L’avenir commence demain

Issac Asimov Livre pour geekCeux qui me connaissent le savent ! Si je dois m’exiler en emportant qu’une partie des objets dont je tiens le plus, ce sera sans ambiguïté, ma bibliothèque ! Et non, pas mon ordinateur, ni mon smartphone, mais mes livres… Avec eux je peux m’évader de mille et une façons et je ne peux pas m’endormir si je n’ai pas lu.

Les Linuxiens, BSDistes et autres libristes sont passionnés par la technologie, alors j’aimerai faire découvrir à ceux qui ne connaissent pas encore, un livre d’Issac Asimov dont le genre est difficile à trancher, entre fiction et anticipation.

Titre original : Nine Tomorrows, 1959
Science Fiction / Anticipation – Traduction de Bruno MARTIN
Edition: POCKET n° 5034 – 352 pages, octobre 2008, suite du 1er tirage août 2011
ISBN: 978-2-266-18377-2

Sur ce billet : Quatrième de couverture, Mon avis, Courte biographie.

Quatrième de couverture :

Voici quelques aperçus étonnants sur les «futurs probables» qui attendent notre humanité.

Tous les ennuis du monde est l’histoire tragique d’un ordinateur géant, Multivac, qui, doué d’une puissance intellectuelle illimitée, découvre un jour la «difficulté d’être».

L’affreux petit garçon raconte comment un jeune Néandertalien arraché à notre préhistoire est devenu le cobaye d’une impitoyable expérience scientifique.

Avec un mélange inimitable d’humour et de réalisme, combinant la science et la fantaisie, Asimov parvient magistralement dans ce recueil de neuf récits, désormais classique, à nous dévoiler l’imprévisible.

Mon avis :

L’avenir commence demain, mais quel demain nous attend vraiment? Dans ce recueil de neuf nouvelles (et deux poèmes), Asimov propose neuf visions de « demain » (d’où le titre anglais « Nine tomorrows »). Face à un progrès technologique aussi fascinant qu’inquiétant, se projeter dans ces futurs ne se fait pas sans angoisse – l’homme reste t-il toujours au centre de ses avancées, en garde t-il la maîtrise? A chaque nouvelle, des facettes de notre société sont mises en avant: l’éducation, la relation entre l’homme et sa technologie, une gestion de plus en plus informatisée, la colonisation de l’Espace, la spécialisation extrême, la perte des savoirs de base, l’angoisse de l’épuisement des étoiles et leur extinction, etc.

Asimov nous rassure aussi par une vision positive de la science au service de l’homme, des avenirs possibles où le sens moral, les sentiments ne disparaissent pas… où l’homme reste fondamentalement bon! Un très bon livre qui nous tient attentif par son style, ses histoires, ses personnages et son imagination qui sont autant de stimulus émotionnels, de l’humour à la tristesse, de la légèreté à l’inquiétude, il donne également à réfléchir sur notre présent. Avec 1984 de George Orwell, il est l’un de mes livres S.F. préférés.

J’allais en oublier les deux poèmes, l’un en introduction, l’autre en conclusion dont j’avoue n’avoir su apprécier, la VO est certainement très bien, mais là…

Un bouquin d’autant plus impressionnant quand on sait qu’il fut écrit dans les années 50.

Courte biographie :

Issac Asimov (1920 – 1992) est l’un des auteurs de science-fiction les plus prolifiques et les plus largement traduits dans le monde entier. Né en Russie puis naturalisé Américain, il a été professeur de biochimie à l’Université de Boston. Celui qu’on surnommait « le bon docteur » a publié depuis 1939 plus d’une centaine d’ouvrages de vulgarisation scientifique ou de fiction. Connu notamment pour sa saga « fondation », on lui doit également sa célèbre série sur les robots où il illustre sa fameuse loi sur la robotique. Après avoir reçu les pris les plus prestigieux (Hugo, Nebula, Locus), il est sacré huitième Grand Maître en 1987, un honneur récompensant un écrivain de science-fiction pour l’ensemble de son oeuvre.

Scripts de sauvegardes journalières et hebdomadaires

bin-bash scripts ligne de commandeJ’avais pris cela sur un site, je ne sais plus où et ça a bien fonctionné un certain temps puis plus rien lorsque j’ai passé un des serveurs qui était sous Ubuntu serveur 12.04 sous Debian 8.7

J’ai donc repris en grande partie, même si les bases restent les mêmes. Voici donc la version fonctionnelle.

Sur Debian 8.7

Automatiser les sauvegardes.

Dans cet exemple, il s’agit de sauvegarder chaque jour de la semaine (samedi, dimanche, lundi, mardi, etc.), puis le vendredi soir, on sauvegarde sur le n° de la semaine. Puis on repart sur samedi, dimanche, etc.

Avant tout vous devez définir le « lieux » de sauvegarde, s’agit-il d’un disque dur supplémentaire, d’un disque externe, d’un lieu distant (par ssh ou autres)… Bref vous devrez adapter les scripts à vos choix et besoin.

Il s’agit là d’une idée sur le principe, à chacun de se l’approprier.

Ici je vais partir du principe que j’ai un disque dur chiffré supplémentaire monté sur /mnt/
Il est nommé « save » et le répertoire de sauvegarde est « s_server »

ce qui donne le chemin de sauvegarde « /mnt/save/s_server »

Avant tout, vous devez savoir en quelle langue sont vos jours de la semaine (anglais, français, etc.).

date +%A
vendredi

Le résultat est Français.
Connectez-vous en administrateur.

su root

Créer le script qui créera les répertoires des n° de semaine et les jours de la semaine.

#!/bin/bash
for x in lundi mardi mercredi jeudi vendredi samedi dimanche {01..52}
do
mkdir $x
done

Pourquoi {01..52} et non {1..52}? il suffit de lire le man date

man date
(...)
%V     ISO week number, with Monday as first day of week (01..53)
(...)

On voit donc qu’il faut numéroté de 01 à 52, car la 53ème semaine, lorsqu’elle existe est à cheval entre deux années et c’est donc pas dramatique de rater une semaine.

Rendre le script exécutable et on le place (dans notre exemple plus haut) dans « /mnt/save/s_server/ », puis on l’exécute…

./faire_mkdir.sh

Un petit « ls » pour vérifier que tout est ok.

Nous allons créer un fichier des dossiers à exclure. Si votre sauvegarde est locale, il faudra exclure le dossier de sauvegarde 😉 dans notre cas « /mnt/save/s_server/ » vous pouvez exclure tout ce qui ne vous semble pas judicieux, à vous de voir.

cd /etc/
nano rsync.exclude

On y met tout ce que l’on souhaite exclure.
Ci-dessous « /mnt/ » obligatoire dans l’exemple puisque la sauvegarde ce fait sur « /mnt/save/s_server/ », le reste en fonction de vos besoins.
Faites un copié/collé de ce qu’il y a ci-dessous.

# Mettez ici tous les dossiers que vous souhaitez exclure
# - /boot/
- /media/
- /lost+found/
- /mnt/
- /proc/
- /opt/
- /run/
- /srv/
- /tmp/
- /sys/

Créer les deux scripts ci dessous:

nano /etc/cron.daily/jour.sh

Copié/collé de ce qu’il y a ci-dessous

#!/bin/bash
# On va l'appeler "jour.sh"
# Sauvegarde quotidienne
jour=$(date +%A)
source="/"
destination="/mnt/save/s_server"
rsync -aurov -progress --delete --stats --exclude-from=/etc/rsync.exclude $source $destination/$jour

Ce qui donne le chemin /etc/cron.daily/jour.sh et rendez-le exécutable.

chmod +x /etc/cron.daily/jour.sh

Puis:

nano /etc/cron.weekly/semaine.sh

Copié/collé de ce qu’il y a ci-dessous

#!/bin/bash
# On va l'appeler "semaine.sh"
#  Sauvegarde hebdomadaire
semaine=$(date +%V)
source="/"
destination="/mnt/save/s_server"
rsync -aurov -progress --delete --stats --exclude-from=/etc/rsync.exclude $source $destination/$semaine

Ce qui donne le chemin /etc/cron.weekly/semaine.sh et rendez-le exécutable.

Chmod +x /etc/cron.weekly/semaine.sh

Maintenant il suffit juste de créer la crontab

crontab -e

Choisissez votre interprétateur texte « nano » ou « vi » et copiez les lignes ci-dessous:

PATH=/usr/sbin:/usr/bin:/sbin:/bin
SHELL=/bin/sh
MAILTO=""
# m h  dom mon dow   command
0 23 * * * /etc/cron.daily/jour.sh >/dev/null 2>&1 # JOB_1
30 23 * * 5 /etc/cron.weekly/semaine.sh >/dev/null 2>&1 # JOB_2

Pour Ubuntu ce devrait ressembler à cela:

PATH=/usr/sbin:/usr/bin:/sbin:/bin
SHELL=/bin/sh
MAILTO=""
# m h  dom mon dow   command
0 23 * * * sudo /etc/cron.daily/jour.sh >/dev/null 2>&1 # JOB_1
30 23 * * 5 sudo /etc/cron.weekly/semaine.sh >/dev/null 2>&1 # JOB_2

Ensuite vérifier le lendemain si la sauvegarde à bien fonctionné et revérifiez en fin de semaine.