Littérature – Un hiver pour s’écrire de Angeles Donate (2019)

Un hiver pour s’écrire d’Angeles Doñate

309 pages (version Epub)

Éditeur : Calmann-Lévy (2019).

Je peux me passer de téléphone, d’ordinateur, d’ailleurs en vacance, je les utilise au strict minimum, j’emmène le pc pour regarder des films en cas de journées de pluies diluviennes et pour écouter nos playlist (je n’ai pas d’abonnement en ligne)… Je ne peux pas me passer de livres, ni d’écrire, ne serait-ce que des cartes postales. J’aime lire et écrire que j’explique dans un billet « Lettre manuscrite à l’époque du sms et du snapchat« . Alors quand je suis tombé par hasard sur ce livre…

J’ai exprimé mon engouement par deux fois, une par mail à un blogueur (qui se reconnaîtra peut-être), la seconde à un ami sur Signal par une formulation malheureuse, constat fait suite à la réponse sur Signal :

Moi : Je lis un bouquin top, tellement bien qu’il me colle aux doigts.
Réponse de l’ami : Tu lis un bouquin de boules ? 🙂 (sic)*

Non ! Rien d’érotique ou vulgaire, mais j’ai beaucoup ri à la répartie très spontanée.

Donc je reformule : lorsque j’ai ouvert ce livre, lus les premières lignes, il m’a accaparé immédiatement, un véritable « page-turner*« .

L’histoire :
Dans un village d’Espagne, Sara, la factrice, est menacée d’une mutation à la capitale entraînant la fermeture de la poste au prétexte que les gens ne s’écrivent plus, ou n’aiment pas écrire… Une personne lance pour sauver cet emploi et la poste du village une chaîne épistolaire…

Petit passage :

« Le sort de Sara, une femme que nous aurions pu être toi ou moi, est en danger. Tu l’as peut-être déjà croisée : c’est notre postière. Elle a grandi ici et ses trois petits courent aussi partout dans le village. La vie n’a pas été tendre avec elle, mais elle a toujours un sourire pour celui qui en a besoin. Figure-toi que ses chefs veulent la transférer loin de son foyer. Porvenir va se retrouver sans facteur, soi-disant parce qu’on n’aimerait pas écrire ni recevoir des lettres. Voilà ce qu’ils racontent à la capitale. Quel culot ! Je ne t’embêterais pas avec tout ça s’il n’était pas en ton pouvoir d’aider Sara et notre village. Comment ? C’est très simple, fais comme moi, écris une lettre. Longue ou courte, bien ou mal rédigée, ça n’a aucune importance. Après, tu l’envoies à une femme du village parce qu’elle comprendra à quel point c’est dur d’élever des enfants loin de ses proches. Même si tu ne la connais pas, partage avec elle quelques instants de ta journée. Construisons toutes ensemble une chaîne de solidarité si longue qu’elle ira jusqu’à la capitale et si solide que là-bas, personne ne pourra l’interrompre. »
(…)
Je n’attends pas de conseils de votre part, même si j’aimerais tant en recevoir. Ni une réponse. Cela fait partie du marché. Il n’y a pas de nom d’expéditeur, la chaîne va toujours de l’avant. Je vous en prie, ne la brisez pas.
(…) »

N’allez pas croire que le livre s’en tient qu’à la chaîne épistolaire même s’il s’agit de l’un des fils conducteurs, il ne s’agit pas d’un recueil de lettres.
On y trouve plusieurs protagonistes, tous différents, chacun avec son histoire, sa vie et pourtant quelque chose les uni. Est-ce cette chaînes ? Ce village ? Leurs histoires ?

A travers les lettres de la chaîne que l’on écrit à un inconnu, ou pas, mais sous couvert d’anonymat (sommes-nous toujours anonymes ?) chacun se lâche, se met à nu, sur ses passions, ou ses travers, ou ses rêves, ou ses malheurs, ou encore ses regrets… Des brides de vies et en parallèle le quotidien des protagonistes, de la vie du village qui continue avec les histoires d’amour, de malheurs, bref, la vie de tous les jours, notre vie à chacun.

Cette chaîne sauvera t’elle l’emploi de Sara, la poste ? Sera t’elle destructive ou initiatrice de projets ? Je ne vous raconte pas la fin.

Ha j’oubliais, et pourtant cela à son importance, la poésie ! Elle est omniprésente tout long de ce roman, car il s’agit bien d’un roman.

Je ne suis pas un bon critique et je ne sais pas si je vous ai convaincu de lire ce livre qui pour moi fut un véritable coup de coeur. Mais si vous aimez les histoires du commun des mortels, de la vie d’un village, l’épistolaire, la poésie tout y est réuni.

Après ce livre, je n’ai qu’une envie ! Ressortir mon stylo plume calligraphique, un joli papier et écrire à ceux que j’aime… Je choisirai une belle enveloppe et un joli timbre.
Un livre qui vous embarque !

* Juste une précision concernant cette réponse sur Signal, mes amis savent que j’aime troller, alors on ne me rate pas à la moindre occasion 😉

*page-turner : l’origine vient de celui qui tourne les pages de la partition pour un musicien. Mais dans le monde littéraire cette expression anglophone à pris un nouveau sens que l’on pourrait interpréter de la façon suivante : un livre captivant que l’on ne peut lâcher qu’au point final. Dans le monde de l’édition, un « page-turner », est un livre en phase de devenir, ou est déjà, un best-seller tant il a su captiver ses lecteurs par une lecture boulimique de l’oeuvre.

Ecrire un billet, quand il faut se mettre à la tâche

René Magritte sima sima78Que ce soit au boulot ou au quotidien, nous avons toujours plein de bons prétextes pour éviter ce que nous devrions faire, mais pour le coup c’est un bon sujet de billet.
Sur cette dernière réflexion j’ai décidé d’argumenter plus bas en me basant sur un extrait de « Le vagabond » de Tristan Bernard, que je résume en trois phrases:

Nous ne faisons pas ce que nous devrions.
Ce que nous devrions faire nous ne le faisons pas.
Et, nous nous reposons sur la pensée que la chance nous viendra en aide.

En fait je n’argumente pas, je vous laisse lire!
Extrait à lire:
« (…)
Ce jour-là donc qui était un lundi, j’étais absolument torturé par la nécessité d’écrire un tout petit article que j’avais promis pour le jeudi précédent. J’avais déjà envoyé plusieurs lettres pour m’excuser. Chacune d’elles était plus longue à elle seule que l’article en retard.
(…)
J’avais décidé la veille que je ferais mon article le matin, afin d’avoir un après-midi de tranquillité inviolable. Mais toute la matinée avait coulé sans qu’on s’en aperçût, bien qu’elle fût occupée par un constant remords. Tout prétexte était bon pour reculer l’affreux moment où je m’assoirais à ma table. Il m’avait semblé absolument nécessaire de vérifier les bandages d’une machine excellente à changement de vitesse, à roue libre, une bicyclette de première marque dont je ne me servais d’ailleurs pas. Arrivé dans le hangar où elle se trouvait remisée, il me parut indispensable de gonfler le pneu arrière. Notez que je déteste gonfler des pneus, que ça ne m’arrive pour ainsi dire jamais, que c’est pour moi le plus écœurant des labeurs. Mais cette besogne était facultative, tandis que l’autre – Celle qui m’attendait dans mon cabinet de travail – l’autre était obligatoire, implacablement !
Après avoir gonflé lentement, posément, mes deux pneus, je me rendis dans le potager où je me mis à arroser des fleurs, à la stupéfaction du vieux jardinier qui ne m’avait jamais vu me livrer à une occupation pareille.
Je crois même que, ce matin-là, j’allais jusqu’à ratisser les allées du jardin. Enfin le déjeuner arriva. Je restai à table le plus longtemps que je pus. Je fis une partie de dames, que je perdis ; puis la revanche que je perdis également, et contre toute légalité je demandai à faire la belle !
Après les parties de dames, on ne pouvait vraiment se mettre tout de suite au travail. Il fallait de toute nécessité se dégourdir les jambes en faisant quelques pas sur la route.
Il faisait très chaud, abominablement chaud. J’aurais été cent fois mieux, les stores baissés, dans mon cabinet… Mais dans mon cabinet, il y avait une table impérieuse, des feuilles de papier d’une blancheur despotique, un inexorable encrier.
Je me promenai sur la route déserte, épiant sans me l’avouer le moment où quelque passant  surgirait au détour du chemin.
(…)
Il me semble à la réflexion que c’était là un sujet d’histoire, que la Providence m’envoyait charitablement.
Je remontai dans ma chambre et je fis mon article sans plus tarder sur un sujet d’ailleurs différent.
Mais tout n’est pas perdu, en somme, puisque ce sujet je le retrouve aujourd’hui. »

Image : Le pèlerin de René Magritte, 1966

La face cachée d’Internet de Rayna Stamboliyska

Un peu de pub !

Rencontre avec Rayna Stamboliyska autour de son livre « La face cachée d’Internet« 

Date : 27/01/1028 de 15 à 17h
Lieu : Librairie JMS
1 Avenue Henri Poincaré
78330 – Fontenay-le-Fleury Île-de-France
La Librairie JMS est une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC) relevant de l’économie sociale et solidaire (ESS).

Rayna Stamboliyska la face cachée d'internet

Comment finir l’année 2017 tranquilement

black Mirror Sima78 SériesOn commence par visionner la saison 4 de Black Mirror

Lire la critique sur Numerama:
Quatrième essai : « Black Mirror » décline sa recette dans six genres cinématographiques différents. Pour notre plus grand bonheur.

Et entre deux épisodes on lit « La grande aventure du Sexe ».

Saviez-vous que sur notre planète, certaines espèces ne font pas de sexe? Qu’il existe une incroyable diversité de formes d’organes reproducteurs et que biologiquement, on peut faire du sexe sans sexes? Des rites amoureux les plus improbables, à l’invention des mâles et femelles, en passant par le pseudo-sexe des bactéries et la sexualité des champignons: vous ne verrez plus le monde vivant du même œil.

« La grande aventure du Sexe » de Léo & Colas Grasset
Edition Delcourt

Léo Grasset est le Youtubeur de la chaîne de vulgarisation scientifique Dirtybiology et également blogueur sur le blog du même nom « Dirtybiology« .

la grande aventure du sexeColas Grasset quant à lui est dessinateur et animateur et fait partie du collectif « Ayeah!« 

J’ai découvert la sortie de « La grande aventure du Sexe » sur France Culture… Heu.. Heureusement que je précise « J’ai découvert la sortie de (…)« , car si j’avais écrit « J’ai découvert la grande aventure du Sexe sur France Culture » aurait eu une connotation différente. Bref, sur France Culture,  il y a déjà quelques semaines où Léo et Colas étaient interviewés, ils ont si bien parlés du livre et m’ont fait tant rire que j’en ai commandé le livre. Achat que je ne regrette pas.

Les Mémorables de l’Open Source réunis sur un projet photographique.

projet photo opensource - 01 sima78Faces of Open Source est un projet photographique qui nous permet de mettre un visage sur certaines des personnes qui ont eu le plus d’impact dans le développement de l’Open Source.

Linus Torvalds, Ken Thompson, Larry Wall, Doug McIlroy, Guido Van Rossum, Karen Sandler, Dan Geer, Limor Fried… Sont des figures de l’Open Source, des personnages qui ont contribué au développement du logiciel libre à différentes périodes, ce qui nous permet de profiter de la technologie actuelle et de servir d’inspiration aux autres développeurs.

Impossible de ne pas se souvenir du regretté Dennis Ritchie (créateur du langage de programmation C avec K. Thompson d’Unix), qui d’une certaine manière devait aussi être présent dans ce travail. Voici ses frères tenant une photo de lui:

Dennis Ritchie © Peter AdamsPeter Adams est l’auteur de ce projet documentaire qui a débuté en 2014. Un photographe qui avait déjà de l’expérience avec BSD dans les années 90 (plus tard avec Linux) en plus de ces connaissances en programmation qui lui a permis de travailler sur la conception des premiers sites corporatifs

D’excellentes photographies en noir et blanc, accompagnées d’un bref profil du personnage en question et des détails techniques sur la prise de l’instantané (certaines depuis son studio de la Silicon Valley, d’autres à travers les États-Unis) composent la série. Toujours sur le site de l’auteur, vous les trouverez classés par sections: UNIX, BSD, Linux, langages de programmation, X Windows.

Dans une interview intéressante sur PILXS.US, Adams explique son choix du noir et blanc pour ses portraits:

N&B sur un fond blanc était un choix conscient dès le début. Connaissant le groupe, j’ai senti que ça allait être la meilleure façon d’explorer les gens et les visages. Chacun de ces visages a, je pense, une histoire très intéressante. J’essaie d’apporter la personnalité de chacun à la photo et le N&B a toujours été ma façon préférée de le faire. Le fond blanc met le juste accent sur la personne.

Celle-ci de David Korn, créateur de Korh Shell (Ksh), est l’une de mes préférées (son tee-shirt est cool!).

David Korn ©Peter AdamsLes images sont distribuées sous licence Creative Commons (CC BY-NC-SA) pour un usage non-commercial (pour une autre utilisation, il suffit de contacter l’auteur).

Parmi les projets de Korn il y a la réalisation d’un livre qui contribuera à laisser une trace de cet héritage. Pour cela il étudie plusieurs options de financement telles que Kickstarter et d’autres types de parrainages.

Mais ce sera quand la série sera terminée, il y a encore une douzaine de personnes à photographier.

Un qui manque… c’est Richard Stallman. Je ne connais pas la raison de son absence, mais peut-être que si le projet s’appelait Faces of Free Software …

Traduit du site La Mirada Del Replicante

Source : Los históricos del Open Source reunidos en un proyecto fotográfico

Podcast actualité

podcastJe ne suis pas un « aficionado » des podcasts. J’ai pourtant essayé sous l’influence de Alterlibriste, mais non, je reste très délicat sur les choix d’écoute.
Il faut que ce soit court, précis, allant à l’essentiel… Ou si c’est long, il faut que cela soit construit, argumenté, je dois en ressortir avec un réel sentiment que cela m’apporte une connaissance supplémentaire, ou une réflexion (avec des divergences ou pas)… Bref, je suis très difficile quant au contenu ou s’il s’agit du ludique (j’aime bien aussi me marrer), il faut que ce soit subtil, qu’il y ait un fil conducteur… Quelque chose qui m’embarque !

Comme Cyrille Borne sur son billet [la-verite-est-ailleurs], je n’accroche pas au « trop d’entre-soi » de plus j’ai du mal à trouver le temps pour écouter les podcasts. Je ne sais pas écouter en faisant autre chose (1 neurone et en plus il est binaire).

Je vous vois venir: Bon ok Sima78, et c’est quoi ton podcast d’actualité ?

J’y viens, j’y viens, ce n’est pas très innovant et vous allez finir par croire que je travaille pour cette radio… mais non !
Actuellement je suis la série « Brève encyclopédie du monde, cosmos » sur France Culture.
Toute une série philosophique sur Cosmos de/et par Michel Onfray.

Vraiment génial, je vous invite à découvrir, ci-dessous le lien du fil RSS :
http://radiofrance-podcast.net/podcast09/rss_12526.xml

Je vous souhaite une bonne écoute!

L’avenir commence demain

Issac Asimov Livre pour geekCeux qui me connaissent le savent ! Si je dois m’exiler en emportant qu’une partie des objets dont je tiens le plus, ce sera sans ambiguïté, ma bibliothèque ! Et non, pas mon ordinateur, ni mon smartphone, mais mes livres… Avec eux je peux m’évader de mille et une façons et je ne peux pas m’endormir si je n’ai pas lu.

Les Linuxiens, BSDistes et autres libristes sont passionnés par la technologie, alors j’aimerai faire découvrir à ceux qui ne connaissent pas encore, un livre d’Issac Asimov dont le genre est difficile à trancher, entre fiction et anticipation.

Titre original : Nine Tomorrows, 1959
Science Fiction / Anticipation – Traduction de Bruno MARTIN
Edition: POCKET n° 5034 – 352 pages, octobre 2008, suite du 1er tirage août 2011
ISBN: 978-2-266-18377-2

Sur ce billet : Quatrième de couverture, Mon avis, Courte biographie.

Quatrième de couverture :

Voici quelques aperçus étonnants sur les «futurs probables» qui attendent notre humanité.

Tous les ennuis du monde est l’histoire tragique d’un ordinateur géant, Multivac, qui, doué d’une puissance intellectuelle illimitée, découvre un jour la «difficulté d’être».

L’affreux petit garçon raconte comment un jeune Néandertalien arraché à notre préhistoire est devenu le cobaye d’une impitoyable expérience scientifique.

Avec un mélange inimitable d’humour et de réalisme, combinant la science et la fantaisie, Asimov parvient magistralement dans ce recueil de neuf récits, désormais classique, à nous dévoiler l’imprévisible.

Mon avis :

L’avenir commence demain, mais quel demain nous attend vraiment? Dans ce recueil de neuf nouvelles (et deux poèmes), Asimov propose neuf visions de « demain » (d’où le titre anglais « Nine tomorrows »). Face à un progrès technologique aussi fascinant qu’inquiétant, se projeter dans ces futurs ne se fait pas sans angoisse – l’homme reste t-il toujours au centre de ses avancées, en garde t-il la maîtrise? A chaque nouvelle, des facettes de notre société sont mises en avant: l’éducation, la relation entre l’homme et sa technologie, une gestion de plus en plus informatisée, la colonisation de l’Espace, la spécialisation extrême, la perte des savoirs de base, l’angoisse de l’épuisement des étoiles et leur extinction, etc.

Asimov nous rassure aussi par une vision positive de la science au service de l’homme, des avenirs possibles où le sens moral, les sentiments ne disparaissent pas… où l’homme reste fondamentalement bon! Un très bon livre qui nous tient attentif par son style, ses histoires, ses personnages et son imagination qui sont autant de stimulus émotionnels, de l’humour à la tristesse, de la légèreté à l’inquiétude, il donne également à réfléchir sur notre présent. Avec 1984 de George Orwell, il est l’un de mes livres S.F. préférés.

J’allais en oublier les deux poèmes, l’un en introduction, l’autre en conclusion dont j’avoue n’avoir su apprécier, la VO est certainement très bien, mais là…

Un bouquin d’autant plus impressionnant quand on sait qu’il fut écrit dans les années 50.

Courte biographie :

Issac Asimov (1920 – 1992) est l’un des auteurs de science-fiction les plus prolifiques et les plus largement traduits dans le monde entier. Né en Russie puis naturalisé Américain, il a été professeur de biochimie à l’Université de Boston. Celui qu’on surnommait « le bon docteur » a publié depuis 1939 plus d’une centaine d’ouvrages de vulgarisation scientifique ou de fiction. Connu notamment pour sa saga « fondation », on lui doit également sa célèbre série sur les robots où il illustre sa fameuse loi sur la robotique. Après avoir reçu les pris les plus prestigieux (Hugo, Nebula, Locus), il est sacré huitième Grand Maître en 1987, un honneur récompensant un écrivain de science-fiction pour l’ensemble de son oeuvre.

France Culture et notre vie privée numérique

France Culture et notre vie privée numérique

Ce n’est pas mon habitude de faire de la promo, mais France Culture que j’écoute régulièrement (là, ça fait intello, j’aime ça) a fait une série de chroniques, trop brèves à mon goût.
Je vous mets quelques exemples (liens) à lire ou à écouter.

Arnaque sur smartphones et à qui profite les pétitions en ligne

News et paranoDeux alertes, elles ne viennent pas de moi, mais j’en fais le relais ! Deux alertes, suivez les liens pour en être informé !

Arnaque sur smartphones
Vous, vos enfants, vos amis avez un smartphone, soudain, vous avez un message d’alerte plus ou moins similaire à l’image ci-dessous… Si vous êtes parano comme moi, vous allez réinitialiser votre téléphone et repartir de « zéro ». Si vous cliquez, vous vous retrouverez avec une facture téléphonique qui risque de dépasser l’entendement.

Pour bien comprendre, lire l’article que je souhaite relayer pour son importance (j’ai aussi pompé son image, mais il me pardonnera, j’espère).

Il s’agit d’androïde, mais on peut imaginer sur d’autres systèmes :
Sécurité des mobiles : anatomie d’une arnaque sur Android
Article très bien décrit par Philippe Macia.

arnaque_sous_android_12.jpg

À qui profitent les pétitions en ligne ?
J’ai toujours été dubitatif vis-à-vis les pétitions en ligne… Que valent les valeurs apportées à de telles signatures, certains signent parce qu’ils ont vu leurs amis des réseaux sociaux la signer, ils ont lu en diagonale, le titre plaît… Mais où est le véritable acte militant ? La pétition papier nécessite un engagement, enclenche le débat, le contact… À mon avis, 10 signatures papiers valent plus que 100 en ligne… Mais au-delà, que deviennent nos données ? Lors des pétitions en ligne, il faut mettre notre mail, nos noms et prénoms, voire notre adresse. Nos données ont une valeur… Lisez l’article :
Ce que valent nos adresses quand nous signons une pétition

Richard Stallman à Choisy-le-Roi – 14-11-2015

Richard Stallmanconférence « Pour une société numérique libre » donnée par Richard Stallman ce Samedi à 17h à la médiathèque de Choisy-le-Roi (94) (20 mn depuis Bibliothèque Nationale de France sur la ligne C)
Vous trouverez les détails sur le site :

Conférence de Richard Stallman « Pour une société numérique libre »