’étais pas persuadé de pouvoir la pratiquer dans la durée à cause de soucis de santé (mon dos). J’ai opté pour des chaussures tige basse, respirante, imperméabilisées mais pas de Gore-Tex ni Outdry (donc le risque qu’elles prennent l’eau plus rapidement que d’autres), crampons gomme tendre et profonde… achetées moins de 50 € et j’ai vu que le prix a baissé dernièrement. J’en ai été entièrement satisfait pour le prix, lors de pluie quelques taches d’humidité sur les chaussettes au niveau des pliures de la chaussure, mais rien de dramatique. Une usure peut être un peu rapide et surtout vous pouvez mettre le nez dedans elles ne sentent rien !

Par contre un an et demi avant, j’avais acheté pour des balades en forêt l’hiver des tiges hautes, le premier prix d’une chaîne de magasins de sport qui fabrique sa propre marque et quelle déception les chaussures sentaient immédiatement des pieds, une horreur, alors que je suis quelqu’un qui transpire peu, je m’en suis débarrassé rapidement.
Donc pour une première paire de chaussures de randonnée l’on peut trouver des chaussures correctes à des prix très raisonnables. Si vous continuez la pratique de la rando, vous pourrez investir un peu plus lors du renouvellement, mon cas actuel.

La taille

Essayez avec vos chaussettes de randonnée et choisissez une pointure au-dessus de votre pointure habituelle.
En fonction de la morphologie du pied (étroit ou large) vous constaterez que certains modèles convient mieux que d’autres à votre pied, ne focalisez pas sur l’aspect visuel (celle-ci sont plus jolies que les autres) mais vraiment sur votre confort.

Entretien et usage

  • Ne jamais mettre dans la machine à laver, ni les savonner et frotter. Si elles sont pleines de boue, les laisser sécher et les frapper l’une contre l’autre pour décoller la boue.
  • Les utiliser que pour les longues balades et randonnées.
  • Les faire à votre pied et votre marche avant de partir en randonnée avec (des balades de plus d’une heure) ne pas partir avec des chaussures neuves.
  • Ne pas les mettre au quotidien pensant les faire à votre pied car l’empreinte intérieure de votre chaussure à votre pied ne sera pas la même que lors de longues marches, risque d’ampoules.

Je pense avoir le tour…

Les chaussettes

Si vous partez pour une longue randonnée vous aurez une paire au pied et peut-être deux ou trois dans votre sac.
N’hésitez pas sur la qualité, la hauteur de la chaussette dépendra de la hauteur de la tige de vos chaussures. Si vous êtes bien avec des chaussettes hautes même avec des chaussures basses, c’est votre confort qui prime.

Il existe une multitude chaussettes de randonnées, utilisant des tiges basses, personnellement j’utilise des chaussettes plutôt « running » et non spécifiques randonnée sans couture.

Par exemple j’ai quatre paires de chaussettes traitées antibactérien, bonne tenue au pied et très peu transpirante. Qui sèche très rapidement après lavage. Ça vaut tout de même cher la paire, je les garde donc seulement pour mes randonnées sur plusieurs jours.
Pour mes balades d’une journée ou demi-journée j’en ai d’autres de bonne qualité mais moins cher.

Si vous avez des problèmes de circulation sanguine il existe des chaussettes adaptées, ne pas hésiter à demander conseil à votre médecin ou médecin du sport.
Vous avez un immense choix au rayon sport.
Il existe des chaussettes pieds droit et pieds gauche, j’en ai une paire et n’ai pas ressenti une véritable différence avec les autres, mais bon.

J’en ai fini.

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App – MyTourBook 21.6.1

MyTourBook logo sima78, août 2021
MyTourBook logo sima78

MyTourBook : Gestionnaire d’entraînement sportif version 21.6.1 – linux-64

J’ai un projet de randonnée en solitaire, fin mai début juin et voilà que je découvre une application qui me sera bien utile pour retracer mon parcours à mon retour. Il me manque un GPS/Altimètre pour bien tester cette application, j’en parle en fin de billet.

Les applications destinées aux sportifs ne sont pas très courantes parmi les applications libres et je suis heureux de découvrir MyTourBook qui n’en est pas à sa première version.
Il ne s’agit pas là de rentrer dans le détail du fonctionnement de l’application car je l’avoue, pour l’instant je l’ai installé mais comme j’ai en projet quelques activités sportives, je testerai donc l’application et referai un billet plus approfondi. Nous allons donc juste faire le tour de ce qu’est MyTourBook.

MyTourBook est un gestionnaire d’entraînement utile, gratuit et libre qui vous permet de visualiser et d’analyser les parcours enregistrés par un appareil GPS, un vélo, un ergomètre et certains autres appareils de sport enregistrant les données sous format numérique.

mytourbook-001.jpg, août 2021

Il permet d’importer, d’extraire, de modifier, de visualiser et d’exporter des itinéraires enregistrés avec un appareil GPS, qu’il s’agisse de votre téléphone portable, d’un appareil de course à pied ou de vélo, d’un GPS traditionnel, etc. L’objectif principal de ce programme est de gérer votre entraînement sportif. Il peut également être utilisé pour éditer les fichiers générés par le GPS de votre voiture, mais il est plus orienté pour pouvoir suivre vos entraînements et en résumant les résultats dans différents graphiques.

Caractéristiques

Il permet :

  • d’importer, recevoir, exporter, modifier et afficher des itinéraires.
  • d’ajouter et affichez des photos.
  • d’analyser le rythme cardiaque,
  • de comparer automatiquement les trajets.
  • de segmenter automatiquement un trajet.
  • d’effectuer une analyse statistique des données enregistrées.
  • de gérer les déplacements de différentes personnes.

Il est basé sur Eclipse (Java) et dispose d’un support multilingue et est multi-plateforme, c’est-à-dire qu’il fonctionne sur différentes plateformes telles que : Linux, Windows et MacOS. Il est en développement continu et complet, de sorte qu’il pourra certainement faire beaucoup plus à l’avenir, bref, une application prometteuse.

Téléchargement, installation, utilisation et captures d’écran

Rien de plus facile. Il suffit d’aller sur le site officiel, sur lequel vous pouvez obtenir plus d’information et le téléchargement se fera depuis le SourceForge

Une fois téléchargé et décompressé dans le répertoire de votre choix, il suffit d’aller dans le dossier créé appelé « mytourbook » et de lancer le fichier exécutable qui porte le même nom, soit par terminal soit en mode graphique. Java 11 qui est la version minimale nécessaire pour son fonctionnement.

À son premier lancement il vous affichera une série de fenêtre pour faire une première configuration.

mytourbook-002, août 2021
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mytourbook-003, août 2021
mytourbook-003

 

mytourbook-004, août 2021
mytourbook-004

Pour arriver à la fenêtre d’accueil.

mytourbook-005, août 2021
mytourbook-005

À partir de là, il ne reste plus qu’à utiliser l’application, importer, explorer des données, etc.
N’ayant pas de GPS je n’ai pour l’instant pas pu pousser plus loin mes tests, mais ça viendra.

Pour mieux tester l’application Je suis à la recherche d’un GPS OpenSource (si ça existe) voire le plus libre possible. pas une application smartphone.

J’ai posé la question sur Mastodon et l’on m’a déjà donné quelques pistes à suivre. Je vous les mets ci-dessous.

Un peu lourd pour de la randonnée, mais je testerai ça un jour par curiosité.

  • Amazfit + app: Une montre connectée (amazfit bip, avec connexion GPS et glonass), sans l’application dédiée, histoire de ne pas voir fuiter les données, uniquement l’application open-source gadgetbrige (dispo sur F-Droid), parfaitement compatible, et qui permet de récupérer les trajets effectués avec toutes les infos qui vont bien (altitude, vitesse + cardio, distance, etc.). Par contre, attention au choix : amazfit (xiaomi) propose quantité de modèles différents, avec des subtilités en matière de fonction. Vérifier avant, en particulier pour la fonction GPS, ainsi que (et surtout) la compatibilité avec gadgetbrige.

Ça tombe bien j’ai une montre Amazfit que je n’utilise pas et semble compatible Gadgetbrige, à tester rapidement.

  • Garmin edge 305: Un « vieux » appareil GPS pour randonneurs de carto OSM, un garmin gps edge 305 par exemple peut être trouvable sur le marché d’occasion.

Autre piste intéressante.

Je suis preneur de toute expérience concernant cette application et si vous connaissez un GPS/Altimètre.