Hou-là, avec un titre comme ça je vais booster mon référencement, ou, avec la censure me faire blacklister des moteurs…
Ceux qui passent de temps en temps par ici ont remarqué le changement, je parle de moins en moins ligne de commande, script, etc., mais dans ce billet nous allons rester dans la thématique des bit »e »s, avec un « e ».
La grande aventure du sexe (2017).
De Léo et Colas Grasset « Dirtybiology »
Octopus – éditions delcourt
184 pages
ISBN : 978-2-7560-9086-3
Il ne s’agit pas d’une bande dessinée dite « pour adulte », pas d’érotisme, pas de porno.
Hoo nooonn Sima, tu gâches tout, tu nous déçois…
Il s’agit d’une bande dessinée scientifique, pédagogique, remplie d’humour.
Le quatrième de couverture
Qu’est-ce que le sexe ? Est-ce que ça a toujours existé ? À quoi ça sert ? Pourquoi y a-t-il des vagins et des pénis ?
Des rites amoureux les plus improbables à l’invention des mâles et des femelles, en passant par le pseudo-sexe des bactéries et la reproduction des champignons : vous ne verrez plus le monde vivant du même œil.
Une BD de divulgation scientifique.
La thématique est plus sur les différents modes de reproduction que de sexe en soi. Des sujets qui semblent complexes y sont abordés en toute simplicité et humour à travers plusieurs planches.
La génétique y est donc abordée ainsi que les nucléotides puis s’enchaîne sur la diversité des modes de reproductions.
Ceux qui ont fait de l’élevage de phasmes ont pu constater que lorsque la femelle n’est pas fécondée elle donnera une descendance de femelles (parthénogenèse thélytoque), ce que l’on sait moins c’est que chez l’abeille les ovules non fécondés donneront des mâles (autre forme de parthénogenèse).
Vous saurez tout ou presque les modes de reproductions très variés voire parfois étranges sur notre planète, dans le monde animal, des petites bêtes, des crustacés, mollusques, certains poissons changeant de sexe tout au long de leur vie (de femelle à mâle et inversement), le monde végétal, champignons, les larves telles que le Diplozoon et le Schistosoma… La liste n’est pas exhaustive.
Bref, une bande dessinée diffusant des connaissances et plein d’humour.
J’ai A-DO-RÉ !
Extrait 1 – La grande aventure du sexeExtrait 2 – La grande aventure du sexe
J’ai découvert et donc acheté ce livre peu de temps après sa parution suite à une interview de Léo et Colas Grasset sur France Culture. Léo et Colas ont aussi une chaîne YouTube sous le nom de Dirtybiology
Au début je voulais mettre comme titre « Aventure de Sima – Sima et son Kéfir ». Soit, il n’y a pas grand périple dans une recette de kéfir, mais ce titre aurait donné l’illusion que j’ai une vie sensationnelle, rien à voir avec celle du commun des mortels. Mais bon, j’ai opté pour la modestie.
Avant mon kéfir idéal, je vais vous raconter comment j’ai découvert le kéfir d’eau.
Ho nooonnn !… Hé bien oui !
J’ai découvert le kéfir lorsque j’étais jeune (16-17 ans) dans une famille où c’était leur boisson quotidienne. J’ai le souvenir qu’à l’époque la mère de famille en faisait par six bouteilles, n’utilisait pas de produits bio. À l’époque je ne sais pas s’il existait des boutiques bio, toujours est-il, pas dans notre ville.
Puis un jour, il y a déjà quelques années, le souvenir de ce kéfir m’est revenu avec l’envie d’en faire.
Quelle est la recette idéale du kéfir d’eau ?
Il n’y en a pas ! Si vous attendiez que le billet réponde à cette question, vous avez la réponse, pas la peine d’aller plus loin… Passez votre chemin ! Cela dit je peux vous faire part de mes expériences, à vous ensuite de vous en inspirer, ou pas.
Pourquoi n’y a t-il pas de recette idéale ? Le grain kéfir est un aliment vivant et donc réagit à la température, la qualité de l’eau, du sucre, des fruits, etc.
Nous allons voir :
les bases
l’amélioration au « feeling », pour ne pas dire à la « one again »
conserver ses grains de kéfir
Les bases
Pour améliorer son kéfir il faut partir d’une base.
Matériels et ingrédients pour 1 faire un litre de kéfir.
Matériel :
Récipient de 1,1/2 à 2 litres en verre.
Cuillère en bois ou plastique (pas de métal).
Passoire en nylon ou plastique (pas de métal).
Bouteille en verre avec bouchon bien hermétique (genre bouteille de limonade traditionnelle).
Ingrédients :
1 l d’eau*.
20 g de grains de kéfir.
20 g de sucre bio (blanc ou roux).
2 rondelles fines de citron jaune bio.
1 figue séchée bio (2 si elles sont petites).
*Eau ce peut être de l’eau minérale en bouteille, j’utilise de l’eau du robinet que je laisse décanter une journée, quand j’oublie j’utilise de l’eau passer par une carafe filtrante (genre Brita ou équivalent). J’avais lu que ce genre de carafe retenait certains minéraux et qu’il fallait ajouter une petite pincée de sel… J’ai fait avec et sans pincée de sel je n’ai pas vu la différence, généralement, j’utilise de l’eau du robinet décanté.
Instructions
Dans le récipient, mettre les grains de kéfir.
Verser délicatement l’eau dans laquelle vous avez préalablement dilué le sucre.
Mettre la ou les figues, les rondelles de citron.
Couvrir de façon non hermétique (dans mon cas j’utilise un gros bocal à conserve que je referme sans joint, avant j’utilisais une grande carafe que je recouvrais d’un papier absorbant avec une assiette par-dessus). Bref, ce ne doit pas être hermétique, l’air doit pouvoir circuler.
Lorsque les figues remontent à la surface, le kéfir est prêt.
Enlevez les figues et rondelles de citron et transvidez dans une bouteille.
Gardez la bouteille 24 h à température ambiante.
Ensuite vous pouvez l’ouvrir, vous servir, la mettre au frais.
Si c’est la première fois, c’est après la deuxième ou troisième préparations que vos grains de kéfir auront un rendement vraiment satisfaisant.
L’amélioration au « feeling », pour ne pas dire à la « one again »
Si vous enchaînez sur une autre préparation, inutile de rincer les grains de kéfir, personnellement, je remets le kéfir, l’eau sucrée, figues et citron… Je rince les grains de kéfir lorsque je constate qu’ils se sont trop multiplier et que je dois en enlever (au bout quatre, cinq ou plus préparations enchaînées).
Surveillez donc votre kéfir, il est vivant sensible et réagit plus ou moins vite en fonction de la température ambiante, de la qualité de vos grains de kéfir, etc..
Si vous constatez que les figues remontent très tôt, après une douzaine d’heures. Diminuer la quantité de grains de kéfir et donc proportionnellement de sucre, ou si vous avez mis deux figues, faites avec une seule figue.
Vous souhaitez un plus d’acidité ajoutez une rondelle de citron et inversement si vous souhaitez moins d’acidité.
Le kéfir n’est pas une boisson au goût sucré, si vous aimez les boissons très sucrées… Attention ! Le sucre sert à nourrir les grains de kéfir, l’excès de sucre va vous faire un kéfir sirupeux, non gazeux, pas engageant voire carrément pas bon et vos grains risque d’être irrécupérable. Donc attention à l’excès de sucre.
Lorsque vos grains kéfir se seront bien multipliés et que vous en avez assez en cas où ça se passe mal… Vous pourrez expérimenter avec d’autres fruits secs comme les abricots et autres, je vous déconseille les pruneaux d’Agen (trop grosse teneur en sucre).
Allez sur internet, il y a plein d’expérimentations, mais faites-les que si vous des grains de kéfir en réserve.
Personnellement, je reste au traditionnel figues/citron.
conserver ses grains de kéfir
grains de kéfir
Je les mets dans des boites alimentaires avec de l’eau au réfrigérateur.
Comme je l’ai dit plus haut (eau de source ou du robinet décantée) avec très peu de sucre.
Exemple pour 20 g je mets trois fois le volume d’eau sucrée (avec une demi cuillère à café de sucre) et il se garde longtemps.
La quantité de sucre n’est pas proportionnelle pour le maintenir au réfrigérateur et il n’y a pas plus de données scientifiques, alors par expérience, pour une quantité plus grande, 600 g, je mets une cuillère rase de sucre dans trois volumes d’eau… et je l’oublie au réfrigérateur, un, deux, trois mois… puis je ressors, rince les grains de kéfir, remets l’eau avec la même quantité de sucre (1 cuillère rase à café) et ça ce maintien jusqu’au jour où je décide de m’en servir pour fabriquer du kéfir. Bref, ça se conserve très bien et simplement.
grains de Kéfir prêt pour le réfrigérateur
Attention à l’excès de sucre, aux produits aseptisant (eau chlorée), ou ayant des propriétés antiseptiques (ne pas remplacer le sucre par du miel).
Pour conclure
Vous avez les bases pour faire votre kéfir dont les grains vont se multiplier. Quand vous en aurez trop vous pourrez expérimenter d’autres recettes… et aussi en donner.
Je ne fais pas du kéfir à longueur d’année, j’ai des périodes de quelques mois où je fais du kéfir et d’autre où je n’en fais pas, mais j’en ai toujours au réfrigérateur et dans la période où j’en fais c’est également la période où il se multiplie le plus et où j’en donne (entre avril et août de cette année, j’en ai donné environ 900 g, j’en ai gardé 60 g).
Bon, en vrai, il s’agit de l’aventure d’une connaissance. Je parle à la première personne mais ce n’est pas moi. Un jeune qui souhaite passer des vacances entre amis dans la même ville où nous étions cet été.
Le projet de vacances
Passer des vacances entre amies et amis, certains resteront le mois d’autres quelques jours, et encore d’autres viendront nous rejoindre. La semaine ou nous serons les moins nombreux nous serons cinq, celle où nous serons le plus nombreux, huit. On me fait confiance pour trouver la location et rassembler l’argent au prorata de la durer du séjour de chacun en fonction du prix de la location. Nous sommes tous d’accord qu’il nous faut une location avec huit couchages.
L’échec de la première location
Sur la plateforme AirBnB je trouve la location, je transmets les liens avec photos et tarifs… Tout le monde est d’accord sur la location. Je fais la réservation, je dois centraliser l’argent pour la location (c’est là le début des complications), chacun prend ses billets d’avions.
Le temps passe, nous nous approchons de la date de départ et je n’ai toujours pas réussi à rassembler la somme, certains tardent à payer et le bailleur s’impatiente de plus en plus. Enfin deux jours avant le jour J des premiers départs dont moi j’ai réuni la somme, je contacte le bailleur pour le lui annoncer et là… Il m’annonce qu’il annule tout, que tout cela a trop duré, qu’il n’a plus confiance… Mais monsieur, nous avons nos billets d’avions, si vous annulez qu’allons-nous faire ?
Il ne veut rien entendre, ni mes arguments, ni mes excuses ! Nous nous retrouvons sans location !
Je râle contre mes potes, suis en colère, tout le monde est déçu ! Une fois la colère passée, nous devons trouver une solution, nous avons tous des billets (à pas chère) non-remboursable.
Location de secours ou comment se faire arnaquer.
Moins l’on a de choix et plus l’on est une proie facile.
L’amorçage
Là tout le monde se lance dans la recherche sur toutes les plateformes pour trouver une location pour huit couchages. Rien tout est complet !… Puis soudain, comme par miracle apparaît sur AirBnB une location nous convenant et dans notre ville de destination.
J’appelle immédiatement et tombe sur une dame qui me dit : il y a eu une erreur cette location est prise, et me demande la contacter directement sur son téléphone portable. Je la recontacte en directe et dit connaître d’autres personnes qui ont des locations en dehors toute plateforme, c’est du bouche-à-oreille. La rappeler dans une heure… J’en parle aux autres, nous sommes méfiants et de conclure que nous n’avons rien d’autre à quoi nous raccrocher. Je la rappelle, et elle me dit qu’une de ses amies a bien une location pour huit, le prix convient car c’est le même que notre première location, mais pour la première nuit nous allons devoir nous débrouiller autrement car le logement sera disponible que le lendemain où elle nous fixe un rendez-vous à 10 h.
Le ferrage
La première nuit nous dormons dans un hôtel proche de l’aéroport. Nous arrivons au rendez-vous avec une demi-heure d’avance… Arrive 10 h, personne ; 10 h 30, personne ; 11 h toujours personnes malgré mes SMS et messages sur WhatsApp (on est en Espagne!) tous sans réponse. Nous sommes là, à attendre en plein cagnard sans savoir que faire lorsque soudain un message pour nous dire qu’elle arrive, il est 12 h passé.
Elle arrive donc avec plus de deux heures de retard accompagnée d’une autre dame et là elle nous dit qu’il y a un problème ! D’où son retard.
HAaa !??… Encore un problème !
La location avec huit couchages sera libre que la semaine prochaine mais la dame qui l’accompagne peut nous faire une location pour cette semaine, il y a cinq couchages. Nous serons que cinq cette première semaine, moi et quatre amies.
Nous visitons donc cette location, correcte en attendant l’autre. Elle nous demande de régler cette location plus les trois semaines de l’autre à huit couchages. Nous ne sommes pas d’accord, nous souhaitons payer cette location pour la semaine et régler l’autre la semaine prochaine… S’ensuivent des discussions, elle argumente qu’il y a beaucoup de demande pour cette deuxième location et que mieux payer d’avance pour réserver… Nous n’avons pas vraiment le choix et nous payons !
L’arnaque !
Arrive la fin de la semaine et recontactons cette personne pour prendre un rendez-vous pour la location de huit couchages car certains vont arriver ce week-end.
Elle nous dit que non, l’autre location est prise et que nous étions tombés d’accord pour rester dans cette location jusqu’à la fin du mois…
Je vous passe les discussions, tentatives de négociations, engueulade aussi… Au final elle ne changera pas d’avis et nous n’aurons plus de contact avec elle.
Que faire, déposer plainte à la police ? Nous aurions eu gain de cause, ce qu’elle fait est illégal très certainement pas déclarer… Le risque est de se retrouver sans location tout en ayant gain de cause.
La colère passée, nous décidons de faire en sorte de passer les meilleures vacances possible et qu’elle ne nous les gâchera pas.
Nous achetons deux matelas gonflables deux places chacun, nous déplaçons tous les meubles de la salle manger et y établissons un genre de camping, il nous reste la terrasse pour déjeuner.
Nous passerons malgré tout de très bons moments.
Restitution de la location.
Je pense qu’elle attendait notre appel pour confirmer notre date et horaire de départ, ce que nous n’avons pas fait et sommes partis sans état des lieux… Laissant derrière nous une location sale, vaisselle non faites, des assiettes sales dans tous les coins, tous les meubles déplacer en désordre. Un véritable chaos ! Je ne vous cache qu’il nous est venu à l’esprit l’envi de chier dans les lits ! Nous nous sommes contenus.
Nous avons dénoncé cette personne auprès de AirB&B, le fait qu’elle utilise la notoriété de cette plateforme pour être ensuite contactée en directe pour escroquer les personnes. Elle sera radier de la plateforme, mais je ne me fais pas d’illusion, elle recommencera sous un autre nom, autre adresse mail autre numéro de téléphone.
Je précise, sur l’image ce n’est ni nous ni notre location, mais c’était à peu près ça.
Sachez que ce n’est pas la première fois que nous partons tous ensemble et qu’à chaque fois nous avons été félicités lors des états des lieux alors qu’ils nous avouaient avoir eu au début, des à priori à louer à une bande de jeunes. Nous avons toujours laissé les locations très bien ranger, le ménage fait, bref, toujours tout nickel ! Sauf cette fois !
Je suis sous Gnu/Linux depuis longtemps j’avais écrit un billet sur mes débuts pour finir au tout Linux et logiciel libre (Linux ! Et moi, et moi, et moi) que ce soit à titre personnel ou au boulot (bon là, c’est pas tout à fait vrai, depuis le confinement on m’a créé un compte Teams et l’on m’a imposé des visioconférences via Zoom et Teams et depuis juin Citrix pour certains accès). Dans le monde du travail, nous travaillons avec ce que l’on nous impose… Mais en réalité, même au niveau professionnel, avec une volonté politique hiérarchique, je pourrais travailler 100 % sur du libre.
S’il s’agit d’une vision objective me concernant, elle ne l’est pas pour d’autres professions qui nécessitent peut-être certains logiciels propriétaires dont il n’y a pas d’équivalent dans le libre.
Bref, revenons-en à l’évolution et la richesse du logiciel libre.
Les distributions
Si l’on regarde sur la « Time Line » plus bas on constate l’incroyable évolution de Gnu/Linux. La grande majorité émane de six distributions, la base principale : [1992-1995] Slackware, Debian, Red Hat, Jurix, [fin 1999-2002] Enoch, Arch Linux.
Puis il y a également d’autres bases qui ont fait aussi quelques petits.
Si certaines bases « secondaires » et/ou distributions dérivées de toutes ses bases n’ont pas perdurées, au final, l’on voit aujourd’hui la diversité des distributions. Il y en a pour tous les goûts, pour des machines à faible ressource ou pas, des spécialisées, des généralistes… Chacun peut trouver le Linux qui lui convient, sans compter sur la diversité des environnements de bureau existants et personnalisables.
Je pense que la « Time Line » n’est pas exhaustive car je n’y ai pas trouvé Drinou que j’ai testé dans les années 90 et qui n’existe plus.
Cliquez sur l’image pour mieux voir.
Time-line Linux
Les applications
Il en va de même, une multitude d’applications dans des domaines très diversifiés. Il se peut qu’une application spécifique à un métier, une fonction, n’existe pas ou qu’il n’y ait pas l’équivalent en logiciel libre. Mais attention aux interventions des soi-disant pro ! Il m’arrive trop souvent dans le cadre professionnel de recevoir des formulaires (.doc) de personnes qui ne souhaitent pas utiliser LibreOffice, car ce sont des pros et il leur faut donc utiliser du logiciel PRO ! Parlons-en des formulaires… Dès que je commence à le remplir tout se barre en couille, des sauts de lignes, de sauts de pages, des cadres qui disparaissent, etc. Il n’en va pas même de document de plusieurs pages ou le sommaire est fait à la bricolo, à la main, et pour peu que le document fût corrigé, complété, les numéros de pages ne correspondent pas… Ce n’est pas d’un logiciel libre ou pro dont ils ont besoin, mais de formation. J’ai aussi entendu : Sima, j’utilise Photoshop pro parce qu’il fait des trucs que Gimp ne fait pas. Moi : ha, et que fais-tu avec Photoshop que Gimp ne fait pas ? Et là il y a généralement un grand silence.
Bref normalement vous trouverez tout ce dont vous avez besoin pour bosser et pour le quotidien, et bien plus. Il m’arrive même d’être confronté à une telle multitude de choix que j’ai du mal à choisir. Par exemple un « player » pour écouter/gérer la musique… depuis un terminal j’ai opté pour Moc mais en mode graphique je n’arrive pas à me décider tant il y en a que j’apprécie.
Pour voir cette richesse, utilisez « Synaptic » pour la gestion des paquets, soit, il n’y a pas que les applications mais aussi librairies etc. Mais justement si par exemple vous utilisez une application de jeux d’échecs, vous y découvrirez des « moteurs » de jeux que vous pourrez ajouter et qui n’ont pas été mis par défaut… Il y a une véritable richesse au niveau des applications libres.
La véritable richesse des systèmes et logiciels libre serait donc leur multiplicité ?
La richesse, ce sont des humains, Il n’y a rien de IA ni de Digital dans le C… Heu là, je dois me reprendre.
Derrière cette multiplicité de distributions, de logiciels, leurs évolutions, il y a des êtres humains.
Des développeurs qui lancent l’essentiel, ceux qui y ajoutent des compléments, ceux qui corrigent les bugs (parfois ce sont les mêmes), les graphistes, les traducteurs, ceux qui remontent les bugs, ceux qui y apportent des suggestions, etc. La majeure partie, pour ne pas dire la quasi-totalité, ce fait bénévolement. Et il y a plein d’autres contributions dont on n’a pas forcément conscience, ceux qui contribuent à la plénitude d’une application.
Je vous donne un exemple, parmi tant d’autres : OpenStreetMap. Lors d’un salon sur le logiciel libre et l’OpenSource je tombe sur leur stand (je ne me souviens pas quand, mais au début des années 2000). Je m’arrête et discute avec eux, ils me font part du projet… Cartographier le monde, l’équivalent de GoogleMap en libre en comptant sur l’intervention d’individus comme sur Wikipédia. Je trouve le projet très ambitieux mais reste perplexe. De retour chez-moi, je tape le lien qu’ils m’ont donné, le nom de ma ville et là je vois un rond point avec quatre axes qui ne vont nulle part, un quartier relié à rien… Je vais sur la préfecture la plus proche, et en dehors des grands axes et quelques rares quartiers inachevés et relié à rien… je me dis : Houuf, il y a du taf et je ne crois pas en ce projet… Et pourtant ! Regardez OpenStreetMap aujourd’hui ! C’est impressionnant ! Dans certaines villes on y trouve des précisions qui ne sont pas dans GoogleMap. Soit, toute la planète n’est pas cartographiée, mais rien qu’en France, c’est impressionnant. Et cela grâce à des humains qui contribuent.
Au-delà des développeurs, traducteurs, etc, il y a aussi la solidarité (dont ces derniers en font partie), la notion d’aider par la diffusion des connaissances ou en pratique par visio, échange de mail, forum ou même in-situ (install party et autres). On le voit par les multitudes de tutoriels (en texte ou en vidéo), dans les LUG (GUL en Français, Groupe d’Utilisateurs Linux), la richesse est aussi dans la solidarité, on le retrouve aussi dans des initiative individuelle, le dernier exemple que j’ai, mais en cherchant vous en trouverez d’autre, est le billet « Je t’aide »de serveur 410.
S’agit-il d’une communauté du logiciel libre ? Cela existe t-il?
Non, je ne le pense pas ! Il s’agit à mon sens, d’une multiplicité de personnes d’origine, de culture, de religion, de politique, différentes qui se retrouvent en fonction de leurs compétences et leurs intérêts sans se soucier de ces différences où le libre est le point de convergence. En tout cas je ne me revendique d’aucune communauté.
L’argent le nerf de la guerre!
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Je ne demande rien sur mon blog, c’est simplement que je ne pense pas que mon blog apporte grand-chose à l’évolution du logiciel libre, mes tutoriels me servent souvent de pense-bête.
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Chacun selon ses moyens.
Par exemple je donne chaque année à certains de mon choix, puis concernant d’autres applications que j’utilise également et ne pouvant satisfaire tout le monde, je fais tourner en donnant à certains cette année, puis à d’autre l’année suivante, j’essaie de satisfaire sur deux ou trois ans… Puis par le biais de ma cotisation à Root66 je contribue aux dons décidés en assemblée générale.
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