Rando – A-t-on le droit de faire du feu en randonnée

Lors de bivouacs a-t-on le droit en France de faire du feu ?

La réglementation concernant les feux de camp lors de bivouacs en France varie en fonction des régions et des périodes de l’année.

Avant d’aborder les aspects législatifs, je vais d’abord partager mon avis sur le sujet, expliquer ce qu’est un feu, les risques qu’il présente, et fournir quelques exemples.

Dans le billet précédent « Rando – Peut-on faire feu de tout bois ?« , j’ai abordé les risques d’intoxication et les risques d’incendie dus à la production variable d’escarbilles et de flammèches par différents végétaux. Les risques ne se limitent pas à ces facteurs !

Mon avis sur le sujet

Depuis que j’ai repris la randonnée, je n’ai jamais fait de feu. Quand j’étais plus jeune et que je randonnais fréquemment, il était très rare que je fasse un feu. La dernière fois, c’était un mois d’avril très humide dans les Pyrénées, uniquement pour sécher mon linge.

Je déconseille de faire du feu. Utilisez plutôt un réchaud à gaz ou à alcool, qui est généralement suffisant pour cuisiner. Dans les zones à haut risque d’incendie, il vaut mieux manger des repas froids et s’abstenir de fumer sa clope.

Pour bien connaître les risque il faut savoir ce qu’est un feu !

Le triangle et le tétraèdre du feu
Pour bien comprendre les risques, il est utile de revoir le classicque triangle du feu, qui nécessite trois éléments pour qu’un feu se déclare : le combustible, le comburant et la chaleur. Le tétraèdre du feu ajoute un quatrième élément : la réaction chimique en chaîne. Lorsque vous faites un feu, vous initiez une réaction en chaîne en allumant de l’amadou, puis en ajoutant des brindilles, des petites branches et enfin des bûches.

Le triangle du feu nous aprend que tout combustible s’auto-enflamme à une certaine température (chaleur), à condition qu’il y ait un comburant (comme l’oxygène).
Par exemple, une rondelle de chêne de 10 cm de diamètre et 2 cm d’épaisseur ne s’allumera pas avec un simple briquet, mais placée dans un micro-ondes à pleine puissance, elle s’auto-enflammera et détruire votre micro-onde par la même occasion.

Cela explique combien il est importantde comprendre les conditions dans lesquelles un feu peut se déclencher.

En passant par une pinède ou une garrigue en pleine chaleur, vous êtes entouré de parfums provenant des essences évaporées des végétaux. La vaporisation maximale de ces essences se produit entre 30 °C et 40 °C, et elles peuvent s’auto-enflammer à des températures comprises entre 200 °C et 350 °C. Pour référence, la flamme d’un briquet atteint environ 2 000 °C et le bout incandescent d’une cigarette environ 800 °C.

On comprend mieux pourquoi les feux sont interdits ainsi que fumer une cigarette sont des risques dans certaines zones à haut risque d’incendie.

Triangle du feu, juil. 2024
Triangle du feu

– Sima, moi, j’ai été scout, j’ai fait l’armée et je sais faire un feu…
– Je n’en doute pas, mais laisse-moi te raconter une anecdote.

Un jour, au travail, un jardinier très professionnel et extrêmement précautionneux brûlait des branchages. Aujourd’hui, c’est interdit ; on les passe au broyeur puis au compost. La seule chose à proximité était une haie de bambous à environ 5 mètres de distance. Malgré toutes ses précautions, peut-être à cause d’une flammèche, la haie a pris feu. Incapable de l’éteindre seul, il a couru prévenir les agents de sécurité situés à environ 200 mètres. Pendant qu’un agent alertait les pompiers, les autres ont utilisé des tuyaux d’arrosage pour essayer de contenir l’incendie. Mais ce n’était pas suffisant, et seuls les pompiers, arrivés rapidement, ont pu maîtriser le feu. Environ 10 mètres de haie ont brûlé malgré une intervention rapide.

Cela illustre bien qu’en pleine nature, loin des secours, même avec toutes les précautions, si un début d’incendie se déclare, ce n’est pas avec ta gourde que tu pourras l’éteindre. La situation peut vite devenir catastrophique.

Législation sur les Feux en Plein Air en France

Je tiens à préciser que les informations ci-dessous sont vérifiées à la date de rédaction, soit quelques semaines avant la publication. Les lois, décrets et autres réglementations peuvent évoluer rapidement, et ce qui suit pourrait devenir obsolète. Il s’agit d’un instantané visant à vous aider dans vos recherches et vérifications.

Réglementation Générale

Nouveau Code forestier 01/07/2024 mis en vigueur le 28/07/2024.
TITRE III : DÉFENSE ET LUTTE CONTRE LES INCENDIES DE FORÊT (Articles L131-1 à L136-1)

https://www.legifrance.gouv.fr/codes/section_lc/LEGITEXT000025244092/LEGISCTA000025245861/#LEGISCTA000025248666
Article L131-1
Il est défendu à toute personne autre que le propriétaire de terrains, boisés ou non, ou autre que les occupants de ces terrains du chef de leur propriétaire, de porter ou d’allumer du feu sur ces terrains et jusqu’à une distance de 200 mètres des bois et forêts ainsi que des terrains assimilés soumis aux dispositions de l’article L. 131-4.
Article L131-1-1
Il est interdit de fumer dans les bois et forêts et jusqu’à une distance de 200 mètres de ceux-ci pendant la
période à risque d’incendie définie par arrêté du représentant de l’État dans le département.
[…]

Arrêtés préfectoraux : Les préfets peuvent prendre des arrêtés spécifiques pour interdire les feux en plein air en fonction des conditions locales. Ces arrêtés sont souvent publiés sur les sites web des préfectures ou des mairies.

Réglementation des parcs naturels : Les parcs naturels régionaux et nationaux peuvent avoir des règlements spécifiques concernant l’usage du feu. Les informations sont disponibles sur les sites web des parcs.
https://www.parcs-naturels-regionaux.fr/les-parcs/decouvrir-les-58-parcs

Office National des Forêts (ONF) : L’ONF fournit des conseils et des informations sur les risques d’incendie et les mesures de prévention.
https://www.onf.fr/vivre-la-foret/raconte-moi-la-foret/comprendre-la-foret/foret-et-incendies/+/1650::feux-de-foret-lonf-met-en-garde-contre-un-risque-accru-partout-en-france.html

Renseignez-vous également auprès des municipalités.

En respectant ces règles, vous contribuez à la protection de l’environnement et à la prévention des incendies en France.

Conclusion

Faire un feu lors de randonnées ou bivouacs en France est strictement encadré par la législation pour prévenir les risques d’incendie. Il est crucial de comprendre et de respecter les règles en vigueur, de bien connaître les risques liés au feu, et de privilégier des alternatives sûres comme les réchauds à gaz ou à alcool voire manger froid dans les lieux à grand risque d’incendie. La vigilance est essentielle pour la protection de l’environnement et de la sécurité de tous.

Votre avis et vos expériences sur ce sujet ? Quelles précautions prenez-vous pour minimiser les risques d’incendie ? Partagez vos commentaires et vos idées ci-dessous !

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Image triangle : Source wikimedia.org – CC BY-SA 3.0

Rando – Peut-on faire feu de tout bois ?

Peut-on faire feu de tout bois ?

L’expression signifie : Employer tous les moyens pour parvenir à quelque chose.

Ici, nous allons la prendre au pied de la lettre, c’est-à-dire : peut-on fabriquer un feu avec n’importe quelle plante ?

Avant tout sachez qu’en France, la législation concernant le droit de faire un feu dans la nature est assez stricte en raison des risques d’incendie et de protection de l’environnement. Ce sera le sujet d’un autre billet.

Bien entendu, pour vos barbecues, poêlés et autres feux évitez de le faire du bois de palette ou de cagettes qui contiennent insecticides, fongicides et tout un tas de produits chimiques.

Pour faire écho à l’article précédent « Plantes Dangereuses à Éviter : Guide pour les Randonneurs et Promeneurs« , il est important de noter qu’il existe plusieurs plantes dangereuses qu’il ne faut pas brûler en raison des substances toxiques qu’elles contiennent. Ces substances peuvent se volatiliser dans l’air lors de la combustion, représentant un risque pour la santé.

Voici quelques exemples de plantes à ne pas brûler :

L’If (Taxus baccata)
Raison : La combustion de l’if libère des toxines (taxines) potentiellement mortelles. Inhaler la fumée ou entrer en contact avec les cendres peut causer des troubles respiratoires et cardiaques.

L’Oleander (Nerium oleander) ou Laurier-rose
Raison : La combustion du laurier-rose libère des toxines puissantes (oléandrine et nérine). La fumée inhalée peut provoquer des symptômes graves tels que des troubles cardiaques, des nausées et des vomissements.

Le Rhododendron (Rhododendron et spp.)
Raison : Contient des grayanotoxines. Brûler le rhododendron libère des toxines dans l’air, provoquant des troubles respiratoires et des irritations.

Le Poison Oak (Toxicodendron diversilobum) et le Poison Sumac (Toxicodendron vernix)
Raison : Ces plantes contiennent de l’urushiol, une résine toxique. La combustion libère l’urushiol dans l’air, provoquant des réactions allergiques sévères, des irritations des voies respiratoires et des troubles respiratoires.

Le Ricin (Ricinus communis)
Raison : Contient de la ricine, une toxine très puissante. La combustion peut libérer cette toxine dans l’air, provoquant des symptômes graves voire mortels en cas d’inhalation.
Il est essentiel de manipuler ces plantes avec précaution et de les éliminer selon des méthodes appropriées, souvent par des services spécialisés, pour éviter tout risque pour la santé. Brûler des plantes toxiques peut transformer des composés dangereux en gaz volatils qui, lorsqu’ils sont inhalés, peuvent causer des blessures graves ou des maladies.

Le Sumac vénéneux ou Poison Ivy (Toxicodendron radicans), le Poison Oak (Toxicodendron diversilobum) et le Poison Sumac (Toxicodendron vernix)
Raison : Ces plantes contiennent de l’urushiol, une résine toxique. La combustion libère l’urushiol dans l’air, provoquant des réactions allergiques sévères, des irritations des voies respiratoires et des troubles respiratoires.
Effets :

  • Dermatite de contact : Le contact avec l’urushiol peut provoquer une éruption cutanée qui démange, des rougeurs, des cloques, et un gonflement. La réaction peut apparaître entre 12 à 72 heures après le contact.
  • Réactions respiratoires : Inhaler de la fumée de sumac vénéneux brûlé peut causer des irritations sévères des voies respiratoires, entraînant des difficultés respiratoires, une toux, et un gonflement de la gorge.
  • Irritation des yeux : Si l’urushiol entre en contact avec les yeux, cela peut causer des douleurs, des rougeurs et des gonflements.

Précautions :

  • Identification : Apprenez à identifier le sumac vénéneux pour éviter tout contact accidentel. Il a généralement des feuilles en groupes de trois, avec des bords lisses ou légèrement dentelés.
  • Éviter le contact : Portez des vêtements longs, des gants, et des chaussures fermées lorsque vous êtes dans des zones où le sumac vénéneux peut pousser.
  • Nettoyage immédiat : Si vous entrez en contact avec la plante, lavez immédiatement la zone affectée avec de l’eau savonneuse pour éliminer l’urushiol. Le lavage doit être fait dans les 10 à 15 minutes pour être efficace.
  • Nettoyage des objets : Les outils, vêtements, et autres objets qui ont touché la plante doivent être nettoyés soigneusement pour éviter une contamination secondaire.
  • Ne pas brûler : Ne brûlez jamais le sumac vénéneux. Les fumées dégagées peuvent contenir de l’urushiol volatilisé, qui est dangereux à inhaler.
  • Traitement des éruptions : Si vous développez une éruption cutanée, utilisez des crèmes apaisantes, des antihistaminiques, et des bains à l’avoine pour réduire les démangeaisons. Consultez un médecin si les symptômes sont sévères ou persistent.

Le danger ne vient pas que du côté toxique des feux

Au-delà du risque toxique, il existe d’autres dangers. Certains bois produisent plus d’escarbilles ou de flammèches (généralement les conifères) que d’autres, ce qui peut provoquer des débuts d’incendie ou, à tout le moins, endommager vos vêtements ou votre tente. Les tentes et les vêtements de randonnée sont souvent fabriqués dans des textiles très sensibles au feu.

En conclusion sur les feux.

Il est donc crucial de connaître la législation des lieu et les caractéristiques des plantes que l’on utilise pour faire un feu.

En règle générale, il est conseillé d’éviter de brûler des plantes toxiques, des résineux qui produisent beaucoup de fumée et de créosote, et des bois traités chimiquement. Privilégiez plutôt les bois durs comme le chêne, le hêtre, et le frêne, qui brûlent lentement et produisent une chaleur constante sans émettre de substances nocives.
Ainsi, bien que l’expression « faire feu de tout bois » évoque l’idée d’utiliser tous les moyens à sa disposition, en pratique, il est important de faire preuve de discernement et de prudence dans le choix des matériaux que l’on brûle pour préserver sa santé et celle de son entourage.

Cet article vous a plu ? Donnez-nous votre avis et vos conseils sur le sujet en commentaire !

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Rando – Plantes à éviter

Plantes Dangereuses à Éviter : Guide pour les Randonneurs et Promeneurs

Lorsque l’on est randonneur ou simple promeneur, on aime la nature et ses plantes. Pourtant, certaines plantes peuvent représenter un danger et doivent être évitées, non seulement pour la sécurité des individus mais aussi, lorsqu’elle est invasive, pour la préservation des écosystèmes locaux. Il ne faut pas toucher, consommer, ou manipuler certaines d’entre elles, et certaines espèces invasives doivent même être signalées aux autorités locales pour leur destruction.

Voici une liste de ces plantes dangereuses dont certaines invasives que l’on trouve en France, avec leurs effets potentiels. Vous trouverez également des liens vers Wikipédia pour plus d’informations détaillées.

Liste des plantes dangereuses.

La Belladone (Atropa belladonna)
Effets : Contient de l’atropine, une substance très toxique qui peut provoquer des hallucinations, des convulsions et être mortelle en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas consommer les baies ou les feuilles.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Belladone

La Grande Cigüe (Conium maculatum)
Effets : Contient des alcaloïdes toxiques qui peuvent provoquer des paralysies et être fatals en cas d’ingestion. Des cas de phytophotodermatoses ont été répertoriés : après un contact cutané avec les feuilles ou le suc de la plante suivi d’une exposition au soleil, des lésions cutanées d’intensité variable apparaissent.
Précautions : Ne pas ingérer. Éviter tout contact avec la peau.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Grande_Cigu%C3%AB

Petite ciguë (Aethusa cynapium)
Effets : Contient des alcaloïdes toxiques dont la conine qui peuvent provoquer des paralysies et être fatals en cas d’ingestion. Des cas de phytophotodermatoses ont été répertoriés : après un contact cutané avec les feuilles ou le suc de la plante suivi d’une exposition au soleil, des lésions cutanées d’intensité variable apparaissent.
Précautions : Ne pas ingérer. Éviter tout contact avec la peau.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Petite_cigu%C3%AB

La Berce du Caucase (Heracleum mantegazzianum)
Effets : Sève phototoxique causant des brûlures cutanées très graves au contact de la peau exposée à la lumière.
Précautions : Éviter tout contact avec la plante. Porter des vêtements couvrants et des gants. En cas de contact, laver immédiatement la peau et éviter l’exposition au soleil.
Plante invasive, signaler sa présence aux autorités locales.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Berce_du_Caucase

Le Datura (Datura stramonium)
Effets : Contient des alcaloïdes toxiques pouvant causer des hallucinations, une confusion mentale et être mortels en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer. Éviter de toucher les fleurs et les graines. lors de la manipulation.
Plante invasive, signaler sa présence aux autorités locales.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Datura_stramonium

Le Laurier-rose (Nerium oleander)
Effets : Contient des glycosides cardiaques qui peuvent provoquer des troubles cardiaques graves, des nausées, des vomissements et être mortels en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer. Porter des gants lors de la taille ou de la manipulation.
Pourtour méditerranéen
https://fr.wikipedia.org/wiki/Laurier-rose

Le Muguet (Convallaria majalis)
Effets : Contient des glycosides cardiaques qui peuvent causer des troubles cardiaques, des vomissements, des diarrhées et être fatals en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer. Éviter de laisser les enfants jouer avec les fleurs.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Muguet_de_mai

Le Ricin (Ricinus communis)
Effets : Les graines contiennent de la ricine, une toxine très puissante qui peut causer des nausées, des vomissements, des diarrhées sévères et être mortelle en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer les graines. Éviter de manipuler la plante sans précaution.
Plante exotique, non considérée comme invasive, se trouve sur pourtour méditerranéen
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ricin_commun

La Digitale pourprée (Digitalis purpurea)
Effets : Contient des glycosides cardiaques qui peuvent provoquer des troubles cardiaques graves, des nausées, des vomissements et être mortels en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer. Porter des gants lors de la manipulation.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Digitalis_purpurea

L’Aconit napel (Aconitum napellus)
Effets : Contient de l’aconitine, une neurotoxine puissante qui peut causer des paralysies, des troubles cardiaques et être fatale en cas d’ingestion.
Précautions : Ne pas ingérer. Porter des gants et se laver les mains après manipulation.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Aconitum_napellus

L’If (Taxus baccata)
Effets : Contient des alcaloïdes toxiques (taxines) qui peuvent provoquer des troubles cardiaques graves et être mortels en cas d’ingestion.
Précautions : Toutes les parties de l’arbre, sauf l’arille rouge entourant la graine sont toxiques. Ne pas ingérer.
Plante indigène non invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/If_commun

L’Ambroisie à feuilles d’armoise (Ambrosia artemisiifolia)
Effets : Le pollen est très allergisant et peut provoquer des allergies sévères et de l’asthme.
Précautions : Éviter les zones infestées durant la période de pollinisation. Porter un masque si nécessaire.
Plante invasive, signaler sa présence aux autorités locales.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ambrosia_artemisiifolia

L’Herbe de la Pampa (Cortaderia selloana)
Effets : Les feuilles sont coupantes et peuvent causer des coupures profondes.
Précautions : Ne pas toucher les feuilles. Porter des vêtements de protection en cas de nécessité de manipulation.
Plante invasive, signaler sa présence aux autorités locales.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Herbe_de_la_pampa

L’Ailante glanduleux (Ailanthus altissima)
Effets : Peut causer des réactions allergiques et des irritations cutanées.
Précautions : Éviter tout contact en cas l’allergie.
Plante invasive
https://fr.wikipedia.org/wiki/Ailanthus_altissima

Le Raisin d’Amérique (Phytolacca americana)
Effets : Les baies, feuilles et les racines sont toxiques et peuvent causer des troubles gastro-intestinaux en cas d’ingestion.
Plante invasive, signaler sa présence aux autorités locales.
Précautions : Ne pas ingérer.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Phytolacca_americana

Sumac Grimpant (Toxicodendron radicans)
Bien que rare en France, on peut tout de même croiser le sumac vénéneux. Cette plante est extrêmement dangereuse et doit être évitée à tout prix, tout comme la berce du Caucase.
Le sumac vénéneux, ou Toxicodendron radicans, est une plante qui peut provoquer des réactions allergiques sévères en raison de la présence d’urushiol, une huile toxique.
Effets :

  • Dermatite de contact : Le contact avec l’urushiol peut provoquer une éruption cutanée qui démange, des rougeurs, des cloques, et un gonflement. La réaction peut apparaître entre 12 à 72 heures après le contact.
  • Réactions respiratoires : Inhaler de la fumée de sumac vénéneux brûlé peut causer des irritations sévères des voies respiratoires, entraînant des difficultés respiratoires, une toux, et un gonflement de la gorge.
  • Irritation des yeux : Si l’urushiol entre en contact avec les yeux, cela peut causer des douleurs, des rougeurs et des gonflements.

Précautions :

  • Identification : Apprenez à identifier le sumac vénéneux pour éviter tout contact accidentel. Il a généralement des feuilles en groupes de trois, avec des bords lisses ou légèrement dentelés.
  • Éviter le contact : Portez des vêtements longs, des gants, et des chaussures fermées lorsque vous êtes dans des zones où le sumac vénéneux peut pousser.
  • Nettoyage immédiat : Si vous entrez en contact avec la plante, lavez immédiatement la zone affectée avec de l’eau savonneuse pour éliminer l’urushiol. Le lavage doit être fait dans les 10 à 15 minutes pour être efficace.
  • Nettoyage des objets : Les outils, vêtements, et autres objets qui ont touché la plante doivent être nettoyés soigneusement pour éviter une contamination secondaire.
  • Ne pas brûler : Ne brûlez jamais le sumac vénéneux. Les fumées dégagées peuvent contenir de l’urushiol volatilisé, qui est dangereux à inhaler.
  • Traitement des éruptions : Si vous développez une éruption cutanée, utilisez des crèmes apaisantes, des antihistaminiques, et des bains à l’avoine pour réduire les démangeaisons. Consultez un médecin si les symptômes sont sévères ou persistent.

Plante éxotique, signaler sa présence aux autorités locales et à l’INPN.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sumac_grimpant
Répartition : https://inpn.mnhn.fr/espece/cd_nom/126914/tab/carte

Sureau noir (Sambucus nigra)
On utilise les fruits et fleurs du sureau noir pour confectionner des confiture, vins, vinaigre limonades et autres, je vais donc apporter un attention particulière à cette plante.
Les fruits et les fleurs du sureau noir sont comestibles après cuisson. Le reste de la plante est toxique.
Il existe plusieurs espèces, sous-espèces et variétés de sureaux dont certaines très toxiques.
Effets :
Baies Non Cuites : Les baies de sureau noir (Sambucus nigra) contiennent de petites quantités de cyanure, qui peuvent être toxiques si elles sont consommées crues en grande quantité.
Les symptômes d’intoxication peuvent inclure des nausées, des vomissements, des diarrhées et des douleurs abdominales.
Feuilles, Écorce, et Racines : Ces parties de la plante contiennent des glycosides cyanogènes, qui libèrent du cyanure lorsqu’elles sont ingérées.
La consommation de ces parties peut entraîner des symptômes graves comme des vertiges, des maux de tête, des palpitations cardiaques, des difficultés respiratoires, et dans des cas extrêmes, la mort.
Précautions : Sachez identifier le sureau noir parmi les autres. Ne pas consommer les fleurs et fruits Non Cuites. Ne pas consommer les feuilles, l’écorce et les racines.

Fleurs et Baies Cuites du sureau noir : Les fleurs et les baies cuites sont généralement sans danger et sont couramment utilisées dans des recettes telles que les confitures, les sirops et les infusions.
La cuisson détruit les glycosides cyanogènes, rendant ces parties de la plante sûres à consommer.
Plante indigène.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sambucus_nigra
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sureau

Voici la fin de cette liste qui n’est pas exhaustive.

  • Intéressez-vous aux plantes que vous croisez.
  • On ne touche pas, on ne mange pas tant que l’on a pas la certitude que c’est sans danger.
  • Dans le doute, on s’abstient.

Si vous vous intéressez à la flore l’article « Littérature – Identifier la flore«  peut également vous intéresser.

Conclusion

En tant que randonneur ou promeneur, il est important de rester vigilant face aux plantes que vous rencontrez dans la nature. Certaines peuvent être dangereuses et doivent être évitées pour votre sécurité et pour protéger les écosystèmes locaux. Ne touchez, ne consommez, et ne manipulez aucune plante à moins d’être certain qu’elle est sans danger. En cas de doute, il vaut mieux s’abstenir. Rappelez-vous que certaines de ces plantes, bien qu’utilisées en pharmacopée, ou l’on été, ou en cours d’étude pour leur potentiel phytopharmacologique, sont avérées toxiques. Ne vous improvisez pas pharmacien.
De nombreuses plantes sont également protégées ; profitez de la beauté de la nature sans perturber les écosystèmes que vous traversez.

J’espère que ce guide vous a été utile. Avez-vous déjà rencontré des plantes dangereuses lors de vos promenades ou randonnées ? Partagez vos expériences et vos conseils dans les commentaires ci-dessous !

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Rando – Chevreuse – demi-journée

Randonnée en Ile de France à la demi-journée – Chevreuse dans les Yvelines (78)

Parfois nous n’avons pas le temps de faire de l’itinérance reste l’option de la randonnée à la demi-journée, voire à la journée, prenez le temps qu’il faut.

Arriver à Chevreuse par les transports en commun depuis Paris :
1 → Prendre le Transilien N jusqu’à « La Verrière » puis le bus 3917 jusqu’à Chevreuse.
2 → Prendre le RER B jusqu’à Saint-Rémy-Lès-Chevreuse puis le bus 3917 jusqu’à Chevreuse.
Ps : Le bus 3917 fait des allées et retours St-Rémy-lès-Chevreuse – La Verrière.
Dans les deux cas descendez à Mairie de Chevreuse

Si vous venez en voiture il y a plusieurs parkings gratuits dans la ville, ma randonnée part du « Parking des Petits Ponts« , nous y sommes allés en covoiturage.

Boucle de Chevreuse, demi-journée ou à la journée,

c’est selon vos souhaits si vous souhaitez flâner… Il y a de quoi flâner.

Plan rando de Chevreuse, juil. 2024
Plan rando de Chevreuse

Distance : 11,7 km
D+ : 254 m
Niveau : Facile
Trace GPX

Depuis le parking il n’y a qu’à suivre la trace. Si vous arrivez en transport en commun, depuis la Mairie suivez la fin de la trace jusqu’à l’Yvette, la longer pour récupérer la trace à ces début lorsque qu’elle vous oriente vers le Nord, le parking n’a pas d’intérêt.

Le long de l’Yvette vous pouvez y errer quitte à rebrousser chemins, de nombreux petits pont, anciens lavoirs, accès, et anciennes tanneries.
Images ponts

Pont sur l'Yvette à chevreuse, juil. 2024
Pont sur l’Yvette à chevreuse

En remontant vers le nord vous allez vite arriver à l’église paroissiale Saint-Martin, certaines parties datent du XI e d’autres du XVI et XVIIe, le clocher du XIXe, l’entrée est de style gothique. Face à la façade sud de l’église se trouve l’Office du Tourisme, bon à savoir.
Ensuite la trace rejoint « Le Chemin de Jean Racine » : il retrace l’itinéraire qu’empruntait le célèbre dramaturge Jean Racine (1639-1699) lors de ses séjours à Chevreuse visite assez souvent à ses amis et parents de Port-Royal-des-Champs, sa sœur et sa tante sont religieuses à l’abbaye de Port-Royal des Champs. À lire : Le Chemin de Jean Racine sur Yvelines .org

Borne du Chemin de Jean Racine, juil. 2024
Borne du Chemin de Jean Racine

Juste avant d’arriver à St-Lambert on quitte le Chemin de Racine par un petit escalier en direction Est Sud-Est, une marche entre forêts et plaine où le retour se fait en traversant Milon-la-Chapelle.

Escalier montant dans la forêt de Chevreuse, juil. 2024
Escalier montant dans la forêt de Chevreuse
Traversée du village de Milon-la-Chapelle, juil. 2024
Traversée du village de Milon-la-Chapelle

Le retour à Chevreuse se fait par les Hauts de Chevreuse, puis Hautvilliers et l’on arrive par le Château de la Madeleine qui domine la Ville de Chevreuse et sa vallée, construit au XIe siècle et fortifié au XIIe.

Château de la Madeleine à Chevreuse, juil. 2024
Château de la Madeleine à Chevreuse
Panorama depuis le château de la Madeleine, juil. 2024
Panorama depuis le château de la Madeleine

Et l’on redescend sur la ville de Chevreuse où il y fait bon s’y perdre. Si vous êtes arrivé par les transports la boucle s’arrête à la Mairie, sinon rejoignez le parking en longeant l’Yvette.

Sentier dans le haut de ville de Chevreuse, juil. 2024
Sentier dans le haut de ville de Chevreuse
Passage avec escalier dans la ville de Chevreuse, juil. 2024
Passage avec escalier dans la ville de Chevreuse

Dans la ville de Chevreuse vous y trouverez tous les commerces, épiceries, boulangerie, bars, restaurants, etc.

l'Yvette et ses petits ponts à Chevreuse, juil. 2024
l’Yvette et ses petits ponts à Chevreuse
Vue du Château de la Madeleine depuis le parking, juil. 2024
Vue du Château de la Madeleine depuis le parking

Petite vidéo pour conclure

Que pensez-vous de cette randonnée à Chevreuse ? Partagez vos impressions et vos conseils en commentaires !

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Un septuagénaire engagé part en randonnée pour sensibiliser à des causes majeures

Hubert Constancias, juil. 2024
Portrait de Hubert Constancias

Un projet audacieux initié par Hubert Constancias

À 70 ans, Hubert Constancias, un homme passionné et engagé, a entrepris une randonnée traversant trois pays européens pour sensibiliser à des questions cruciales : la migration et le changement climatique. Son périple a commencé le 9 juillet à Saint-Victor-Montvianeix, en France, avec pour objectif de rejoindre La Haye aux Pays-Bas après environ 800 kilomètres de marche.

La Marche des Lumières

C’est le nom qu’il a choisi pour cette marche !

Une aventure inspirée par des convictions profondes

Hubert Constancias a conçu ce projet pour éveiller les consciences. Il a soigneusement choisi un itinéraire symbolique, traversant des régions historiques et diversifiées, pour maximiser l’impact de son message.

Sensibiliser à des enjeux contemporains

La crise migratoire : Les drames humains de la crise migratoire en partageant des faits et des données alarmantes. Il milite pour une politique d’accueil et d’intégration respectueuse, soulignant l’interconnexion entre les migrations et d’autres problématiques globales.
Le changement climatique : Conscient des impacts dévastateurs des perturbations climatiques, Constancias utilise son voyage pour appeler à l’action en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre, du soutien aux initiatives écologiques et de la transition vers une énergie renouvelable.

Un impact collectif et des perspectives d’avenir

Hubert Constancias espère que sa « Marche des Lumières » mobilisera les gens autour de valeurs partagées et inspirera des actions citoyennes. Chaque rencontre et discours durant son voyage vise à renforcer la prise de conscience collective.

Un exemple de changement possible

Hubert Constancias incarne la conviction qu’un individu peut faire une différence significative. Par sa randonnée, il rappelle que les petites actions cumulées peuvent conduire à des changements profonds et durables, que ce soit en matière de migration ou de climat. Son voyage invite chacun à réfléchir et à agir pour un avenir meilleur et plus équitable.

Suivre cette marche : « La Marche des lumières » de Hubert Constancias

Le parallèle

Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec « Le Droit du sol » de Étienne Davodeau. Dans cette bande dessinée, l’auteur raconte sa marche 800 km de Pech Merle à Bure, site controversé de stockage de déchets nucléaires. Davodeau y explore notre rapport à la nature, l’héritage culturel et l’engagement écologique, tout en réfléchissant sur les valeurs et choix qui façonnent nos vies. Ce récit mêle aventure personnelle et réflexion politique, nous invitant à réfléchir sur notre lien à la terre et nos responsabilités. ISBN : 9782754829212 – 06/10/2021.

La « Marche des Lumières » vous interpelle-t-elle ? Partagez vos pensées et idées dans les commentaires.

Hubert Constancias-002, juil. 2024
Images du site http://www.marche-des-lumieres.fr/

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Littérature – Prenez-moi pour une conne de Guillaume Clicquot

Prenez-moi pour une conne de Guillaume Clicquot (2024)

Dans la tête d’une femme trahie

EAN : 9782266340809
324 pages
Édition : Fayard

N’étant pas fan des titres racoleurs ou provocateurs, je n’aurais pas choisi ce livre de moi-même. C’était sans compter sur les conseils toujours judicieux de Mathilde ou Jean-Yves de la librairie coopérative où j’aime prendre un thé et discuter de livres. Jean-Yves, que je connais depuis longtemps, bien avant l’ouverture de cette librairie, connaît mes goûts littéraires et orientations politiques et me fait découvrir des ouvrages en ce sens. Mathilde, Nous nous connaissons depuis moins longtemps, me pousse vers des lectures inattendues, sans jamais me décevoir.

Prenez-moi pour une conne !

Orane, 58 ans, après des études brillantes, a consacré sa vie à son foyer et à ses enfants, Thomas, Christophe et Pauline, ainsi qu’à son magnifique époux Xavier, avec qui elle partage plus de trente ans de mariage.

Moi, la très classique Orane de Lavallière, je leur offrais mon sourire placide, mon style BCBG sage et dénué de sensualité, la douceur réconfortante de la mère de famille rangée, une icône asexuée et rassurante.

La vie n’est pas un long fleuve tranquille…

Le lendemain du mariage de leur fille cadette, Pauline, Orane organise un brunch. Xavier s’absente pour acheter du pain. Deux heures plus tard, c’est par un mail qu’elle apprend que son Xavier ne rentrera pas :

Orane, avec le merveilleux mariage de Pauline, c’est un chapitre de nos aventures qui se termine, l’histoire d’un couple qui a réussi à élever et à lancer dans la vie trois beaux enfants.
Aujourd’hui, hélas, le livre se referme, […]
J’ai attendu que Pauline se marie pour ne pas gâcher le plus beau jour de sa vie et remplir jusqu’au bout mon contrat de père. […] Même si à présent mon cœur bat pour une autre, je tiens à te confirmer toute l’affection que j’ai pour toi et j’espère que, pour les enfants, nous demeurerons amis.
[…]
– Je sais que je ne te mérite pas. Je te rends ta liberté. Affectueusement. Xavier.

Il l’a traité comme il traite ses employés, peut-être même pire ; un licenciement sec sans préavis pour refaire sa vie avec une jeunette de la trentaine.

– Je croyais qu’il m’admirait… Il m’a plaquée le jour où il a estimé que je ne lui servirais plus.
[…]notre mariage n’était qu’un CDD […]

Malgré le choc, Orane continue sa journée avec sa douceur habituelle et son sourire réconfortant de façade, dissimulant habilement son désarroi. Elle invente même un prétexte pour expliquer l’absence soudaine de Xavier.

Une fois les festivités terminées, Orane retirée dans sa maison secondaire s’engage dans une multitude d’activités bénévoles à Saint-Aubin-sur-Mer, jusqu’à être submergée et fait une déprime qu’elle refuse d’admettre… Orane est toujours dans le déni !

Derrière sa façade de mère au foyer, bourgeoise Versaillaise, catho, sainte nitouche elle décide de se venger.

Mais quel sera son stratagème ? Comment va-t-elle l’élaborer ? Comment réagira-t-elle face à la police, la juge d’instruction, lors des interrogatoires poussés, des perquisitions, etc. ?
Celle que tout le monde prend pour une conne commettra-t-elle le crime parfait ? Où est-elle vraiment trop conne ?

Il n’y a qu’en lisant le livre que vous le saurez.
Un polar hors du commun, un véritable page-turner que je vous recommande. Partagez vos impressions sur les commentaires.

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Littérature – Les regles du Mikado de Erri De Luca

Les règles du Mikado de Erri De Luca (2024)

Traduction : Danièle Valin
EAN : 9782073060587
160 pages
Éditions : Gallimard

Je me rends compte que c’est la première fois que j’écris sur un livre d’Erri De Luca, bien que j’aie eu plusieurs coups de cœur parmi ses œuvres. Ce que j’aime particulièrement chez Erri De Luca, c’est sa plume poétique et philosophique avec laquelle il nous raconte des histoires.

Préface de présentation

Cela commence par une préface présentant les personnages, nous plongeant immédiatement dans l’ambiance :
[…] Je présente donc les deux personnes qui engagent un dialogue au début de cette histoire.
Lui, c’est un vieux campeur solitaire. Il passe de longues périodes en montagne, même en hiver. Elle, c’est une jeune gitane qui a fui sa famille et son campement. […]

Résumer de l’histoire

Vous vous doutez bien que le résumer ne dévoilera rien de l’histoire que vous devrez découvrir par vous-même.

En Italie, sur les montagnes enneigées à la limite de la Slovénie. Une jeune femme tzigane (pour ne pas dire adolescente)[1] fuyant un mariage forcé se réfugie dans la tente du vieil homme en quête d’un abri et vient ainsi perturber la solitude du vieil horloger.
Alors que tout semble les opposer, elle, incarne la liberté et les traditions nomades de son peuple, lui, vieil homme solitaire et routinier, trouve son refuge dans la précision des horloges qu’il répare et dans la maîtrise du mikado, symbole de patience et d’équilibre.
Un lien va se créer au fil des conversations et confidences. L’horloger, captivé par l’énergie et la résilience de la jeune femme, l’initie aux subtilités du mikado fondée sur la tempérance, la concentration et l’acceptation de l’imprévisible. En retour, la jeune femme insuffle au vieil homme une nouvelle vitalité, le sortant de sa routine et s’ouvrir à de nouvelles perspectives.

Comment cette rencontre changera la vie ou le destin chacun ? Vous le saurez en lisant cette histoire captivante et émouvante, le parcours de deux personnages attachants si différents et pourtant aux destins entremêlés.

Citation :

[…]
Je pars pour une plus longue période. Non pas pour me soigner, je n’en ai pas besoin. Je projette de faire un voyage depuis longtemps.
J’ai tout réglé à la fondation pour qu’elle se passe de moi. Ce que j’entreprends doit être fait à pied. Ce sera forcément lent.
La marche me permet d’entrer dans les paysages et d’en faire partie.
[…]
Je vis dans un endroit en plein air où tout est vrai. Les surfaces qui m’entourent ne peuvent pas mentir. La terre sur laquelle j’installe ma tente, les piquets enfoncés sont le fondement qui me porte.
J’ai plus d’années que de kilos. Les vieux doivent être légers.
L’humanité a été jeune, ce n’est que récemment qu’elle s’est mise à vieillir en masse. C’est un temps inconnu, plus que la jeunesse.
Aucune expérience de vieillesse précédente ne peut servir d’exemple.
Le matin, je fais l’appel, j’invite chaque partie de mon corps à dire présent. Je commence par les pieds pour finir par la nuque.
Je dresse le plan de la journée, les activités indispensables et les superflues. Le feu, l’eau, la soupe, l’hygiène, sont des nécessités, puis je dois ajouter la lecture et le jeu pour l’entraînement des pensées.
La durée du jour est un tour du monde.
Le soir, je me retrouve aux antipodes, la nuit me ramène au point de départ.
Je vis sans montre. Si je me réveille dans le noir à cause d’un bruit, d’un rêve, je n’ai pas besoin de savoir l’heure. Je me concentre sur les battements de mon cœur. […]

Qu’avez-vous pensé de cette rencontre improbable entre deux personnages si différents ? Partagez vos impressions et réflexions dans les commentaires !

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Note(s)

  1. ^ Anecdote : J’ai accompagné l’une de mes filles, étudiante en photographie, pour un projet de reportage sur les Roms qu’elle avait choisi. Ce projet est devenu personnel pour elle, et nous avons rencontré cette communauté régulièrement pendant deux ans. Nous avons été invités à un mariage, un mariage d’amour qui se reflétait dans les yeux et la joie des deux mariés. J’ai été surpris par leur jeune âge ; elle avait 16 ans et lui presque 18, alors que les gadjos et gadjis (comme ils nous appellent) se marient de plus en plus tard, lorsqu’ils se marient.