Rando – Sima fais-tu du bushcraft

Fais-tu du bushcraft ? Viens sima78 on va faire du bushcraft, de la survie. Sima78, tu manges des plantes et des racines ?…

Ce billet découle d’un mail auquel j’ai répondu, mais il présente également des similitudes avec des discussions que j’ai eues à deux reprises avec Thomas (nous l’appellerons ainsi). Thomas exprime le désir de faire des sorties sur plusieurs jours en ma compagnie. De plus, ces échanges peuvent être mis en relation avec certaines questions qui me sont posées de manière naïve par des personnes qui apprennent que je pratique la randonnée.

Mail et questions

Le mail est explicite et je peux le résumer en une phrase : Sima, fais-tu du bushcraft et si oui, comptes-tu publier des articles sur le sujet ?

Thomas et moi avons un passé commun, lui ayant servi dans un corps d’élite avec de nombreux stages de survie, et j’ai été également formé à la survie. Il propose l’idée de sorties en bushcraft extrême sur plusieurs jours ensemble.

Les interrogations fréquentes de personnes découvrant ma passion pour la randonnée incluent : Tu fais des feux avec ce que tu trouves ? Tu fabriques des pièges, tu te nourris avec ce que tu trouves ? Etc.

Et c’est quoi le Bushcraft?

Avant d’aller plus loin, il faut définir ce qu’est le bushcraft (définition wikipédia) :  Le bushcraft, plus rarement woodcraft, ou art des bois, est une activité de loisir qui consiste à mettre en pratique des compétences et connaissances plus ou moins anciennes, permettant une vie prospère dans la nature, en la perturbant de façon minimale. […].

J’ai un problème avec ça!

J’ai un réel problème avec la définition du bushcraft !
C’est souvent le cas avec les termes anglo-saxons, il y a, à boire et à manger.

  • Est-ce que dormir dans un hamac ou sous tard et faire un feu de bois est du bushcraft ?
  • Est-ce que se nourrir partiellement de cueillette est du bushcraft ?
  • Est-ce qu’être en totale immersion dans la nature pendant plusieurs jours est du bushcraft ?

Pour cette dernière il y a une expression française, c’est être en mode survie et c’est incompatible avec l’itinérance.

Du coup, je ne sais pas vraiment ce que veut dire bushcraft, juste une idée approximative par ce que je vois sur le web.

  • Je sais faire un feu par friction, mais en France, c’est à dire pas forcément dans un autre lieu géographique, je ne saurais peut-être pas (certainement) trouver les bons matériaux.
  • Je sais faire un feu avec du bois humide (il faut un minimum de matière sèche pour démarrer) et qui ne fait pas de fumée, ou presque pas, si si, c’est possible il faut monter un feu inversé, je n’ai rien inventé il s’agit de techniques amérindiennes.

La dernière fois que j’ai fait tout ça remonte à longtemps et c’était dans un contexte ludique avec mes gosses.
J’ai une formation botanique (je ne suis pas botaniste) et je connais un peu les plantes…

Alors bushcraft ou pas ?

  • J’évite de faire des feux et si je dois en faire un, j’utilise un briquet, ou des allumettes pour l’allumer.
  • J’ai une pierre à feu que je ne prends jamais.
  • Je chauffe ou cuisine sur mon réchaud.
  • Je ne construis pas de piège, je ne chasse pas et ne pêche pas non-plus.
  • Je n’emporte pas de machette, ni de hache, ni mon poignard US Camillus…
  • Je ne me nourris pas non-plus de cueillettes et de racines.
  • Si je trouve le hamac confortable pour lire ou pour une sieste, j’y dors très mal, alors non, je n’ai pas de hamac.
Mon poignard US Camillus, janv. 2024
Mon poignard US Camillus

Ma vision de la randonnée

Nous avons chacun la nôtre !

La randonnée, pour moi, représente le plaisir de marcher, de découvrir et de profiter des paysages qui se dévoilent, tout en faisant des rencontres et en savourant les moments de solitude aussi. Dans cette démarche, j’inspire à adopter une approche minimaliste, cherchant constamment un compromis entre le poids à porter et le plaisir/confort de chaque instant.

De temps à autre, quand l’occasion se présente, je m’accorde de simples plaisirs, comme déguster un thé aux jeunes feuilles d’abies lors d’une soirée ou savourer une poignée de fruits sauvages tels que les sureaux, les mûres, les myrtilles et autres, sans pour autant y consacrer des heures.
En résumé, ma démarche de randonneur est celle d’un amoureux de la nature, sans aucune prise de tête.
Prendre du plaisir et savourer l’instant présent !

À savoir :
Parmi les organisateurs de stages de bushcraft, certains démontrent une approche sérieuse (rare), tandis que d’autres se révèlent être de simples amateurs (la majorité) proposant des idées fantaisistes et parfois aberrantes. Il est crucial de reconnaître que ce qui peut fonctionner dans un lieu particulier n’est pas nécessairement transposable dans un autre lieu et/ou contexte. L’adaptation nécessite une compréhension approfondie qui va bien au-delà de la simple pratique du bushcraft, une discipline actuellement très en vogue

Pour résumer, non, je ne fais pas de bushcratf ou de la survie, mais simplement de la randonnée.

Cet article vous a plu, ou déplu… Lâchez-vous ! Vous avez des expériences à partager, vous faites vous-même du bushcraft… N’hésitez pas à en faire part. Des questions ? Posez-les !

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Rando – Inventaire matériels de Randonnée 03 – Couchage

Un bon matériel de couchage en randonnée pour votre repos et un sommeil réparateur

S’isoler du sol, avoir un certain confort et dormir au chaud en randonnée

Soit ! vous n’aurez certainement pas le même confort que dans la literie de votre domicile, le but est d’essayer d’optimiser la qualité de votre repos nécessaire à la récupération. Si votre première nuit ne sera pas la meilleure, ce sera plus lié au changement d’environnement (des bruits que vous découvrirez, etc.) plus qu’à un réel inconfort, mais vous verrez que l’on s’y habitue rapidement, vous pouvez lire l’article Rando – Le bivouac peur et appréhension pour vous rassurer.

Certaines photos sont de moi d’autres prise sur des sites vendeurs.

S’isoler du sol en bivouac

Que ce soit à la belle étoile, sous tarp ou sous tente je mets toujours une couche isolante au sol, une couverture de survie réutilisable

Couverture de survie reutilisable pliée de couleur orange et argentée, déc. 2023
Couverture de survie reutilisable
couverture de survie reutilisable où deux mains teste la résistance en l'étirant., déc. 2023
couverture de survie reutilisable.

 

Couverture de survie réutilisable dans sa housse et posée devant une bouteille de 1,5L, déc. 2023
Couverture de survie réutilisable

Couverture de survie réutilisable
Réf. CAO4513 – 72 g – 5,50 €
Dimension : 210 x 130 cm
Matière : polyester
Film polyester de 28 microns d’épaisseur.
Coloris : 1 face orange, 1 face argent.

Je la pose face argenté vert le haut toujours à même le sol. Donc sous mon couchage en tarp ou à la belle étoile, sous la tente, lorsque je monte la tente.

Matelas gonflable pour randonnée

Quand j’étais jeune j’utilisais un tapis mousse très fin (pour la gym et que j’ai encore), j’ai opté pour un peu plus de confort avec un matelas gonflable.

Matelas

Matelas de randonnée gonflable. Deux images: 1 à plat gonflé, l'autre dans sa housse et tenu dans une main., déc. 2023
Matelas de randonnée gonflable.

Matelas gonflable – 530 g (dans son sac) – 29,99 €
Dimension : 188 x 60 x 5 cm
Thermoplastique, nylon, étanche.
Il en existe des plus légers mais que je trouvais moins résistant.
Il se gonfle rapidement (à la bouche).

Sac à viande

Sac à viande dans sa housse tenue dans une main., déc. 2023
Sac à viande de randonnée

Drap de couchage de randonnée
Backpacker’s Journey Drap de Sac de Couchage de Voyage – 155g – 18,99 €
Dimension : 220 x 70 cm
Sac de compression : 14 x 7 cm
Polyester

Alors un sac en soie aurait été mieux, mais je n’avais pas les moyens.

Sacs de couchage

J’en ai quatre mais lorsque j’ai repris la randonnée je n’avais que mon duvet historique, lourd, volumineux et trop chaud, mais bon, c’était aussi une question de budget.

4 duvets de randonnée alignés., déc. 2023
4 duvets de randonnée.
4 duvets de randonnée alignés couchés, déc. 2023
4 duvets de randonnée.

De gauche à droite

Sac historique
Ultralight – de -5°C à -12°C extrême -20°C – 1,610 kg avec sac de compression.
Ultraléger (pour l’époque) et ça coûtait beaucoup plus cher qu’actuellement alors que les duvets restent encore très chers.
Type sarcophage.

Je ne le prends plus, mais sait-on jamais.

Sac Militaire
Sac Militaire avec capuche, moustiquaire, poche – 1,100 kg avec sac de compression.
Température de 5°C à 10°C – Extrême -7°C
Pas encore testé.

C’est un sac qu’un jeune militaire m’a donné.

Sac Ati-light
Sac Ati-light – 720 g – Environ 50 € (ne se fabrique plus)
Confort de 6°C à 15 °C et plus.
Type sarcophage.

Idéal pour l’été, mais de 5 à 9°C, le sac à viande est nécessaire, la zone confort est au-dessus de 9°C.

Sac Duvet d’oies
Sac Duvet d’oies – 1,100 gk (1,180 kg avec sac de compression) – 59 € (en promo).
Rembourrage du duvet 600 g
Température confort de -5°C à 10 °C – Extrême -10°C
Tissu : nylon 400T taffetas imperméable 38 GSM 20D
Type sarcophage.

On peut trouver plus léger pour le même poids en duvet d’oie mais c’est plus cher.

Le revêtement me semble bien résistant et d’une assez bonne étanchéité, il devrait tenir à la belle étoile sous une légère rosée.

Je dois le tester en janvier ou février 2024.

Précisions
Le sac à viande, quand l’utiliser ? Certains l’utilisent systématiquement, certains autres de temps en temps et d’autres jamais.
Moi je suis de la deuxième catégorie. De temps en temps il faut dire que je ne dore pas en pyjama mais juste en boxer… Donc, je fais ma toilette et mets un boxer propre avant de me coucher, bref je suis presque à poil et propre, donc je ne mets rien d’autre. J’utilise le sac à viande si je sens que je risque d’avoir un peu froid la nuit (ça fait gagner entre 3 et 5°C) ou… si je n’ai pas eu le temps de bien me laver, cas rare, et je dors mal dans ce cas. Je le conçois, se déshabiller pour rentrer presque nu dans un duvet froid est un exercice, mais une fois dedans votre corps va vite faire monter la température. Et si vous avez envie d’uriner en pleine nuit, c’est une autre expérience… mais je fais comme ça.

Si vous êtes une personne qui transpire beaucoup la nuit, mieux vaut prendre le sac à viande pour ne pas transpirer dans le duvet.
En fait, je n’aime pas le sac à viande, alors si je peux m’en passer, je m’en passe.

L’oreiller : certains optent pour un oreiller gonflable. Personnellement, en guise d’oreiller je mets des vêtements dans un tour-de-cou. Je le glisse sous ma tête pour lire avant de m’endormir, ensuite je me tourne et dors à plat ventre sans oreiller… Nous avons tous nos positions pour dormir.

À vous de voir !

Pour conclure

Isolez-vous du sol et même sous tente ça préserve le fond de l’habitacle.

Matelas, vous avez l’embarras du choix, tapis de mousse (type gym) plus ou moins épais, Matelas semi-rigide qui se plie en accordéon (généralement très léger et pas cher), matelas gonflables, plus ou moins épais, certains avec un système de gonflage « housse tissus » ou auto gonflable… Il existe même de petites pompes de gonflage rechargeables qui tiennent dans la main.

Le duvet de randonnée… c’est très compliqué de conseiller sur le sujet car ça reste un gros investissement, ça dépend le type de randonnée que vous allez faire et il ne en faut pas prendre pour argent comptant les températures dites « confort ».

Sachez qu’il existe d’autres options à explorer et tester comme le Quilt que j’ai découvert il y a quelques mois. C’est comme une couette (donc sans capuche) qui se fixe sur votre matelas, ça laisse plus de liberté de mouvement dans votre sommeil, c’est un peu plus léger que les duvets mais ça reste cher. Si vous êtes un adepte de bricolage et de couture il existe des tutoriels pour le fabriquer soi-même. Les avis sont partagés et même parfois bien tranchés entre ceux qui adorent et ceux qui détestent ! N’ayant pas testé, je n’ai pas d’avis, je ne compte plus investir dans du couchage prochainement.

Des questions à poser ? Des expériences avec vos matériels de couchage ? Partagez sur les commentaires.

Après la marche, la fatigue, la détente et le repas… la nuit en randonnée devient une douce aventure.

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Rando – inventaire matériels de randonnée 01 – Intro

Matériel de randonnée - Sima78, déc. 2023
Matériel de randonnée – 01

Article destiné aux randonneuses et randonneurs débutant.

Des listes de matériels pour la randonnée avec leur poids et prix.

J’ai pensé faire une série d’article sur l’inventaire de tout mon matériel de randonnée. Il ne s’agit pas de tout ce que je prends, mais là où je pioche en fonction des besoins pour ma randonnée.

Les prix c’est pour vous donner un ordre d’idée de l’investissement. Pour chaque produit ce sera soit le prix que je l’ai acheté, soit le prix trouvé sur internet.

Les tarifs sont donc valables qu’à la date de cet article, les prix pouvant augmenter mais parfois aussi baisser.

La série matériels de randonnée.

Je vais vous faire des listes par catégories donc un billet par catégorie (ou 1 ou 2) de matériel de randonnée (portage, couchage, pharmacie, etc.).
Je n’ai pas énormément de matériel mais ça me semble suffisant même si j’envisage à l’avenir investir un peu.
Vous y verrez du matériel technique de lorsque j’étais jeune et qui est aujourd’hui dépassé.

Pourquoi une série de billet plutôt qu’un seul ?

Je vous donnerai aussi mon avis sur chaque matériel et il ne s’agira donc pas d’une simple liste. Il y aura certains articles que je vous conseillerai et d’autre pas. Tous mes conseils sont démunis d’intérêt, je ne suis pas sponsorisé et ne cherche pas à l’être.

Mon expérience, mes conseils aux débutants !

Ha tu es expert Sima ?
Non, je suis un éternel débutant.

Si j’ai beaucoup randonné dans ma jeunesse c’était exclusivement en montagne en totale autonomie et été comme hiver. Lorsque j’ai repris après des décennies il ne me restait presque rien de mon ancien matériel, il était dépassé, je découvrais de nouveaux matériels plus léger, plus technique.
Dès ma toute première randonnée de reprise j’ai commis quelques erreurs, dont par exemple porter trop de nourriture alors que j’avais des possibilités de ravitaillement en route, reflex de mes anciennes randonnées où je partais entre 5 et 10 jours sans croiser de village.

C’est votre première randonnée

Choisissez une randonnée de test courte de 3 jours dans un lieu qui vous plaît d’une difficulté de facile à moyen avec des étapes pas trop longues.

Pourquoi trois jours et pas deux ? Parce que votre toute première nuit il y a de grande chance que vous dormiez mal, j’ai d’ailleurs écrit un article sur le sujet Rando – Le bivouac peur et appréhension.

N’investissez pas sur tout le matériel, investissez le moins possible dès la première fois. Faites-vous prêter le maximum de matériel. Et si vous devez investir à minima, faites-le judicieusement en cherchant le bon compromis entre poids, confort et prix.

Avec du matériel prêté, il y a donc de grande chance que vous partiez avec un sac lourd (matériel non adapté, ancien, etc.).

Ne focalisez pas sur l’expérience du poids (essayez tout de même d’être raisonnable en supprimant tout ce qui n’est pas essentiel), dites-vous que c’est un test, savoir si l’itinérance vous plaît que ce soit avec bivouac dans la nature ou en camping et si cela vous plaît vraiment vous allez réfléchir aux investissements que vous ferez.

Les conseillés ne sont pas les payeurs

Pour chaque matériel prenez le temps de vous renseigner, de prendre plusieurs avis car au final il s’agit de trouver ce qui vous convient le mieux. Vous pouvez trouver des conseils et avis sur des blogs de randonneurs, des sites, forums, des vidéos…

Regardez ce que vous avez chez vous ! Le « tout technique » n’est pas obligatoire. Vous pouvez avoir des vêtements, ou les trouver ailleurs que dans les magasins spécialisés. Des vêtements dans lesquels vous vous sentez bien et pas particulièrement lourd et qui sèche vite sans avoir un logo sportif dessus. Il en va de même pour certains objets ou accessoires.

Je me méfis tout de même de certains conseilleurs
Les sites commerciaux, les personnes ou sites sponsorisés, ceux qui cherchent à l’être (ça se sent ils ne parlent que d’une ou deux marques)… En effet il existe un potentiel conflit d’intérêts entre la source du conseil et l’objectivité nécessaire pour fournir des recommandations impartiales et authentiques.

Pour conclure

J’espère que mes listes de matériels et mes indications vous aideront à prospecter par vous-même pour bien choisir votre matériel de randonnée et vous garantir une expérience agréable et sûre en itinérance.
Avant de partir en randonnée, testez votre équipement pour vous assurer qu’il fonctionne correctement.
La clé est de trouver un équilibre entre le confort, la fonctionnalité, le poids et le prix de l’équipement en fonction de votre itinéraire et de vos besoins spécifiques.

Vous préparez votre première expérience, ou vous êtes déjà un randonneur confirmé, n’hésitez pas à en parler dans les commentaires.

Explorez l’inconnu, découvrez le monde à chaque pas : votre aventure commence sous vos pieds !

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Rando – Comportements respectueux de la nature en 8 points

Randonner tout en respectant la nature en toute simplicité, c’est une petite base en 8 points.

Si je sais que la majorité des randonneurs, que ce soit à la journée ou en itinérance sont généralement respectueux de l’environnement il arrive qu’il ait quelques petits écarts de comportement, plus liés à de fausses idées que de réelles négligences.

Respecter l’environnement, c’est aussi se respecter soi-même et les autres. Le but étant de ne laisser aucune trace de votre passage. Vous me direz : oui, mais Sima, il faut bien manger, bivouaquer, se laver, faire ses besoins…

Voyons tout cela point par point.

1 – Marcher

Lorsque vous marchez, suivez les sentiers, évitez de couper à travers la flore, ou même les dunes en bord de mer. Ne sortez des sentiers que lorsque c’est vraiment nécessaire et en respectant la faune et la flore.

2 – Manger

Lorsque vous mangez, que ce soit des encas tout en marchant ou à la pause déjeuner, ne laissez aucun déchet, même ceux qui vous semblent bio-dégradables ou qui vous paraissent pouvoir profiter à d’autres espèces animales. Vous avez acheté un morceau de poulet rôti et vous jetez les os pensant que cela sera profitable à un renard de passage… Non ce n’est pas une bonne idée. Munissez-vous d’un sac pour vos détritus que vous jetterez dans une poubelle que vous croiserez sur votre passage.

3 – Se laver

Ce n’est pas parce que vous faite de l’itinérant que cela vous empêche de vous lavez. Au contraire une hygiène régulière est très bon pour le moral et la santé.
Ayez des produits naturels et biodégradables. Pas besoin d’en avoir une tonne, je pense que le maximum est un seul savon (pour la toilette et la lessive), un morceau de shampoing solide et un tube de dentifrice. Personnellement je n’emporte qu’un savon (pour la lessive, me laver le corps et les cheveux et même pour me brosser les dents, ce n’est pas bon au goût mais on s’y habitue). Vous pouvez aussi remplacer votre brosse à dent par un bâton de siwak, qui sera plus léger et durera plus longtemps qu’une brosse à dents. Très utilisé au Maghreb, en Orient et la partie Ouest de l’Asie.

Ne vous lavez pas directement dans les rus, rivières, étangs, lacs… Même si vos produits sont naturels et biodégradables. Prenez de l’eau et lavez-vous à l’écart, plusieurs dizaines de mètres du point d’eau, quitte à faire plusieurs allers-retours.

4 – Faire sa lessive

En itinérant c’est le rituel quotidien ou presque quotidien, tout dépend du nombre de changes que vous avez, mais ça revient souvent… Chacun s’organise à sa façon mais la façon de procéder est comme pour la toilette, à l’écart des rus, rivières, étangs, lacs…

5 – Faire ses besoins dans la nature

Si vous n’avez pas le choix, vous allez laisser une trace de votre passage. Faites en sorte que cela reste invisible. Donc loin d’un chemin, loin des rus, rivières, étangs, lacs. Évitez les lieux fermés comme les grottes, cabane de berger et autres abris qui ne sont pas des toilettes. Évitez aussi les terres agricoles, votre offrande n’est pas un bon engrais et ça ne fait pas plaisir aux agriculteurs.

Choisissez un lieu à l’écart de tout passage dans un bosquet ,derrières des arbustes… Faites un trou entre 15 et 20 cm de profondeur. Une fois votre besoin satisfait, mettez votre papier hygiénique utilisé dans votre sac poubelle et pas dans le trou que vous allez reboucher. Idem pour les mouchoirs jetables, jetez-les dans vos sacs poubelle.

Vous pouvez lire un article plus complet sur le sujet : Comment chier proprement en montagne ?

6 – Se baigner

Après une longue marche, en pleine chaleur vous allez sûrement croiser une rivière ou un lac qui vous invite à la baignade. Comme pour se laver, si vous avez de la crème solaire sur vous, même naturelle et biodégradable, allez vous rincer à l’écart avant d’aller vous baigner.

7 – Fumer

Si vous êtes fumeur, ne jetez pas vos mégots, au-delà des risques d’incendies, c’est aussi une pollution. Il existe de petits cendriers de poche ou en porte-clés facilement transportables que vous pourrez vider dans une poubelle lorsque vous traverserez une ville.

8 – Le feu

Respectez les règles locales en matière de feu. Il y a de gros risques d’incendies sur tout le pourtour méditerranéen. Dans les zones à gros risques, évitez même le réchaud. Dites-vous qu’un départ de feu dans un maquis ou une pinède devient immédiatement incontrôlable sans de gros moyens rapides. Ce n’est pas avec votre gourde que vous éteindrez le départ de feu.

En Espagne mais aussi dans le sud la France (moins qu’en Espagne) vous trouverez souvent au milieu de la nature des zones de pique-nique avec une structure en dur pour y faire des barbecues, grillades… Là, vous pourrez y faire un feu ou y installer votre réchaud mais lisez bien les panneaux car il arrive que même là, l’utilisation de ces structures soit interdite à certaines périodes de l’année.
Ne fumez pas non plus dans les zones à gros risque d’incendie.

structure pour grillades, nov. 2023
Structure pour grillades, barbecues

En conclusion

Finalement il s’agit que du bon sens, rien de très compliqué qu’une immense majorité des randonneurs appliquent déjà.

Respecter l’environnement lors d’une randonnée itinérante est crucial. En adoptant ces comportements, vous contribuez à préserver la beauté naturelle des lieux que vous traversez et à minimiser votre impact sur l’environnement.

Y a-t-il des points que j’aurait dû ajouter ? N’hésitez pas à en faire part !

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Image logo : By Elisabeth Guggenberger from Pixabay

Rando – Peut-on bivouaquer sur le chemin de Compostelle depuis Sagunto

bivouac spain, nov. 2023
Vivac Bivouac Espagne Spain Compostelle Santiago Camino

Rando – Peut-on bivouaquer sur le chemin de Compostelle depuis Sagunto.

Si le mot « bivouac » est en gros quatre façons de passer la nuit (à la belle étoile, dans un hamac, sous tarp, sous tente) et qu’il est généralement autorisé ou toléré de 19 à 9h et qu’il peut aussi y avoir des restrictions dans certains lieux… Cette façon de faire n’est pas transposable en Espagne car la traduction de bivouac est « vivac« , qui signifie dormir à la belle étoile et pour mieux comprendre nous allons revoir le vocabulaire et ne pas utiliser le mot « bivouac » qui peut prêter à confusion.

Avant tout quelques avertissements.

AVERTISSEMENTS 1

Souvent dans les forums français, parfois aussi en Espagne, il est fait référence à une loi nationale qui autoriserait le camping sauvage dans toute l’Espagne sauf exception. C’est FAUX, la référence au B.O. del E – num. 190 du 10 août 1966 cette loi a été abrogé par décret en 2010 « Decreto 39/2010, de 15 de enero » référence BOE-A-2010-1704, publication : «BOE» 30, de 4 de febrero de 2010, páginas 9808 a 9809 (2 )
Il faut donc se référer aux réglementations régionales et parfois même locales auprès des municipalités.

AVERTISSEMENTS 2

Les références mentionnées ici ne sont valables qu’au jour de la publication de cet article. Les lois ayant vocation à évoluer, renseignez-vous quelques jours avant de partir pour éviter toute mauvaise surprise.

AVERTISSEMENT 3

Je parle ici que des régions que je suis censé traverser en partant depuis Sagunto et donc pas de toute l’Espagne. Par ailleurs lorsque vous tracez votre chemin et que vous avez une idée des éventuels spots de bivouac, renseignez-vous auprès de la municipalité concernée.

Le vocabulaire.

Comme je l’ai dit plus haut, le terme « bivouac » à la française n’est pas transposable. Nous allons donc utiliser d’autres termes.

Camping ou Camper → Acampada ou Acampar
Entendu dans les textes comme utilisant un abri, ou plus précisément nécessitant l’installation d’une structure (hamac, tarp, tente, même une cabane en branchages est considérée comme structure).
Il peut se faire dans les lieux d’accueil, terrain de camping ou sous autorisation ou permis dans d’autres lieux, nous verrons qu’obtenir des permis est souvent très compliqué voire impossible pour le marcheur itinérant.

Camping sauvage → Acampada libre
Peut signifier aussi bien le camping sauvage que le camping libre pour toute forme de bivouac sous structure en dehors des terrains de camping sous certaines conditions.
Passer la nuit sous abri ou structure (hamac, tarp, tente, même une cabane en branchages est considérée comme structure) en dehors des lieux aménagés à cet effet.

Le camping sauvage en dehors de toute législation sans autorisation en dehors des structures et/ou zones d’accueil,  est de fait interdit c’est pour cela que l’on va utiliser ici le terme « Camping Libre » (c’est-à-dire avec autorisation, permis, ou dans des zones spécifiques mais en dehors des campings).

Dormir à la belle étoile → Dormir al razo, Vivaquear, Vivac
Vivac c’est la traduction du mot bivouac mais le concept n’est pas le même qu’en France, il s’agit ici de dormir à la belle étoile sans aucune structure (sans hamac, ni tarp, ni tente, ni même une cabane en branchages qui est considérée comme structure).

Les régions traversées

Valencia.
Camping libre → interdit sauf exception
Dormir à la belle étoile → autorisé.

Ref. :
DECRETO 10/2021, de 22 de enero, del Consell, de aprobación del Reglamento regulador del alojamiento turístico en la Comunitat Valenciana.
Publicado en: DOGV núm. 9015 de 08.02.2021
Número identificador: 2021/999
Referencia Base Datos: 001092/2021

Le camping libre n’est pas autorisé.

Exception :
Ley 3/1993, de 9 de diciembre, Forestal de la Comunidad Valenciana.
Publicado en : «BOE» núm. 23, de 27 de enero de 1994, páginas 2652 a 2667 (16 págs.)
Sección : I. Disposiciones generales
Departamento : Comunidad Valenciana
Referencia : BOE-A-1994-1915
Chapitre V – Article 38 – usage récréatif des montagnes
Le camping doit être autorisé par le propriétaire de la montagne et par l’organisme compétent de l’administration de Valence, conformément à la réglementation.
Considérant qu’en faisant de l’itinérant vous n’aurez pas ces autorisations en instantané. Sur la région de Valencia, seul dormir à la belle étoile est autorisé.

Aragon
Camping libre → interdit peut être autorisé avec permis
Dormir à la belle étoile → autorisé.

BOA Número 33 – 20 de marzo de 2006 P3619 (page pour la version pdf)
772
DECRETO 61/2006, de 7 de marzo
J’attire votre attention sur les chapitres et articles suivant.
Chapitre I, Article II – Définitions (page 3619)
a) Camping : l’hébergement en plein air, en dehors des campings et des maisons rurales isolées, par l’utilisation de tentes, de caravanes, d’abris mobiles ou d’autres moyens d’hébergement, avec ou sans fourniture d’activités complémentaires.
Chapitre 4, Article 14 – Camping autorisé et interdit (page 3621)
2) Le camping sauvage est interdit sur tout le territoire de la communauté autonome d’Aragon.
Chapitre 5, Article 17 – Campings itinérants (page 3621)
1) Est considéré comme camping itinérant celui qui, dans le respect des droits de propriété et d’usage du sol, est pratiqué en dehors des campings ou dans des maisons rurales isolées, par des groupes composés au maximum de trois tentes, caravanes, abris mobiles ou autres moyens d’hébergement, sans que le nombre de campeurs ne puisse en aucun cas dépasser neuf, avec un séjour au même endroit ne dépassant pas trois nuits. La distance minimale entre les groupes est d’un kilomètre.
2) Le camping itinérant ne peut être pratiqué à moins de cinq kilomètres d’un terrain de camping ou d’une maison rurale isolée, ni à moins d’un kilomètre des centres urbains, des lieux publics ou des zones normalement fréquentées par le public.
3) L’exploitation d’un camping itinérant doit faire l’objet d’une notification préalable à l’organisme compétent. Si le campement a lieu sur un territoire appartenant à plus d’un département, les promoteurs doivent en informer au préalable les organes compétents de chacune de ces collectivités locales.
4) La notification est faite à l’organisme compétent, en indiquant expressément, avec l’identification du promoteur du camping, les lieux où le camping doit se dérouler, les dates de début et de fin, le nombre d’unités de camping et de campeurs prévus, ainsi que l’autorisation du propriétaire du terrain.

On constate que pour le marcheur itinérant il est presque impossible d’obtenir les autorisations en instantané, on considère donc que seul dormir à la belle étoile est autorisé.

Castilla y Leon
Camping libre → interdit sauf certains espaces ou zones aménagés.
Dormir à la belle étoile → autorisé

Les deux sont interdits dans certaines zones à gros risque d’incendie.

Réf. :
Boletín Oficial de Castilla y León
Núm. 115 – Lunes, 19 de junio de 2017
Chapitre 1 article 3
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f) Le camping libre, c’est-à-dire le camping libre en dehors des campings, en utilisant des tentes, des caravanes ou d’autres éléments facilement transportables de manière temporaire, sans être assisté par un pouvoir, une autorisation ou un droit d’utilisation sur le terrain sur lequel il est pratiqué.

Réf :
La Junta de Castilla y Léon
Normativa Autonómica sobre Incendios Forestales
ORDEN FYM/510/2013, de 25 de junio
Les activités suivantes sont considérées comme interdites toute l’année dans la forêt et dans la bande de 400 mètres qui l’entoure, aussi bien pendant la saison de faible danger d’incendie de forêt que pendant la saison de fort danger d’incendie de forêt :
(…)
Le camping libre.

À savoir que dans ces zones-là, même dormir à la belle étoile est interdit.

Galicia
Camping libre → interdit.
Dormir à la belle étoile → autorisé.

Réf. :
DOG Núm. 246 Viernes – 27 de diciembre de 2019

Pour résumer vous ne pouvez camper que sur des terrains de camping.

Pour résumer :

Le camping sauvage qui inclue l’installation d’une structure (hamac, tarp, tente) en dehors de toute légalité est interdit !
Le camping libre (donc hamac, tarp, tente) est autorisé sous certaines conditions (autorisations, permis, zones spécifiques et explicitement signalées).
Dormir à la belle étoile n’est pas explicitement autorisé, il l’est par déduction puisqu’il n’est pas interdit (sauf dans les zones à grand risque d’incendie).

Pour conclure.

Je sais, certains me diront qu’ils ont fait du bivouac à la française sur le « Camino » et rien ne leur est arrivé. Tant mieux pour eux, peut-être n’avez-vous pas été vu « Pas vu pas pris », ou bénéficiez d’indulgences, de tolérance, c’est aussi une réalité… Mais la législation est là et comme en France « Nul n’est censé ignorer la loi » donc cheminez en connaissance de cause.

Si vous passez par un village à l’approche de l’heure du bivouac, n’hésitez pas à demander à la mairie, on vous autorisera peut-être de bivouaquer sur l’un des espaces municipaux, ou on vous orientera vers d’autres possibilités… Dans un bar ou un restaurant, il y aura peut-être un client qui vous indiquera qu’il a un terrain sur votre parcours et vous autorise à y mettre votre tente ou tarp… La discussion avec les gens ouvre souvent des opportunités inattendues.

Et vous ? Quelle est votre expérience en Espagne ? Avez-vous d’autres précisions à apporter ? N’hésitez-pas.

Le billet Rando – Peut-on bivouaquer sur le chemin de Compostelle depuis Sagunto est apparu en premier sur le blog de Sima78.