Vie privée – mot de passe – justice

Doit-on donner notre mot de passeDoit-on donner notre mot de passe?

 

Pour préserver votre vie intime (vie privée) et par mesure de sécurité (en cas de vol de votre ordinateur et évité une usurpation d’identité ou autres) peut-être utilisez-vous un disque dur chiffré, un conteneur « TrueType » « VeraCrypt », des fichiers chiffrés sous « GnuPG », etc.

 

A ceux qui disent… (je l’ai trop souvent entendu):

  • « Pourquoi tout ça? Je n’ai rien à cacher!« . Donnez votre disque dur à quelqu’un de mal intentionné, il vous démontrera l’inverse!
  • « Je n’ai rien à cacher, donc rien à me reprocher! » Or l’un n’a rien à voir avec l’autre. Vous ne souhaitez pas divulguer, les photos de famille en maillot de bain sur la plage, le premier bain de votre enfant, des copies de vos courriers avec votre dulcinée, des papiers bancaires, etc. sans avoir pour autant quoi que se soit à vous reprocher!

Et si c’est la police qui vous demande de donner votre mot de passe, qu’en est-il?

« Je ne suis ni juriste ni avocat, donc pas compétant pour vous conseiller. Je donne juste des pistes, mais aussi pose une interrogation. »

Le code pénal dit que vous devez le donner : Article 434-15-2
Est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende le fait, pour quiconque ayant connaissance de la convention secrète de déchiffrement d’un moyen de cryptologie susceptible d’avoir été utilisé pour préparer, faciliter ou commettre un crime ou un délit, de refuser de remettre ladite convention aux autorités judiciaires ou de la mettre en oeuvre, sur les réquisitions de ces autorités délivrées en application des titres II et III du livre Ier du code de procédure pénale.
Si le refus est opposé alors que la remise ou la mise en oeuvre de la convention aurait permis d’éviter la commission d’un crime ou d’un délit ou d’en limiter les effets, la peine est portée à cinq ans d’emprisonnement et à 75 000 euros d’amende

Droit au silence :
En lisant un article sur le site Rue89 je découvre que La Cour européenne des droits de l’homme reconnaît à toute personne le droit de ne pas participer à sa propre incrimination.

Le code pénal pose tout de même un problème…

Par exemple, j’ai un disque dur qui me sert qu’à faire des tests de tous genres, un billet sur mon blog sur comment récupérer des fichiers involontairement effacés (finalement, j’avais un souci de docking j’ai fait ce billet en utilisant une carte SD « Récupérer des images effacées sur carte SD« ), tester des distributions…. Il y a quelques mois, j’envisageais de faire un billet sur crypsetup en testant différents cyphers (j’ai abandonné l’idée du billet après en avoir lu d’autres très bien faits) ceci dit, mon disque dur reste dans l’état, chiffré, jusqu’au jour où j’en aurai un autre usage… Si on me demandait le mot de passe aujourd’hui, je serais bien embêté, je ne me souviens ni du dernier cypher utilisé ni du mot de passe… Et d’ailleurs, je m’en fiche complètement. Mais comment prouver sa bonne foi ?

https sur serveur unbuntu facile

https sur serveur unbuntu facileComment créer un accès https sur un serveur ubuntu 12.04.

Il s’agit d’un serveur LAMP (Linux, apache, Mysql, Php) ou autres…

Rapide, simple et efficace.

On active le module ssl, si ce n’est pas fait.

sudo a2enmod ssl

On redémarre apache:

sudo /etc/init.d/apache2 restart

ou

sudo service apache2 restart

Nous avons besoin de créer un nouveau répertoire dans lequel nous allons stocker la clé serveur et le certificat.
Créons un répertoire « ssl » sous /etc/
Puis un répertoire du nom de domaine, ex. « mon_serveur.fr » sous /etc/ssl/

sudo mkdir /etc/ssl
sudo mkdir /etc/ssl/mon_serveur.fr

Créez un certificat auto-signé « SSL »

Lorsque qu’on crée un nouveau certificat, nous pouvons spécifier combien de temps le certificat reste valide en mettant par exemple 365… Le certificat expire après un an… Ce qui semble logique 😉

sudo openssl req -x509 -nodes -days 365 -newkey rsa:2048 -keyout /etc/ssl/mon_serveur.fr/mon_serveur.key -out /etc/ssl/mon_serveur.fr/mon_serveur.crt

Avec cette commande, nous allons à la fois créer un certificat SSL auto-signé ainsi que la clé sous le nouveau répertoire (/etc/ssl/mon_serveur.fr/).

Cette commande vous demandera un certain nombre de renseignements à remplir…

La ligne la plus importante est « Common Name (e.g. server FQDN or YOUR name) []: ». Entrez votre nom de domaine officiel ici ou, si vous n’en avez pas encore, l’adresse IP de votre site.

Country Name (2 letter code) [AU]:FR
State or Province Name (full name) [Some-State]:IdF
Locality Name (eg, city) []:Paris
Organization Name (eg, company) [Internet Widgits Pty Ltd]:mon_serveur
Organizational Unit Name (eg, section) []:mon_serveur
Common Name (e.g. server FQDN or YOUR name) []:mon_serveur.fr
Email Address []:votre_adresse@fai.fr

Maintenant, nous avons tous les éléments nécessaires pour terminer la prochaine étape est de mettre en place le serveur virtuel pour afficher le nouveau certificat.

Ouvrez le fichier de configuration de SSL:

sudo nano /etc/apache2/sites-available/default-ssl

Sur « ServerAdmin » mettez cotre mail
En dessous, rajouter la ligne:
« ServerName votre-serveur.fr:443« 
comme exemple ci-dessous

ServerAdmin votre_adresse@fai.fr
ServerName mon_serveur.fr:443

Rechercher les lignes ci-dessous et adaptez-les à votre configuration, dans notre exemple:

SSLEngine on
SSLCertificateFile /etc/ssl/mon_serveur.fr/mon_serveur.crt
SSLCertificateKeyFile /etc/ssl/mon_serveur.fr/mon_serveur.key

Sauvez et quittez.
Activez le nouveau site virtuel « Virtual host« 

sudo a2ensite default-ssl

Redémarrez le serveur:

sudo /etc/init.d/apache2 restart

ou

sudo service apache2 restart

Dans votre navigateur, tapez « https://votre-adresse » et vous serez en mesure de voir le nouveau certificat.

En cas de problème, on peut tester avec la commande suivante

curl -kv https://votreserveur.fr

Suivre son serveur avec Logwatch

regardez vos logs avec logwatchInstaller et configurer Logwatch

Pourquoi plutôt logwatch qu’une autre application de surveillance?

Je trouve logwatch très explicite, facile à configurer, simple et agréable à lire, il livre les logs bien structurés sous forme de chapitres, bref, pas besoin d’être un pro de la sécurité pour déchiffrer les logs… Qu’on peut recevoir par mail.

Logwatch sur ubuntu 14.04 server

Première chose à faire, vérifier que votre serveur peut vous envoyer un mail.

$ echo Contenu du message | mail -s "Sujet du mail" votremail@fai.fr

Supposons que vous avez bien reçu le mail… Tout va bien, on continue.

$ sudo apt-get install logwatch

Avant de configurer, faire une copie du fichier « logwatch.conf » dans /etc/logwatch/conf/

$ sudo cp /usr/share/logwatch/default.conf/logwatch.conf /etc/logwatch/conf/

Ensuite, ouvrez le fichier de configuration avec VIm, pour faire pro, ou comme moi avec « nano« 

$ sudo nano /etc/logwatch/conf/logwatch.conf

garder en mémoire la ligne 30 et modifier les lignes 35 (mettre « mail »), 44 (votre mail) et 77 (précision des informations traitées) comme suit :

29 # You can override the default temp directory (/tmp) here
30 TmpDir = /var/cache/logwatch
35 Output = "mail"
44 MailTo = votremail@fai.fr
77 Detail = 10

Vérifier que le dossier logwatch existe dans /var/ (vu ligne 30) sinon le créer.

$ sudo cd /var/cache/
$ ls
$ sudo mkdir logwatch

Faire un test avec la commande :

$ sudo logwatch –range=Today

Normalement, c’est fini et doit bien fonctionner !
N’hésitez pas à commenter pour apporter des précisions ou pour vos remarques.