Rando – Sac de couchage – duvet ou synthétique

Mon comparatif entre sac de couchage en duvet vs sac de couchage synthétique

Bien choisir un sac de couchage est important lorsque l’on part en randonnée pour garantir un sommeil réparateur bien mérité. Je parlerais ici des sacs adaptés (3 saisons, printemps, été et automne).

Je parlerai de ma propre expérience qui vaut ce qu’elle vaut.

Les vendeurs, mais aussi beaucoup sur les forums, réseaux sociaux vous diront qu’en randonnée légère le duvet est mieux que le synthétique (plus léger, plus compressible, plus chaud, avec quelques inconvénients).

Voyons tout ça de plus près !

Sur le papier

  • Sac de couchage duvet « éthique » 600gr de remplissage (95 % duvet d’oie) Température de confort -2°C – +8°C, extrème -10°C, poids 1160 gr avec sac de compression.
  • Sac de couchage synthétique Lafuma, confort 8°C, transition 5°C, extrème -10°C . Poids 880 gr avec sac de compression.

Il y a plus de précisions sur le synthétique que sur le duvet.

On voit sur la photo ci-dessous, à gauche le duvet à droite le synthétique.

Deux sacs de couchage, déc. 2024
Deux sacs de couchage

Je prends soin du cas de couchage en duvet et lorsque je ne suis pas en randonnée il n’est pas dans son sac de compression mais dans un sac pour couette pour qu’il garde son volume.

Sac de couchage duvet dans uns sac à couette, déc. 2024
Sac de couchage duvet dans uns sac à couette

– Ho, mais là Sima, tu ne compares pas deux sacs équivalents ! Sur le papier le duvet est plus performant !
– Je sais, et pourtant voyons la suite…

Le sac de couchage en duvet, j’en suis revenu !

Le côté « éthique »

Soit la fabrication d’un sac de couchage synthétique n’est pas écolo, sa production est certainement polluante même s’il est en partie avec des produits recyclés.
Voyons le soi-disant « éthique » d’un sac duvet : Cela signifie que le duvet provient d’animaux morts pour l’alimentaire et n’ont pas été tués expressément pour la fabrication de votre duvet. Fin ! Mais cela pose d’autres question sur le côté « éthique »… Pourquoi ont-ils été tués ? Si c’est pour la conception de foie gras et/ou proviennent d’élevages intensifs et comment ont-ils été tués ? Le côté « éthique » ne répond généralement pas à ces questions. Si je l’avoue, j’avais fait le choix d’un duvet « éthique » pour me donner bonne conscience. Aujourd’hui, je ne crois plus à cet argument.

Je pense donc qu’on peut balayer d’un revers de la main le soi-disant critère « éthique ».

Le prix

Le sac de couchage en duvet est nettement plus cher que celui synthétique. Si ici le synthétique est plus léger, les deux sacs ne sont pas donnés pour les mêmes températures conforts téoriques.

Les côtés techniques

Poids
À température de confort égales le sac de couchage en duvet est plus léger.

Encombrement
À température de confort égales le sac de couchage en duvet est moins encombrant, se compresse mieux.

– Ha, finalement Sima, celui en duvet est mieux que le synthétique !
– Pas si simple, car il y a un « mais » !

Température de confort

C’est là que le bât blesse !
Je vais juste prendre deux expériences, mais j’en ai eu d’autres.

  • Lors de ma randonnée du tour de la Suisse Normande avec sac de couchage en duvet et des températures nocturnes entre 5 et 7°C, j’ai régulièrement été dérangé par des coups de froids, pas à en claquer des dents mais suffisant pour me réveiller et ajouter parfois ma polaire par-dessus le duvet.
  • Lors de ma randonnée du tour des puys d’Auvergne avec des températures nocturnes assez similaires, je n’ai jamais eu froid avec mon sac de couchage en synthétique pourtant donné pour des températures conforts moindres… J’ai même eu trop chaud certaine nuits.

Comment est-ce possible ?

Je suis quelqu’un qui ne bouge pratiquement pas la nuit sauf s’il y a quelques défauts de terrain pour trouver ma place et si le terrain est légèrement en pente, ce qui ne se voit pas toujours lorsque l’on installe sa tente, je bouge pour me remettre au milieu de ma tente.
J’en déduis que lorsque l’on bouge avec un sac de couchage en duvet et que la partie tassée par notre poids se retrouve sur le côté ou le dessus, le duvet reste tassé un certain temps et ne retrouve pas sa bonne répartition laissant des entrées d’air froid.
Alors qu’un sac de couchage en synthétique les parties écrasées vont très vite retrouver leur texture isolante et la répartition ne bouge pas.

Ce n’est pas tout !

Hein ! Ce n’est as fini Sima ?
Non, il y a d’autres inconvénients au sac de couchage en duvet…

Autres inconvénients du sac de couchage en duvet

En plus du prix.

  • Perte de performance en milieu humide : Le duvet perd une grande partie de son pouvoir isolant lorsqu’il est mouillé, ce qui peut poser problème dans des conditions humides. S’il est mouillé ou humide même que sur certaines parties, le séchage est un vrai problème, ça peut vous gâcher votre randonnée. D’autant plus que l’on est jamais à l’abri d’une entrée d’eau, d’une condensation, etc.
  • Entretien délicat : Il nécessite un nettoyage et un stockage spécifiques pour éviter qu’il ne perde sa qualité (lavage avec des produits spécifiques, séchage long). Il est même parfois déconseillé de le laver.

Conclusion

Le duvet est léger, compressible et « chaud » (si on ne bouge absolument pas), mais sensible à l’humidité et nécessite un entretien délicat (sans compter sur le critère soi-disant éthique qui pause question).
Le synthétique, moins cher et plus fiable même mouillé (sèche plus vite), reste constant en performance. Mon expérience montre que le synthétique peut surpasser le duvet en conditions réelles, notamment par sa meilleure réactivité à l’écrasement et son aisance d’utilisation. En fonction de mes besoins réels et du terrain, car en randonnée, confort et praticité priment sur la théorie, Je fais le choix du synthétique !

Vous pouvez vous lâcher sur les commentaires.

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Rando – Transformer son poncho en tarp

Rando - Transformer son poncho en tarp de randonnée, mars 2024
Transformer son poncho en tarp de randonnée

Pour vos prochaines randonnées itinérantes, voici un petit tutoriel pour transformer votre poncho en tarp.

Ce billet sera court car les étapes sont simples, pas besoin d’être un expert en bricolage, cela ne prend pas beaucoup de temps et ne coûte pas cher.

J’avais un poncho qui pouvait être utilisé comme tarp, mais j’ai récemment acheté un nouveau modèle plus léger et résistant qui ne peut pas servir de tarp. Pas de problème, quelques modifications suffisont.

J’ai également une toile de tente qui peut être utilisée comme tarp, mais si j’ai envie de partir plus léger, juste avec mon poncho c’est important qu’il puisse faire double usage.

Dans un premier temps j’ai dû acheter une trousse à œillets 10 mm, 100pcs (kit de Grommets Eyelets + 3 pièces outils) pour bâche, chaussures, vêtements, tentes, etc. Le tout pour 9 €. il ne reste plus qu’à vous procurer un marteau.

boite avec les oeillets et les outils, mars 2024
boite avec les oeillets et les outils

Repérez les endroits où vous souhaitez placer les œillets. J’en ai mis cinq à l’avant et cinq à l’arrière du bas du poncho.
Ensuite, faites vos trous avec l’emporte-pièce et insérez les œillets à l’aide de la base et du pointeau fournis.

pose d’œillets sur un poncho pour en faire un tarp de randonnée, mars 2024
pose d’œillets sur un poncho pour en faire un tarp de randonnée

Voilà, c’est fait !

œillets posés sur un poncho pour en faire un tarp de randonnée, mars 2024
œillets posés sur un poncho pour en faire un tarp de randonnée

Vous pouvez aussi en faire autant avec votre couverture de survie réutilisable dont je parle sur l’article « Rando – Bon usage de la couverture de survie« . Personnellement, je ne l’ai pas fait car la mienne n’a pas les bonnes dimensions pour être utilisée comme tarp et je l’utilise pour m’isoler du sol.

Je sais que dormir sous un tarp peut être impressionnant, surtout lors de la première nuit en bivouac, mais je traite de ces craintes dans l’article « Rando – Le bivouac peur et appréhension« .
Cette astuce sur le matériel de randonnée vous a plu, ou pas, lâchez-vous sur les commentaires.

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Rando – Bon usage de la couverture de survie

Couverture de survie sur le blog de Sima78, janv. 2024
Couverture de survie

Découvrir le bon usage de la couverture de survie peut être déterminant dans des situations d’urgence ou en plein air. Explorez les conseils pratiques qui vous permettront d’optimiser cet outil essentiel pour la survie et le confort en diverses circonstances.

La couverture de survie, bien que familière à beaucoup, mérite quelques rappels sur son utilité malgré les indications sur l’emballage. Il est essentiel de clarifier ses capacités et limitations pour une compréhension précise de ses applications.

Il en existe de deux types

  • La basique : une mince feuille réfléchissante en « Myral » avec une face argentée et l’autre or.
  • La ré-utilisable : plus épaisse en polyester avec une face argentée et l’autre parfois verte, orange, blanc, or, ou autre.

Son usage originel

Elle est conçue pour prévenir la perte de chaleur corporelle en situation d’urgence. L’utilisation principale est de fournir une protection thermique en réfléchissant la chaleur du corps vers l’intérieur (côté argenté vers l’intérieur), aidant ainsi à prévenir l’hypothermie. Cas exceptionnel d’une personne en urgence en plein soleil où il n’est pas possible de la mettre à l’ombre, mettre la partie argentée vers l’extérieur pour qu’elle réfléchisse les rayons du soleil.

Polyvalence de la couverture de survie

Optimiser l’isolation du sol en plaçant la face argentée de la couverture de survie vers le haut, puis ajoutez-y votre matelas et votre duvet, ou installez votre tente par-dessus. Vous pouvez aussi la mettre au fond de votre hamac.

Bien que la version basique soit réutilisable avec précaution en prenant soin de bien la replier, elle demeure moins robuste que la variante réutilisable, plus épaisse et spécifiquement conçue pour cette fin.

Certains modèles réutilisables comportent des œillets aux extrémités, permettant une utilisation comme tarp. Dans ce cas, positionnez la surface argentée vers le bas.

En randonnée, deux impératifs majeurs :

  • prévenir l’humidité et garantir des vêtements secs,
  • ainsi que se prémunir du froid.

Dans la mesure du possible et faire le maximum en ce sens.

Pourquoi j’attache une importance à rappeler cela ?

En écrivant mon billet « Rando – Sima fais-tu du bushcraft« , j’ai exploré les contributions de blogueurs et de youtubeurs. Bien que j’aie découvert des informations pertinentes, certaines aberrations m’ont également frappé, notamment des conseils sur l’utilisation de la couverture de survie, en se couvrant avec, pour dormir en bivouac !?

On ne se couvre JAMAIS avec une couverture de survie pour dormir en bivouac !

C’est l’assurance de se réveiller avec un duvet humide, voire trempé et de mauvaises perspectives pour vos prochaines nuits… Or c’est justement ce dont on essaie de se prémunir !

Si vous vous retrouvez à utiliser une couverture de survie pour affronter une nuit particulièrement glaciale… Faites-le ! Couvrez-vous avec! Le lendemain, repliez tout et rentrez chez-vous !
Réévaluez la situation, envisagez de planifier cette randonnée à une saison plus clémente ou munissez-vous d’un équipement adapté.

L’utilisation d’une couverture de survie pour se couvrir et dormir révèle une inadéquation de votre équipement aux conditions météorologiques rencontrées.

AVERTISSEMENT ! ATTENTION !

Ne jamais utiliser la couverture de survie dans les cas suivant :

  • en cas d’orage,
  • au coin du feu ou près d’une flambée,
  • lors de l’utilisation d’un défibrillateur (heu, peu de chance d’en trouver en montagne, mais en ville, lors d’un accident…).

Pour résumer :

  • Assurez-vous d’avoir une couverture de survie à portée de main (personnellement, j’en ai deux : une fine dans ma trousse de secours et une réutilisable pour m’isoler du froid du sol).
  • En cas de blessure ou maladie, enveloppez-vous de la couverture en attendant les secours, ou si vous pouvez marcher, utilisez-la pour vous rendre à un poste de secours. Espérons que vous n’aurez jamais besoin de l’utiliser de cette manière.
  • Pour vous isoler du froid au sol, dans votre fond de hamac ou sous un tarp.
  • Pour dormir, optez pour un bon duvet et évitez l’utilisation d’une couverture de survie comme couverture.

Vous avez trouvé cet article utile, ou pas… vous avez des expériences ou des réflexions à partager… Les commentaires sont là pour ça.

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Rando – Sima fais-tu du bushcraft

Fais-tu du bushcraft ? Viens sima78 on va faire du bushcraft, de la survie. Sima78, tu manges des plantes et des racines ?…

Ce billet découle d’un mail auquel j’ai répondu, mais il présente également des similitudes avec des discussions que j’ai eues à deux reprises avec Thomas (nous l’appellerons ainsi). Thomas exprime le désir de faire des sorties sur plusieurs jours en ma compagnie. De plus, ces échanges peuvent être mis en relation avec certaines questions qui me sont posées de manière naïve par des personnes qui apprennent que je pratique la randonnée.

Mail et questions

Le mail est explicite et je peux le résumer en une phrase : Sima, fais-tu du bushcraft et si oui, comptes-tu publier des articles sur le sujet ?

Thomas et moi avons un passé commun, lui ayant servi dans un corps d’élite avec de nombreux stages de survie, et j’ai été également formé à la survie. Il propose l’idée de sorties en bushcraft extrême sur plusieurs jours ensemble.

Les interrogations fréquentes de personnes découvrant ma passion pour la randonnée incluent : Tu fais des feux avec ce que tu trouves ? Tu fabriques des pièges, tu te nourris avec ce que tu trouves ? Etc.

Et c’est quoi le Bushcraft?

Avant d’aller plus loin, il faut définir ce qu’est le bushcraft (définition wikipédia) :  Le bushcraft, plus rarement woodcraft, ou art des bois, est une activité de loisir qui consiste à mettre en pratique des compétences et connaissances plus ou moins anciennes, permettant une vie prospère dans la nature, en la perturbant de façon minimale. […].

J’ai un problème avec ça!

J’ai un réel problème avec la définition du bushcraft !
C’est souvent le cas avec les termes anglo-saxons, il y a, à boire et à manger.

  • Est-ce que dormir dans un hamac ou sous tard et faire un feu de bois est du bushcraft ?
  • Est-ce que se nourrir partiellement de cueillette est du bushcraft ?
  • Est-ce qu’être en totale immersion dans la nature pendant plusieurs jours est du bushcraft ?

Pour cette dernière il y a une expression française, c’est être en mode survie et c’est incompatible avec l’itinérance.

Du coup, je ne sais pas vraiment ce que veut dire bushcraft, juste une idée approximative par ce que je vois sur le web.

  • Je sais faire un feu par friction, mais en France, c’est à dire pas forcément dans un autre lieu géographique, je ne saurais peut-être pas (certainement) trouver les bons matériaux.
  • Je sais faire un feu avec du bois humide (il faut un minimum de matière sèche pour démarrer) et qui ne fait pas de fumée, ou presque pas, si si, c’est possible il faut monter un feu inversé, je n’ai rien inventé il s’agit de techniques amérindiennes.

La dernière fois que j’ai fait tout ça remonte à longtemps et c’était dans un contexte ludique avec mes gosses.
J’ai une formation botanique (je ne suis pas botaniste) et je connais un peu les plantes…

Alors bushcraft ou pas ?

  • J’évite de faire des feux et si je dois en faire un, j’utilise un briquet, ou des allumettes pour l’allumer.
  • J’ai une pierre à feu que je ne prends jamais.
  • Je chauffe ou cuisine sur mon réchaud.
  • Je ne construis pas de piège, je ne chasse pas et ne pêche pas non-plus.
  • Je n’emporte pas de machette, ni de hache, ni mon poignard US Camillus…
  • Je ne me nourris pas non-plus de cueillettes et de racines.
  • Si je trouve le hamac confortable pour lire ou pour une sieste, j’y dors très mal, alors non, je n’ai pas de hamac.
Mon poignard US Camillus, janv. 2024
Mon poignard US Camillus

Ma vision de la randonnée

Nous avons chacun la nôtre !

La randonnée, pour moi, représente le plaisir de marcher, de découvrir et de profiter des paysages qui se dévoilent, tout en faisant des rencontres et en savourant les moments de solitude aussi. Dans cette démarche, j’inspire à adopter une approche minimaliste, cherchant constamment un compromis entre le poids à porter et le plaisir/confort de chaque instant.

De temps à autre, quand l’occasion se présente, je m’accorde de simples plaisirs, comme déguster un thé aux jeunes feuilles d’abies lors d’une soirée ou savourer une poignée de fruits sauvages tels que les sureaux, les mûres, les myrtilles et autres, sans pour autant y consacrer des heures.
En résumé, ma démarche de randonneur est celle d’un amoureux de la nature, sans aucune prise de tête.
Prendre du plaisir et savourer l’instant présent !

À savoir :
Parmi les organisateurs de stages de bushcraft, certains démontrent une approche sérieuse (rare), tandis que d’autres se révèlent être de simples amateurs (la majorité) proposant des idées fantaisistes et parfois aberrantes. Il est crucial de reconnaître que ce qui peut fonctionner dans un lieu particulier n’est pas nécessairement transposable dans un autre lieu et/ou contexte. L’adaptation nécessite une compréhension approfondie qui va bien au-delà de la simple pratique du bushcraft, une discipline actuellement très en vogue

Pour résumer, non, je ne fais pas de bushcratf ou de la survie, mais simplement de la randonnée.

Cet article vous a plu, ou déplu… Lâchez-vous ! Vous avez des expériences à partager, vous faites vous-même du bushcraft… N’hésitez pas à en faire part. Des questions ? Posez-les !

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