Littérature – Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin (2018)

Couverture du livre "changer l'eau des fleurs", janv. 2024
Changer l’eau des fleurs

« Changer l’eau des fleurs » est un roman poignant écrit par Valérie Perrin.

EAN : 9782226403049
560 pages
Éditions : Albin Michel

Vous qui me suivez, vous savez que je réserve cette catégorie exclusivement à mes coups de cœur littéraires. Celui-ci remonte à l’année précédente, en septembre 2023. Quelques mois auparavant, j’avais déjà été séduit par une œuvre de cette écrivaine avec « Les oubliés du dimanche« .
Deux livres de la même plume, deux coups de cœur distincts, une coïncidence qui se présente rarement.

L’histoire tourne autour de Violette Toussaint, une gardienne de cimetière solitaire qui entretient un lien profond avec les défunts dont elle prend soin. À travers des flashbacks habilement intégrés, l’auteure dévoile progressivement le passé tumultueux de Violette, révélant des secrets douloureux et des relations complexes.

Les personnages sont richement développés, chacun avec ses propres blessures et cicatrices, ce qui rend leur parcours d’autant plus touchant. La complexité psychologique des personnages donne de la profondeur à l’histoire. Valérie Perrin réussit à aborder des thèmes sombres tout en insufflant une certaine dose d’optimisme et d’humanité à l’ensemble. L’utilisation de l’environnement du cimetière comme toile de fond ajoute une atmosphère unique au récit, créant un contraste intéressant entre la mort et la vie.

« Changer l’eau des fleurs » de Valérie Perrin est un roman qui marie habilement la beauté de la langue avec une histoire émotionnellement riche. Les personnages mémorables et l’intrigue bien construite font de ce livre une lecture inoubliable pour ceux qui apprécient les récits touchants et profonds. Je recommande vivement ce livre.

Avez-vous lu ce livre ? Si oui, qu’en avez-vous pensé ?

Le billet Littérature – Changer l’eau des fleurs de Valérie Perrin (2019) est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Littérature – 366 réels à prise directe de Sima 01 – du 01 au 15

Janvier 2024 du 1 au 15

Je me lance dans ce défi sachant par avance que je ne le tiendrais pas quotidiennement. Lorsque je suis en randonnée ou ailleurs, je n’ai pas forcément le thème ni l’envie.

J’ai mis dans la catégorie Littérature, je vous rassure, je ne me sens pas une âme, ni une plume d’écrivain mais il fallait bien le ranger quelque part.

Je les publierai par quinzaine.

Je me lance donc dans cette aventure tant qu’elle me distrait et m’amuse. Je me connais et je ne brille pas par la constance et je peux vite m’en ennuyer et ne souhaite pas m’imposer de contrainte qui risquent de me barber.

Le plus compliqué fût de retranscrire tout sur mon blog (en essayant d’y corriger les fautes) mais surtout sans rien changer, rien retravailler… Jamais je n’aurai publié certains « réels » que je n’aime vraiment pas… J’ai donc vraiment dû prendre sur moi pour la publication de ce billet. Mais bon, ça reflète l’instantané rarement satisfaisant.

Prises rapides, on sent même que parfois c’est à l’arrache !

366 réels à prise rapide (les règles)

Janvier, tant que j’en aurais envie.

01 → Aujourd’hui résolutions révolutions – 20h37

Aujourd’hui marque le début de mes résolutions 2024. Sont-elles une révolution ? Certainement pas ! Je n’ai pas la prétention ni l’ambition de changer le monde, peut-être y contribuer modestement à mon humble niveau. Je ne compte pas non-plus me réinventer ni rompre avec mon quotidien. À bien y réfléchir mes résolutions non-évolutionnaires n’est qu’une liste d’une banalité entendue : Santé, relations, activités (physiques, pseudo-artistiques, pseudo-intellectuelles).
Je m’engage à embrasser la vie avec une intensité renouvelée… mais n’est-ce pas ce que j’essaie de faire chaque année avec plus ou moins de succès ? Je peux y ajouter : garder mon optimisme et mon moral au bon fixe.

Mince, j’ai dépassé les cents mots ! 107, ça commence mal.

02 → Aujourd’hui bleu – 14h45

Sous un ciel de nuances d’acier mon cœur soupire,
Le bleu éclatant, lointain, me manque, m’inspire.
Grisaille et pluie dansent, effacent l’azur,
Mon âme en quête de l’azur se fait murmure.
Les nuages tissent des voiles sombres,
Éclipsant le firmament, mille ombres.
Le bleu du ciel, comme un doux souvenir,
Se cache derrière des rideaux de givre.
Les gouttes tristes frappent en cadence,
Un chœur monotone, une mélancolie en transparence.
Je rêve du bleu qui caresse l’infini,
Où le soleil dore chaque pli.
Mais dans ce gris, une promesse discrète,
Mon cœur retrouvera l’azur, source de rêves modestes.

Ouf, juste en dessous des cents mots. 98 mots et poésie de pacotille 🙂

03 → Aujourd’hui taper – 21h32

Taper, quel drôle de mot aujourd’hui ! Au sens propre, frapper ? Je n’ai tapé personne et l’on ne m’a pas tapé non-plus, c’est la pire des solutions pour résoudre un différent. Au sens figuré, demander de l’argent. Non, j’en ai demandé à personne et l’on ne m’a rien demandé non-plus.
Que m’inspire ce mot ?
Il tape sur des bambous, il joue pas les requins
Tahiti Touamotou Équateur méridien
Y a des filles de partout qui lui veulent du bien
Lui la gloire il s’en fout et ça va, ça vient

Mais je chante faux et ce n’est pas de moi mais de Philippe Lavil.

Mince, je dépasse les cents mots, 106.

04 → Aujourd’hui le plus petit des petits riens – 16h52

L’eau frémissante,
Sazen à la table basse,
Le délice du thé.

Thé matcha, un des « petits riens », moment simple et ordinaire du quotidien qui nous apporte du réconfort.

Là, pour le coup, je l’ai fait en moins de 100 mots (28).

05 → Aujourd’hui acheté – 12h40

Depuis peu je me lance dans l’aquarelle et pour cela je m’étais acheté du papier spécial…
Sima on t’a dit aujourd’hui !…
Oui, j’y viens, patience…

Donc avant-hier je m’installe pour dessiner et si j’ai retrouvé plein de pinceaux, aucun n’est pour l’aquarelle. Inutile de dire que dans ce cas il ne fût pas simple de peindre.
Aujourd’hui, je me suis donc acheté trois pinceaux il y en avait à tous les prix. Ce qui a déterminé mon choix : 1 – mon budget, 2 – si je devais vendre mes œuvres débutantes, elles n’amortiraient pas mon investissement (7,95 € les 3).

Pile 100 mots !

06 → Aujourd’hui que deviendra cet enfant plus tard ? – 16:30

Une jeune femme agenouillée dans l’un des couloirs du métro parisien. Il y a un gobelet posé devant elle, c’est tout ce qu’il y a. Elle évite le regard des passants qui de toute façon l’ignore et passent devant elle en faisant mine de l’ignorer, de ne pas la voir.
Elle est enceinte, une grossesse bien avancée qui ne peut plus se cacher. Un enfant qui naîtra dans la plus grande misère et la précarité. Que deviendra cet enfant plus tard, cet enfant pas encore né ?

87 mots.

07 → Aujourd’hui surprise – 13h05

Un jour ordinaire, soudain mon téléphone sonne avec une voix familière qui émerge de l’oubli : un ex-collègue perdu de vue depuis presque deux ans. La surprise me fige, créant un instant de connexion spontanée, rappelant des souvenirs professionnels et ravivant des liens perdus. Je lui suis reconnaissant pour ce coup de téléphone impromptu qui dura plus d’une heure.

59 mots.

08 → Aujourd’hui une question lue quelque part – 18h15

Lu sur le réseau social Mastodon : Êtes-vous favorable au permis à 17ans ?
Habituellement je n’aurais pas cliqué sur le lien qui me renvoie vers un vote qui déjà était clos, de toute façon je n’aurais pas voté.
Voilà une question que je ne me suis jamais posée. J’aurais tendance à dire : pourquoi pas ? Mais je pense que la priorité est au développement des transports en commun pour tous et dans tous les lieux… Alors que l’élargissement de la base d’acheteur potentiels de voitures bénéficierait aux constructeurs au détriment de la protection de l’environnement. Alors NON !

Pile 100 mots !

09 → Aujourd’hui tentative de liberté – 13h00

Mon mal de dos m’empêche de partir randonner dans le Cézallier, annulant ainsi tout plan d’évasion et tentative de liberté que j’avais initialement prévus pour la mi-janvier. Ça ne pourra pas se faire avant la semaine 7, kiné oblige, le temps nécessaire à la rééducation pour espérer recouvrer la mobilité nécessaire.

51 mots.

10 → Aujourd’hui livre posé – 18h50

Un livre solitaire, délaissé, dort dans l’ombre,
Pages froissées, contes oubliés, sa vie sombre.
Livre posé, abandonné, puis repris, récit sacré,
Les mains caressent les pages des mots ressuscités.

29 mots.

11 → Aujourd’hui à midi pile – 12h05

Dernières bouchées,
Le repas qui s’achève,
Café sans sucre.

9 mots

12 → Aujourd’hui description du comportement des humains – 20h35

Les humains sont complexes et naviguent entre émotions et raison.
Leurs actions sont motivées par des aspirations individuelles ou collectives, parfois les deux.
Entre altruisme et égoïsme, ils manifestent une diversité de comportements influencés par leurs cultures et leurs traditions dont certains aimeraient les voir immuables en opposition à ceux qui les souhaitent évolutives, autant de sujets de tensions qui les divises alors qu’ils sont des êtres sociaux, les humains sont riches de contradictions.

74 mots

13 → Aujourd’hui ce qui ne fonctionne pas – 9h30

En tenu d’Adam je me glisse dans la douche me retourne pour faire coulisser et fermer la porte vitrée et voilà que les roulettes quittent leur guide, je la rattrape à temps, mes orteils ont eu chaud.
J’essaie de la remettre, en vain. La pose en équilibre précaire et sors prendre ma brosse à dent en bambou… Le manche me servira de levier. Outil dérisoire, le manche casse. Je continue à me battre, non pas à mains nues mais entièrement nu sur un sol glissant contre une porte vitrée qui pèse le poids d’un mort… Le combat est perdu d’avance.

100 mots.

14 → Aujourd’hui transparences – 11h40

Jaune transparent,
Opaque avec de l’eau claire,
Magie du pastis.

Peut-on faire des haïkus avec tout et n’importe quoi ?

Un apéritif que j’aurais pu prendre ce midi si je n’avais pas décliné l’invitation… à consommer avec modération.

38 mots.

15 → Aujourd’hui j’attends – 19h05

Le compte à rebours est parti !
Je prépare peu à peu mes effets…
Je vibre d’anticipation… le jour J de mon départ sur les chemins de Compostelle est encore loin, trois mois et j’espère que mes chaussures usées raconteront l’histoire de mon parcours.
J’attends, je m’impatiente avec l’espoir des promesses de découvertes et de rencontres.
Je compte les jours, j’attends le jour J.

64 mots.

Vous pouvez vous lacher dans les commentaires, je ne me vexerai pas.

Le billet Littérature – 366 réels à prise directe de Sima 01 – du 01 au 15 est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Littérature – Sarah Marquis

Littérature – Sarah Marquis

Habituellement je parle dans cette catégorie que de mes coups cœurs littéraires, ce ne sera pas le cas dans ce billet car j’ai lu deux de ses livres qui m’ont laissé deux appréciations distinctes.

Qui est Sarah Marquis ?
Sarah Marquis est une aventurière hors pair, connue pour ses expéditions en solitaire à travers des territoires sauvages et hostiles à travers le monde. Elle a passé une grande partie de sa vie à explorer des régions reculées et inaccessibles, repoussant les limites de l’endurance humaine. Malheureusement beaucoup moins médiatisé que d’autres aventuriers. J’ai une grande admiration et un immense respect pour ce qu’elle fait !

Sarah Marquis écrivaine

Elle a écrit plusieurs livres, je n’en ai lu que deux qui m’ont laissé deux ressentis différents. J’ai tout de suite fait abstraction du style qui pour moi (c’est subjectif) manque de profondeur, de nuance, d’originalité et de créativité. C’est un peu dur ce que je dis là, mais cela n’enlève rien à ses performances d’exploratrice. Je n’en ai donc pas tenu compte et m’en suis tenu aux stricts récits de ses aventures, puisqu’au final c’est cela qui m’intéressait, ce qu’elle fait, plus que la façon dont elle le raconte et étant « dys » il serait mal venu de ma part de ne pas avoir de tolérance.

Deux livres que j’ai lu.

Instincts de Sarah Marquis (2016) éditions Michel Lafon

Nous suivons Sarah dans le Kimberley Australien sur un périple qui a duré quatre mois (environ 800 km) en totale autonomie, c’est-à-dire sans vivres ni ressources, ce qui est une performance.

J’ai adoré ce livre où elle décrit les défis auxquels elle est confrontée, comme la pénurie d’eau, la chaleur écrasante, la solitude extrême, sa perte de poids mais aussi les moments de grâce et de connexion profonde avec la nature.

C’est une véritable exploration sur les capacités et les limites de l’endurance humaine. J’ai vraiment adoré et cela aurait pu être, il n’en était pas loin, un coup de cœur si le style y était.

Forcément j’enchaîne sur un second livre.

Sauvage par nature de Sarah Marquis (2014) éditions Michel Lafon

Un périple de trois ans de 2010 à 2013 sur 20 000 kilomètres, de la Sibérie en Australie. Très rapidement, dès la Mongolie, je m’interroge sur le comportement des hommes mongols :

Autre choc, et non le moindre : à chacune de nos rencontres impromptues et hasardeuses, les nomades se positionnent devant moi en fixant l’horizon pendant que leur main cherche l’organe génital sous leur ventre pour uriner. Il s’ensuit alors une interminable opération qui s’achève par de multiples secousses… C’est alors que leurs yeux quittent l’horizon pour se coller à moi, gluants et noirs. Durant toute cette scène, aucun mot n’est échangé. Je ne peux que rougir en pensant à la quantité de pénis que j’ai pu observer. Après des mois de « je descends de mon cheval pour uriner devant la femme qui marche », je me suis amusée à classer les organes de reproduction masculins par ordre de grandeur. Car ce rituel a fini par ne plus me gêner.

S’il s’agit d’un comportement récurent, il doit bien y avoir des traces sur web, cela sera forcément arrivé à d’autres femmes, je n’ai rien trouvé sur le sujet d’où mes interrogations, cela est vraiment arrivé ! Ou s’agit-il d’ajouter de la mésaventure à l’aventure ? Il n’y aura pas d’explication à ce comportement.

Elle marche seule, sans rechercher le contact avec les populations, leurs cultures… Au contraire elle les fuit au maximum, on se pose donc la question de sa motivation pour un telle périple, est-ce l’exploit pour l’exploit ? La description qu’elle fait des autochtones est pour la plupart très négative et n’inspire donc pas du tout au voyage. Elle balaie assez rapidement certaines parties de son parcours d’Asie ce qui donne certaines incohérences. Alors que son bivouac est inondé volontairement dans une rizière elle ajoute :

Il me faudra plus de dix jours pour faire sécher mon sac et mes affaires, la température ambiante étant de – 10 °C (50 °F) avec des pics jusqu’à – 17 ou – 20 °C (- 62 à 68 °F).

Alors là il manque des pages ou des explications, comment d’une rizière forcément à des températures positives se retrouve-t-on à de telles températures négatives ?

Bref, je me suis forcé à lire jusqu’au moment où elle prend le bateau pour l’Australie et c’est là que je lui ai lâché la main. Je ne suis pas allé jusqu’aux dernières pages.

Ce n’est pas parce que ma critique est sévère envers ce livre que je ne suis pas moins admiratif de ses performances. Vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé ce livre.

Le billet Littérature – Sarah Marquis est apparu en premier sur le blog de Sima78.

 

Littérature – Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin

Littérature – Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin (2017)

EAN : 9782253071167
416 pages
Éditions : Le Livre de Poche

Dans cette catégorie « Littérature », je ne parle que de mes coups cœur et depuis le dernier billet où je parlais du roman de Karsten Dusse fin janvier, j’ai lu treize livres et un seul coup de cœur, mais pas des moindres, « Les oubliés du dimanche » de Valérie Perrin.

L’histoire se déroule dans une maison de retraite où de nombreux résidents attendent leur dernier souffle, souvent négligés par leurs proches et la société. C’est là que nous rencontrons Justine, vingt et un ans, aide-soignante dévouée, qui décide d’écrire l’histoire de ces âmes oubliées du dimanche. Au fil des pages les vies des personnages se dévoilent, révélant des histoires de perte, de regret et de solitude, mais aussi de résilience, de bonheur et de rédemption.

Valérie Perrin nous présente des personnages authentiques et complexes. Chaque résident de la maison de retraite est décrit avec une telle précision et une telle humanité qu’ils deviennent immédiatement familiers, comme s’ils étaient des membres de notre propre famille. Leurs histoires sont profondément touchantes et captivantes, et on ne peut s’empêcher de s’attacher à eux. Elle explore également des thèmes universels tels que l’amour, la mort, la solitude et l’espoir.

« Les Oubliés du dimanche » de Valérie Perrin est un roman qui m’a touché au plus profond de moi-même. J’ai ri, il m’ a tiré des larmes et fait réfléchir. C’est une histoire bouleversante. Je recommande vivement ce livre.

Le billet Littérature – Les oubliés du dimanche de Valérie Perrin (2017) est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Littérature – ma nouvelle liseuse

Littérature – ma nouvelle liseuse

Avertissement : je parle marque, mais je ne suis pas sponsorisé, et c’est totalement subjectif.

Si je lis sur format papier, je lis beaucoup sur liseuse et dernièrement elle m’a lâché !

Je l’avais depuis juillet 2016 mais après plusieurs chutes et surtout une ultime le 15 février alors que j’étais loin de la maison, qui a rendu la partie basse de l’écran pénible à lire. Je m’explosais les yeux à lire…

J’en ai acheté une nouvelle !

Pourquoi ce billet ? Envi de parler de mon expérience suite au billet de Tutox « Hacker sa liseuse KOBO pour l’utiliser sans compte« 

T’as une kobo sima ?
Bah non, justement…

J’avais une PocketBook Basic Touch dont j’étais super content avant son ultime chute. Alors pour la nouvelle liseuse j’ai opté pour la même marque… Oui, lorsque je suis satisfait, je suis un animal de fidélité.

Ma nouvelle liseuse :

PocketBook Touch Lux 5

Je n’ai pas opté pour le haut de gamme mais une liseuse qui me convient.
Et contrairement à Kobo de l’article de Tutox, elle n’impose rien !

  • Ça nous demande de créer un profil (cession), ou pas, ou plusieurs… J’imagine que si l’on est plusieurs à utiliser la liseuse, chacun retrouve ses bouquins, comme je suis seul à l’utiliser je n’ai pas créé de profil.
  • Ça propose de créer un compte pour accéder à un « cloud », Dropbox, boutique en ligne et d’autres services… Comme je n’en ai pas besoin, je n’ai pas créé de compte.

Et je l’utilise telle quelle, elle est reconnue automatiquement par Calibre, j’y ajoute/supprime des livres… Bref elle me convient parfaitement !

Descriptif :

  • Marque → ‎PocketBook
  • Séries → Touch Lux 5
  • Garanti constructeur → 2 ans
  • Système d’exploitation → ‎Linux
  • Nombre de cœurs → ‎2
  • Taille de la mémoire vive → ‎512 Go
  • Mémoire maximale → ‎512 Go
  • Taille du disque dur → ‎8 Go
  • Avec carte → 32 Go
  • Taille de l’écran→‎15,24 centimètres
  • Resolution → ‎1024 × 758
  • Type de connectivité → Wi-Fi
  • Nombre de ports USB 2.0 → ‎1
  • Dimensions l x L x H → ‎8 × 108 x 161 millimètres
  • Poids du produit → 155 grammes
  • Disponibilité des pièces détachées → ‎2 ans

Le billet Littérature – ma nouvelle liseuse est apparu en premier sur le blog Sima78.

Littérature – Des meurtres qui font du bien de Karsten Dusse

Littérature – Des meurtres qui font du bien de Karsten Dusse (2022)

EAN : 9782749172491
400 pages
Éditions : Le Cherche midi

Il s’agit là d’un premier roman de Karsten Dusse, le premier aussi d’une série (en quatre tomes me semble-t-il) déjà parus en Allemagne. Le tome deux devrait sortir en traduction française en mars 2023. Je l’attends avec impatience.

Polar/Thriller, méditation, humour…

L’histoire de Björn Diemel, un avocat au pénal, professionnel, méticuleux ne lâchant jamais rien dans son travail que sa femme, Katharina déteste. Il faut dire que son mandataire, son principal pour ne pas dire son unique client n’est autre que Dragan Sergowicz et comme le dit Blörn :

« Je dis simplement qu’il était « louche ». Sachant que le terme « louche », attribué aux affaires de Dragan, était un gros euphémisme.
(…)
Dragan n’était pas seulement un proxénète brutal, mais aussi un baron de la drogue doublé d’un trafiquant d’armes. Lorsque je fis sa connaissance, il camouflait ses affaires tant bien que mal derrière une série d’entreprises d’import-export semi-légales. Pour faire court : Dragan était, même au regard de la conception très large que mon employeur avait de la respectabilité, un mandat « pourri » : un de ceux qui faisaient couler l’argent à flots dans le cabinet, mais dont on préférait ne pas se vanter. »

À cause de ce mandataire qui le surcharge de travail de façon impérative, Björn est bord du burn-out. Il risque de perdre ce à quoi il tient le plus : Katharina menace de le quitter, ne plus voir sa fille Emily qu’il ne voit d’ailleurs que lorsqu’elle dort en raison des horaires imposés par son métier…

Comment lier son travail qui lui apporte des revenus confortables et une vie familiale normale ? Recouvrer l’amour de son épouse, pouvoir profiter de sa fille ?

Il se décide de consulter Joschka BREITNER, coach de méditation pleine conscience pour cadres dirigeants. Il suivra avec lui plusieurs séances, ce dernier lui fournira à l’issue un petit manuel sur lequel il pourra se référer en fonction des ressentis ou des situations.

La méditation de pleine conscience semble la solution idéale pour une vie harmonieuse et équilibrée… Mais c’est sans compter sur les impératifs de son mandataire peu scrupuleux et qui risque de mettre mal les nouveaux objectifs de Björn (profiter de sa fille, reconquérir son épouse).

Björn ne laissera pas perturber ce nouvel équilibre qu’il tente de mettre en place, pour son bien être, celui de Katharina et d’Emily.

Chaque chapitre commence par une citation tirée du manuel de pleine conscience pour cadres dirigeants  » Ralentir sur la voie de dépassement » de Joschka BREITNER
Exemple :

Chapitre 2
La liberté
« Un homme qui fait toujours ce qu’il veut n’est pas libre. L’idée seule de toujours devoir faire quelque chose emprisonne.
N’est réellement libre que celui qui, pour une fois, ne fait pas ce qu’il ne veut pas. »

Vous connaissez la méditation de pleine conscience? Je la pratique mais pas le meurtre, du moins pas encore. Un roman où la « méditation de pleine conscience » devient un justificatif aux meurtres « qui font du bien ».

Tout se tient dans un récit cohérent. Ho que j’aime le côté détourné de ce polar hors norme où l’humour côtoie l’horreur.

Un véritable page-turner!

Le billet Littérature – Des meurtres qui font du bien de Karsten Dusse (2022) est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Littérature – Le démon de la colline aux loups de Dimitri Rouchon-Borie

Littérature – Le démon de la colline aux loups de Dimitri Rouchon-Borie (2022).

EAN : 9782370553287
237 pages
Èditions Le Tripode

Et ça commence comme ça :

« Mon père disait ça se passe toujours comme ça à la Colline aux Loups et ça s’était passé comme ça pour lui et pour nous aussi. Maintenant je sais que ça s’est arrêté pour de bon. La Colline aux Loups c’est là que j’ai grandi et c’est ça que je vais vous raconter. Même si c’est pas une belle histoire c’est la mienne c’est comme ça.
(…) »

Et accrochez-vous, ça va être effroyable !

L’histoire d’un garçon qui ne connaît rien de la vie hors de la Colline aux loups, pas même son prénom. Il l’apprendra lorsqu’il sera scolarisé sous la pression des services sociaux, Duck. Il sera placé avec toute la fratrie en famille d’accueil pour les protéger des parents maltraitants et toxiques à l’extrême, séparé de ses frères et sœurs, ils sont arrachés de ce qu’il appelle « le nid ». Le nid n’est autre que l’obscurité de cave qui pue l’excrément c’est là où il a vécu avec ses frères et sœurs pourtant refuge d’une relative douceur…

Comment se construire lorsque l’on a déjà été détruit dès son plus jeune âge ? Il ne connaît que la violence en réponse à l’adversité et n’est pas pour autant démunie de sensibilité, sa sœur qu’il aime tant, le petit dernier, qu’il appelle « la boule » et qu’il aimait blottir contre son ventre pour se tenir chaud mutuellement lorsqu’ils étaient dans « le nid ». Il tombera aussi amoureux…

Mais sa vie est très loin d’être un long fleuve tranquille.

« La Colline aux Loups c’était déjà une prison bien pire que tout imaginez-vous sous l’eau depuis le jour de votre naissance à retenir votre respiration en attendant une bouffée d’air qui ne vient pas ma vie c’est ça. »

Duck écrit sa vie depuis la prison, tout, absolument tout, depuis son enfance. Il écrit avec les mots qu’il connaît, son vocabulaire, une ponctuation hasardeuse, son « parlement » comme il dit et qui donne une force et une vraisemblance au récit.

Un roman écrit au vitriol, âmes sensible vous abstenir ! Non, lisez-le quand même, vous aurez de l’empathie et comprendrez le Démon qui le hante.

Un véritable coup de cœur !

Le billet Littérature – Le démon de la colline aux loups de Dimitri Rouchon-Borie est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Littérature – S’adapter de Clara Dupond-Monod

S'adapter, oct. 2022
S’adapter

Littérature – S’adapter de Clara Dupont-Monod (2021)

EAN : 9782234089549
200 pages
Édition Stock

Un petit livre mais d’une grande force.

Quand un enfant « inadapté » arrive dans une famille c’est un équilibre qui est perturbé. On pense toujours aux parents, et la fratrie, qu’en est-il ? L’écrivaine ne l’oublie pas.

Un sujet abordé avec tendresse, pudeur… Relation entre les êtres et la nature aussi…

Dans une maison familiale cévenole naît un enfant « inadapté », aux yeux noirs qui ne fixe rien et ne verront jamais, au palais creux, il ne parlera pas non plus, un corps mou, une tête qui ne tient pas des membres qui ne sauront ni saisir ni marcher… un corps allongé, un éternel bébé aux joues douces et rebondies mais qui reste sensible aux sons. Ce lourd handicap qui trace une frontière entre lui et les autres.

Pauvres parents qui nous inspirent de l’empathie et c’est toujours de ce point de vue, les parents, que les compassions se dessinent. Et la fratrie ? N’est-elle pas impactée, elle aussi, par un tel bouleversement ?

Qui en parle ?

Clara Dupont-Monod laisse la parole aux pierres, oui, aux pierres de cette maison au milieu des montagnes protectrices et d’une nature puissante. Les pierres, témoins habituellement silencieuses de toutes les vies d’une maisonnée, nous content en toute sincérité et sans jugement l’histoire de cette fratrie en trois chapitres.

Elles nous livrent le vécu de l’aîné puis de la cadette et en enfin du dernier, celui arrivé après la mort de l’enfant « inadapté » et héritier malgré lui du drame familiale.

Pour conclure

Une thématique pas facile à aborder et encore moins sous l’angle choisi, celui de la fratrie et pourtant Clara le fait avec brio d’une plume précise et juste. Tous les sentiments y passent et y alternent, de l’amour au retranchement, du bonheur au chagrin… Donner la parole aux pierres exemptes de jugement confère au texte toute sa puissance, sa sincérité et aussi sa pudeur et sa poésie. Un livre émouvant que j’ai adoré.

Le billet Littérature – S’adapter de Clara Dupont-Monod (2021) est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Littérature – L’homme peuplé de Franck Bouysse

L'homme peuplé, oct. 2022
L’homme peuplé

Littérature – L’homme peuplé de Franck Bouysse (2022).

EAN : 9782226465733
320 pages
Éditions Albin Michel

Quand on aime les histoires aux atmosphères où le froid, l’ambiance rude de la ruralité presque hostile, des personnages forts et entiers se conjuguent, on aime Franck Bouysse.

Il n’a pas son pareil pour décrire cet environnement parfois anxiogène.

Et quand on aime Franck Bouysse, on en attend forcément beaucoup.

Histoire
Un écrivain en manque d’inspiration s’installe dans une maison isolée dans la campagne près d’une ferme. Il se sent épié depuis cette ferme, parfois jusqu’à chez-lui. Qui vit dans cette ferme? Quelle histoire a-t-elle ? Lorsqu’il descend au village se ravitailler et profiter lors de rencontres pour en savoir plus il est confronté à des taiseux ou des réponses évasives voire mystérieuses.
Il va soulever de vieilles histoires nauséabondes.

Mon avis
J’ai eu un peu de mal à rentrer dans l’histoire, je ne saurais pas expliquer pourquoi, peut-être que je n’étais pas au plus haut de ma forme au début du livre, j’avais des maux de dos lorsque je l’ai ouvert. Toujours est-il qu’au bout de quelques pages il a su me happer et me garder jusqu’au bout mais cette histoire où le passé et le présent se confondent m’a perdu un peu sur la fin. Un changement de prénom m’a particulièrement perturbé, y a-t-il une subtilité qui m’aurait échappée, que je n’aurais pas compris ? Je suis resté sur un sentiment partagé, j’ai aimé le fond de l’histoire, le style Bouysse, mais aussi un sentiment d’inachevé, au-delà du dénouement des intrigues, j’aurai aimé en savoir plus sur cet écrivain qui pour le coup apparaît un peu comme prétexte d’entrée en matière.

Je l’ai noté 3 étoiles sur cinq sur ma liseuse.

Je vous invite à le lire tout de même, car la critique étant de fait subjective, ce pourrait être votre coup cœur, il bénéficie d’une critique assez élogieuse par ailleurs.

J’ai préféré « Glaise », tiens, je n’ai rien écrit sur ce livre… J’aurai dû.

Le billet Littérature – L’homme peuplé de Franck Bouysse (2022) est apparu en premier sur le blog de Sima78.

Littérature – Un tesson d’eternite de Valerie Tong-Cuong

Un tesson d'éternité, août 2022
Un tesson d’éternité

Littérature – Un tesson d’éternité de Valérie Tong-Cuong (2021)

ISBN : 978-2-7096-6893-4
186 pages
Éditions JCLattès

Je découvre une écrivaine française Valérie Tong-Cuong, un livre que j’avais depuis quelques mois et dont je retardais la lecture, la quatrième de couverture ne m’avait pas particulièrement emballé. C’est donc sans grande conviction que j’entame ce livre et quelle belle surprise ! Je fus captivé dès le début, un véritable « page-turner » ! Un livre bouleversant dont on en sort pas indemne.

J’ai adoré ce roman, il m’a donné envie de découvrir plus amplement cette écrivaine et ses autres livres.

Anna Gauthier a réussi à se faire une place dans la classe moyenne (bourgeoise) de la côte du sud-est. Elle mène une vie professionnelle et familiale paisible entre sa pharmacie, sa villa surplombant la mer, elle est l’épouse de Hugues. S’il est un riche héritier de la région, sa situation professionnelle est plus modeste, il perdra son emploi de journaliste/pigiste sans carte de presse pour une revue locale et trouvera grâce à Anna un emploi de chargé des affaires culturelles de la ville. Ils mènent une vie bourgeoise et tranquille avec leur fils Léo, ils côtoient le cercle très fermé des grands fortunés de la région dont ils se sont fait quelques amis… Jusqu’où ira cette amitié où côtoyer ne signifie pas faire partie de ce cercle ?

Puis un événement arrive, Léo est mis en garde à vue puis en détention préventive après avoir frappé un policier… et tout bascule, tout le quotidien d’Anna est bouleversé, remis en question !

La voilà, l’épouvante : on a conduit son fils chez les loups, son fils à la peau tendre, son fils sans défense, bientôt griffé, mordu, déchiqueté.

Et c’est bien dans l’adversité que l’on perçoit la solidité du couple, où s’avère la fiabilité des amitiés.

Anna va se lancer bec et ongles pour sortir Léo de ce mauvais pas. La situation va la replonger dans ses terribles souvenirs d’enfance, d’une brutalité qui l’a marqué à jamais comme au fer rouge et dont les plaies suintent, toujours prêtes à s’ouvrir… Une enfance qui vous marque à vie !

Un roman écrit avec une grande pudeur et pourtant d’une violence inouïe où certains mots ne sont pas prononcés comme s’ils étaient indicibles, ne pas en ajouter à la brutalité.

Un livre à découvrir ! J’ai adoré !

Le billet Littérature – Un tesson d’éternité de Valérie Tong-Cuong est apparu en premier sur le blog de Sima78.